Actes Sud

  • Stage de préparation au bac de français : un élève s'assoit sur une chaise, au centre de la pièce devant les autres, et parle. De tout ce qui lui passe par la tête, de ses projets, passions... La consigne : tenir le temps qu'une bougie se consume. Bientôt c'est au tour de Brahim. Mais comment parler de soi quand on pense n'avoir rien à dire ? Et avec quels mots ? Dans sa tête, ça se bouscule. Rien à dire ou trop à dire ? Tout dire d'une traite :
    Son obsession pour les chaussettes, son coup de coeur pour un gâteau allemand, le Stollen qui l'entraîne loin et lui rappelle son oncle Walid et sa femme Anja, en Allemagne. Au fil de ses souvenirs gourmands, de la Herrentorte à l'Appfelstrudel, l'Allemagne de Brahim incarne un lieu apaisant et accueillant, opposé à la France où il est confronté au racisme.

  • Louise attend dans le couloir d'être reçu par le proviseur. Sa prof de français l'a renvoyée pour rire « intempestif » en plein cours. Un rire à s'en décrocher la mâchoire, comme ça, pour presque rien, à contre-temps. Alors Louise laisse vagabonder ses pensées. Il y a tant de choses dans sa tête, dans son ventre : son amour des mots qui comblent le vide et ses rires qui la prennent soudain, incontrôlables et si bons ; son frère disparu dont l'absence la blesse chaque jour et Eric Chen, qui l'aime avec ses failles et ses différences. Et si cette attente, ce temps à elle-même, agissait comme un déclic, et permettait enfin à Louise de démêler les fils de sa pensée et de repartir. plus libre.

  • Dehors, il pleut. Anna et Tomi s'ennuient dans le grenier de leur maison de vacances. «Il n'y a que des jouets de bébés, ici.» Tout à coup, un ours des bois - en peluche - sort de l'armoire et demande aimablement s'il peut aller se ravitailler à la cuisine.
    C'est Gros Bidon, l'ours d'enfance de leur père. Intrigués, Anna et Tomi commencent à fouiller la pièce, à la recherche d'autres rencontres de ce type. Ils tombent tour à tour sur Jonathan le serpent qui apprend le chinois, Roberto le clown qui fait des chatouilles, Lili la poupée qui n'en fait qu'à sa tête et le petit marin sur le point de repartir autour du monde. Car tous ces vieux jouets s'animent mais ne font que passer ; ils partent vivre de nouvelles aventures. Tiens, il ne pleut plus dehors. Il est temps de sortir et de laisser là les souvenirs de la tendre enfance.
    Une histoire sensible de Bernard Friot, sur la nostalgie que peuvent avoir les enfants qui grandissent, mise en image par Amélie Jackowski et en musique par Jean-François Verdier, à la manière des films.

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