Henrik Rehr

  • Le 28 juin 1914, le terroriste nationaliste yougoslave Gavrilo Princip (1894/1918) assassinait l'Archiduc François-Ferdinand de plusieurs coups de revolvers, événement déclencheur de la Première Guerre mondiale. Si ce fameux attentat de Sarajevo a été maintes fois commenté, l'homme qui tenait l'arme du crime dont furent victimes l'Archiduc d'Autriche et sa femme reste pour la plupart un illustre inconnu. Cet homme, c'est Gavrilo Princip, un jeune étudiant serbe de Bosnie-Herzégovine né en 1894. Il le 7ème enfant d'une famille nombreuse de 9 enfants. D'extraction très pauvre, il vécut une enfance et une jeunesse marquée par la pauvreté.Cet événement, dans le contexte de relations internationales tendues de cette période, eut des répercussions inattendues qui amenèrent le gouvernement austro-hongrois à déclencher le 28 juillet 1914 - par une ironie de l'histoire le jour des 20 ans de Princip - une "guerre préventive" qui se mua bientôt en guerre européenne puis mondiale.

  • 1910. Iasnaïa Poliana, le vaste domaine des Tolstoï dans la campagne au sud de Moscou.
    Une femme d'âge mûr, Sofia Tolstoï, traverse en coup de vent une enfilade de pièces, serrant dans son poing un document. Dans sa course, elle tombe sur un cercle de pénitents en train de se flageller. Dehors, elle s'étrangle en découvrant un groupe d'hommes et de femmes nus qui s'avance, les bras levés en incantation vers le ciel.
    Dans une dépendance du domaine, un colosse à longue barbe blanche coud lui-même ses bottes. Sofia surgit. Imperturbable, Léon Nikolaïevitch Tolstoï écoute la longue diatribe de sa femme qui l'accuse de la déshériter.
    Ainsi donc il a cédé tous ses droits d'auteur au peuple russe ! Elle qui a porté leurs 13 enfants ! Elle qui a recopié des milliers de pages de manuscrits pour lui !
    Tolstoï s'empare d'un marteau et le lève vers elle alors qu'elle lui reproche d'être excommunié par la sainte Mère l'Eglise orthodoxe, jetant l'opprobre sur toute la famille, parce qu'il vénère des idoles païennes comme Krishna, Bouddha, ainsi qu'un Christ qui ne serait pas le fils de Dieu !
    Sofia s'empare alors d'une lettre sur son bureau : « Et ce Gandhi qui t'écrit. Encore un de tes adeptes de la théorie de la non-violence !? ». Bouleversé, Tolstoi tombe à genoux et lui demande pardon.
    Il dit qu'il va s'en aller, il l'aime mais il veut quitter cet enfer à deux...

  • Suite au décès de son ami Jan Stage, ancien reporter de guerre et écrivain danois, son éditeur et ami, Morten Hesseldahl, décide d'écrire en collaboration avec le dessinateur Henrik Rehr ses aventures à Cuba et en Amérique du sud.

    Déçu par la tiédeur des idées révolutionnaires dans son pays au Danemark, idéaliste et plein de fougue, le jeune Jan poursuit ses rêves utopiques et décide de s'engager dans la révolution Cubaine. Il y rencontrera certains leaders de la révolution dont Che Guevara et Régis Debray, mais la réalité peu à peu le rattrape et érode inexorablement ses illusions.

    Déjà connu pour ses romans graphiques à succès Mardi 11 septembre (éditions Vent d'Ouest) et Gavrilo Princip (éditions Futuropolis), le dessinateur Henrik Rehr confirme ici son engagement pour mettre en valeur ce touchant témoignage.

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