Langue française

  • Dépôt de bilan de compétences

    David Snug

    • Nada
    • 17 Février 2020

    Dans cette nouvelle BD, David Snug s'inspire de son parcours professionnel pour nous livrer une critique du travail décalée et documentée. Héritier de Bob Black et Paul Lafargue, il dénonce avec humour l'absurdité du salariat et les travers du capitalisme tout en cultivant ce goût pour la liberté et l'autonomie qui lui sont chers.
    De ses études d'art appliqué à l'usine en passant par la case chômage, l'intérim et son lot de boulots précaires, il aborde la question du déterminisme social, la pénibilité du travail à la chaîne, la vacuité des formations dites professionnalisantes, pour pointer les disfonctionnements du système et prôner une vie en marge, mais pas oisive, et envisager des pistes alternatives d'activités.

  • « L'anarchisme, tel le ferment de la pensée, nourrit aujourd'hui tous les domaines de l'activité humaine. La science, les arts, les lettres, le théâtre, le combat pour l'égalité économique, chaque lutte individuelle ou collective contre le désordre ambiant, en somme, est éclairée par la lumière spirituelle de l'anarchisme. C'est la philosophie de la souveraineté de l'individu. C'est la théorie de l'harmonie sociale. C'est une vague de vérité vivante et puissante qui déferle sur le monde et inaugurera une aube nouvelle ».

    Dans ces textes, Emma Goldman (1869-1940), active militante et éditrice de la revue Mother Earth, livre sa définition de l'anarchisme : une philosophie révolutionnaire conciliant les intérêts de l'individu et ceux de la société.

  • « Dès qu'un homme a eu la criminelle ingéniosité de tirer profit du travail de son semblable, de ce jour, l'exploité a, d'instinct, cherché à donner moins que n'exigeait son patron. Ce faisant, cet exploité a fait du sabotage, manifestant ainsi, sans le savoir, l'antagonisme irréductible qui dresse l'un contre l'autre, le capital et le travail ».

    Émile Pouget (1860-1931), anarchiste et syndicaliste révolutionnaire, secrétaire adjoint de la Confédération générale du travail, livre un manuel subversif de résistance à l'exploitation capitaliste, fondé sur le principe : « À mauvaise paye, mauvais travail ! ».

  • L'anarchie ;  l'anarchiste ; pourquoi sommes-nous anarchistes ? Nouv.

    « C'est la lutte contre tout pouvoir officiel qui nous distingue essentiellement ; chaque individualité nous paraît être le centre de l'univers, et chacune a les mêmes droits à son développement intégral, sans intervention d'un pouvoir qui la dirige, la morigène ou la châtie. » Dans ce texte de 1894, Élisée Reclus (1830-1905) géographe et anarchiste, énonce les grands principes, toujours actuels, de l'idéal anarchiste.
    Suivi de L'Anarchiste et Pourquoi sommes-nous anarchistes ?

  • Dans L'Entraide, Pierre Kropotkine (1842-1921), géographe, explorateur, militant et théoricien libertaire, expose les fondements naturels du communisme anarchiste tout en combattant farouchement le darwinisme social, idéologie scientifique du capitalisme. L'auteur s'y distingue aussi par ses intuitions pionnières : une vision écologique avant l'heure des rapports entre l'être humain et son milieu, une reconsidération des peuples autochtones, une réhabilitation des institutions médiévales et l'élaboration d'une historiographie par en bas.
    Face au chacun pour soi et à la compétition, ce texte de philosophie sociale, d'une troublante actualité, nous rappelle que la solidarité est le meilleur chemin vers l'émancipation de toutes et tous.

  • Face à une situation environnementale préoccupante (pollutions, espèces menacées, risques majeurs, etc.), partisans de la collapsologie et institutions politiques non démocratiques (Club de Rome, GIEC, etc.) annoncent l'effondrement de notre société et propagent un discours de la peur relayé de façon acritique par les médias. Mais quels sont les enjeux scientifiques, géopolitiques et économiques qui sous-tendent ces prises de position ? Refusant de dissocier un savoir supposé neutre d'un monde où dominent la lutte des classes, les rivalités impérialistes et la concurrence entre différents secteurs du capitalisme, le géographe Philippe Pelletier analyse le discours collapsologue et démonte la machine idéologique qui nous soumet au catastrophisme.

  • Fréhel

    Johann G. Louis

    • Nada
    • 13 Septembre 2018

    Pionnière de la chanson réaliste et figure incontournable de la Belle Époque et des Années folles, Fréhel a marqué de son empreinte la scène musicale française, de Serge Gainsbourg aux Garçons Bouchers.

    Dans ce roman graphique, Johann G. Louis redonne vie à cette artiste entière et passionnée qui brûla sa vie, se consumant dans l'amour, la fête, l'alcool et la « coco ».

    Plongez avec elle dans le Paris canaille, entre scènes de music-hall et plateaux de cinéma, caf'conc' et voyages au pays des paradis artificiels ! Et, comme Maurice Chevalier, Mistinguett et Jean Gabin, laissez-vous emporter par La Java bleue !

  • Une économie libertaire ? Ces deux termes semblent antithétiques. Et pourtant, comment ordonner la production et les échanges, essentiels à l'organisation de toute société humaine, sans repenser fondamentalement les rapports économiques qui régissent notre quotidien ? Quelles formes pourrait prendre une économie fondée sur l'égalité, la liberté, la responsabilité, l'entraide et la justice sociale ? Cet opuscule, sans prétendre constituer un programme définitif et dogmatique, offre à la réflexion des pistes sur les moyens d'atteindre un autre modèle de société dont l'objectif ne serait plus le profit en faveur d'une minorité, mais l'épanouissement de chacun au sein de la collectivité.

  • L'artiste mexicaine Frida Kahlo fascinait ses contemporains par ses tenues et inspire encore aujourd'hui de nombreux couturiers et créateurs de mode. Qu'elle porte les exubérants costumes traditionnels indigènes, qu'elle se travestisse en homme ou qu'elle arbore fièrement son corset orthopédique en guise de bustier, peu de peintres ont, comme elle, mis en scène leur garde-robe.

    Mais, pour cette artiste engagée, les vêtements sont plus qu'un simple atour : ils sont une seconde peau qui mue au fil de sa vie et nous révèlent ses choix identitaires et idéologiques. Dans cet essai graphique original, Rachel Viné-Krupa, auteure d'une thèse et de plusieurs ouvrages sur cette artiste, et Maud Guély, illustratrice et graphiste, vous invitent à parcourir la vie de Frida Kahlo à travers sa garde-robe si particulière.

  • Voleur et anarchiste

    Jean-Marc Delpech

    • Nada
    • 26 Avril 2019

    En ce début de XXe siècle, la criminalité augmenterait dans des proportions inquiétantes. La France a peur et la Belle Époque n'est qu'un leurre. Tout en haut, une bourgeoisie arrogante et triomphante. Tout en bas, la masse des traîne-misère et l'ordre répressif. Pas bouger, le pauvre ! Sinon, prison, bagne, échafaud. Le droit de vivre ? Il ne se mendie pas pour le voleur Alexandre Jacob. Le droit de vivre ? Il se prend, nom d'une pince-monseigneur ! Avec Jacob et sa bande, le vol se pratique de manière industrielle et la rapine devient politique. Travailleurs de la nuit, maison anarchiste fondée en 1900. Mais l'honorable entrepreneur de démolition sociale va payer cher ses atteintes à la propriété.
    Nouvelle édition revue et augmentée.

  • Parmi les écrits sur le bagne - souvenirs de condamnés ou d'agents de l'administration pénitentiaire, reportages de journalistes sur les pas d'Albert Londres -, le livre de Louis Rousseau fait incontestablement date. Démonstration scientifique et empirique à charge contre les pénitenciers coloniaux en Guyane, il analyse le traitement de la question pénale par l'État français en révélant les rouages d'un système éliminatoire qui broya, entre 1852 et 1953, la vie de plus de 70 000 condamnés.

    C'est cette mécanique d'extermination que dénonce l'auteur, ancien médecin des îles du Salut, en 1930, dans cet ouvrage jamais réédité. Un témoignage glaçant sur l'enfer du bagne accompagné d'un appareil critique inédit et d'une abondante iconographie.

  • Conquete du pain (la) Nouv.

  • Peu après le début de la Seconde Guerre mondiale, Victor Serge (1890-1947), figure révolutionnaire majeure, entame une brève collaboration au quotidien grand public L'Intransigeant. Dans une quinzaine d'articles, réunis pour la première fois dans cette édition, il analyse les prémisses du conflit.

    Alors qu'il est minuit dans le siècle, Serge éclaire les origines et les raisons du pacte germano-soviétique, l'état intérieur de l'URSS et l'impitoyable répression qui y sévit. Fin analyste des rapports de force internationaux, il pointe aussi les limites de cet accord, la concurrence préventive que se livrent l'Union soviétique stalinienne et l'Allemagne nazie et la guerre qu'entreprend Staline contre le « petit peuple » finlandais.

    Introduction et notes de Charles Jacquier.

    " Ce n'est pas la girouette, chacun le sait, qui tourne, et parfois vite, c'est le vent. N'importe. Les poignées de mains échangées par Staline avec M. von Ribbentrop provoquent dans les bibliothèques, l'enseignement, les consciences serviles, des remaniements qui ne sont pas près de finir. Et 170 millions de citoyens soviétiques, réduits à cette seule pâture intellectuelle, chaque année remaniée à la suite des exécutions et des tournants imprévus de la tyrannie, sont mis ainsi de force à l'école du cynisme le plus outrageant. "

  • Un siècle durant, des dizaines de milliers d'hommes et de femmes ont été envoyés à la « guillotine sèche ». Rares sont ceux qui ont survécu à l'enfer du bagne, plus rares encore ceux qui ont pu le raconter. C'est le cas de l'anarchiste Clément Duval (1850-1935) qui, en 1887, proclame en cour d'assises le droit de se révolter et d'exproprier la bourgeoisie pour en finir avec l'exploitation. Condamné aux travaux forcés à perpétuité, déporté en Guyane, il n'a de cesse, pendant les quatorze années passées aux îles du Salut, d'affirmer ses convictions anarchistes. Parvenu à s'évader après dix-huit tentatives, c'est à New York, où il est accueilli par des compagnons italiens, qu'il rédige ses mémoires.

    Ce texte est le récit de son quotidien de bagnard. Il y raconte la faim, la maladie, les humiliations mais aussi la résistance au système répressif et sa soif, jamais altérée, de justice sociale et de liberté.

  • Cette histoire graphique des avant-gardes artistiques américaines fait revivre, à travers différents portraits et anecdotes, les grandes figures de la Bohème aux États-Unis, de Walt Whitman à Harvey Pekar et Robert Crumb en passant par Oscar Wilde, Alfred Stieglitz, Marcel Duchamp, Francis Picabia, Gertrude Stein, Joséphine Baker, Woody Guthrie, Billie Holiday, Charlie Parker, Dizzy Gillespie, etc.
    Les récits réunis ici revisitent les idées utopiques et l'esprit de liberté que ce mouvement cosmopolite et radical a insufflés au monde des arts, de la littérature, de la musique, de la danse et rendent compte de l'effervescence des quartiers aujourd'hui mythiques de Greenwich Village, Harlem ou Brooklyn.
    Illustré par les principaux représentants de la bande dessinée underground américaine (Peter Kuper, Spain Rodriguez, Sharon Rudahl, Jeffrey Lewis, etc.) et coordonné par Paul Buhle (Une histoire populaire de l'empire américain) et David Berger, Bohemians est le récit foisonnant et passionnant des élans rebelles qui ont traversé l'histoire culturelle des États-Unis aux xixe et xxe siècles.

  • Dans ce roman graphique, Paco Ignacio Taibo II et Eko adaptent l'un des épisodes déterminants de la révolution mexicaine dans lequel Pancho Villa et ses troupes de la Division du Nord ont joué un rôle majeur.
    Personnage mythique, à forte portée épique, héros de cinéma, de fictions et de chansons, Pancho Villa est au coeur de nombreux récits légendaires qu'il a parfois lui-même racontés ou suscités. Figure révolutionnaire, il fait partie intégrante de l'imaginaire collectif mondial, au même titre que Zapata ou Che Guevara.
    Paco Ignacio Taibo s'est appuyé sur sa biographie de Pancho Villa publiée en français sous le titre Pancho Villa, roman d'une vie (Payot, 2009) et , pour mettre en image cet épisode, Eko a choisi la gravure, technique qui donne force et dynamisme à ce récit.

  • L'Encyclopédie pratique des mauvais genres constitue un abécédaire illustré inédit qui réunit 26 récits nous immergeant dans l'univers d'artistes underground. Soit autant de portraits que de lettres de l'alphabet qui nous ouvrent les portes de mondes parallèles et étranges, intimes et fantasmatiques. Au fil des pages se dessine un paysage créatif de pratiques et de modes de vie à la marge auquel chaque artiste insuffle une dimension tantôt sombre tantôt décalée mais toujours viscéralement poétique. Fruit d'une chronique radiophonique tenue par Céline du Chéné sur France Culture, ce livre, richement illustré de photographies, paraîtra à l'occasion des 20 ans de l'émission culte Mauvais Genres.

  • En 2016, alors qu'aucun mouvement social n'avait secoué le pays depuis plusieurs années, le président Hollande essuyait une vague de protestation sociale explosive. À l'origine de ce sursaut conduit par une intersyndicale soudée, la loi Travail, soit une entreprise politique d'une violence considérable et sans précédent. Mais le mouvement social qui naquit et s'inscrit sur deux saisons ne suffit pas. Si personne n'est coupable de trahison, il y a des raisons à ce nouvel échec.

    Ce court essai revient sur cette séquence particulière pour réaffirmer la pertinence du syndicalisme révolutionnaire. Sa pratique du front unique et son exigence d'unité, d'autonomie et d'indépendance du mouvement syndical l'imposent comme la stratégie révolutionnaire la plus opérante actuellement.

  • Quel que soit le parti politique au pouvoir, l'État ne servira jamais que les intérêts des classes possédantes et dirigeantes, au détriment de ceux du prolétariat, victime d'une exploitation aux formes multiples, tantôt perverses tantôt décomplexées, toujours violentes.

    Salariés, travailleurs précaires, chômeurs, nous n'avons que trop confié notre avenir et nos aspirations à ceux qui nous exploitent et nous soumettent. Aujourd'hui, face à l'ampleur de l'offensive antisociale et sécuritaire, face au retour des idéologies réactionnaires qui viennent renforcer les dominations racistes, sexistes, sexuelles et culturelles, il est urgent de reprendre goût à la lutte, à la grève, de redescendre dans nos rues et de nous réapproprier ces espaces populaires de combat et de solidarité que devraient être les syndicats.
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    À la fois pratique et projet de société, l'anarcho-syndicalisme, bien que né à la fin du XIXe siècle, reste le moyen le plus indiqué, pourvu qu'on s'efforce de le (re)penser en phase avec les réalités actuelles, pour en finir avec toutes les dominations.

    L'enjeu, pour nous tous et toutes, n'est pas seulement défensif : il s'agit surtout, à terme, de reconquérir le temps de vivre.

    Guillaume Goutte passe beaucoup de temps en montagne. Mais de retour au plat paysage bétonné de la ville, rattrapé par le fléau des rapports de production, il exerce, bon gré mal gré, le métier de correcteur. Il milite au groupe Salvador-Seguí de la Fédération anarchiste et à la CGT, avec l'espoir de voir un jour un monde libéré de l'exploitation et de l'autorité. De cet engagement militant, il tire ces quelques réflexions.

  • Alors que certains l'avaient trop vite relégué aux oubliettes de l'histoire, l'anarchisme démontre aujourd'hui une étonnante et foisonnante vitalité, surgissant, sous de multiples formes, aux quatre coins de la planète. Cette vigueur s'explique par le fait que, réfractaire à la stagnation et à la simple répétition, la pensée libertaire a su oeuvrer à son propre renouvellement. Dans cet ouvrage, l'auteur nous invite a découvrir les raisons et les nouvelles modalités de cette résurgence, qui se manifeste notamment dans le néo-anarchisme et le post-anarchisme.
    Tomás Ibañez Gracia est un fin connaisseur de l'anarchisme. Fils d'exilés espagnols ayant fui le régime franquiste, il participe très activement au mouvement libertaire, tant en France dans les années 1960 qu'en Espagne à partir de 1973. Cocréateur du symbole du « A cerclé », il fait l'objet d'un arrêt d'expulsion pour sa participation aux événements de Mai-68. Auteur de nombreux articles et de plusieurs livres, dont « Fragments épars pour un anarchisme sans dogmes » (ed. rue des Cascades), il est membre des collectifs de rédaction de Réfractions et de Libre Pensamiento. Penseur hétérodoxe, son parcours se caractérise par une volonté constante de renouveler et d'actualiser la pensée anarchiste.

  • Né du séminaire « La pensée critique face à l'hydre capitaliste » qui s'est tenu du 2 au 9 mai 2015 au Chiapas, au Mexique, à l'initiative de la Commission Sexta de l'Armée zapatiste de libération nationale (EZLN), ce livre se veut une participation des zapatistes au débat anticapitaliste à partir de leur propre expérience de construction de l'autonomie depuis maintenant plus de 20 ans. Son objectif n'est pas, selon les mots du sous-commandant Galeano (ex-Marcos), « de favoriser des adhésions à l'une ou l'autre des analyses [ici présentées], mais de provoquer des idées, des pensées, des discussions, des débats [...] pour répondre à la question que toutes, tous, nous finissons par nous poser :
    Et ensuite ? ».

  • Nous vivons aujourd'hui sous l'injonction de la réussite. Réussir, c'est rentrer corps et âme dans la compétition pour se hisser au-dessus des autres. Certain.es, pourtant, refusent de gravir les échelons et de se compromettre avec le pouvoir.

    Le refus de parvenir a été et reste largement pratiqué et discuté au sein du mouvement anarchiste, depuis Michel Bakounine, Élisée Reclus et Emma Goldman jusque dans les luttes actuelles, en passant par les syndicalistes révolutionnaires.

    Ce recueil, qui compile contributions originales, entretiens actuels et traductions inédites, propose de découvrir différents aspects de ce principe radical d'insoumission.

  • André Bernard et Pierre Sommermeyer, actifs militants anarchistes, réfractaires à la guerre d'Algérie, auteurs de nombreux articles et ouvrages, collaborateurs réguliers du Monde Libertaire et membres du collectif de rédaction de Réfractions, proposent dans cet essai, à travers une série d'exemples de luttes non-violentes, des pistes de réflexion et des moyens d'action pour imaginer une révolution qui ne sacrifie pas à ses objectifs son éthique.
    La prochaine révolution, libertaire évidemment, sera non-violente ou ne sera pas.

    Suivi de Prendre les armes ?
    Nouvelle édition augmentée.

  • L'essor des mouvements anarchistes dans les Amériques des années 1860-1930 a donné naissance à un abondant matériel de propagande destiné à sensibiliser, éduquer et émanciper des masses travailleuses souvent illettrées ou issues d'une immigration récente. Presse, écoles, littérature et arts plastiques : tout fut mis en oeuvre pour éveiller les consciences de populations hétérogènes, tant d'un point de vue économique et social, que linguistique et culturel. Aujourd'hui, alors que l'anarchisme semble renaître de ses cendres, les nouvelles technologies ont élargi l'éventail des medias utilisés par les organisations et militants libertaires.

    Cet ouvrage présente et analyse l'oeuvre journalistique, didactique et artistique de différents mouvements anarchistes américains, passés ou actuels, depuis les États-Unis jusqu'au Chili en passant par le Mexique, la Colombie et le Pérou, sans oublier deux des foyers les plus importants de l'anarchisme américain : l'Argentine et le Brésil. Il s'interroge par ailleurs sur les stratégies mises en place pour la diffusion de publications souvent interdites, sur leur réception et leur impact, ainsi que sur les interactions non seulement entre nations ou organisations, mais également entre création artistique et pensée libertaire.

    Ouvrage coordonné par Paola Domingo, Alba Lara-Alengrin, Karim Benmiloud.

    Contributions de Pierre-Luc Abramson, Laurent Aubague, Alice Béja, Adeline Chainais, Claude Chastagner, Fortino Corral Rodríguez, Ronald Creagh, Joël Delhom, David Doillon, Paola Domingo, Isabelle Felici, Hélène Finet, Alba Lara-Alengrin, Rodrigo Rosa da Silva, Benoît Santini, Sergio Segura, Steven K. Smith, Isabelle Tauzin.

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