Armand Colin

  • Mondialisation, construction européenne, décentralisation... autant de mutations qui impactent les politiques publiques. En réponse à ces transformations, l'ouvrage offre une nouvelle approche de l´action publique prenant en compte l'ensemble de ses acteurs. Il associe discussion théorique et nombreux exemples concrets pour éclairer leurs enjeux actuels : protection de l´environnement, lutte contre l´insécurité, temps de travail, réforme de la protection sociale...

  • Mode d'emploi pour une approche systématique du territoire. Pour chacun des 37 thèmes traités, l'ouvrage présente les documents à utiliser et les différents outils au service de la géographie. Les statistiques, l'exploitation des cartes et plans, les relevés d'enquêtes sur le terrain ou l'usage de la photographie et des films sont détaillés.

  • Les questions de la maladie et de la santé sont parmi les plus vives aujourd'hui. Elles se posent au croisement des préoccupations individuelles et d'un débat public qui, outre une remontée assez faible des points de vue exprimés par les « clients » du système de soin, ne tend que trop à s'enclore dans des cadres soit biologiques et techniques, soit politiques et gestionnaires. Alors même que le système de santé est appelé à évoluer, il est essentiel, à l'appui des décisions à venir, de clarifer les diverses dimensions et implications sociales de ces questions majeures. C'est ce à quoi s'emploie, avec une ampleur inédite, le présent ouvrage. S'appuyant sur une très vaste littérature, principalement anglo-saxonne et française, il propose une lecture sociologique particulièrement éclairante, structurée autour de trois grands thèmes (institutions, professions, maladies) et fournit tout l'outillage conceptuel prescrit pour penser le lourd et complexe processus de médicalisation à l'oeuvre dans nos sociétés. Cette synthèse critique remet aussi en perspective le rôle des divers acteurs médicaux et paramédicaux ainsi que celui des nouveaux protagonistes apparus dans l'arène sociale de la santé - qu'ils soient issus du monde politique, du journalisme ou de l'univers associatif. Cet ouvrage constituera une référence, un outil de travail et un support de réflexion pour les universitaires (enseignants, chercheurs et étudiants en sciences sociales et en médecine) comme pour l'ensemble du public soucieux d'affronter en connaissance de cause les mutations du monde de la médecine, de la maladie et de la santé. Danièle Carricaburu, Maître de Conférences en Sociologie à l'Université de Rouen, est chercheure au GRIS/Rouen et chercheure associée au CERMES/Paris. Marie Ménoret, Maître de Conférences en sociologie à l'Université de Caen, est chercheure en délégation au CNRS, et affiliée au CERMES (EHESS, INSERM, CNRS).

  • Libération de la tutelle perse pour les uns, changement de maître pour les autres : la conquête d'Alexandre modifie profondément la situation politique de l'Anatolie à partir de 334 av. J.-C. La mise en place de nouveaux États après sa mort, l'émergence de royaumes indigènes hellénisés au nord et à l'est, le maintien de rares cités indépendantes, les invasions galates constituent autant de source de conflits, au point que la guerre paraît omniprésente dans l'histoire de l'Anatolie hellénistique. Mais les bouleversements politiques ne signent pas la mort de la cité grecque, qui parvient le plus souvent à trouver sa place dans le concerts des États hégémoniques : mais le modèle civique reste suffisamment enviable pour que de nombreuses communautés indigènes cherchent à obtenir des rois le statut privilégié de polis. L'irruption de Rome dans les affaires d'Asie Mineure au début du IIe siècle, modifie encore une fois la situation. Le cycle d'exploitation qui s'ouvre après la création de la province d'Asie entraîne des violences sans fin (guerres de Mithridate) qui laissent les cités exsangues à la veille de la bataille d'Actium en 31 av. J.-C.Maurice Sartre, professeur d'Histoire ancienne à l'Université de Tours, membre senior de l'Institut Universitaire de France, est spécialiste de l'histoire de la Méditerranée orientale aux époques hellénistique et impériale. Il y a consacré plusieurs ouvrages : L'Orient romain (Seuil, 1991), L'Asie Mineure et l'Anatolie d'Alexandre à Dioclétien (Armand Colin, 1995) et D'Alexandre à Zénobie. Histoire du Levant (Fayard, 2001).

  • .Une présentation des grands modèles explicatifs et de leurs applications, des auteurs marquants, des concepts clés de la sociologie politique contemporaine française et étrangère ainsi que des débats internationaux. Le cas français est resitué dans une perspective historique et comparative.

  • Pendant longtemps, l´anthropologie a été associée à l´étude des peuples exotiques et lointains. Dès sa constitution, elle a cependant poursuivi un autre objectif, celui de transcender les particularismes et de penser les sociétés dans leur ensemble. À une époque marquée par la globalisation, son privilège scientifique réside précisément dans cette capacité de varier les échelles d´observation et d´articuler l´universel et le particulier.  Plus qu´une simple introduction, cet ouvrage a pour ambition de présenter les débats et les orientations qui ont traversé et traversent actuellement la discipline, d´interroger sa démarche et ses méthodes et de l´inscrire dans l´histoire de la pensée de l´altérité.  En abordant des problématiques en prise avec les transformations que le monde a connues ces dernières décennies (gouvernance mondiale, multiculturalisme, postcolonialisme, hégémonismes divers, conflits de mémoires, guerres et violences extrêmes...), il souligne enfin que les questions épistémologiques qui se posent à l´anthropologie sont aussi des questions politiques.  Cette nouvelle édition revue et augmentée analyse les plus récentes recherches et études effectuées par la discipline.  Mondher Kilani est professeur d´anthropologie culturelle et sociale à l´Université de Lausanne. Parallèlement à ses recherches sur le terrain, il conduit une réflexion épistémologique et historique sur la discipline.

  • Cet ouvrage fait le point sur deux objets dont la présence est récurrente dans l´espace public : les opinions et, derrière elles, les sondages qui permettent de les saisir.  Après avoir rappelé l´histoire et la naissance des sondages d´opinion, il interroge la méthodologie (échantillon, entretien, questionnaires, réalisation de l´entretien) et la production des données d´opinion. Il questionne également les différents usages (marketing et surtout politiques) des sondages.
    Sont-ils un progrès ou une régression de la démocratie ?

  • Ce document présente l'histoire du bloc communiste européen jusqu'à sa dislocation en 1991. Il retrace la politique menée par Staline dès l'année 1939 et décrit la prise de pouvoir du parti communiste dans les différents Etats. Il expose également la situation des Pays baltes, l'opposition à la terreur stalinienne et les révoltes à partir de 1956, en Hongrie ou en Pologne.

  • Pourquoi les pays occidentaux versent-ils davantage d´aide au développement aux autocraties qu´aux démocraties ? Pourquoi le Danemark réussit-il à exercer une influence disproportionnée au sein de l´Union européenne ? Pourquoi le Canada a-t-il fait du maintien de la paix la pierre angulaire de sa politique étrangère ?

    Ce manuel propose une introduction aux théories et aux méthodes de l´analyse de la politique étrangère. Il passe en revue les principales approches, des classiques aux plus récentes. Plus qu´une simple synthèse, il identifie les courants émergents, les lacunes qui doivent être comblées, les données qui peuvent être mobilisées, les pièges à éviter et les références bibliographiques à creuser.

    C´est le point d´entrée incontournable pour tous les étudiants, les doctorants et les chercheurs qui entament un projet de recherche sur la politique étrangère.

    Jean-Frédéric MORIN est professeur de relations internationales à l´Université libre de Bruxelles, où il enseigne notamment l´analyse de la politique étrangère.

  • Depuis une trentaine d´années, l´évolution des différentes formes d´agriculture, l´émergence de nouvelles mobilités et l´apparition d´espaces péri-urbains, nécessitent de repenser les campagnes dans leur globalité, et non plus seulement à travers leur fonction agricole et alimentaire, ou leur traditionnelle opposition aux villes. Après un rappel des définitions et concepts essentiels (ruralité, périurbain, etc.), les auteurs analysent les mutations des systèmes agraires, et plus particulièrement les changements récents (filières courtes, conflits entre agriculture et environnement, apparition d´acteurs urbains dans les systèmes de production, mondialisation des méthodes, etc.), à travers une étude régionale des campagnes du monde (Brésil, Argentine, Afrique de l´Est, Afrique de l´Ouest, Chine, Inde, Australie, Europe du Nord et de l´Ouest, Europe centrale et de l´Est, États-Unis). Cette mise en perspective des réalités des pays du Nord et des pays du Sud révèle la concomitance de certains processus, tout comme leur singularité. De nouvelles relations entre villes et campagnes se nouent, qui posent à la ruralité d´autres défis pour l´avenir : le défi urbain, le défi de la pauvreté, le défi alimentaire, le défi environnemental et le défi de l´action publique. Cet ouvrage met à disposition des étudiants une approche renouvelée et indispensable pour saisir les nouveaux enjeux que représentent les espaces ruraux à la fois sur le plan économique, social, culturel et politique.

  • Le Second Empire (1851-1870) a longtemps pâti d´une mauvaise réputation. Pendant des décennies, on n´a retenu du règne de Napoléon III que le coup d´État du 2 décembre 1851, l´affairisme, la « fête impériale » et le désastre de Sedan. Même si cette « légende noire » n´a plus vraiment cours, l´histoire de la France des années 1850 et 1860 reste encore pour partie méconnue.  Le présent ouvrage, qui ne cherche ni à réhabiliter ni à condamner le Second Empire, a pour but de brosser le portrait d´une époque, plus encore que d´un régime, en s´efforçant de respecter sa richesse et sa diversité. Envisageant ces vingt années sous trois angles différents, il analyse l´histoire politique du régime, étudie la société française sous Napoléon III, et dresse un panorama de l´histoire culturelle de la période. La variété des thèmes abordés et la multiplicité des approches permettent ainsi de dépeindre la France de Morny et d´Haussmann, de Schneider et de Boucicaut, de Claude Bernard et de Labiche.
    La première édition de cet ouvrage a reçu le prix Napoléon III de la Ville de Boulogne-sur-Mer et le prix Second Empire de la Fondation Napoléon. La présente édition, revue et augmentée, intègre les recherches les plus récentes sur la période.  Jean-Claude YON est professeur d´histoire contemporaine à l´Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines. Spécialiste d´histoire culturelle du XIXe siècle, il est notamment l´auteur d´ouvrages sur Eugène Scribe et Jacques Offenbach. Chez Armand Colin, il a publié une Histoire culturelle de la France au XIXe siècle (2010) et dirigé le volume Les Spectacles sous le Second Empire (2010).

  • L´observation des crises financières et monétaires récentes, singulièrement celle de 2008-2009, témoigne du basculement d´un système régi par les gouvernements à un système mondialisé mû par les marchés internationaux de capitaux, soit la fin du « système de Bretton Woods » et l´avènement de la Globalisation financière.  La première partie de cet ouvrage, qui couvre la période 1944-1973, concerne le Système Monétaire International puis son effondrement précipité par les chocs pétroliers. L´essor des « euromarchés de capitaux », dès la fin de cette période, constitue le premier temps de la globalisation financière.  La seconde partie est consacrée à l´émergence de la « sphère financière », de 1974 au début de la décennie 1990, comme conséquence de la désintermédiation des financements, de la déréglementation et du décloisonnement des marchés. La globalisation financière se traduit, alors, par une accélération de la croissance des volumes des marchés financiers internationaux, second temps de la globalisation financière.  La troisième partie renvoie à la période contemporaine, marquée par l´apparition des «marchés émergents » et les crises s´y rapportant. Durant les années 2000, l´origine de l´instabilité financière se déplace : elle n´émane plus des pays en développement ou émergents, mais des États-Unis, coeur du système. C´est le troisième temps de la globalisation financière. 

  • S'appuyant sur la documentation papyrologique grecque, l'épigraphie et les sources littéraires, cette étude présente la conquête d'Alexandre (332 av. n.è.) jusqu'à l'édit de Caracalla (212) qui donna la citoyenneté romaine à tous les habitants libres de l'Empire romain. Elle s'intéresse à la vie des hommes et femmes dans l'Egypte grecque dans une double perspective anthropologique et juridique.

  • «  Il est peu de questions relatives à la société humaine qui aient été posées avec autant de persistance et qui aient fait l'objet, de la part de théoriciens réputés, de réponses aussi différentes, étranges et même paradoxales que la question "Qu'est-ce que le droit ?"  ». Telles sont les lignes inaugurales, en 1961, de l'un des ouvrages marquants de la philosophie du droit au XXe siècle, celui de H.L.A. Hart : Le concept de droit.Qu'est-ce, en effet, que le droit ? Une telle question générique implique immédiatement une réflexion philosophique, dès lors que l'on décide de ne pas se satisfaire des définitions sans doute partielles que tel ou tel système de droit peut donner tout à la fois de lui-même et du droit en général.Que cette question difficile soit persistante, comme le dit Hart, le lecteur s'en convaincra en lisant cette étude qui tente de retracer les grands moments de l'histoire de la philosophie du droit occidentale depuis l'Antiquité. Que les réponses proposées au long des siècles soient parfois «  étranges et paradoxales  », le lecteur pourra également en juger en saisissant cependant en quoi leur éventuelle étrangeté peut résider, du moins en partie, dans leur insertion clans des contextes historiques fort éloignés du nôtre. Mais le plus grand des paradoxes est sans doute que des réponses historiquement éloignées peuvent encore nous parler : c'est qu'elles dessinent de grandes options qui peuvent encore habiter nos débats actuels.Le but de ce livre est donc essentiellement d'introduire à la philosophie du droit du XXe siècle, par une mise en perspective historique de celle-ci, en remontant jusqu'à ses lointaines racines dans l'Antiquité gréco-romaine et dans le judéo-christianisme.Cet ouvrage s'adresse aux philosophes, aux juristes, mais aussi aux citoyens désireux d'approfondir leur réflexion sur le droit : il est animé par la double conviction qu'une compréhension affinée du droit, voire du monde contemporain, est facilitée et enrichie par une introduction aux grandes doctrines de la philosophie du droit, et qu'une connaissance développée de la philosophie politique générale et des sciences politiques passe par l'examen des théories du droit.Jean-Cassien Billier, professeur agrégé de philosophie après des études à l'université de la Sorbonne Paris I et à l'Institut Universitaire Européen de Florence, a notamment publié Kant et le kantisme (Armand Colin, 1997) et Le pouvoir (Armand Colin, 2000).Aglaé Maryioli, avocate, est docteur en droit de l'Institut Universitaire Européen de Florence. Elle a enseigné à l'université catholique de Louvain-la-Neuve et à l'université de Rouen.
    La fondation gréco-latine (Jean-Cassien Billier). La fondation grecque. Figures de la théorie, grecque du droit. La voie romaine. L'arché judéo-chrétienne et la construction de la modernité (Jean-Cassien Billier). L'arché judéo-chrétienne. La construction de la modernité. La crise du droit au XXe siècle (Aglaé Maryioli). Les théories formalistes. Les théories antiformalistes. Les théories idéalistes du droit. La renaissance du droit naturel. Les métamorphoses du positivisme juridique.

  • Le Brésil est l´un des rares pays où l´expression « pays en voie de développement » a encore réellement un sens. Toujours l´un des plus grands pays exportateurs de minerais et de produits agricoles, il est aussi, désormais, un grand pays industriel, et la sixième puissance économique mondiale.  Cette puissance s´exprime notamment par l´intégration nationale en cours. Le vieux modèle de l´« archipel brésilien » fait place à une unique entité (économique, politique et culturelle) qui intègre de plus en plus les milieux variés, de l´Amazonie à la Pampa, comme les diversités héritées de l´histoire et des métissages, qui sont une des richesses du pays.  Toutefois, ces fortes inégalités spatiales et sociales fragilisent le Brésil. Malgré l´alternance politique amorcée par l´élection à la présidence de la République de Luís Inacio « Lula » da Silva puis de Dilma Rousseff, elles ne semblent pas se réduire et la question du modèle de développement reste entière.  La nouvelle édition de cet ouvrage propose une cartographie, une iconographie et des données statistiques mises à jour et enrichies. Elle insiste sur les facteurs de changement, les dynamiques en cours, les phénomènes structurants de l´espace, et rappelle les faits historiques nécessaires à la compréhension des mécanismes de la croissance actuelle.  Hervé THÉRY est directeur au CNRS-Creda, professeur invité à l´université de São Paulo (USP, chaire Pierre Monbeig) et codirecteur de la revue Confins.

  • Le passage d´une économie d´Ancien Régime, encore largement dominée par l´agriculture, à une économie de type moderne se dessine en France entre 1770 et 1830.  La Révolution française et l´Empire sont des étapes essentielles et décisives dans cette transformation. Au modèle aristocratique de société va se substituer un modèle fondé sur l´utilité matérielle, le travail productif et l´échange.  Cet ouvrage, à partir de nombreux exemples tirés d´études portant sur l´agriculture, le commerce et l´industrie, propose de faire le récit de l´enchaînement de ces modifications.  Divisée en quatre parties, associant la démarche chronologique et thématique, cette synthèse permet d´appréhender les structures et les pratiques économiques d´Ancien Régime et leurs modifications sous les eff ets de la Révolution française.  Guy LEMARCHAND est professeur émérite à l´Université de Rouen.

  • La Ve République est née en réaction à une crise institutionnelle profonde et dans le contexte de la guerre d´Algérie, et a vu ses traits définitifs fixés par la pratique gaulliste du pouvoir. Sa longévité n´avait rien d´assuré, et cependant elle a survécu aux évolutions politiques et sociales lourdes qui ont suivi, crises (mai 1968), alternances (mai 1981), réveil des partis ou mutations internationales (disparition de l´URSS).  Cette synthèse propose à la fois un récit des grandes phases de l´histoire politique de la « Cinquième » et une description détaillée des diverses facettes de la vie politique et de son évolution. Idées, discours et pratiques politiques, action gouvernementale, phénomènes médiatiques et résultats électoraux, personnel politique et mouvements de l´opinion sont mis en relation pour mieux comprendre les relations complexes et fluctuantes entretenues par les Français avec leur système politique.  Mathias BERNARD est professeur à l´Université Blaise-Pascal (Clermont-Ferrand II). Auteur de plusieurs ouvrages sur l´histoire politique de la France au XXe siècle, il s´intéresse plus particulièrement à l´évolution des forces politiques de droite de la IIIe à la Ve République.

  • Dans nos sociétés de la mobilité et de la mondialisation, comment rendre compte de la dimension culturelle des territoires et de la complexité des espaces ? Les déterminants anthropologiques sont souvent oubliés, mais ils n´ont pas disparu : nos espaces quotidiens restent empreints de règles, obéissent à des conventions et répondent à des valeurs, le plus souvent implicites.  D´où l´intérêt de cette synthèse et réflexion sur les formes et les usages de l´espace. Si toutes les sociétés ont en commun de fonder, habiter, classer, distribuer, transformer et reformuler, elles le font toutefois de diverses manières. Selon quelles logiques et avec quels enjeux ? Cette 2e édition, enrichie de nouvelles illustrations, développe plus largement la question de la représentation de l'espace.
    /> Les étudiants, chercheurs et professionnels trouveront ici une ressource privilégiée pour appréhender de façon globale tous les défis de la spatialité.

  • La région est reconnue comme une collectivité territoriale majeure depuis la décentralisation (1982-1983) et la régionalisation (2003- 2004). Ses domaines d´intervention touchent à la vie économique (subventions d´entreprises, contrôle des transports, entretien des routes nationales), à la vie sociale (formation, stages, etc., à la vie scolaire, universitaire et culturelle, ainsi qu´à l´aménagement du territoire régional.  Les auteurs ont ici considéré les contrats de plan État-région et les politiques menées à l´échelon régional, garantes d´une cohérence mais parfois cause de tensions intra-régionales. Tant pour la métropole que pour l´outre-mer, ils s´interrogent sur le découpage régional, sa signification et sa pertinence ainsi que sur la cohérence territoriale. Les identités régionales s´appuient diversement sur le milieu physique, l´histoire, une homogénéité culturelle et sociopolitique, sur la polarisation d´une grande ville ou sur une politique régionale volontariste. On tient compte des spécificités et des acteurs régionaux : personnalités et partis politiques, syndicats, maires, associations, entreprises, presse régionale.  Par l´analyse exhaustive des régions françaises, l´ouvrage est un outil indispensable qui exploite les recensements agricoles, de l´INSEE, celui de 2006 publié en 2009, les données des CCI, ports, aéroports, voies navigables de France, entreprises, Pôle Emploi, municipalités... Il met en forme ces données dans plus de 80 cartes, graphiques analytiques et tableaux. 

  • L'alimentation s'impose peu à peu dans la recherche et l'enseignement de l'histoire. Inscrite dans le courant de l'histoire matérielle, servie par de très nombreuses sources (archives, livres, tableaux, objets), la consommation alimentaire est devenue pour l'historien essentielle pour comprendre une époque et une société. Cette synthèse place l'histoire de l'alimentation, du XVIe au milieu du XIXe siècle, au coeur des problématiques multiples de l'histoire économique, sociale, culturelle ou politique. Ouverte sur l'Europe, cette étude est pour l'étudiant un outil de travail sans équivalent, qui offre informations historiographiques, bilan des connaissances, mais aussi orientations méthodologiques et pistes de recherches inédites.

  • 2e éditionSurcharge d'informations à répercuter, inattention de collaborateurs débordés, inefficacité des outils d'information interne, circulation de rumeurs, valse des audits et des projets inutiles... Autant de cas de dysfonctionnement de la communication interne des entreprises.Les conséquences peuvent en être extrêmement dommageables. Les bonnes intentions, en la matière, ne suffisent pas, et un effort inédit de compréhension s'impose si l'on veut que la communication interne puisse jouer le rôle grandissant que lui confèrent les attentes des salariés et les besoins des managers dans les entreprises du XXIe siècle.La deuxième édition de cet ouvrage présente une douzaine de cas-types de ces dysfonctionnements. L'auteur les analyse de manière systémique, initiant ainsi le lecteur à cette démarche particulière. Il en tire ensuite des leçons générales qui renouvellent les façons d'auditer ces problèmes et de concevoir des actions appropriées. L'approche théorique est ainsi clairement mise au service d'une amélioration des procédures d'audit et d'une meilleure organisation de la communication interne.Alex Mucchielli, professeur à l'université Paul Valéry-Montpellier III, fondateur du département des sciences de l'information et de la communication, responsable du Centre d'Étude et de Recherche en Information et en Communication (CERIC), s'est imposé comme l'un des continuateurs et développeurs, au niveau européen, de l'oeuvre de l'école de Palo Alto.
    Audit de l'information et de la communication interne. Le principe de la gestion collective des problèmes d'information : l'implication des acteurs. Le principe de la prise en compte de la situation des « récepteurs » l'attention au sens pour les autres. Les nouveaux principes de l'audit de l'information interne et leurs applications. L'audit de la communication interne. La multiplicité des dispositifs et des moyens de communication interne. L'existence d'un cadre de référence et la cohérence du dispositif global de communication interne. La communication interne comme outil de management. Le principe de la communication interne comme construction collective des situations. Les questions clés d'un audit de la communication interne. Conclusion générale : une nouvelle façon de penser la communication interne.

  • Le monde a changé, l'ethnologie aussi. Son objet s'est profondément modifié : les sociétés réputées «  traditionnelles  » - qu'il s'agisse des sociétés de l'ailleurs, autrefois appelées primitives ou exotiques, ou bien des paysanneries d'Europe - ont été saisies par la modernité. Dès lors, le contraste n'est plus aussi net avec un monde occidental lui-même éclaté, traversé par les revendications identitaires, travaillé par l'implantation en son sein de multiples diasporas, et mis à la question par son propre «  progrès  ». Le brouillage du partage entre «  eux  » et «  nous  » confronte la discipline à de nombreux défis.Un quart de siècle après le classique Éléments d'ethnologie, dirigé par Robert Cresswell (Armand Colin, 1975), le présent ouvrage dresse l'état des lieux d'une discipline désormais plus diverse, plus ouverte et moins soumise aux dogmes des écoles de pensée. Au travers des travaux et axes de recherche les plus récents, il revisite les grandes notions classiques (parenté, pouvoir, rituel, etc.), comme les plus contemporaines (art, écologie, anthropologie cognitive) et retrace l'évolution des concepts relatifs aux principales aires géographiques.Au-delà des thèmes fondateurs sont prises en compte les formes actuelles des manifestations sociales ou culturelles, tout comme les contradictions et les réticences du terrain lorsque d'anciens «  indigènes  », revendiquant un droit de regard sur leur histoire et sur les études dont ils étaient autrefois l'objet, utilisent le savoir ethnologique pour fonder leurs revendications.À la fois porteur d'héritage et soucieux de répondre aux exigences d'une meilleure compréhension du contemporain, cet ouvrage constituera une référence indispensable pour les étudiants, qui y trouveront des pistes de réflexion pour choisir leur sujet de recherches et leur terrain d'étude. Synthèse précieuse pour tous ceux qu'intéresse l'évolution de nos sociétés, il contribuera à faire partager le regard des ethnologues sur le monde.Martine Segalen, professeur, Paris X-Nanterre ; Alain Babadzan, professeur, Paris Montpellier ; Laurence Caillet, professeur, Paris X-Nanterre ; Michèle Coquet, chargée de recherches, CNRS ; Philippe Erikson, maître de conférences, Paris X-Nanterre ; Bernard Formoso, professeur, Paris X-Nanterre ; Jacques Galinier, directeur de recherches, CNRS ; Éric Garine, maître de conférences, Paris X-Nanterre ; Georges Guille-Escuret, chargé de recherches, CNRS ; Michael Houseman, directeur d'études, EPHE ; Raymond Jamous, directeur de recherches, CNRS.
    Les concepts. L'ethnie en question, débats sur l'identité. Bernard Formoso Le politique. Marianne Lemaire Religion et rituel. Laurence Caillet, Raymond Jamous La parenté. Martine Segalen Technologie et économie : l'homme producteur. Georges Guille-Escuret Écologie et sociétés. Éric Garine, Philippe Erikson L'anthropologie de l'art. Michèle Coquet L'ethnolinguistique, la pragmatique et le champ cognitif. Aurore Monod Becquelin, Valentina VapnarskyLes aires culturelles. Les études africanistes. Michael Houseman Les études américanistes. Philippe Erikson, Jacques Galinier, Antoinette Molinié Ethnologie de l'Océanie. Alain Babadzan Les études européanistes. Martine Segalen Ethnologie du monde arabe. Raymond Jamous Ethnologie de l'Inde, de l'aire himalayenne, de l'Asie du Sud-Est, de la Chine, du Japon. Raymond Jamous, Anne de Sales, Bernard Formoso, Laurence Caillet.

  • Ces quinze dernières années, les historiens du monde romain ont passé au crible de la critique le concept de romanisation. Toutefois, cette notion demeure, malgré ses limites, un outil d'analyse indispensable pour comprendre le fonctionnement et la durée de l'Empire romain. Les auteurs ont cherché à décrire comment ce concept peut être appliqué à l'Afrique du Nord, de la chute de Carthage à l'époque vandale et byzantine.Les Romains d'Afrique possédèrent leurs propres spécificités, différentes de celles des autres provinces, occidentales ou orientales. Cette diversité s'explique par le fait que le pouvoir impérial, après avoir conquis ces régions et mené une politique de colonisation au sens moderne de ce terme, s'appuya sur les élites locales. Mettant en oeuvre une politique de participation de ces élites, il permit aux Africains, du moins à une partie d'entre eux, de trouver une place au sein de ce système et de s'enrichir. Ces notables exprimèrent leur réussite sociale dans les cadres de la société romaine et contribuèrent à la « romanisation » du mode de vie de leurs compatriotes. Très tôt, la romanisation devint donc le fait des Africains eux-mêmes.Une autre composante de ce processus fut le christianisme. Les conversions nombreuses et la forte personnalité des Pères de l'Église africains firent de ces provinces les plus christianisées de l'Occident. Au IVe siècle, la schisme donatiste obligea l'Église d'Afrique à s'interroger. De ce fait, le christianisme, à l'origine hostile au polythéisme de l'Empire et de la vie civique, s'inséra dans la civilisation romano-africaine et fit office, lui-aussi, de vecteur de la romanité.Claude Briand-Ponsart est maître de conférences à l'Université de Caen. Auteur de plusieurs articles sur l'Afrique, elle a publié, avec Frédéric Hurlet, L'Empire romain d'Auguste à Domitien (Armand Colin, 2001) et a été responsable de l'édition des colloques L'Afrique du Nord antique et médiévale. Mémoire, identité et imaginaire (PUR, 2002) (en collaboration avec S. Crogiez) et Identités et cultures dans l'Algérie antique (PUR, 2005).Christophe Hugoniot est maître de conférences à l'Université François Rabelais de Tours. Ses travaux de recherche portent sur essentiellement sur l'Afrique romaine. Il a publié Rome en Afrique (Flammarion, 2000), et a coordonné, avec Silvia Milanezi et Frédéric Hurlet, la publication du colloque L'acteur dans l'Antiquité grecque et romaine (Presses universitaires François-Rabelais, 2004).
    Rome « à pas lents » : la province d'Afrique et les royaumes indigènes (146-44 av. J.-C.). Contrôler et administrer : l'Afrique romaine de la mort de César à la mort de Sévère Alexandre (44 av. J.-C.-235 apr. J.-C.). Les cités et la vie civique du Ier s. au IIIe s. Continuité et mutation des croyances : la religion en Afrique. L'économie africaine. Le IIIe s. entre apogée et réformes. Le contrôle de l'Afrique du Nord au IVe siècle. Les cités et la vie municipale tardive. Le christianisme africain au IVe siècle. Population, société et culture : une identité romano-africaine ? L'Afrique vandale.

  • Entre 1954 et 1962, la politique algérienne de la France évolua très rapidement, du principe de l´intégration croissante de l´Algérie dans la métropole à la recherche d´une négociation sur l´autodétermination de ses habitants et la définition de nouveaux rapports entre deux États indépendants.  Les négociations entreprises en 1961 entre le gouvernement français et le Gouvernement Provisoire de la République Algérienne (GPRA) représentant le front de Libération Nationale (FLN) aboutirent aux accords d´Évian du 18 mars 1962. Mais leur application tourna très vite au démantèlement de ces accords, et dans le demi-siècle qui suivit, toutes les tentatives de relance de relations exemplaires entre l´Algérie et la France ont abouti à des désillusions. Pourquoi ? C´est ce que ce livre se propose de rechercher et d´expliquer.
     Les accords d´Évian, qui mirent fin officiellement au mythe de « l´Algérie française » et aboutirent en de longs mois chaotiques à la séparation de deux États, font bien partie des événements fondateurs de notre temps. Un demi-siècle après leur signature, il appartient à l´histoire de relayer des mémoires trop sélectives.  Guy PERVILLÉ, professeur émérite d´histoire contemporaine, travaille sur la politique algérienne de la France, la guerre d´Algérie et les relations franco-algériennes depuis plus de quarante ans.

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