Editions de l'Aube

  • Passionnant et riche dialogue entre deux penseurs de notre temps dont le trait commun est l'interdisciplinarité : sociologie, psychiatrie, psychanalyse. Ils constatent l'un et l'autre l'indissociabilité du cerveau et de l'esprit, l'interdépendance du culturel et du psychologique, du cérébral et du biologique.

  • « Le meilleur ennemi de l'État, c'est la guerre. » Cet essai propose une réflexion novatrice sur la guerre. Pour Pierre Clastres, la guerre est une façon de repousser la fusion politique, et donc d'empêcher la menace d'une délégation de pouvoir menant aux dérives intrinsèquement liées à la trop grande taille d'une société. La guerre et l'institution étatique, posées dans une relation d'exclusion, chacun impliquant la négation de l'autre, se conditionnent donc mutuellement.

  • « La liberté seulement pour les partisans du gouvernement, pour les membres d'un parti, aussi nombreux soient-ils, ce n'est pas la liberté. La liberté, c'est toujours la liberté de celui qui pense autrement. » Emprisonnée, Rosa Luxemburg étudie le déroulement de la Révolution russe et en tire des leçons. Son enthousiasme, et son soutien total au bolchévisme, ne sont néanmoins pas exempts de critiques, notamment en ce qui concerne l'autoritarisme du régime mis en place par Lénine. Ce travail d'analyse ne sera pas achevé, et ses notes ne seront publiées qu'après sa mort.

  • « Seule une femme peut et doit se lire dans plusieurs directions. Seule, comme seule une femme peut être seule, face à son irréductible singularité, seule face au défi inlassable que constitue la maternité (biologique ou/et cérébrale) en chacune, seule encore dans le création, dans ce qu'elle a à dire, elle, et nulle autre qu'elle, à la place de nulle autre, loin des meutes et de tous les communautarismes. C'est dire que LA femme n'existe pas, et qu'il faut sans cesse articuler le féminin à la féminité qui échappe et excède les poncifs à l'oeuvre sitôt qu'on se prend à penser à la condition des femmes. » Marie-Christine Navarro, France Culture

  • On a tendance à imputer à l'individualisme tous les maux de nos sociétés : égoïsme, compétition, exclusion, communautarisme, voire déliquescence morale. Erreur ! explique le sociologue François de Singly dans ce petit essai argumenté et percutant. Fruit d'une pensée élaborée depuis la Renaissance, l'individualisme est un projet de société dans lequel chacun devrait trouver les meilleures conditions de sa réalisation et de son épanouissement. » Sciences humaines

  • A l'image d'Aïda, femme devenue libre et rebelle, Maïssa Bey, une fois encore dans un récit en fragments, abrupt, déchirant et malgré tout nimbé de poésie, exprime son refus d'obtempérer face aux diktats religieux ou étatiques qui prônent un pardon sans justice. » Christine Rousseau, Le Monde

  • L'intervention de Claude Hagège tente de transmettre, sur un mode peu académique teinté d'humour, son approche passionnée des langues, allant de pair avec un examen scientifique de leur origine, leur évolution, leur statut et leur avenir. Habité depuis l'enfance par l'amour des langues, il expose son cheminement de linguiste fasciné par l'immense diversité des idiomes et avide d'en explorer les secrets."Parler, c'est tricoter se lit aisément et permet de mesurer «en un mot», si on peut dire, que le linguiste, un puits de science, un radical, un ironiste, plus que les langues, aime les gens, dans leur infinie diversité." Robert Maggiori, Libération

  • Maïssa Bey poursuit, avec Cette fille-là, l'histoire intime et politique des femmes algériennes. Peu d'écrivains algériens ont réussi à raconter ces femmes du peuple, oubliées par la Révolution, l'indépendance, l'Algérie elle-même. C'est la colère qui fait écrire Maïssa Bey. Une colère salutaire. » Leïla Sebbar, Le Magazine Littéraire

  • Amina, une jeune fille jusqu'alors sans histoires, profondément ébranlée par le tremblement de terre survenu près de Boumerdès, décide brusque­ment de rejoindre la cohorte des victimes du séisme. Elle se défait ainsi de son identité, de ses racines, de sa vie.

    « Un récit qui garde au-delà du dénouement sa part d'ombre et de mystère. Une manière pour ce subtil sismographe qu'est Maïssa Bey de laisser entrouvert l'espace des possibles. » Christine Rousseau, Le Monde
    « Une écriture à la fois violente, précise et d'un lyrisme poétique maîtrisé. Maïssa Bey compose un roman complexe et bouleversant. » Michèle Gazier, Télérama

    Maïssa Bey vit à Sidi Bel Abbes, en Algérie. L'essentiel de son oeuvre est publié chez le même éditeur.

  • Plus de cinquante ans après « l'exode » des pieds-noirs, Mémoire de « là-bas » permet de comprendre la place puissante dans les mémoires de l'exil d'un pays qui n'existe plus. Pour la plupart des pieds-noirs, ce livre est une sorte de plongée en eux-mêmes - souvent une clé magnifique qu'ils se transmettent en famille, pour leurs enfants et petits-enfants. « Une enquête passionnante sur l'exode de ces pieds-noirs qui ont fui l'Algérie avec le sentiment d'abandon, pour comprendre les mécanismes de la mémoire transgénérationnelle lors de l'exil. » Philippe Vallet, France Info « Un livre poignant, salutaire. » Emmanuel Gehrig, Le Temps Hubert Ripoll né à Philippeville (Algérie) en 1947, est professeur honoraire de psychologie à l'université d'Aix-Marseille et essayiste. Ce livre est issu d'un long dialogue avec des centaines de pieds-noirs de tout âge, et de toute origine.

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    Mêlant imperceptiblement réalité et fiction, Chabname Zariâb nous raconte l'enfance d'une petite fille, de Kaboul à la France. La petite fille devenue grande rentre en Afghanistan pour y chercher son « amoureux » de la cour d'école, Milad. Qu'est donc devenu le valeureux chevalier aux doigts de pianiste qui s'est jeté sur elle pour la protéger d'une bombe ?

  • La crue de l'oued dévaste leur village, emporte leur maison, tue leurs parents : Idar et Cicine se retrouvent livrés à eux-mêmes. Ils décident alors de partir pour Marrakech et atterrissent à Dar Louriki, bel immeuble occupé par la Middle Class marocaine... C'est une nouvelle vie plutôt agréable que partagent les deux frères, tandis qu'ils pansent lentement leurs blessures. Mais c'était sans compter sur l'arrivée d'étudiants islamistes qui ont pour objectif de convertir tous leurs voisins à l'islam radical ! Idar aura besoin de tout l'amour de la jolie Leïla pour leur résister alors que Cicine regrette beaucoup de n'avoir pas su convaincre son aîné de retaper leur maison au village...

  • « La philosophe et sociologue Dominique Méda avait vu juste avant l'heure, prônant l'urgence de revoir la place accordée au travail dans nos vies. Son nouvel opuscule montre combien nous devons changer notre conception de la richesse et du progrès pour sortir du malaise ; et recommande de cesser de vivre les yeux braqués sur le PIB. », La Tribune.« Un petit livre incisif et d'une grande clarté. », Laurent Jeanneau, Alternatives économiques.

  • Une chasse à l'homme est ouverte à travers toute l'Europe, de Moscou à Paris. Chasse impitoyable, jalonnée de cadavres, où de chasseur on devient vite gibier. Plusieurs groupes rivaux sont sur la piste d'un homme en cavale, dont les révélations pourraient compromettre de hauts responsables russes. Les uns sont résolus à le réduire définitivement au silence, d'autres, à le récupérer pour le faire parler. Parmi ces derniers, il y a des mafieux, mais aussi les enquêteurs du Parquet russe, et ceux-ci font appel au fameux Drongo. Cet ancien du KGB, individualiste et bon vivant, devenu détective privé, dépourvu d'illusions mais non de principes, met ses extraordinaires capacités d'observation et de déduction au service des causes justes. Dans la chasse au fuyard, Drongo a pris le départ le dernier. Comment pourra-t-il combler son retard ? Un excellent polar au coeur du pouvoir russe actuel.

  • Brisant silence et tabous, Maïssa Bey dénonce les violences faites aux femmes en Algérie. Roman d'amour, de haine, de trahison et de lâcheté, Au commencement était la mer dessine avec force, grâce à une écriture dépouillée, l'éveil d'une Antigone moderne. » Christine Rousseau, Le Monde

  • Un dentiste parisien, une grève d'aéroport à Varsovie, un wifi gratuit, des recherches sur les origines familiales, beaucoup d'humour et d'imagination...« Remarquable comme la rencontre d'une histoire belge et d'une histoire juive ; le tragique et la cocasserie, le jeu de mots et le « je de maux » s'y entrelacent, comme si Raymond Devos se découvrait natif du Yiddishland. Une très belle fable sur l'histoire et l'enracinement à l'âge du tourisme et des liens numériques. » Fabrice Hadjadj, Le Figaro littéraire« Allègre et grave, malicieux et interpellant, Le livre de Joseph, premier roman de Bernard Dan, est une réussite. » Sophie Creuz, L'ÉchoBernard Dan est neuropédiatre. Le livre de Joseph est son premier roman. Il a reçu le prix Eugène Schmits de l'Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique.

  • "L'intérêt pour l'action, la pratique, l'entretien de soi, la capacité à se réfréner, la durabilité des choses..., autant de valeurs "antiques" nécessaires pour mettre en oeuvre le programme qu'Isabelle Cassiers et les nombreux auteurs qu'elle a rassemblés nous proposent, et qui semble inévitable. Pouvons-nous les acclimater au sein du monde moderne ? Sommes-nous capables d'inventer, pour accompagner cette prospérité sans croissance, une organisation politique et sociale et une conception de l'être humain radicalement différentes de celles qu'a forgé le XVIIIe siècle ? C'est à mon sens l'occasion unique que nous offrent la crise actuelle, et surtout, la prise de conscience à laquelle la crise écologique nous conduit : nous ne pouvons pas continuer ainsi, mais les efforts qui sont exigés de nous, comme individus et comme collectif, nécessitent une refondation radicale de notre organisation, de nos valeurs, de nos modes de gouvernement. C'est à mon sens tout l'intérêt du présent ouvrage que d'apporter une contribution essentielle à cette question." Dominique Méda

  • La plus belle femme du monde ensevelie dans un tremblement de terre, un paysan qui met le feu au village par dépit amoureux, un vieil homme qui apprend à sa petite-fille ce que c'est que le rire, un sourd, une muette et un aveugle qui se débrouillent pour vivre ensemble. Des situations extrêmes que Dong Xi dépeint avec humour et violence, réussissant le pari de parler de son pays, la Chine, avec distance et complicité.

  • « (...) Il se peut que le mot « chu » soit latent dans le présent livre, dont je remercie ses éditeurs d'avoir eu l'idée de le ressusciter plus de vingt ans après son apparition/disparition. Car ce qui lui sert de point de départ est bel et bien la « chute » de l'Union Soviétique, amorcée sans doute en 1989, tout à fait consommée en 1991. C'est cet effondrement qui est qualifié de « Désastre obscur ». (.) J'ai continué depuis à méditer cette aventure, la seule qui ait donné sens à l'ensemble du XXe siècle. J'ai approfondi et varié les analyses et les interventions publiques que je jugeais nécessaires. Mais je n'ai pas à renier l'ébauche que vous allez lire. » Alain Badiou, juillet 2012

  • Pour Jean Viard, le nouvel âge du politique a commencé un soir à Berlin, en 1989. Le sociologue décrit la nouvelle étape de l'aventure humaine dans laquelle nous sommes engagés depuis : le temps de l'individu triomphant, de la réunion planétaire des tribus et de la grande mondialisation.« La mondialisation, même si elle est lourde de risques, est surtout porteuse de l'espoir d'un renouveau d'une politique qui était à bout de souffle. Tout le livre est un acte de foi en l'avenir dont le lyrisme agacera sans doute les prophètes du malheur mais qui apporte une bouffée d'air inhabituelle. » Les ÉchosJean Viard est sociologue, directeur de recherche associé au Cevipof-CNRS. Spécialiste notamment des temps sociaux, il est l'auteur de nombreux ouvrages parmi lesquels, chez le même éditeur, Nouveau portrait de la France et Le moment est venu de penser à l'avenir.

  • « Je ne peux pas te perdre ». Voilà ce qu'une jeune femme dit à son petit garçon dans un aéroport. Elle l'embrasse sur la joue et disparaît. Il ne la reverra jamais.Recueilli par un couple, il finit par ne plus vraiment savoir s'il a vraiment été « perdu ». Oui, perdu. Pas abandonné. Il ne veut pas avoir été abandonné. Un jour, tout lui revient, parce qu'il a claqué la porte de son appartement en laissant les clés à l'intérieur... Il va trouver son ex-femme, puis son meilleur ami, il boit du cognac avec un inconnu qui semble le comprendre mieux que quiconque. Une écriture sensible et un personnage émouvant, donne une nouvelle impulsion à sa vie, qui cesse d'attendre que sa mère revienne lui dire : « Excuse-moi d'avoir tant tardé. Tu t'es ennuyé ? ».

  • Slovaquie, janvier 1945 : l'occupant allemand fuit le camp de travail de Medved' après en avoir coupé tous les accès. D'abord sidérée, une communauté oubliée du reste du monde va devoir s'organiser dans ce temps suspendu au coeur des Tatras. "Un récit palpitant d'une aventure hors norme, écrit avec la simplicité et la délicatesse qu'impose le maniement de la dynamite." Paulin Césari, Le Figaro "Écrivain, cinéaste, musicien, le Marseillais Philippe Carrese s'était fait une clientèle dans le "polar aïoli" déjanté. Avec Enclave, il livre son premier vrai roman, une réflexion sur les mécanismes du pouvoir, la soumission de l'homme par l'homme." Jean Contrucci, BibliObs

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