Littérature générale

  • Si Colette garde toujours de nombreux fidèles, personne en France n'a pensé jusqu'à présent, à écrire sa biographie bien que sa vie, mouvementée et riche en événements, s'y prêtât particulièrement. Chose curieuse, c'est un Américain qui en eut l'idée d'autant plus originale qu'il a voulu que ce soit Colette elle-même qui l'écrive. En effet, Colette qui a toujours refusé d'écrire ses mémoires, sans employer le « je » des mémorialistes, s'est souvent mise en scène dans ses écrits ; et c'est en recueillant à travers son oeuvre des confessions plus ou moins directes, en les ordonnant chronologiquement, que M. Robert Phelps a réussi à nous donner une oeuvre « autobiographique » d'un très grand intérêt. Un critique américain n'a pas hésité à écrire que cet autoportrait, bien qu'involontaire, pourrait être le chef-d'oeuvre de Colette. Nous avons pensé qu'il serait injuste que cet autoportrait ne soit pas présenté au public français ; et cela d'autant plus que que le texte retrouve ainsi la pureté et la magie du style propre de Colette. Grâce à la modestie de M. Robert Phelps le miracle s'accomplit, le travail de l'assembleur disparaît, une voix s'élève, celle de Colette elle-même qui nous confesse sa vie...

  • Communications, environnement, matériaux nouveaux, biologie, informatique... les nouvelles technologies sont en train de bouleverser des domaines étroitement liés à notre vie quotidienne. Lorsque nos conditions de travail, nos loisirs, nos habitudes domestiques et notre santé sont en jeu, nous ne pouvons plus ignorer le développement scientifique et technique. Pour nous aider à le comprendre et à le maîtriser, Joël de Rosnay nous explique, secteur par secteur, les découvertes et les innovations qui nous concernent tous. L'hormone de jeunesse, les os en corail, le traducteur de poche, le laser solaire... il nous propose deux cents illustrations de notre monde moderne ; précises, parfaitement accessibles, et si vivantes que nous croyons y lire le roman du futur.

  • À partir d'une histoire critique de l'idée que se sont faite de la notion de raison, Platon, Aristote, Descartes, Hume, Kant, Hegel...

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • « J'ai pris conscience que mon tortionnaire employait pour m'anéantir des méthodes et un vocabulaire nazis. » « Maman, je t'aime encore de toutes mes forces. » Tout le livre tient entre ces deux phrases car, plus que les coups, plus que les humiliations, le drame de l'enfant martyr, c'est l'amour rejeté, bafoué, méprisé. Combien sont-ils, aujourd'hui adultes, à traîner le boulet d'une enfance massacrée, lovés sur une douleur qu'ils enferment dans le silence comme s'ils étaient coupables ? Combien sont-ils, encore enfants, à subir jour après jour l'insupportable et parfois l'innommable, condamnés à la solitude et à l'angoisse ? Germain Bourhis a été l'un de ces petits. En témoignant, il prolonge le cri d'amour étranglé de ses premières années. Surtout, il ouvre les yeux et, il faut l'espérer, les coeurs. Ainsi fait-il oeuvre d'assistance à personne en danger. Au nom de ces destins réconciliés, remercions-le d'avoir eu le courage de la vérité tout entière, une vérité dévoilée avec une pudeur servie par un grand bonheur d'expression. Un livre pour tous ceux qui aiment l'enfance.

  • L'école est ce lieu de sécurité, d'épanouissement, d'ouverture à la vie où peuvent s'effacer les injustices sociales, les blessures familiales. Pour mener cette mission, l'école s'est organisée solidement face aux pressions extérieures : c'est une institution. Parfois, tel ou tel représentant de l'école bascule dans l'innommable ; alors, l'institution oublie sa mission pour se crisper. D'institution, elle sombre dans la bureaucratie. Ce livre raconte une histoire vraie, une histoire qui doit alerter les parents, les éducateurs, les enseignants, sans pour autant les faire tomber dans la suspicion systématique. C'est pour cela que la deuxième partie de l'ouvrage, volontairement très documentaire, donne les éléments nécessaires pour que la raison l'emporte sur l'émotion. Mais l'émotion subsiste et elle est légitime car l'atteinte de l'enfant en son intimité, là même où il devrait trouver une protection absolue, est insupportable. Défense de l'enfance, défense de la famille, ce récit est aussi une défense de l'école qui n'aurait rien à gagner à nier la vérité aussi douloureuse soit-elle.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Pendant la guerre d'Algérie, qu'est-ce qu'on voulait, moi et mon meilleur copain, Paulo Labrouche ? On s'en fichait de l'Algérie Française ! On voulait simplement être le premier à coucher avec la belle Sylvette, pour ne plus avoir ces affreux boutons sur la figure... On voulait jouer au foot, lire Histoire d'O, danser avec les filles en frottant comme des fous, bref, on voulait vivre, quoi... Sur le chemin, un petit bourricot avançait doucement vers nous...

  • Comment devient-on ce que l'on est ? Comment le possible devient-il réel ? Comment la liberté s'incarne-t-elle dans le temps ? C'est à ces questions que Jacques de Fouchier a voulu répondre en réfléchissant sur son itinéraire personnel. Bien loin d'apporter une réponse théorique ou abstraite, l'auteur, après une vie professionnelle particulièrement bien remplie, fait le récit savoureux et coloré d'une carrière et d'une époque : les études classiques d'un jeune homme de bonne famille, la haute administration financière d'avant-guerre, les cabinets ministériels de Vichy première période, l'atmosphère d'Alger sous le général Giraud, la participation à la campagne d'Italie, le retour, puis la rupture avec l'administration, la création enfin de la Compagnie Bancaire, autant d'étapes retracées avec un mélange d'humour et d'émotion, de férocité et de tendresse, autant d'occasions pour l'auteur d'exercer son talent de portraitiste et de mémorialiste. On savait depuis longtemps que Jacques de Fouchier, dont l'histoire personnelle s'entrelace avec l'histoire politique et économique de la France, était un grand banquier associé à la création d'affaires parmi les plus importantes de l'après-guerre ; on découvre en le lisant un écrivain de race.

  • Ce que les services de sécurité redoutent par-dessus tout est en train de se produire : le terrorisme nucléaire. Le meurtre d'un agent de l'A.I.E.A. (Sauvegarde Atomique Mondiale) à Londres, par un terroriste palestinien, met les services chargés de la lutte antiterroriste en Angleterre, en Allemagne fédérale et en France, sur la piste d'un trafic de plutonium, dont l'aboutissement est une base atomique secrète dans le désert Libyen. Le terrorisme atomique doit être empêché à tout prix. Mais, pour parer à cette menace, les États et les organismes internationaux de sauvegarde sont impuissants. Aussi, décide-t-on au plus haut niveau de monter une opération de commando pour détruire la base nucléaire. C'est l'histoire de ce raid, de ses origines et de ses causes, qui est racontée dans ce livre à travers des personnages inhabituels, tant par l'ambiguïté de leur comportement que par l'originalité de leur personnalité. Terroristes, agents doubles, membres des services de renseignement, pris dans une action désespérée donnent une vision en marge des véritables structures du Pouvoir dans un monde menacé de destruction.

  • Depuis son enfance, Denise Tual a vécu à côté de personnages exceptionnels, sur le chemin desquels la vie l'a miraculeusement placée. Ces personnages (artistes, cinéastes, metteurs en scène, écrivains, poètes, couturiers, musiciens, etc.), elle les évoque avec un oeil de cinéaste et d'une plume alerte. Elle évoque dans la vie de tous les jours, dans leur travail, dans leur activité créatrice, des personnalités telles que : Charles Dullin, Antonin Artaud, Igor-Stravinski, Picasso, Jacques Prévert, Jean Gabin, André Gide, Gaston Gallimard, Colette, Saint-Exupéry, Georges Bernanos, André Malraux, Louise de Vilmorin, Christian Dior, Jean Renoir, Vivian Leigh, Laurence Olivier, Luis Buñuel, Olivier Messiaen, René Clair, le R.P. Bruckberger, Rudolph Noureev... Ce livre est un véritable reportage dans le temps (de 1920 à nos jours), basé sur des documents précis, datés (lettres, photos, documents divers), qui constituent des témoignages et non des souvenirs hasardeux. C'est aussi, de Dullin à Noureev, un véritable film écrit, qui restitue toute une époque, sans aucun pédantisme, sans théorie, mais de la façon la plus concrète et la plus vivante. Un livre qui donne à voir.

  • Vittorio Di Muro quitte la clinique et part se reposer dans sa somptueuse villa familiale en bordure de mer, où l'attend son jeune fils - mais où se cache l'enfant ? existe-t-il vraiment ? et la mère, Isa, ce grand amour ? Un groupe d'invités se présentent à la villa, qu'on n'y attendait manifestement pas, mais qui sont reçus avec courtoisie, traités princièrement. Ils s'ébattent, jouissent du soleil, de la mer, ne se laissent guère impressionner par d'inquiétantes rumeurs touchant le passé de la vieille demeure, ni par le comportement à la fois chaleureux et glacé de leur hôte, ni par cette atmosphère qui hésite de plus en plus entre le faux-semblant et le fantastique, le suspense et la folie... Il est vrai que l'épaisseur d'un fil seulement sépare parfois une réalité banale de l'étrange, et une réalité étrange de la plus insoutenable horreur. C'est de ce fil qu'est tissé Névrose, extraordinaire premier roman de Jean-Marc Cerrone.

  • Cette histoire est vraie : le fils de mon ami a disparu et je ne souhaite à personne de vivre les moments qu'il a connus. En raison du procès en cours, l'auteur a seulement dû changer les identités des personnages et modifier les lieux. Derrière ce drame : un homme, l'un de ces individus dont la pensée atrophiée mélange tout, la religion et la politique, le prêchi-prêcha et la violence, l'idéal et le fric. Il profite des élans généreux des adolescents pour monter des combines infâmes : c'est le dévoyeur. Tout le monde le sait, mais, comme tant d'autres, il est intouchable. Il court toujours !

  • Ce livre raconte l'histoire d'un commando pendant la première Croisade. Des guerriers pittoresques, assortis de moines truculents, entourent le légat du pape et son chef d'armée. Les dames ne sont pas absentes de ce tumultueux pèlerinage. Rogier le bon géant, Picabén l'astucieux coutilier, et leurs hommes taillent une route difficile. Brigands et pillards de tout poil attaquent les convois, que suivent la horde des pauvres et les chariots peints des prostituées. Constantinople. Le très rusé empereur d'Occident réunit les chefs de guerre : Français, Normands d'Angleterre et de Sicile, Provençaux et Flamands sont au grand rendez-vous. Qui commandera en chef ? Raimond de Toulouse ou Bohémond de Tarente, Robert Courteheuse ou Godefroy de Bouillon ? L'histoire véritable, attestée par les chroniqueurs, affleure tout au long de ce roman.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Ce n'est qu'un prétexte. Avouez : c'est de vous seul que vous parlez. Vous vous racontez des histoires auxquelles vous ne pouvez plus croire. Se pouvait-il que quelqu'un vît aussi clair en moi - que dis-je, qu'il vît plus clair en mes desseins obscurs que je ne l'avais fait moi-même au long de ces soirées d'hiver où, pour me donner consistance ou l'illusion d'être quelqu'un, je m'étais à moi-même raconté tant d'histoires qui, jamais, ne m'étaient arrivées ni ne pourraient arriver à personne ? Écoutez-moi, prêtez l'oreille, dit-il, ou dis-je, passé, présent, ne prenez pas pour confusion délibérée cette tentative pour parler, sans que je sache qui parle et d'où, au passé, au présent, de quoi - du passé ou présent de quelqu'un ou personne, à la fois une histoire et son contraire, suivant toutes les perspectives possibles en même temps ou successivement, sans que je sache en fin de compte si je suis dehors ou dedans ? Si c'était mon enfance, peut-être - l'enfant que j'ai été et qui demeure intact en moi, celui qui n'a pas la parole et ne cesse pourtant de parler, s'inventant dix vies, dix histoires possibles et inexistantes parce que nulle vie n'est la sienne, qu'il est rien et tout à la fois ?... (Extrait de la nouvelle Elis, l'enfant-bulle).

  • Mon père, j'en avais la certitude, était un magicien. Anne Gruner-Schlumberger est la fille de Conrad Schlumberger, inventeur, avec son frère Marcel, de la recherche minière par prospection électrique. C'est Jean, un autre de ses oncles, l'écrivain, auteur de Saint-Saturnin, qui l'a encouragée à écrire l'histoire de cette découverte qui commence dans les caves de l'École des mines autour de la boîte noire (le potentiomètre), se poursuit dans la propriété familiale du Val-Richer, se précise à Péchelbronn où naît le carottage et s'étend dans le monde entier. Le chercheur n'est pas coupé de la réalité. Il est aussi homme de terrain, comme la poignée d'ingénieurs débrouillards, persévérants, disséminés en Amérique, en Russie, au Venezuela, en Extrême-Orient... Tous luttent contre les éléments naturels. Vie d'aventure, vie d'une entreprise aussi, qui a commencé en 1925 dans deux pièces sur l'esplanade des Invalides. Aujourd'hui, cotée en Bourse, elle emploie 40 000 personnes. Ainsi la modeste boîte noire de Conrad et Marcel s'est muée en lampe d'Aladin.

  • 1975 : La Franconnerie, première du nom. Un néologisme et un éclat de rire hénaunne lancés sur le marché. L'auteur : Robert Lassus. 1980 : Ce dernier, rédacteur en chef-adjoint à RTL, ex-petit rapporteur à la télévision, récidive avec La nouvelle Franconnerie. Un ensemble hilarant de bourdes, calembourdes, lapsus et pataquès que l'on doit aux Français, quels qu'ils soient. Car, hélas !, la franconnerie galopante n'épargne personne.

  • Les héros de ce roman de Vahé Katcha ne sont pas des romantiques. Il s'en faut de beaucoup. Ils viennent du Proche-Orient. Ce sont deux Libanais, une Iranienne, un Kowétien, tous amis, tous riches. Ils débarquent un matin à Paris, avec un but précis : faire parler d'eux et de la cause arabe, montrer aux Européens qu'en dehors du pétrole, les Arabes existent. Assar Koursy est le play-boy de la bande. On le voit beaucoup chez Régine ou chez Castel. Omar Bahrène veut percer dans le cinéma : il deviendra ami de la célèbre Sabine Kerlier (qui ressemble comme une soeur à une de nos grandes vedettes de cinéma) et réussira à lui faire tourner un film au Liban. Jouliah Zad, la belle Iranienne, a jeté, elle, son dévolu sur le candidat de l'opposition à la Présidence de la République. Elle deviendra sa maîtresse et l'épousera après une élection triomphale. Michael Fazih n'est pas comme ses amis. Lui est venu à Paris pour y traîner son désespoir. Il se laisse embarquer dans des histoires bizarres, finit par renoncer à tout et se fait écraser dans la rue. Vahé Katcha raconte ces destins entrecroisés dans un roman plein de verve et de rebondissements, où s'agite une faune pittoresque, le Tout-Paris des boîtes de nuit et des cercles de jeux, la bande à Régine, des gens de cinéma, des journalistes, des politiciens et aussi des Israéliens qui essaient de neutraliser l'influence grandissante de ces seigneurs qui se taillent des fiefs en Europe occidentale.

  • Ce volume constitue l'ultime épisode d'une série entreprise dès 1974 avec Le Bourricot, et poursuivie par Le Coup de Sirocco (1978) et Le Macho (1979). Voici donc réunis pour la dernière fois Marguerite, Lucien et leur fils, tous trois natifs de Tadjira. Comme d'habitude, le rire est au rendez-vous : un rire méditerranéen, tout imprégné de l'accent de là-bas et qui sonne haut et dru. Comme d'habitude, aussi, l'émotion a sa part dans un récit qui pose la grande question, hantise de tous les pieds-noirs : Peut-on retourner en Algérie, voir comment c'est devenu ?... À cette question, un million de personnes pourraient offrir un million de réponses différentes. C'est pourquoi ce livre ne propose pas de solution péremptoire. La surprise finale, véritable coup de théâtre, montrera au lecteur que si l'Algérie, c'est fini, il n'est pourtant pas facile de tenter le grand saut.

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