Littérature générale

  • « Son sourire aujourd'hui me donne envie de découvrir le monde. Elle oublie, je le vois, l'échéance des trois jours. Elle oublie que le temps est compté, elle oublie l'ombre et son murmure.
    Il fait doux, Nice ouvre ses cadeaux. Il n'y a personne dans les rues. Je marche, enveloppée dans un caban trop large. Je ne pense qu'à ma mère. Je sais que la parenthèse se referme sur nous. Ma promenade, au gré du vent, au gré de rien, me conduit dans un joli jardin. Je m'assieds sur un banc, déboutonne mon manteau. Je respire. Trois pastels et mon carnet vont immortaliser le bleu, le vert et l'ocre.
    C'est alors que je remarque cet homme. Il est là, tout près, assis sur un banc. Il me regarde. Il se lève. Vient vers moi. » A. G.

    C'est à Noël, sous le soleil d'hiver, qu'Anne Goscinny réunit une mère et sa fille pour un dernier voyage. Un roman poétique et personnel.

  • "Je vois qu'elle est troublée. Elle se laisse faire, devient poupée de chiffon, veut me plaire et retrouver son Gabriel tendre et bienveillant, prend des poses lascives qui toujours me rendent fou...". Mais Gabriel a changé. Il n'est plus ce veuf doux et charmeur que Mathilde a rencontré, un jour de pluie, à Paris, tandis qu'elle rentrait chez elle. Il n'est plus cet amant passionné pour qui elle était prête à tout sacrifier, son mari et sa fille.
    Non, c'est un autre homme car Gabriel vient de rencontrer une très jeune fille. Chez Mathilde, la douleur laisse place à la folie. Une folie presque ordinaire qui la conduira jusqu'à Saint-Pierre de Rome, au pied du chef-d'oeuvre de Michel-Ange. Dans ses pages brûlantes, Anne Goscinny nous raconte l'histoire de la passion qui soumet et de l'amour qui rend fou. Un drame cruel et vibrant sur ces hommes qui ne savent pas aimer.

  • Anne Goscinny Le Voleur de mère Trois inséparables : la mère, la fille, le voleur. La mère, Hélène, est atteinte d'un cancer dont les rémissions sont autant d'espoirs déçus. Elle va en mourir, entourée d'une cour d'amis protecteurs. La fille, Solène, l'accompagne jusqu'à la fin, entre accablement et révolte. Le voleur, Fabrice, est le meilleur ami de Solène, ondoyant et ßatteur. Il va détourner à son profit l'amour d'une mère, avant de l'escroquer et de semer le doute : la voleuse, ne serait-ce pas Solène ?
    La vérité tourne à la mascarade. L'amour filial est ici un combat dont ce livre intense, troublant, se fait l'écho. En peu de pages, chaque mot de cette sonate en deuil majeur vous touche.

  • « Je suis un imposteur. Ni un escroc ni un charlatan, un imposteur. Les clients se croisent sur le palier, ceux de la journée et ceux du soir. Les uns ne soupçonnent pas les autres de n'être pas là pour le même homme." Avocat la journée et psychanalyste le soir, le narrateur, souvent silencieux, toujours prudent, écoute la plainte de cette double clientèle d'hommes et de femmes. Des perdus, des esseulés, des maniaques, qui viennent se confesser à mi-voix dans ce bureau des solitudes d'où ils ressortent, soulagés de leurs litiges et de leurs névroses. Ils laissent derrière eux la trace de leurs histoires.
    Anne Goscinny, avec une douce violence, avec affection aussi pour cette galerie de personnages comiques et pathétiques, à écrit un roman envoûtant dont l'ironie inquiète le lecteur. Jusqu'au moment où tout bascule.

  • Sophie perd son père à dix ans. Chaque année, à la date anniversaire de sa mort, elle quitte Paris pour Nice, où il est enterré. Sur sa tombe, elle dépose une brassée de mimosa et une lettre dans laquelle elle se raconte. Et chaque année, le vieux Max, le gardien du cimetière, l'attend : il voit grandir cette petite fille à la fois naïve et tétue, qui, au fond, ne parvient toujours pas à enterrer son père. Max est un original. Coupé du monde, il partage son existence entre Sainte Thérèse d'Avila, qu'il appelle familièrement Thérèse et à qui il demande chaque matin conseil, et Marilyn, la fleuriste du cimetière, qui vit retirée dans sa boutique qu'elle n'a pas su baptiser autrement que « Certains l'aiment froid ». Max et Sophie se lient d'amitié, comme deux solitaires pour qui un deuil impossible semble avoir arrêté le cours du temps. Car Max vit lui aussi dans le souvenir: Hannah, sa petite voisine, sa fiancée, dénoncée par ses propres parents, concierges de l'immeuble, n'est jamais revenue des camps d'extermination. Pleins d'ingénuité et de fantaisie, Max et Sophie prendront à contre-pied le tragique de leur existence. A travers leurs récits alternés, tantôt solennels, tantôt cocasses, beaucoup de secrets et de non-dits seront levés, et les histoires de chacun, qu'on croyait distinctes, se révéleront liées.

  • Le bruits des clefs

    Anne Goscinny

    • Nil
    • 15 Juin 2017

    « Je voulais un lundi comme les autres. Comme les autres lundis et comme les autres enfants. Pas un lundi avec un mort dans mon cartable. »

  • Le bruit des clefs

    Anne Goscinny

    • Nil
    • 13 Septembre 2012

    « A tout à l'heure mon petit chat », lance gaiement un père à sa fillette de neuf ans, qui ne le reverra jamais. Un mystère tombe et ne quittera plus la narratrice : la mort. Alors que les adultes font entendre leurs sanglots, un étrange silence se fait en elle, celui du bruit des clefs que son père lançait à l'entrée de la maison. Sans ce tintement familier qui rythmait l'enfance, il faudra donc faire résonner dans la vie une autre musique... Anne invente la sienne, discrète et entêtée, à mesure que se succèdent les disparitions. Elle relève le défi qui lui est lancé, regarde le passé de toute une famille éteinte droit dans les yeux, apprend comment les siens ont été broyés par la Shoah et découvre, dans le même temps, la force de son legs. De la merveilleuse imprimerie de l'oncle Léon, située passage de l'Espoir, rien n'a été sauvé de la barbarie nazie... Sauf, peut-être, l'éternité de l'espoir. Libre d'être seule, solitaire dans l'exercice de cette liberté, Anne peut retrouver une enfance idéale dans ce que son père a créé : les aventures d'un Gaulois, les facéties d'un écolier prénommé Nicolas, et l'affection immense que portent à ces personnages des millions de lecteurs dont les yeux pétillent dès qu'ils voient apparaître sur une couverture le nom du père d'Anne - ce nom qui est aussi le sien, Goscinny. Mais pour se le réapproprier pleinement, encore faut-il bâtir une passerelle vers un imaginaire plus intime, cristallisé en un lieu dérobé, là ou se recueillent les quelques souvenirs fragiles d'un amour fou entre père et fille. Ce sont ces images-là, nichées dans le secret de sa mémoire, que l'auteur rassemble dans une quête fondamentale, avec l'aide de tous les pères de substitution qui l'ont suivie pas à pas.

  • Une femme a été tuée. La police enquête et interroge tour à tour les personnages qui ont croisé le principal suspect, mari de la victime et psychanalyste. Parmi les témoignages, celui de Jeanne, sa dernière patiente, qui avait décidé de suivre jusque dans son intimité la plus secrète celui à qui, trois fois par semaine, elle se livrait...
    Chaque déposition, à sa façon, accuse le mari : son meilleur ami, sa mère, la femme de ménage, tous ont des raisons légitimes de lui en vouloir. Est-il coupable pour autant ?
    Un kaléidoscope de points de vue, une ronde de styles, de tons et de voix, une tension romanesque jusqu´au coup de théâtre final.

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