Sciences humaines & sociales

  • Innombrables ont été les diverses formes d'antijudaïsme qui ont pu alimenter les fictions savantes véhiculées par les théologiens et les philosophes.

    L'Europe est dotée d'une histoire dynamique et plurielle, passant régulièrement de la commémoration à l'amnésie. Il n'est donc pas étrange de voir combien varient les récits de sa fondation décrivant les relations de parenté entre judaïsme et christianisme. On a pu ainsi, entre ignorance et exaltation ambiguë, attribuer au « peuple juif » des rôles et des fonctions répondant aux nécessités du moment.

    Dans ce numéro double du Genre humain,le choix a été fait de privilégier les réflexions sur l'antijudaïsme ou le philojudaïsme qui font partie de la théologie et de la philosophie européennes.

    Antijudaïsme, philosophie, théologie : les trois thèmes qui composent le titre de ce volume en cachent un quatrième, l'antisémitisme. Car, comme l'écrit Jean-Luc Nancy, le mot « antijudaïsme [...] semble destiné à limiter les dégâts en prétendant qu'il s'agit d'une opposition à la religion juive, et non au peuple. Le problème est qu'on ne sépare pas aussi facilement les deux, même lorsqu'il s'agit de Juifs sortis entièrement de la religion. [...] Quoi qu'il en soit, l'antisémitisme n'a été qu'un mot pour baptiser - si j'ose ironiser - ce qu'était depuis longtemps l'hostilité chrétienne envers les Juifs. »

  • La Recherche-action à l'université Nouv.

    L'université est un lieu conçu pour faciliter les rencontres entre les personnes, les générations et les savoirs. Dans un monde où la technique joue un grand rôle, y compris les techniques qui mettent en jeu les outils du travail à distance et de «?l'intelligence artificielle?», l'apprentissage des capacités relationnelles devient une priorité. Il facilite l'accueil des étudiants dans leurs futurs milieux de travail et les prépare à l'exercice de leur responsabilités managériales. Notre expérience est que rien ne remplace pour cela l'immersion au service de personnes fragilisées par la vie, pourvu qu'elle soit accompagnée de temps de réflexion sur les observations réalisées. L'université a la responsabilité sociale de nouer pour cela des liens avec des partenaires associatifs à la compétence reconnue. Elle contribue ainsi à recueillir et analyser l'innovation et la recherche sociale du monde associatif pour les diffuser dans la société entière.
    Préfaces d'Henri de Rohan-Chabot (Cofondateur et délégué général de la Fondation France-Répit) et Marc Renart (Président des Foyers Matter), parrains de la Chaire.
    Avec la participation de : Diane d'Audiffret et Antoine Guggenheim, cofondateurs de UP for Humanness, Emmanuel Gabellieri, vice-recteur chargé de la Recherche de 2016 à 2020 à l'UCLy, Annick Rivet, directrice du département de Formation Humaine de l'UCLy, Michel Raquet, enseignant-chercheur au département de Formation Humaine de l'UCLy, et Sylvie Allouche, maître de conférences en philosophie à l'UCLy.

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