Armand Farrachi

  • Le président Macron aime se présenter en bras de chemise. Que montre ce choix vestimentaire ? De la désinvolture ? Une disposition permanente au travail ? Le droit d'entrer chez nous comme s'il était chez lui, à la façon des rois ? Qui sont "les gens qui ne sont rien" ? Les pauvres ? Comment affirmer que les Français n'ont pas voulu la mort de Louis XVI ? Emmanuel Macron, homme d'argent, voudrait passer pour un homme de culture, "moderne" , "sympa" , et même : en bras de chemise ! Ministre de l'économie puis président de la République, il a vendu Alstom, aux Américains, a privatisé à tout-va, sacrifié le climat et la nature aux lobbies.
    Au-delà des critiques particulières, des questions politiques de fond se posent : A quoi sert ce roi élu que la Ve république appelle "président" ? Pourquoi n'a-t-il aucun compte à rendre ? Ne peut-on parler de haute trahison ?

  • Dans ce court essai frondeur, Armand Farrachi retrouve le ton mordant du pamphlet pour s'intéresser à un sujet aussi redoutable qu'insondable : celui de la bêtise, dont le déploiement dans nos « sociétés de l'opinion » atteint désormais des sommets : ceux des appareils d'Etat, des instances éducatives et culturelles, des médias, etc.

  • Dans La Tectonique des nuages, sont justement accordés l'amour de la littérature et l'amour de la nature. Librement, comme au gré des nuages, souvenirs, expériences, lectures conduisent à une quête de sagesse, aussi bien dans la nature (la dernière parade amoureuse du tétras lyre dans un monde sauvage menacé, le journal d'une semaine passée dans les forêts slovènes à la recherche des ours, l'attention portée aux nuages, aux roches...) que dans les livres (les bonheurs d'expression chez Mon- taigne), ou dans la société (ceux qui se prennent pour des artistes comme d'autres pour Napoléon...). De multiples anecdotes posent des ques- tions générales : la perte d'un portefeuille et les fausses contrariétés, le charme des passantes, l'extinction de l'espèce humaine et la libération des animaux, les pavés parisiens et la nostalgie des révolutions, la misanthropie et le bon usage des invités, la présence des morts...
    La Tectonique des nuages, qui participe de la description, du récit et de l'essai s'inscrit dans le genre si libre de l'écrit intime, illustré dans notre histoire littéraire par les « essais », « promenades », « rêve- ries », « journaux », ou « propos » de grands écrivains.

  • Le livre s'ouvre par un portrait au vitriol de Michelangelo di Ludovico Buonarroti Simoni, dit Michel-Ange : « coléreux, jaloux, cupide, menteur, avare, méprisant, fourbe, vaniteux ». A cela il faut ajouter malhonnête (il refuse de verser leurs salaires à ses aides, enterre des statues pour les revendre comme antiques), sordide (il vit dans la crasse, dort sur un grabat au-dessus d'un coffre rempli d'or), quasi paranoïaque. C'est pourtant à cet homme impossible que le pape Jules II va, précisément, demander l'impossible : alors que Michel-Ange est sculpteur, il lui ordonne de peindre à fresque dans les plus brefs délais la voûte de la chapelle Sixtine : plus de 1 200 mètres carrés de plafond à 20 mètres du sol. Nous sommes en 1506, Michel-Ange a 33 ans. Il ne sait pas qu'il lui faudra six ans de travail acharné, douloureux, avant de pouvoir poser ses pinceaux, quitter son échafaudage pour pouvoir enfin donner à voir l'un des plus grands chefs-d'oeuvre de l'art. Michel-Ange n'en a pas fini d'affronter les murs nus : en 1533, un nouveau pape, Paul III, lui commande d'orner le choeur de la Sixtine. L'artiste imagine alors un Jugement dernier, qu'il lui faudra cette fois encore six ans pour terminer. Et puis, beaucoup plus tard, il y aura un autre mur nu, que Michel-Ange, cette fois, ne pourra surmonter. Plus que le récit de la genèse d'un chef-d'oeuvre, ce livre est le portrait en action d'un homme monstrueux aux yeux des hommes ordinaires, mais capable de beauté monstre, tout entier dévoré par la passion de créer, secoué d'une immense puissance vitale, et par moment d'une étonnante humanité, comme en témoignent certains vers traversés d'un humour grinçant.

  • Bach, derniere fugue

    Armand Farrachi

    «Parfois le monde entier lui apparaissait en forme de fugue : la façade d'un immeuble qu'une autre imite et multiplie dans la perspective de la rue ; le sujet d'un écho de fanfare, la réponse d'un carillon, le stretto du vent dans les feuillages ; le pas des chevaux et le rythme des roues en voiture ; la conversation dont les thèmes vont, viennent, reviennent et se mêlent ; les couleurs des vitraux tournant selon l'heure dans les églises, la spirale des coquilles et celle des escaliers, les arêtes des cristaux, les rides de la neige ou du sable lorsqu'il vente, les feuilles décharnées, la ramification des troncs... Il s'intéressait moins à la matérialité des objets et des faits qu'à leur formule ou à leur signe : la réalité offre-t-elle rien d'aussi parfait que la musique, qui rend sonore l'ordre de l'univers oe»
    Armand Farrachi

  • " est-ce que vous n'avez jamais senti une présence, une volonté, comme un souffle ? est-ce que les morts ne sont pas à nous dans la mort comme ils l'étaient dans la vie ? est-ce qu'ils ne sont pas en notre possession, comme s'il dépendait de nous qu'ils continuent de vivre au delà du corps que nous leur avons connu ? " un homme cherche au-delà de la mort la femme qu'il aime et qu'il a perdue.
    Roman multiple, aux yeux des morts est l'aventure d'une énergie ou d'une quête " insensée ". loin des narrations traditionnelles, le récit traverse les apparences comme on traverse cet instant entre vie et mort. d'un texte à l'autre, reviennent des personnages à la fois différents et semblables, qui se heurtent comme la mouche contre la vitre des événements, qui cherchent en vain un verre d'eau sans pour autant apaiser leur soif, qui attendent enfin des résultats d'analyses médicales qui décident de leur destin.
    Après plusieurs essais, armand farrachi revient aujourd'hui à la fiction avec ce roman des métamorphoses, roman sans fin sur lequel plane une invisible présence.

  • Il y a quelques années, une étude scientifique sur le comportement des poules élevées en batterie concluait qu'elles n'étaient pas gênées par leur cage, mais s'y trouvaient au contraire plus en sécurité qu'ailleurs. De là à dire que les poules préfèrent les cages, il n'y qu'un pas. Pourquoi ne pas dire alors que les veaux préfèrent être dans l'obscurité, les otaries exhibées dans des cirques et les Indiens parqués dans des réserves ?
    Nous-mêmes, ne sommes-vous pas de plus en plus amenés à définir notre « bienêtre » en fonction d'une économie qui n'hésite plus à soumettre l'homme aux impératifs de l'industrie ?

  • Durant une semaine, Armand Farrachi a tenu le journal de sa promenade dans la forêt slovène, à la recherche de l'ours brun qui, là-bas, n'est pas l'objet d'autant de menaces et de polémiques que dans les Pyrénées.
    Une flânerie pleine de patience et de fureur qui mêle librement les descriptions du milieu - le chant d'une grive à la pointe du jour, le cours joyeux de la rivière Hiska, la rosalie des Alpes -, le récit des affûts, les réflexions sur l'état de la nature, les souvenirs ou les anecdotes personnels. Des occasions de s'émerveiller, de sourire, de s'émouvoir, de s'emporter contre une société, la nôtre, qui a banni le sauvage de son imaginaire comme de son territoire.

  • Rousseau ou l'etat sauvage

    Armand Farrachi

    • Puf
    • 1 Novembre 1998

    Jean-Jacques Rousseau n'est pas seulement le premier crivain revendiquer le malheur d'crire. Contre l'hgmonie de la culture, de la science et de la technique, contre la destruction de la nature, contre la socit du spectacle et de la consommation, il prend le parti de la sauvagerie, c'est--dire de la libert absolue.

  • La civilisation industrielle est en train de détruire la Terre ; le nier, c'est subir la domination d'une idéologie dont l'ambition est d'annihiler le vivant ou de le réduire en esclavage. Ce recueil de textes porte sur le changement de stratégie et de tactiques qui doit se produire si nous voulons construire une résistance efficace. Il y est question d'interposer nos corps et nos existences entre le système industriel et toute vie sur la planète. Il y est question de contre-attaque.

  • L'adieu au tigre

    Farrachi/Armand

    • Imho
    • 11 Octobre 2008

    " quelque chose va mourir, qui méritait d'être défendu ".
    La disparition du tigre, espèce condamnée, confirme que la nature est à l'agonie. ecrire encore des romans dans un monde qui meurt, n'est-ce pas " chanter tandis que rome brûle " ? entre colère et désespoir, l'adieu au tigre n'est pas seulement une tentative de roman à la poursuite d'un animal déjà presque mythique, mais aussi un essai documenté sur une extinction, un récit de voyage dans une inde qui perd ses vaches, ses tigres et son identité, une imprécation misanthropique, le souvenir d'une enfance entre les mots et les images, la chronique de la fin d'un monde.
    L'adieu au tigre, est-ce la forme absolue de l'adieu ?.

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