D Beck

  • éduquer sans punition

    Philippe Beck

    • Jouvence
    • 27 Septembre 2013

    Elevez-vous des enfants? Etes-vous parent? grand-parent? enseignant-e? éducateur ou éducatrice en institution (même en charge d'adultes)? Vous arrive-t-il de ne plus savoir comment faire respecter une règle sans recourir aux vieilles punitions dont vous reconnaissez par ailleurs l'ineptie... ou la violence?
    Si vous avez répondu oui, ce livre est pour vous!
    Depuis plusieurs dizaines d'années, on parle d'expliquer règles et lois aux enfants, de les déterminer autant que possible avec eux, et d'éviter, en cas de désobéissance, tout recours aux punitions corporelles.
    La plupart des personnes en charge d'éducation sont désormais bien convaincues que les punitions sont peu efficaces et les remontrances généralement vaines. Seulement... comment se faire respecter quand l'enfant «n'écoute pas»?
    Les écrits sont encore peu nombreux sur la question de la sanction éducative; celle qui aide l'enfant à comprendre et accepter les règles qu'on lui impose, à trouver comment en réconcilier le respect avec ses légitimes besoins, voire si nécessaire à réparer les dommages causés.
    L'objectif de cet ouvrage est de traîter, à travers 65 exemples , de la sanction éducative de manière pratique et sur un périmètre large d'âges et de structures sociales.

  • Léon Morin, prêtre

    Béatrix Beck

    «- Monsieur l'abbé, je voudrais vous dire quelque chose, articulai-je avec difficulté.Il leva vers moi des yeux attentifs.- Voilà. Je suis flambée.- Vous êtes flambée ?- Oui. Je me convertis. Je suis à vos ordres.Morin parut consterné...- Vous êtes peut-être un peu trop fatiguée, ou sousalimentée, ces temps-ci.- Non, je ne suis pas fatiguée, et on vient de toucher des pommes de terre...- Elle est complètement braque, cette fille, murmura Morin.»

  • Mad Maxi-Jack doit comprendre cette ère nouvelle, combattre des vers géants lubriques ou le terrible Kraken d'eau douce, choisir entre nomadisme et sédentarité, esclavage ou prostitution, un lance-flamme ou un peu d'eau...
    Réfléchis bien lecteur, car si tu peux lire mille fois Mad Maxi-Jack, le héros joue sa vie à chaque page. Tes décisions lui occasionneront souffrances, rencontres légendaires ou plaisirs charnels inattendus.
    Tu ne liras pas, tu trébucheras, te feras mal et y prendras goût. Comme autrefois jeux vidéos à dialogues et livres dont vous êtes le héros, le labyrinthe de Beck est une perpétuelle surprise, peuplée d'algues tueuses, de golems cherchant ménage, de raptors connectés... De chef d'oeuvres antiques en nanars rocambolesques, ce serious game puise dans l'insondable imaginaire de l'Apocalypse, et nous fait réfléchir en stratèges parmi plus de cent fins possibles, délirantes ou atroces. Victoire ultime : atteindre la page 419, plus heureuse des issues où Jack savoure une brise radioactive et son épanouissement post-apocalyptique.
    Voilà le crépuscule de notre monde. Go Maxi Jack, go!

  • « De tout temps, l'homme a su trouver dans son milieu environnant les plantes et les remèdes naturels capables de le soigner, de guérir les blessures et d'éradiquer les maladies contagieuses. »! Ensorceler les infections, envoûter les migraines, réaliser un philtre anti-ballonnements ou un remède magique brûle-graisse... Ce livre vous apprendra à recourir aux plantes médicinales utilisées depuis toujours par les guérisseurs pour soigner les maux du quotidien. Grâce à ce guide pratique, vous découvrirez : - des remèdes simples et traditionnels à base de plantes et de compléments alimentaires ; - des idées de changements alimentaires pour soigner vos points faibles, les rééquilibrer et retrouver au quotidien le meilleur de vous-même ; - des potions naturopathiques à réaliser en un coup de baguette magique !

  • Lia Déminadour mesure quatre-vingt-dix-huit centimètres. Après avoir été élevée et chérie par sa soeur, elle se trouve soudainement jetée dans la vie adulte malgré sa taille d'enfant. Sa naïveté et sa candeur ont tôt fait l'épreuve des amitiés et des amours jamais dénués d'arrière-pensées. Mais Lia la naine harmonieuse, à l'instar de la plume d'orfèvre de Béatrix Beck, surmonte chausse-trapes et écueils comme par enchantement. En donnant un féminin au nom de lilliputien, qui n'existe qu'au masculin, Béatrix Beck campe un personnage inoubliable, dans ce roman goguenard, insolent et néanmoins tendu par l'émotion. Grâce à sa maîtrise absolue de l'écriture, ses coq-à-l'âne et ses ellipses temporelles déconcertantes, elle fait de Lia la lilliputienne une de ses plus grandes héroïnes. Annabelle Guetatra recompose joyeusement la vie trépidante de Lia, brode sur un détail, s'arrête sur une image. Ses personnages malicieux nous étonnent et sautent d'une page à l'autre en rejouant l'histoire à leur manière, aussi subjective que ludique.

  • Cette nouvelle édition propose de nouveaux exercices et 2 nouveaux sujets d'annales corrigés.
    Grâce à une une approche progressive, cet ouvrage vous propose une préparation complète à l'épreuve de note de synthèse :
    Une description de l'épreuve et des conseils méthodologiques pour s'y préparer.
    Un entraînement pas à pas grâce à 45 exercices pratiques et leurs corrigés détaillés pour maîtriser toutes les étapes de la note de synthèse : de la lecture du sommaire et du sujet à la rédaction de la note.
    2 sujets corrigés et commentés afin de réaliser des notes de synthèse et notes de proposition complètes dans les conditions de l'épreuve.

  • Devancer la nuit nous entraîne dans les rapports épistolaires et amoureux d'Anaïs Dobleï et d'Alexis Deblaise. Lui est un écrivain obsédé par la vanité de l'existence ; elle une jeune journaliste amoureuse. Au fil de leurs joutes verbales se dessine la figure d'un homme suicidaire pour qui seul l'amour des mots, infini territoire de jeux, donne encore un sens à la vie. Face à lui, Anaïs, amoureuse, prête à tout pour le distraire de ses pensées morbides, joue le jeu du marivaudage lexical et poétique pour le maintenir du côté de la vie.
    Ceci au risque de brader ses propres sentiments. Parviendra-t-elle à empêcher Alexis de se détruire ? Dans ce drôle de livre plein d'humour souvent noir, Béatrix Beck se délecte de la langue, qui est son matériau de prédilection, et nous régale de trouvailles et d'expérimentations entre le sens et l'usage des mots. Seule Madame Blanche, qui s'occupe d'Anaïs, garde les pieds sur terre, tout comme sa langue argotique et proverbiale, d'une extrême drôlerie.
    Après avoir tenu le prix du livre Inter en 1979 pour La décharge, renouant ainsi avec le succès , Béatrix Beck déstabilise une fois encore ses lecteurs l'année suivante en publiant Devancer la nuit, exercice de style épistolaire d'une incroyable virtuosité, dans lequel elle tente de raviver la mémoire du cher ami Roger Nimier, trop tôt disparu 1962, et qui sert de modèle à Alexis Deblaise. Cette édition de Devancer la nuit est suivie de la correspondance inédite entre Béatrix Beck et Roger Nimier.
    Quoique fragmentaire, elle fait directement écho au roman tant la personnalité désespérée de Roger Nimier y transparaît. Elle raconte également en creux les années cinquante de Béatrix Beck et, en particulier, sa lutte pour devenir française : ce que le Goncourt n'a pas réussi à faire, Roger Nimier y parviendra.

  • Entre pommes, poires et perspectives expérimentales novatrices, découvrez l'oeuvre immense de Paul Cézanne, artiste baptisé par Matisse et Picasso 'père de nous tous'. De ses compositions de fruits à sa bien-aimée montagne Sainte-Victoire, l'ouvrage aborde l'approche audacieuse et singulière du peintre dans sa façon de représenter la lumière, l'espace et les formes, et plus largement dans sa manière de regarder le monde et de le restituer en peinture.

  • Il aura suffi d'un instant d'inattention pour que son monde s'écroule.
    Un contrat d'édition et une confortable avance pour son premier roman en poche, Libby a décidé de s'offrir une parenthèse de luxe avec son fils Ethan, trois ans, qu'elle élève seule. Mais un soir, l'enfant échappe à sa vigilance. Le voilà qui s'engouffre dans l'ascenseur. Trop tard, les portes se ferment...
    Dans ce complexe hôtelier qui compte des milliers de chambres, un petit garçon a vite fait de se perdre. Et puis, à mesure que le temps s'écoule, l'évidence s'impose : il s'agit d'un enlèvement.Interrogée par la police, Libby se réfugie dans un mutisme qui sonne comme un aveu. La police n'est pas dupe. Qu'a-t-elle sur la conscience ? Quel terrible secret peut-elle cacher, au point d'obstruer l'enquête pour retrouver son propre enfant ?

  • Poetique

    Aristote/Beck

    Immense texte bref de la tradition philosophique, rédigé peut-être lors du second séjour d'Aristote à Athènes, entre 335 et 323 avant J.-C., la Poétique a laissé, dans l'histoire de l'art occidental, une trace profonde. C'est la première définition spécifique de la « poésie » et de l'« art » (technè). La poïèsis est une « imitation » (mimèsis) ou un « mime », qui ne reproduit pas une réalité préalable ; si bien que le poème « ne s'intéresse pas à ce qui est, mais à ce qui peut être. » Le traité aristotélicien décrit plus qu'il ne prescrit. Aristote se préoccupe essentiellement d'expliquer ce qui fait que telle oeuvre singulière est une oeuvre d'art. S'il a transmis quelques concepts bientôt devenus d'authentiques poncifs (comme la catharsis), s'il a été déformé régulièrement et de manière toujours intéressante, ce texte unique et inaugural présente surtout deux grandes modalités du poétique : le drame et le récit, dont les deux formes sont le poème tragique et le poème épique.

  • Ensor

    Ulrike Becks-Malorny

    Expressionniste avant l'heure, James Ensor (1860-1949) était un énigmatique « insider-outsider ». Il connaissait les personnalités incontournables du monde de l'art mais en détestait la plupart. Son style faisait le grand écart entre gothique fantastique et vision chrétienne. Pionnier cosmopolite du modernisme, il vivait en reclus dans une mansarde de la station balnéaire d'Ostende.

    Malgré son caractère insaisissable, Ensor a influencé des générations d'artistes à travers des tableaux, estampes et dessins saisissants, souvent macabres. Il est devenu une référence, notamment pour son usage de la satire cinglante et de l'allégorie, son emploi novateur de la lumière et son intérêt pour le carnaval et la performance qu'illustrent son Entrée du Christ à Bruxelles de 1889, ainsi que pour une large palette d'autoportraits dans lesquels il exploite masques, travestissements et jeux de rôle, prenant les traits du Christ sur la croix comme ceux d'un dandy travesti.

    Cette introduction à l'oeuvre d'Ensor explore la richesse et la diversité de son imagerie à travers des exemples représentatifs de sa production, à la fois macabre et hors-norme.

  • D'une beauté excessive, chevelure de naïade, oeil de feu, nez grec, Stella Corfou est une femme libre, qui le clame haut et fort. Quand Antoine Leroy la rencontre aux Puces Matabois où elle travaille, il sait qu'elle deviendra sa femme ou qu'il en mourra. Il lui demande sa main, elle accepte. C'est l'amour fou, la vie folle, aussi belle que tragique, jusqu'à la déraison.
    Avec ce roman caracolant et picaresque, paru pour la première fois en 1988, Béatrix Beck, au sommet de son art, atteint une perfection du style dont l'exubérance est sans cesse contrebalancée par les ruptures temporelles et syntaxiques.
    Florence Reymond se nourrit de cette chronique endiablée et la transcrit à sa manière, mêlant à loisir les figures, les rôles, les objets ou leurs desseins. Elle extrait de ce bouillonnement une série d'images impétueuse et fantasque.

  • C'est en 1986, peu de temps après la catastrophe nucléaire de Tchernobyl, que paraissait en Allemagne La Société du risque. Livre pionnier, traduit en plusieurs langues, sa publication en français intervint au lendemain des attentats du 11 septembre 2001 et de l'explosion d'une usine chimique à Toulouse. Alors que l'on s'interroge plus que jamais sur le « risque zéro », l'assurance, la responsabilité et la prévention, l'ouvrage d'Ulrich Beck fournit des clés pour penser ce que l'auteur diagnostique comme un véritable changement de société. Car si nous ne vivons pas dans un monde plus dangereux qu'auparavant, le risque est désormais beaucoup plus qu'une menace : il est devenu la mesure de notre action. À une logique de la répartition des richesses a succédé une logique de la répartition des risques : contrainte dès lors de poser continuellement la question de ses propres fondements, la « société du risque » fait de l'avenir la question du présent.

  • Noli

    Béatrix Beck

    Dans un pays lointain de neige et de froid, une enseignante venue d'Europe s'éprend de Camille, une universitaire célèbre.
    Noli est la chronique de cet amour à sens unique.
    Noli est le récit d'une tentative de guérison par la psychanalyse.
    Noli est le constat que seule l'écriture peut délivrer des amours illusoires.

  • Bribes

    Béatrix Beck

    Béatrix Beck avait l'habitude de noter des phrases sur toute sorte de supports - allant du papier administratif à l'enveloppe reçue en passant par les boîtes cartonnées d'emballages alimentaires -, qu'elle découpait et conservait précieusement dans des pochettes intitulées "Bribes".
    Réflexions sur l'existence, la vieillesse et la mort, phrases entendues, observation de la nature et des animaux, en particulier des chats qu'elle aimait tant, jeux de mots... autant d'aphorismes, de romans ou de nouvelles potentiels dans lesquels se condense l'univers si particulier de cet immense écrivain qu'est l'auteur de La décharge, de Stella Corfou ou de Léon Morin, prêtre.

  • Disparue en 2008, Béatrix Beck aurait eu 100 ans le 30 juillet 2014.
    Pour fêter cet anniversaire, les éditions du Chemin de fer publient le 11 juin 2014 La double réfraction du spath d'Islande, recueil de quarante-trois nouvelles et textes autobiographiques inédits ou parus en revue, qui retrace cinquante années d'écriture et dresse en creux le portrait d'un écrivain incontournable.

    De Béatrix Beck, André Brincourt disait : « Ses mots ont une fraîcheur suspecte. » À la lecture de La double réfraction du spath d'Islande, on prend la mesure d'une conception sans concession de la littérature, indissociable d'une infinie liberté : « J'appelle un chat un chat et un mort un macchabée » affirme-t-elle dans l'une des nouvelles inédites du recueil, au titre qui en dit long : Les zobs secs.
    De ces cinquante ans d'écriture retracés ici, on retient également la permanence des obsessions de l'auteur de Léon Morin, prêtre, de La décharge ou de L'enfant-chat : Dieu, ou plutôt son absence ( « Version moderne et laïcisée de l'Écorché de Bar-le-Duc : la télécommande extérieure au poste T.V. et qui pourtant le dirige. Le silence de Dieu m'a brisé la télécommande et qu'est-ce qu'un poste T.V. sans sa télécommande ? ») ; la parole donnée à ceux qui ne l'ont pas, qu'il s'agisse d'un handicapé ( « Un héros de roman, c'est qui ? / - N'importe qui. / - Sans préférence ? - Plutôt les anormaux. Il y a plus d'au-delà en eux. »), d'un chat (Ooliba et sa descendance) ou d'un crayon (« Seule la fille de trois ans est bien. J'aime tracer son nom en capitales : PULCHÉRIE. Elle ne m'utilise que pour dessiner des maisons avec leur fumée et des fleurs qui les dépassent, des chiens à six pattes, des personnes avec tous leurs doigts comme des quenelles.»).
    Ce qui transparaît à chaque page : l'amour des mots et le plaisir de jouer avec eux : « Jean Ricardou a écrit dans Problèmes du Nouveau Roman que personne n'a jamais couché dans le mot lit et que le mot chien n'a jamais mordu personne. Démentiellement, l'espoir subsiste : peut-être l'écrivain finira-t-il par coucher le lecteur dans le mot lit, par le faire mordre ou lécher par le mot chien. Flaubert rêvait d'un livre à propos de rien, qui se tiendrait par la seule force interne de son style. C'est l'échec, renouvelé à chaque ouvrage, qui donne la force de continuer ».

    Dans la seconde partie, consacrée aux textes autobiographiques, le lecteur se familiarisera avec celle dont la vie et l'oeuvre sont intimement liées. On y croise bien sûr la figure du père, Christian Beck, celle de Roger Nimier ou d'Aragon, mais aussi celle d'une voisine qui deviendra l'héroïne du roman Josée dite Nancy :
    « - J. souhaite des rapports sexuels avec moi un peu, j'imagine, comme les cannibales qui espèrent acquérir les caractéristiques de ceux qu'ils consomment. Ce serait pour elle une manière d'entrer dans le français, tandis que je me familiariserais avec la fourrure.
    Moi, revêche :
    - J'ai peur de ne pas avoir ces goûts-là.
    Craignant d'avoir été trop blessante, j'ajoute :
    - J'ai aimé des femmes, mais je ne les ai jamais touchées.
    Elle, encourageante :
    - Y a un commencement à tout ».

    Et la lecture de La double réfraction du spath d'Islande, de donner envie de s'écrier, comme J. la voisine : « Je vous aime, mâme Beck.»

  • Le 10 mai 1996, Beck Weathers, un Américain de 49 ans, survit miraculeusement à la tempête qui a coûté la vie à huit membres de deux expéditions dans l'ascension de l'Everest (8 848 mètres). Il relate comment, désorienté, quasi aveugle, les deux mains gelées et le visage rongé par le froid, il a trouvé la force de redescendre seul au camp 4, à 8 000 mètres. Et comment cette expérience a littéralement permis sa renaissance.

    Médecin anatomopathologiste, Beck Weathers vit à Dallas au Texas. Son caractère dépressif l'a amené à sans cesse repousser ses limites physiques jusqu'à sa tentative d'ascension de l'Everest en 1996. Il est devenu un conférencier très sollicité.

  • « Le Chant des Sirènes attire et inquiète les hommes depuis longtemps, comme s'il mariait étrangement la Berceuse, le charme qui endort périlleusement, et le Clairon, la puissance du réveil nécessaire pour échapper au péril. Mais ce Chant est un Discours, et d'abord celui du poème d'Homère, et sa mélodie vivante et mortelle est la musique d'une promesse de savoir. Tout se passe comme si la musique conservait en sa force irrésistible et insuffisante exactement l'ambiguïté du Chant des Sirènes : tantôt elle affaiblit et apaise celui qui en subit l'effet, lui promettant l'irrespirable cohérence du Savoir Absolu, tantôt elle le renforce et le relance dans la vie qui cherche son rythme et son sens pour ne pas en finir. Le langage même, qui occulte et rappelle les séductions de sa forme pleine de signification, est ce poème chanté où les noms contractent déjà le rêve ambigu d'un son où naîtrait le sens qui se dérobe. Chaque fois que nous parlons (énonçant, nommant) et écoutons, nous rejouons la scène du Chant XII de l'Odyssée : nous nous confions aux promesses des sons que l'humanité a organisés en langues et en musiques, sans jamais savoir pourquoi elles n'en finissent pas d'attirer et de nous engager à ne pas nous y abandonner. »

  • Ce matin-là, Audra Kinney avait rassemblé ses dernières forces pour fuir son mari, mis ses enfants dans la voiture, et foncé à travers les paysages accidentés de l'Arizona. Mais, par un étrange coup du sort, elle est arrêtée par la police sur une route a priori déserte. Une cargaison de drogue est découverte dans son coffre. Et le cauchemar commence. Car une fois au poste, on s'étonne qu'elle mentionne la présence de ses enfants. Ils auraient disparu ? La police, et bientôt les médias, parlent d'infanticide : c'est la parole d'Audra contre la leur...

  • Cou coupé court toujours pourrait n'être que l'histoire tristement banale d'Edmond Surnin qui, depuis que sa femme l'a quitté, tente de préserver tant bien que mal un reste de foyer avec ses deux filles. Mais il y a l'incroyable inventivité de Béatrix Beck, qui bouscule la forme romanesque traditionnelle, se joue des mots et du lecteur, faisant de la truculence et de l'irrévérence ses mots d'ordre.
    Dans ce roman paru pour la première fois en 1967 et salué par la critique comme «un chef-d'oeuvre de malignité, de tendresse et d'invention», Béatrix Beck, dans la lignée d'un Queneau, fait feu de tout bois pour conjurer la dureté de l'existence et célébrer la puissance incantatoire de l'écriture.


    Mélanie Delattre-Vogt s'empare de ces visions fantasques et délirantes et se plaît à incarner avec poésie et délicatesse l'orgie de mots réjouissante de Béatrix Beck.

  • De l'oeuvre poétique de Béatrix Beck (1914-2008) nous ne connaissions jusqu'alors que les onze poèmes publiés dans la plaquette Mots Couverts en 1975. Dans un entretien datant de 1997, elle affirmait pourtant : «J'ai par ailleurs un recueil dactylographié, qui n'est pas imprimé. Il le sera peut-être après qu'il me soit arrivé quoi que ce soit.» Ce recueil inédit, intitulé Entre le marteau et l'écume, ouvre ce volume des poésies complètes qui réunit par ailleurs Mots couverts et de nombreux poèmes publiés en revue.

  • Alionouchka la blonde est un vrai garçon manqué : elle court les bois et n'a peur de rien. Quand ses parents la laissent seule dans sa maison, elle les rassure et invite des amies. Mais voilà que les brigands rôdent... Un conte palpitant, plein de rebondissements, qui est aussi une belle leçon de courage et de solidarité.

    Alionouchka et les brigands est un conte qui a été recueilli en Russie au XIXe siècle par le folkloriste Alexandre Afanassiev (1826-1871), mais on en trouve des versions dans toute l'Europe (il s'agit du conte type 956 B qui a notamment inspiré le roman d'Henri Pourrat, Gaspard des montagnes).

  • Ce texte inédit, qui date de 1979, est la retranscription d'un tapuscrit retrouvé dans une pochette intitulée "Conférences" des archives de Béatrix Beck.
    Romancière, nouvelliste, poète, Béatrix Beck fut aussi la dernière secrétaire d'André Gide, en 1950 et 1951.
    Elle évoque ici le souvenir de quelques écrivains qu'elle a côtoyés : Gide principalement, mais également Colette, Malraux, Mauriac, Sartre...

  • La decharge

    Béatrix Beck

    Les Duchemin s'entassent dans une baraque, entre le cimetière et la décharge publique. Noémi rédige ses souvenirs à la demande de son institutrice. Adolescente sensible, surdouée, son style est capable de transformer en féerie la réalité sordide. Elle a l'espièglerie ravageuse de la Zazie de Queneau.

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