Hugues Lenoir

  • Par ce titre Pérégrinations pédagogiques Hugues Lenoir tenait à rendre hommage à Flora Tristan qui publia le récit de son voyage au Pérou titré Pérégrinations d'une paria. Mais, il souhaite surtout rappeler que pour répandre ses idées socialistes et féministes, Flora s'engagea dans un tour de France à la rencontre des ouvriers et des ouvrières en 1843. Comme, elle, il poursuit son voyage en pédagogie émancipatrice. Il consacre la première partie de cet ouvrage à un précurseur des pédagogies modernes, disciple de Jean-Jacques Rousseau, Johann Heinrich Pestalozzi, auquel les pédagogues libertaires doivent (peut-être) quelques-unes de leurs idées.

    Il poursuit son chemin en brossant une rapide synthèse de l'émergence et de la permanence du souci d'éduquer que partagèrent les militants libertaires et leurs organisations, du milieu du XIXe siècle au premier tiers du XXe, durant la Révolution espagnole.

    Enfin, l'auteur poursuit sa promenade en éducation libertaire en analysant et commentant, avec un regard contemporain, la conférence donnée sur ce thème en 1900 par le militant anarchiste hollandais Ferdinand Domela Niewenhuis dont le texte est reproduit in extenso en fin d'ouvrage.

  • Cette Amap du 9-3 est une « Association » pour le maintien de l'agriculture paysanne et non pas une « AMAP » classique. Le propos est bien, de par les mots et les actions entreprises, de participer à une dynamique collective et politique pour aider au retour d'un monde paysan respectueux de son environnement et vivant convenablement de son travail.

    On verra dans ce livre comment une volonté de développement - qui va bien au-delà des pratiques amapiennes courantes - donne une dimension inhabituelle à ce collectif, puisqu'il regroupe actuellement 256 familles ! Au-delà des légumes, il s'agit bien de créer un espace de rencontre, d'amitiés et d'expériences partagées.

    D'autre part, les initiateurs de Court-Circuit n'ont pas voulu créer de struc­ture juridique et de pouvoir - il n'y a pas d'association ! - où s'expriment souvent les egos, les caractères, les rancoeurs et aussi les dissensions d'ordre politique.

    Enfin, la volonté d'entraide et de partage se met en pratique par la remise des « paniers » non enlevés chaque semaine à l'association Femme solidaire et au Secours populaire.

    Le travail fait par Hugues Lenoir n'a cherché qu'à valider sociologiquement les rêves et les folies de ce collectif.

    Livre + CD

  • Éducationniste libertaire, féministe, pacifiste et libre penseuse, Madeleine Vernet (1878-1949) fut une militante infatigable engagée sur plusieurs fronts. Liée au mouvement libertaire depuis 1904, elle fonde, en 1909, l'orphelinat « l'Avenir social » , qui malgré les miltiples difficultés diverses, a accueilli des centaines d'orphelins. Madeleine Vernet pronait l'union, considérant que tous les courants du mouvement ouvrier devaient être associés à son projet éducationniste. En 1918, l'oeuvre de l'orphelinat était soutenue par 300 organisations ouvrières (syndicats, unions, fédérations), 90 coopératives de production ou de consommation, 100 organisations socialistes, 506 individus.

  • Cet ouvrage approfondi les précédents écrits de l'auteur. Il y démontre que les anarchistes furent toujours, même si d'autres courants de pensée y participèrent, à la pointe du combat éducatif en inscrivant celui-ci dans une démarche sociale et émancipatrice. La première partie du livre est consacrée au rôle que les libertaires jouèrent dans l'émergence des principes et des pratiques de l'autogestion pédagogique avant même que le concept lui-même n'apparaisse et comment aujourd'hui encore ils s'y impliquent. Dans une deuxième partie, l'auteur souligne la place qu'occupèrent, en France et dans le monde, les anarchistes dans le développement de l'éducation populaire et la permanence de leur action dans un secteur qu'il convient, souligne-t-il, de réinvestir et de se réapproprier afin d'échapper à la « scolarisation » autoritaire et délégataire de la société. Le livre se prolonge par un rappel et par un constat toujours d'actualité. A savoir que les enjeux de la connaissance et des dispositifs créés pour éduquer furent toujours au coeur de la lutte des classes. Il se referme pour terminer sur une évocation de la grande éducationniste que fut André Léo.

  • Ce précis vise à engager une réflexion sur la place de l'éducation dans la cité en vue d'une émancipation politique, sociale et citoyenne.
    Emancipation où l'apprenant - enfant ou adulte - doit avoir une place prépondérante, pour ne pas dire toute la place, dans l'organisation de son éducation et la production des savoirs. Il s'agit donc - sans omettre pour autant la nécessaire lutte sur le plan économique - de construire par la liberté et l'éducation, voire par l'éducation de la liberté, un individu libre de penser et d'agir. Il est suivi de quelques pages consacrées à Victor Considérant, continuateur de Charles Fourier et de sa pédagogie attrayante et naturelle, auteur et militant du socialisme utopique dont la pensée et les réflexions alimentèrent ultérieurement, à n'en point douter, les théoriciens et praticiens de la pédagogie libertaire.

  • Cet ouvrage est composé de deux ensembles. Le premier s'inscrit dans la suite des réflexions de l'auteur sur l'éducation libertaire. Education libertaire mise en perspective et en lien avec les réalisations de la Commune de Paris et le souhait déjà formulé d'une école laïque et gratuite. Education libertaire encore au coeur du texte de James Guillaume, Idées sur l'organisation sociale, écrit en 1876. Texte synthétique où l'éducation apparaît parmi d'autres exigences comme l'une des pierres angulaires de la transformation sociale.

  • Texte est une relecture critique du Programme d'enseignement de l'association fraternelle des instituteurs et institutrices et professeurs socialistes de 1849. II se propose de faire émerger de ce « manifeste » fondateur quelques éléments qui viendront ultérieurement alimenter le discours et les pratiques pédagogiques des libertaires.
    Le second texte décrit une expérience contemporaine et locale d'éducation née à la marge de l'éducation populaire officielle, tout en s'inscrivant dans une tradition historique et sociale revendiquée, celle la Dionyversité ou université populaire de Saint-Denis (93). Elle se réclame d'un projet politique, social et éducationniste explicite, à visée émancipatrice, dans un cadre autonome se revendiquant clairement de la capacité politique des classes ouvrières.

  • L'ouvrage s'attache à deux individualités et à un événement collectif majeur qui, à distance, les a fait se rencontrer. Ni les personnalités de Rimbaud et d'Andrieu ne sont comparables - encore moins leur oeuvre et leur retentissement - ni leur rencontre ne reflète exactement l'importance de la Commune de Paris dans la longue histoire de l'émancipation humaine. L'examen de leurs relations, à la fois interpersonnelles et avec ce qui s'était déroulé sous leurs yeux ou s'y prolongeait encore, permet cependant de saisir quelques aspects méconnus, sinon ignorés, de ce moment révolutionnaire, ainsi que des mois et des années qui l'ont précédé et suivi.

  • Le syndicalisme a été un partenaire institutionnel des premiers accords fixant les modalités des politiques de formation, ces accords issus de négociations collectives risquent d'être remis en cause. Comment se situe alors son implication dans la mise en oeuvre d'un droit collectif de la Formation. En regard de son action traditionnelle du rapport au travail, ce rapport à la connaissance devient-il objet spécifique de négociations ?

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