Thierry Guilabert

  • Jean Vigo, mort à 29 ans de tuberculose, cinéaste essentiel régulièrement redécouvert, auteur de quatre films, dont seul le dernier L'Atalante est un long métrage, était le fils de l'anarchiste Miguel Almeyreda, "suicidé" en prison en 1917. Son oeuvre, régulièrement censurée, fut défigurée par l'État et les producteurs, de sorte qu'il n'est pas faux de dire qu'À propos de Nice, son premier film, est le seul où il put s'exprimer en dehors de tout contrôle, dans une liberté parfaite. C'est un voyage à travers ce film unique, brûlot dénonçant les inégalités sociales, film dont Isabelle Marinone, spécialiste du cinéma libertaire, dit qu'il est "une bombe en celluloïd", que Thierry Guilabert nous convie. Détonnant !

  • Août 1963, tandis que des millions de touristes déferlent sur la Costa Brava, à quelques dizaines de kilomètres de Barcelone se déroule l'ultime manche d'un jeu mortel qui oppose depuis plus de vingt-cinq ans quelques guérilleros anti-franquistes à la guardia civil. Le dernier de ces combattants anarchistes, on le surnomme Caracremada, face brûlée. Il connaît parfaitement le terrain montagneux de la Catalogne, passeur pour le compte de la CNT, dynamiteur de pylônes haute tension, ancien résistant, insaisissable marcheur déjouant tous les pièges, Caracremada est tout cela, et plus encore : il est le symbole d'une lutte sans fin contre Franco et ses sbires. Il traverse les années les plus sombres de l'histoire espagnole. En soixante-dix fragments qui sont autant de courts chapitres, Thierry Guilabert retrace le parcours d'un combattant d'exception, et l'histoire d'un pays courbé sous le joug de la dictature.

  • Les menaces, les cris, les coups, ce soir c'en est trop.
    Une course à pied dans la nuit, un bus, un train, un car, et puis encore de la marche, une longue marche dans des sentiers de montagne...
    Et les voilà arrivées au refuge.
    Mila n'est pas vieille et sa mère n'est pas veuve. Pourtant c'est là, avec Catherine, Mado, Marguerite, Clémence et les autres qu'elles vont trouver leur place.
    Loin de tout. Loin des hommes. Loin de leur violence.
    Ici, aux Ouches, des vieilles femmes blessées ont décidé de vivre en communauté, de restaurer les bâtisses, de partager l'essentiel, de se serrer les coudes, de se panser le coeur. La mère de Mila connaît l'une d'entre elles, et l'appelle « nourrice ».
    La vie s'organise, rude et douce. Mila étudie, fait la lecture, se découvre des forces inconnues et un amour inattendu pour la montagne et sa sauvagerie. Elle se surprend à espérer que cette vie peut durer.
    Elle se trompe. Là-bas, en ville, dans les brumes de l'alcool, son père rumine une vengeance atroce.

  • Guernica Oléron

    Thierry Guilabert

    Ce roman s'inspire librement de l'histoire de milliers d'enfants évacués des villes de Guernica et Bilbao et de toute l'Espagne républicaine après les bombardements de 1937, en pleine guerre civile. Beaucoup arrivent sur l'île d'Oléron, à Boyardville.
    On y suit les aventures d'Adéi, un jeune Basque né cinq minutes après son frère et soumis aux rigides traditions familiales, aux lois de la maison, à ce père qui le destine à devenir serviteur de son jumeau.
    L'exil, la découverte de l'île d'Oléron lui permettront-ils de s'arracher du carcan qui enfermait sa vie ?
    Guernica Oléron est le roman de cette libération

  • Quelle faute contraint le jeune Tom à l'exil ?
    Pour prison : une île, le hurlement des vents, la musique du ressac, le chant des sirènes.
    Pour refuge : une maison perdue.
    Pour compagnie : un grand-père inconnu, misanthrope, vigie fixant l'océan dans l'attente d'une apocalypse.
    Quels chemins ces deux mémoires blessées devront parcourir pour s'accorder et échapper à la menace qui rôde à l'horizon ?

  • Que se passe-t-il sur l'île d'Oléron ?
    Quel est ce mal mystérieux qui frappe les ostréiculteurs ?
    Sur la route des huîtres, c'est la ballade des pendus.
    La belle Maria, la jeune veuve aux lèvres de voleuse de cerises appelle à son secours, un ami d'enfance : Ben Yassouh - c'est son pseudo au poker, un détective, "un privé", surtout privé d'amour, comme il se plaît à dire...On a retrouvé Abel son mari pendu dans sa cabane à deux pas de ses claires...et ce n'est pas le premier ostréiculteur qui meurt ainsi la nuque broyée de bien curieuse façon...
    Par bonheur, Ben Yassouh n'est pas seul pour mener son enquête, deux amis : Ombredane, l'ancien gendarme réformé à la suite d'une blessure héroïque et Pado, un flic pure laine du genre "hard boiled", viennent à sa rescousse, sans oublier Konan, le hacker, qui surfe aussi bien sur le net que sur la vague...
    Tout ce joli monde ne se doute pas du danger qui rôde...et qui va encore frapper un jeune homme venu faire le chippendale sur l'île pour une fête entre copines...
    Quand la vérité éclate, ça en sidère plus d'un !
    Dans ce récit pittoresque et trépidant écrit comme un joue au ping-pong; François Vignes et Thierry Guilabert s'en donnent à coeur joie. Ils nous offrent à leur manière une magnifique pérégrination dans l'île de lumière.

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