Bayard

  • Cette lettre de Simone Weil, écrite en 1942 au Père Couturier, à la veille de son départ pour Londres où elle rejoint la Résistance, et quelques mois à peine avant de mourir à l'âge de 34 ans, est l'un des textes majeurs sur sa réflexion et son parcours spirituel. Elle présente en trente-cinq points, toutes les questions qui l'empêchent de se convertir totalement au christianisme. Trente-cinq obstacles entre elle et l'Eglise qu'elle souhaite universelle.
    Un court texte de la grande philosophe mystique qui dévoile la profondeur de sa réflexion et l'exigence de sa foi.

  • Pascal, en écrivant l'Abrégé de la vie de Jésus-Christ - daté de 1655, donc juste avant les Provinciales et avant les Pensées - oeuvre inachevée retrouvée par sa famille en 1662, s'interroge sur deux problématiques. Celle liée à une réécriture (réorganisation, réduction et traduction du texte évangélique), celle liée à la visée du texte évangélique, entre édification et contemplation. Il parvient à une " concorde " des Evangiles en composant son récit en une succession de " mystères ".
    La présentation de Frédéric Boyer permet d'aborder cette oeuvre de façon toute nouvelle.

  • Ces dix-sept lettres signées par Jean Chrysostome (347-407) s'apparentent tantôt à de simples billets, tantôt à de petits essais, tantôt à de véritables homélies. Écrites entre 404 et 405, elles s'adressent à une jeune veuve de Constantinople appelée Olympias.
    Premières lettres de direction spirituelle dans la littérature chrétienne d'expression grecque, elles fournissent de précieux renseignements sur leur époque, l'histoire du christianisme (en particulier le schisme de l'Église d'Orient) et la vie du saint lui-même, alors banni de Constantinople dont il était archevêque.
    Ces lettres chaleureuses, qui nous font aussi entrer dans l'intimité de deux âmes, se rattachent à la tradition de la Consolation. Il est intéressant d'observer l'évolution de cette branche de la littérature épistolaire pratiquée en leur temps par de grands auteurs païens, comme Plutarque ou Sénèque.

  • Née en 1648, Jeanne-Marie Bouvier de la Mothe-Guyon, couramment appelée Madame Guyon, nous est surtout connue aujourd'hui pour Le Moyen court et très facile de faire oraison (1686), qui la range parmi les grandes mystiques françaises. Au sein de la querelle du quiétisme qui oppose Bossuet à Fénelon, on retient d'elle la silhouette d'une héroïne pleine d'extravagances. À travers ses autres écrits, moins connus, et notamment, sa "Vie", on découvre une personnalité hors du commun. Une existence rythmée par les voyages et les emprisonnements. L'enjeu de la présente réédition est de faire entendre cette voix passionnante, posée au croisement de deux expériences d'affranchissement :
    L'expérience spirituelle et l'expérience littéraire. Ses écrits révèlent aussi comment une jeune femme puise la puissance de révolte nécessaire pour transformer en liberté intérieure son emprisonnement social et exister à sa façon dans un monde gouverné par les hommes.

  • Conformément à Vatican II, l'Eglise pour Bruno Chenu est à la fois un donné et une tâche à accomplir ; elle n'existe pas indépendamment de ses incarnations, solidaires dans la charité et laq foi. C'est une Eglise prophétique appelée à détecter ce qui est orienté vers l'avenir, une Eglise prenant au sérieux l'option préférentielle pour les pauvres, une Eglise inculturée et oecuménique où le dialogue a toute sa place.

  • Le chemin de la vie

    Léon Tolstoï

    A la fin de sa vie, Tolstoï entend résumer et présenter les pensées exprimées par les sages universellement reconnus et par les fondateurs des religions les plus répandues de tous les temps et de tous les pays.

    Toutes ces pensées, pour lui, délivrent le sens et le but suprême de la vie. Elles tracent ainsi le «chemin de la vie», titre original de ce livre qui deviendra, dans sa traduction française en 1912, « Pensées de l'Humanité ».
    Mais il s'agit surtout de son oeuvre testamentaire, celle qu'il entoura de plus de soin durant ses dernières années et dont il corrigeait les épreuves jusqu'à sur sa couche de mourant.

    Témoignage bouleversant et impressionnant des interrogations de l'auteur russe sur l'éducation, le couple, la paix, l'amour, la vie après la mort... au travers des plus grandes pensées et des plus grandes sagesses de l'humanité.

  • Une méditation qui puise ses sources dans la Bible, la spiritualité orthodoxe et la littérature.
    Un ouvrage qui reconsidère l'approche de Dieu à partir de la contemplation du visage de l'autre.

  • C'est après un long voyage en Italie, dans le milieu quiétiste, de retour à Grenoble, qu'elle reçoit de nombreux laïcs, clercs et religieuses, à l'intention desquels elle compose son Moyen court et très facile pour l'oraison.
    Ce texte passionnant a acquis très vite une très grande popularité. A partir de sa riche expérience personnelle, Mme Guyon proposait un guide simple et accessible de la vie intérieure, et les moyens de parvenir à cet abandon et cette passivité dans la relation à Dieu par la prière.
    C'est aussi un éloge du coeur et de la quiétude, jugé subversif à l'époque. Ce « christianisme intérieur » se distingue d'une religion de pouvoir.

    Redécouvert aujourd'hui, ce petit livre s'adresse à tous ceux qui veulent expérimenter la connaissance intime de leur vie intérieure, pratiquer la prière comme dialogue entre les coeurs.

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