Chant D'orties

  • Un jeune garçon rencontre le chien Barzoï de sa voisine, une vieille princesse russe. À travers eux l'enfant découvre tout à la fois les légendes associées à la beauté, la noblesse et le courage de l'animal, mais également l'histoire sombre d'une Russie où les moujiks comme son père avaient moins d'importance qu'un chien. À la suite d'une promenade dans la neige, l'enfant est propulsé dans un monde fantastique, sauveur annoncé du prince des Barzoïs.

    Dans ce lieu féerique qui l'enchante, le jeu des apparences et du déterminisme social y est aussi prégnant et noir que le monde réel. Un roman d'heroic-fantasy illustré à partir de 10 ans.

  • Nouvel album de la même équipe d'auteur et illustrateur que Qui sont les pirates ? Dans une langue proche de l'oralité, Neil Jobard développe l'échange entre un père et son tout jeune fils sur l'idée de l'entraide et de la capacité de l'individu à faire avancer la société. Julien Mélique, toujours à la gravure, rend tangible les idées véhiculées à travers la symbolique du poisson.

    Un bel album jeunesse à partir de 5 ans.

  • Carlia vit dans une favela à Rio. Elle mène sa vie entre les travaux à la maison, l'école et les ménages. De temps en temps, Carlia fait un détour par l'école de musique. Elle écoute le violon du professeur et parfois même quand il n'y a personne, il l'invite à jouer. Il dit qu'elle a du talent mais Grand-père n'a pas d'argent pour un violon. Pourtant un jour sur la montagne de déchets, Grandpère trouve un violon démantibulé... Cette histoire est inspirée d'une histoire vraie d'instruments fabriqués avec les objets de récupération pour les musiciens d'un orchestre né dans la favela.

  • Comme beaucoup d'enfants, Aldo veut des voitures, un garage, un circuit et même une ville. Poursuivi par ses obsessions, il se fait offrir tout ce qu'il désire. Peu à peu, sa chambre se remplit, mais Aldo reste toujours insatisfait ...

  • De jeunes cheminots en 1940 se retrouvent confrontés à l'invasion allemande en France. Que faire ? Un court récit de résistance aux échos actuels multiples.

  • Dans un futur proche, la Terre est devenue inhabitable. Une partie de l'humanité a alors colonisé la planète X-YOLE. L'avenir s'annonçait radieux. Mais bientôt, tempêtes, orages, pluies violentes se multiplièrent à sa surface. Le jeune Victor perçoit que c'est une nouvelle forme de pollution qui menace même l'existence de celle-ci. Avec son amie Valora, il se démène pour alerter la population incrédule et faire accepter l'idée que ce dérèglement n'est que la manifestation climatique des tensions existant entre les hommes. Ce roman d'anticipation marie de manière singulière les questions écologogique et sociétale pour poser une réflexion sur la possible disparition de la terre et de l'espèce humaine si nous ne changeons pas radicalement de manière de vivre et de cohabiter.

  • Comme une Alice égarée dans les îles grecques, Gaïa décide de s'enfuir de sa prison de pierre. Accompagnée d'un pélican irascible mais bienveillant, elle affrontera la colère des Kokkinopoliens pour rejoindre la Montagne Bleue et y trouver « les rêves de ceux qui y croient encore », non sans passer par de nombreuses épreuves et rencontrer sur sa route des personnages étonnants.

  • Il s'appelait Marius Gardebois, dit le Savoureux.
    C'est par lui que j'ai connu les chemineaux. - Le Romani ! disait-il, vous entendez bien, je suis le Romani. Il n'est, en effet, qu'un seul romanichel au bagne, et c'est moi. Mais ceux de ma race m'ont pardonné sans m'avoir oublié. Il y a de l'indulgence pour moi dans toutes les roulottes de la bonne France. Jusqu'aux chevaux, je suis sûr, qui, une fois dételés, doivent certains soirs m'envoyer une pensée !...
    En 1928, L'illustration publie un texte d'Albert Londres, intitulé Figures de nomades. Dans cette nouvelle, le journaliste raconte l'histoire de Marius Gardebois dit le Savoureux, bagnard et romanichel. Pour Londres, déjà célèbre, Marius n'est pas un inconnu, encore moins un personnage de fiction. Il a déjà parlé de lui, cinq ans auparavant, dans les deux derniers articles de la série de reportages sur le bagne publiés par le journal Le Petit Parisien.
    Tous les deux se sont rencontrés dans l'enfer de Saint-Laurent-du-Maroni en Guyane. Chant d'orties réunit pour la première fois les trois textes qui, ensemble, donnent une image bien éloignée des clichés sur les Tziganes - romantisme d'un côté, misérabilisme de l'autre - sur fond de dénonciation du bagne.

  • La marseillaise

    Hervé Mestron

    Après avoir sifflé la Marseillaise devant des caméras lors d'un match de foot, Mohamed, dit Momo, est arrêté. La cité qu'ils habitent est alors assaillie par la police, les médias et les groupes politiques de tous ordres qui souhaitent utiliser cet évènement à leur avantage. Sa soeur, Yasmina, et sa mère n'acceptent pas le geste de Momo. Yasmina cherche à comprendre, la mère se sent bafouée et Mohamed, relâché dans l'attente de son procès, ressasse sa colère. Le garçon disparaît et face au questionnement de sa fille, la mère révèle l'histoire de la famille, faite de racisme et de rejet, bien qu'en France depuis trois générations. Dépassé par les passions qu'il a déchaîné, Mohamed se sent finalement contraint de quitter la France.

  • Dans un jardin un peu à l'abandon, fleurs et mauvaises herbes vivent tant bien que mal ensemble. Arrive Pissenlit et voilà un envahisseur de trop. Rose, se targuant d'être la fleur la plus belle du jardin, l'accueille avec mépris et lui demande de déguerpir. A ses yeux et à ceux des autres fleurs, les herbes comme Pissenlit ne peuvent être que mauvaises.
    Comment va réagir Pissenlit ? Que vont faire les autres herbes face aux menaces de Rose et des fleurs ?

  • On donne à un homme un chien dont il ne veut pas. Un chien ou plutôt une chienne. Les chats qui vivent avec l'homme découvrent la chienne. Mais la chienne aime les chats alors les chats l'acceptent. La chienne veille sur les chatons qui la prennent pour leur mère. La chienne aime les chats, les enfants, les autres animaux mais les chasseurs n'aiment pas la chienne, et elle le leur rend bien. Une chienne qui aime et respecte tous les êtres vivants, qui les fait même passer avant elle et aide ainsi à faire régner la paix autour d'elle. Mais voilà les chasseurs ne l'entendent pas de cette oreille. D'autant qu'elle ne les laisse pas assouvir leur passion.

  • Qui sont les pirates modernes ? Un dialogue humoristique et encré dans la poésie du réel s'instaure entre une mère et sa fille qui ont décidé de prendre le large par rapport à la société de consommation.

    Livre illsutré et cartonné.

  • Hiver 1870, Paris est assiégé par les armées allemandes. Le froid est glacial et la nourriture manque. Les plus pauvres se contentent de maigres repas dans les cantines municipales, les bourgeois font bombance en se gavant de la chair des animaux exotiques du Jardin des plantes. Zélina, 10 ans, est révoltée par le sort des bêtes sauvages. Aidée de ses amis, elle entreprend de sauver ceux qui n'ont pas encore fini en beefsteaks.

  • Une très belle parabole sur l'idée de liberté adaptée pour les plus jeunes. Quelle vision de la liberté prévaudra ? Celle de Momo, l'éléphanteau dans sa cage ou celle des animaux sauvages de la forêt ?

  • Dans ce petit bar, tenu par Maurice l'ancien taulard, debout derrière son comptoir, torchon sur l'épaule du matin au soir, on se demande c'que peut entendre le type au taxiphone entre la musique crachotante qui sort du vieil électrophone, et les conférences pathétiques du vieux Georges sur la politique, les rouges qui viendront tout changer, surtout ceux qui coulent dans l'gosier. Dans un coin, y'a la vieille Marlène qui permet de cracher sa haine. Les soirs de paye, c'est l'défilé entre prolétaires du quartier, sauf le Lulu qui aime pas bien ça, qui préfère rentrer chez soi. Il paraît d'après l'gros Dédé qu'il serait un p'tit peu pédé. Après, c'est l'heure de la tournée, histoire de se rincer l'gosier, Lulu qui revient pour trinquer à la santé de l'amitié, à la santé d'un tas d'conneries qui les mènent bien après minuit. Chanter ce qu'ils ont sur le bide et s'embrasser les yeux humides.


    1981. la gauche arrive au pouvoir. Deux ans d'espoir, de fêtes et puis le désenchantement qui s'installe. Quelque part dans un quartier d'une ville de bord de mer, le bar de Maurice. Les habitués viennent y cracher leurs désillusions et se fondre dans l'atmosphère chaleureuse. Tous ont appris à nager, mais voilà que maintenant ils n'arrivent plus à maintenir la tête hors de l'eau. des oubliés de l'Histoire sur lesquels l'auteur porte un regard bienveillant mais lucide.

  • Les personnages de ce livre tentent, pour le meilleur et pour le pire, de partager ce petit bout de planète qu'on appelle la terre. Ils n'ont pas toujours de papiers, et pourtant ils existent, et se croisent.

  • Dans le quartier Voltaire apparaissent chaque jour des affiches de couleur, messages poétiques et révoltés. Pour Cheyenne, dix ans, elles sont une porte ouverte sur le monde. Mais qui peut bien en être l'auteur ?

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