Editions Libertaires

  • Les quelques mois de la Commune de Paris de 1871 sont unanimement reconnus comme fondateurs de cet immense espoir que fut le socialisme. En quelques mois, en effet, que d'idées furent formulées et mises en actes !
    Paradoxalement, on connaît mal l'histoire foisonnante et multiforme de la Commune.
    Ce livre comble cette lacune.
    En 300 pages sculptées d'innombrables iconographies de l'époque ce livre nous propose 21 circuits pédestres de quelques kilomètres chacun dans les 20 arrondissements de Paris. À la découverte de tout ce qui s'y est passé lors de la Commune en tant que grands ou petits évènements. Et c'est tout à la fois passionnant et bouleversant !
    Qu'on ne s'y trompe pas ! Ce livre n'est pas un énième livre sur la Commune, c'est LE livre de la Commune !

  • Paris ce n'est pas que la Tour Effeil ou le musée du Louvre. C'est aussi le peuple de Paris qui s'est maintes fois révolté contre la tyrannie du moment. C'est une pépinière de révoltés et de révolutionnaires en tout genre. Des célèbres comme des peu connus.

    Ce livre est une sorte de guide touristique de l'insurrection, magnifiquement illustré, revisitant tous les arrondissements de Paris à l'aune de ces révoltes et de ces révolutionnaires. Pour connaître le vrai Paris, celui du peuple, ce livre est un outil essentiel.

  • Un bon libertaire a trois positions dans la vie. Une position debout pour se battre, manifester, aller de l'avant. Une position couchée pour que le corps exulte. Une position assise, pour la tortore, la jaffe, la bouffe, la ripaille, le casse-croûte, etc.

    Benoist Rey est un cuisinier autodidacte qui « fait » sa cuisine depuis quarante ans. Simple, sans apprêt, avec de bons produits, à la portée de tous. C'est un livre de recettes-souvenirs. Un livre où il fait faim et soif.

    À votre santé !

  • En matière de mépris du peuple, le ci-devant Macron, est assurément un premier de cordée. Certains s'en offusquent à juste titre en oubliant que tous les présidents de la République se sont drapés dans ce même manteau du mépris du peuple. De Gaulle ne qualifiait-il pas les Français de « veaux » et Hollande les pauvres de « sans dents » ?

    Ce livre décrypte un système social capitaliste fondé sur l'exploitation et l'oppression de l'homme par l'homme, la loi du plus fort, la course au profit, la financiarisation des choses et de la vie... Il est une invitation à dépasser les effets d'un phénomène qui n'est en rien inédit et inéluctable.

  • Dans le tourbillon de mesures technocratiques et démagogiques liée à la « politique scolaire », il fallait la lucidité de François Le Ménahèze - instituteur et directeur d'école publique, praticien-chercheur du mouvement Freinet - pour nous rappeler au devoir de résistance. Résistance à la dictature du contrôle de conformité.

    Résistance aux injonctions de circonstance. Résistance à la pédagogie paresseuse de la sélection. Résistance à l'individualisme et à la concurrence.

    Ce qui fait de l'enseignant un homme debout, un véritable « instituteur » qui « institue l'humanité dans l'homme », requiert une éthique exigeante, qui désobéit à ce qui dégrade l'entreprise éducative.

  • Sébastien Faure (1858-1942) a marqué l'histoire du mouvement libertaire. Lors de « l'affaire », il créa un quotidien, Le Journal du peuple, qui défendit mordicus Dreyfus. En 1895, avec Louise Michel, il fonda Le Libertaire. En 1904, il créa La Ruche (1904-1917), une école libertaire laïque et gratuite qui scolarisera des centaines d'enfants. En 1934, il mit en oeuvre L'Encyclopédie anarchiste et ses 3000 pages. En 1936, il se rendit en Espagne où il rencontra Durruti.

    De son encyclopédie nous avons extrait son article sur la libre-pensée rappelant, outre son histoire, que celle-ci n'est pas une doctrine mais une méthode : celle de la pensée libre.

  • Le désastre écologique actuel, désormais flagrant, offre comme perspective, de plus en plus crédible, un effondrement de la civilisation humaine du moment et des conditions de la vie humaine sur terre. Certains pensent résoudre le problème via une réponse technique dans le cadre d'un capitalisme vert voué, comme de bien entendu, à une croissance sans fin, une surconsommation de l'inutile, une course effrénée au profit, un esclavage salarial repeint en vert, un accroissement inéluctable des inégalités sociale. Ce livre dénonce cette utopie manipulatrice et énonce l'évidence urgentissime de traiter les causes du problème et non seulement ses effets.

  • 1936-1939. Pendant trois ans la république espagnole a non seulement résisté au coup d'état fasciste de Franco mais elle a mis en place les prémisses de la plus grande révolution sociale de tous les temps. Deux cent affiches (sur 3 000 sorties pendant ces trois ans), des timbres, des cartes postales, etc. édités par les organisations libertaires (CNT, FAI, FIJL, Mujeres Libres) témoignent de tout cela. Et c'est magnifique de graphisme et de sens. Troisième édition augmentée.

  • Jean Vigo, mort à 29 ans de tuberculose, cinéaste essentiel régulièrement redécouvert, auteur de quatre films, dont seul le dernier L'Atalante est un long métrage, était le fils de l'anarchiste Miguel Almeyreda, "suicidé" en prison en 1917. Son oeuvre, régulièrement censurée, fut défigurée par l'État et les producteurs, de sorte qu'il n'est pas faux de dire qu'À propos de Nice, son premier film, est le seul où il put s'exprimer en dehors de tout contrôle, dans une liberté parfaite. C'est un voyage à travers ce film unique, brûlot dénonçant les inégalités sociales, film dont Isabelle Marinone, spécialiste du cinéma libertaire, dit qu'il est "une bombe en celluloïd", que Thierry Guilabert nous convie. Détonnant !

  • L'idée et la pratique du boycott traversent l'Histoire sous diverses dénominations : mise à l'index, embargo, quarantaine, proscription, abstention... L'Inde de Gandhi, les États-Unis de Luther King, l'Afrique du sud de Mandela vont nous accoutumer à cette pratique.

    Ce livre nous retrace toutes ces histoires et les histoires actuelles de luttes non violentes, mais pour le moins efficaces.

  • Umberto Marzocchi a traversé le XXème siècle en militant : membre de l'Union syndicale italienne dès 17 ans, puis des Soldats du peuple, il est contraint à l'exil, combat en Espagne lors de la guerre civile, puis dans le maquis français. Il dirige plusieurs associations antifascistes de la CGT italienne, est un des promoteurs de la ligue pour le désarmement unilatéral et un des fondateurs de l'Internationale des Fédérations anarchistes. À 77 ans, à la chute du franquisme, il est, pour la dernière fois de sa vie, arrêté en Espagne où il aidait à la reconstitution de la Fédération anarchiste Ibérique.

    L'auteur, Giorgio Sacchetti, est enseignant-chercheur, spécialiste du syndicalisme.

  • Le confinement a profondément marqué notre époque et les témoignages ne manquent pas. Mais, dans son journal, Pierre Sommermeyer adjoint à la dimension personnelle une dimension politique, philosophique, sociétale en abordant la question du capitalisme débridé, de la mondialisation de l'exploitation, du productivisme suicidaire, de la surconsommation et de la marchandisation de la vie.

  • Clara Wichmann (1885-1922), hollandaise d'origine allemande, précède de quelques années l'Allemand Fritz Oerther (1869-1935) dans l'élaboration d'une pensée non-violente et libertaire. Bien que ne connaissant pas Gandhi, Clara Wichmann, dépassant l'alternative « Ne rien faire ou lutter par les armes », fut une des premières à utiliser le mot de « non-violence » et à concevoir la notion d'action directe non-violente. Dans ces quatre « textes choisis », cette féministe, juriste, pédagogue, met en avant une société non capitaliste, non autoritaire et non-violente. Une réflexion d'une actualité brûlante au jour d'aujourd'hui.

  • "Quelque chose se passe en Syrie, loin des projecteurs des médias".

    C'est le cri qui ressort des multiples témoignages que nous publions ici. Nous avons l'habitude de n'entendre que l'écho du fracas des armes qui meurtrissent la Syrie au-delà de l'imaginable. Pourtant, "les énergies libérées par la révolution ont abouti à l'émergeance de centaines de campagnes et d'organisations civiles, ainsi qu'à l'épanouissement d'une culture longtemps réprimée, tant dans les arts que dans le débat critique", souligne Leila Al Shami dans ce livre.

    Recueil de textes publiés initialement en arabe ou en anglais, ce livre veut mettre en lumière ce versant si peu éclairé de la révolution et de la résistance syrienne, cette action civile sans armes aux mille visages qui ne cesse de se réinventer depuis 2011.

  • Derrière le nom de Matzneff, de nombreux autres ressurgissent aujourd'hui, vus sous une tout autre facette : Sartre, Beauvoir, Foucault, Hocquenghem, Schérer, Duvert, Sollers, Cohn-Bendit, Pivot, Finkielkraut, Bruckner, July... et Dolto. Beaucoup sont morts, tandis que la liste est bien plus longue de ceux qui ont, peu ou prou, contribué à former cet "air du temps", véritable responsable collectif - d'où l'impunité générale-, dont la généalogie contemporaine remonte à Mai-68 et, plus encore, aux années de l'après-68.
    Tel est l'angle de cette enquête approfondie, réquisitoire autant que plaidoyer, constitués autour de pervers asservis à leurs pulsions et dont enfants et adolescents étaient - et sont toujours - les victimes.
    Un lien est également établi entre le fameux " interdit d'interdire" et cette dérégulation libérale à tout-va qui s'est ensuivie, cause de grande confusion, et appelant de nos jours, en retour de bâton, de nouveaux interdits. L'ensemble des relations humaines - économiques, politiques, culturelles, jusqu'à nos rapports intimes et sociaux - s'en trouvent pour le moins perturbées.

  • Dans sa comédie dramatique La ville dont le prince est un enfant, M. Henry de Montherlant exalte jusqu'au sublime - forcément sublime ! - l'inclinaison de l'abbé de Pradts pour l'un de ses élèves et jeune éphèbe. Voici, en plein scandale planétaire impliquant Sa Sainteté (?) le pape lui-même, un témoignage qui démonte le mécanisme de «la machine infernale», (cf. Jean Cocteau), par lequel, dans ses séminaires, internats et juvénats, l'Eglise catholique instruit ses futurs prêtres à la haine et au mépris proclamés envers la Femme pécheresse, héritière de la divine malédiction du Jardin d'Eden. En revanche, en guise de compensation aux frustrations sexuelles qui en découlent par le biais de l'obligatoire voeu de chasteté, toute latitude est laissée aux impétrants quant à l'interprétation de la trouble sexualité de Jésus tour à tour impliqué dans une relation (de client ?) avec la prostituée Marie-Madeleine et une inclinaison à peine ambiguë pour Jean son disciple bien aimé. Mais le même Jésus est aussi l'auteur de l'injonction fameuse «Laissez venir à moi les petits enfants ! ». Le résultat en est que le prétendu objet d'une vocation divine en sort, au mieux, client de Marie-Madeleine ou homosexuel ou, au pire, pédophile, alias pédomane prédateur pervers. Non, Monsieur de Montherlant, votre abbé de Pradts n'a rien d'un saint homme exalté mais tout du gorille lubrique déchaîné de Georges Brassens semant la panique sur son passage. Pardon, Monsieur le gorille, pardon à tous tes congénères pour l'ignoble comparaison ! Les victimes traumatisées, tétanisées à vie m'en rendront justice.

    Narcisse Praz

  • On ne présente plus Bernard Noël. Il est actuellement le poète français dont la réputation est désormais planétaire. Également auteur de nombreux romans et de nombreux essais sur la peinture, son oeuvre a ouvert un foisonnement de pistes aux écrivains de la jeune génération qui reconnaissent en lui un maître incontesté. Bernard Noël a connu la célébrité grâce au sulfureux roman « Le château de Cène ». D'abord censuré, ce roman rapidement épuisé a fait l'objet d'une nouvelle réédition dans laquelle figurait le texte « L'outrage aux mots », suscité par Jean-Jacques Pauvert, le premier des grands textes politiques de Bernard Noël. Viendront ensuite « Le dictionnaire de la Commune », « Le sens, la Sensure » etc.. La réflexion que conduit Bernard Noël depuis 1970 s'accompagne d'une réflexion simultanée sur la nature et la fonction de la langue écrite et parlée en relation avec le corps.

    Claude Margat est l'auteur de nombreux livres. Plusieurs fois missionné en Chine, également calligraphe et peintre, il s'intéresse à l'origine de l'expression et prépare actuellement un volumineux essai sur la peinture chinoise. C'est également un intime de Bernard Noël et un grand familier de son oeuvre.

    Questions de mots est le premier livre d'entretiens publié portant sur l'ensemble de l'oeuvre de Bernard Noël. Réalisé sur le ton de la conversation amicale, ce livre apporte un éclairage nouveau sur l'oeuvre singulière et passionnante du grand écrivain. Il y est tout à la fois question d'écriture, de peinture, de lecture, de poésie, de société, de liberté et de la place que chacun est invité à reconquérir sur les nouveaux désastres qui s'annoncent.

  • Le vécu et l'engagement des femmes qui s'expriment dans ce livre évitent les clichés car leur « féminisme » repose sur la conviction que la meilleure relation entre hommes et femmes ne peut se fonder que sur l'égalité et le respect mutuel. Il est en effet impossible pour ces femmes de dissocier les idées des pratiques qui donnent sens à leur vie dans une région élargie - le Moyen-Orient - qui s'avère d'une importance clé pour l'avenir proche. De leurs témoignages, il ressort que la domination que subissent les femmes dans le monde n'a pas son origine dans la ou les religions. Qu'il soit chrétien, juif, musulman ou autre, le système de croyances religieuses cautionne cette domination et l'instrumentalise à des fins politiques.

    Certaines ambiguïtés doctrinales des textes « sacrés » permettent également d'avancer l'idée que les religions pourraient s'adapter aux changements des relations entre les sexes. Il suffit d'observer la géométrie variable de la domination masculine selon les conjonctures sociales et politiques pour comprendre que la religion ne fait que refléter des relations de pouvoir tout à la fois socio-économiques et sexuelles.


    Ce livre est une reconnaissance des femmes qui luttent dans des conditions qui dépassent largement en gravité celles des Européennes. Pourtant la lutte est la même et, malgré une liberté apparente en « Occident », on ne peut prétendre être en avance dans la marche vers l'égalité.

  • Emile Pouget, est né en 1860 à Pont de Salars (Aveyron).
    Marqué à jamais par le procès des communards de Narbonne qui se tient à Rodez, il affûte sa plume incisive et révoltée dès ses années lycéennes. Monté à Paris, il est condamné à 8 ans de prison pour avoir protégé Louise Michel à la manifestation des sans travail. Sa plume rouge et noire donne vie au virulent " Père Peinard ", journal pamphlétaire... Condamnations, prison puis exil... Le gniaff journaleux n'en finit pas de s'adresser aux bons bougres et bonnes bougresses qui peinent dans la mistoufle, conspuant les bouffe-galettes de l'Aquarium aussi bien que les pisse-froids de socialos...
    Le préfet de l'Aveyron écrit au ministre de l'Intérieur en mars 1894 : " Cet individu est considéré dans le pays comme dangereux "... Effectivement, avec les anarchistes d'avant la grande guerre, il ouvre la voie au syndicalisme révolutionnaire en fondant... la CGT.


  • aux mains de l'individu la force s'appelle " crime ", aux mains de l'etat elle se nomme " droit ".


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