Fabert

  • La connaissance de l'oeuvre littéraire de Rudolf Steiner se heurte à de nombreux obstacles. Elle est marquée en premier lieu par une hétérogénéité apparente, qui empêche de la saisir dans son intégralité. Les idées réformatrices qu'elle développe touchent des champs très variés, sans liens apparents : éducation, médecine, agriculture, spiritualité, arts, système bancaire etc.
    Entre deux... entre vie et histoire, passé et futur, action et réflexion, singulier et universel, nous souhaitons emprunter dans cet ouvrage un autre chemin, pour tenter de tisser le sens perdu d'une pensée singulière en l'agrégeant à l'immense réseau signifiant de l'histoire universelle. La démarche de Rudolf Steiner est affaire d'héritage, en amont comme en aval. Elle inscrit ses principes entre les écrits scientifiques de Goethe d'une part, et la création de l'anthroposophie d'autre part

  • Un panorama de quinze pédagogues, théoriciens et/ou praticiens, dont les idées ont marqué leur époque et influencent toujours la pédagogie aujourd'hui.
    Chaque chapitre s'articule de manière similaire: sur fond de biographie, une présentation des idées - dont l'émergence a pu être liée à un contexte politique ou social, à une période historique clé, ou s'alimenter des thèses de pédagogues antérieurs -, suivie d'une sélection de textes fondamentaux des pédagogues présentés.
    Les auteurs présentés: Rousseau (Genevois, 1712-1778), Pestalozzi (Suisse, 1746-1827), Fröbel (Allemand, 1782-1852), Robin (Français, 1837-1912), Ferrer (Espagnol, 1859-1909), Steiner (Autrichien, 1861-1925), Dewey (Américain, 1859-1952), Decroly (Belge, 1871-1932), Montessori (Italienne, 1870-1952), Makarenko (Russe, 1888-1939), Ferrière (Suisse, 1879-1960), Cousinet (Français, 1881-1973), Freinet (Français, 1896-1966), Neill (Ecossais, 1883-1973), Rogers (Américain, 1902-1987).

  • Insti tuteur puis inspecteur primaire dans l'enseignement public, Roger Cousinet est surtout connu pour avoir élaboré, dans les années 1920, une méthode pédagogique originale : la méthode de travail libre par groupes. Son oeuvre, partiellement méconnue, probablement encore sous-estimée, justifie de fait la réédition de cet ouvrage dans lequel on retrouvera exposé l'esprit de cette méthode ainsi que les conditions de son application en milieu scolaire. Les réflexions de l'auteur sur la constitution des groupes de travail gardent toute leur actualité au moment où l'individualisme est prôné pour ses vertus éducatives. Si l'on prétend préparer les enfants au monde qui les attend, le travail libre par groupes ne peut être relayé au second plan. Ce serait là négliger tout le versant lié à la sociabilité des enfants qui restent - quoiqu'on en dise - demandeurs d'un cadre qui leur permette de s'élever. Les résultats exposés dans cet ouvrage sont là pour le rappeler.

  • Ouvrage Cet ensemble de textes traduits n'aurait pas pu tre ralis au milieu
    du sicle dernier. En effet, en ce temps-l, il tait courant de dire que le
    Moyen-ge ne voyait pas l'enfant, qu'il n'y avait, cette poque, pas
    d'enfants, mais seulement de petits adultes. Pourtant, peu peu, des articles,
    des colloques en France et l'tranger, s'intressent l'enfant mdival. Une
    exposition : ``L'enfance au Moyen ge'', fut mme organise la Bibliothque
    Nationale de France d'octobre 1994 fvrier 1995, qui attira des milliers de
    visiteurs. Ce livre complte les crits donns par l'auteur et ses disciples,
    et partir de textes emprunts diffrents ouvrages, il montre comment on
    s'est intress la psychologie et la vie de l'enfant pendant dix sicles.
    Bien des parents de notre poque verront, en le lisant, que de tous temps on
    s'est proccup des problmes de l'enfance. Auteur Pierre Rich a fait ses
    tudes la Sorbonne. Nomm assistant d'histoire mdivale en 1953, dans cette
    mme universit, il enseignera par la suite Tunis, Rennes et enfin
    Nanterre jusqu'en 1989. En dehors de nombreux travaux sur l'histoire du Haut
    Moyen-ge, ayant t disciple et ami d'Henri Marrou qui publia en 1948
    L'Histoire de l'ducation dans l'Antiquit, Pierre Rich soutint ses thses sur
    ``L'ducation et la culture dans l'Occident barbare - vie viiie sicles'' et
    sur le ``Manuel de Dhuoda''. Il a rcemment collabor deux livres dirigs par
    Jean Houssaye sur Les pdagogues de l'Antiquit la Renaissance (2002) et sur
    les Femmes pdagogues (2008), ce dernier tant publi par les ditions Fabert.
    Argumentation - Premire synthse crite en franais, cet ouvrage cerne de la
    manire la plus rigoureuse l'histoire de l'enfant occidental entre le Ve sicle
    et la fin du XVe sicle. - Ce livre apporte des lments novateurs et un
    clairage historique, et constitue la premire anthologie de textes consacrs
    la l'histoire mdivale et plus prcisment celle de l'enfant. - Ouvrage crit
    par un spcialiste qui est une rfrence dans le milieu professionnel. - Vont
    acheter ce livre : les tudiants, historiens et tous les passionns d'histoire
    mdivale. Sommaire (extraits) Introduction 1. Nouveau visage de l'enfance 2.
    La naissance - Avant la naissance - La nourrice et le bb 3. Enfants et
    parents 4. L'enfant va l'cole 5. ducation des enfants de l'aristocratie et
    du peuple 6. Bonheur et misres des enfants 7. Les enfants moines 8. La vie
    religieuse des enfants Conclusion


  • Le corps de cet ouvrage consiste en une réédition en français des articles pédagogiques les plus significatifs de Léon Tolstoï. Sans pouvoir être exhaustif, il rend compte de l'ensemble de ses préoccupations en matière éducative, ce que l'on ne trouve dans aucune publication récente de ce type : certains articles ont, en effet, été publiés isolément, d'autres sous forme d'extraits. La dernière édition de l'ensemble de ces textes date de 1905-1906, dans les oeuvres complètes des éditions Stock.
    On note cependant la publication récente de nombreux albums ou ouvrages de littérature enfantine écrits par Tolstoï, qui manifestent l'intérêt porté par le lecteur à cet aspect de son oeuvre et l'ouverture possible à une connaissance plus large de sa pensée éducative. La préface de l'ouvrage, qui présente cette pensée de Tolstoï pédagogue, la situe au sein de sa vie et de son oeuvre, dans le contexte russe de l'époque, et parmi les courants pédagogiques européens du dix-neuvième siècle.
    Elle présente également le contenu de tous ses articles pédagogiques - y compris ceux qui ne sont pas reproduits ici -, de manière à en donner une vision d'ensemble et des références au lecteur souhaitant aller plus loin. Ces textes, relus, réactualisés et annotés précisément avec l'aide de spécialistes, peuvent donc servir de base à des travaux menés par des étudiants ou chercheurs en sciences humaines et sociales et en sciences de l'éducation, mais peuvent aussi susciter l'intérêt de toute personne intéressée par les questions scolaires et éducatives, à l'heure de l'Europe de l'éducation.

  • La mission de la science sociale, selon Émile Durkheim, est de mettre en mouvement les « forces actives et inventives » pour éveiller «la foi dans un commun idéal. Des idées nouvelles de justice, de solidarité sont entrain de s'élaborer. Travailler à dégager ces idées, les faire aimer des enfants, voilà quel est aujourd'hui le but le plus urgent de l'éducation morale. Avant tout, il faut nous faire une âme, et cette âme, il faut la préparer chez l'enfant.» Durkheim est déjà un sociologue reconnu quand il est chargé d'un cours de science sociale et de pédagogie: l'Éducation morale fait partie intégrante de son séminaire de 1902-1903 dispensé à la Sorbonne auprès des étudiants en sociologie, cours déjà prononcé à Bordeaux dans les années 1898/1899 et 1899/1900. Le regard de l'un des fondateurs de la sociologie française sur l'éducation est d'autant plus appréciable.

  • L'oeuvre d'Ovide Decroly, figure emblématique du courant de l'Education nouvelle, propose un nouveau regard sur l'enfant plus que jamais d'actualité.
    Ses observations scientifiques l'amènent à mettre en avant le rôle conjugué du développement psychologique de l'enfant et du milieu, et à prendre en compte le plus scientifiquement possible les multiples fonctions motrices, mentales et affectives de l'enfant quel qu'il soit. Sa pédagogie, en rupture avec l'enseignement traditionnel, s'attache à créer l'intérêt et l'activité personnelle de l'enfant à partir d'un programme fondé sur la fonction de globalisation.
    Mais au-delà de ces innovations, cette école " pour la vie, par la vie " dessine un projet humaniste qui prend en compte les besoins individuels et sociaux de chacun afin de préparer l'enfant, à son rythme, à devenir un adulte libre et responsable. Les écrits présentés dans cet ouvrage reflètent la construction de la doctrine éducative decrolyenne à travers l'extrême variété des réflexions d'Ovide Decroly ainsi que des multiples activités et pistes qu'il élabore, expérimente et améliore tout au long de sa vie pour construire une pédagogie scientifique et expérimentale, non pas pour quelques écoles, mais pour l'ensemble du système scolaire.

  • La problématique de la transmission est centrale dans l'univers chorégraphique. De manière surprenante pourtant, le travail de construction d'une pédagogie (comme espace de réflexion et de théorisation) propre au monde de la danse est encore peu visible. Si la pédagogie académique est majoritairement tournée vers l'école, la communauté chorégraphique, de son côté, reste peu mobilisée par l'exercice de recension et d'analyse des idées référant à la transmission en son sein.
    Le pari fait dans ce livre est que la danse est pourtant l'un des rares espaces - le restera-t-il ? - où le pédagogique se déploie dans sa pleine dimension épistémologique et politique, comme mouvement constitutif d'une culture, et non, à l'instar de ce que les considérations rationalistes de l'éducation tendent à imposer, sous un angle étroitement technique et méthodologique.

  • Trop en avance sur son temps pour en être compris, Roger Cousinet (1881-1973) s'inscrit dans l'histoire de l'Éducation nouvelle dont il est un des pionniers. À vingt ans, il collabore avec Binet, prépare sa thèse avec Durkheim. Très vite il fait partie de la communauté intellectuelle des grands novateurs, Dewey, Stanley Hall, Decroly, Montessori, Claparède, Piaget... Inspecteur primaire, il expérimente une méthode de travail libre par groupes... dans les années 20, ce qui choque les autorités académiques. Sa renommée internationale lui permet de s'imposer. De 1944 à 1957, il enseigne la pédagogie à la Sorbonne. En situant l'itinéraire de Roger Cousinet dans son contexte socio-historique, ce livre - le premier ouvrage de référence consacré au grand pédagogue français - met en valeur l'originalité d'une recherche conduite à la lumière de la psychologie de l'enfant. Il montre aussi comment l'expérimentation des novateurs fut rejetée par l'institution scolaire, parce qu'elle dérangeait les habitudes. Confrontés aujourd'hui, dans tous les pays européens, aux problèmes d'expansion et d'efficacité, les éducateurs et les responsables de l'enseignement ont adopté une attitude plus ouverte et ils trouveront dans l'oeuvre de Roger Cousinet une riche moisson de faits et de réflexions pour inspirer leur action.

  • Le chant du cygne, que Pestalozzi (1746-1827) publie en 1826, peu avant sa mort, peut être considéré comme son testament pédagogique.
    On y retrouve, reprises dans leurs grandes articulations, les recherches qu'il a développées à travers la pratique de la Méthode à Stans, à Berthoud et à Yverdon, ainsi qu'un écho des débats qui ont agité son élaboration. Pestalozzi inclut également dans son texte un retour autobiographique où il dévoile la genèse de l'Idée de la formation élémentaire à travers une existence laborieuse. C'est ainsi que Le chant du cygne articule dans un même mouvement une anthropologie pédagogique autour des trois pôles tête, coeur, main ; une philosophie de la relation pédagogique construite autour des deux concepts d'amour et de foi ; et l'évocation d'un rapport toujours difficile de l'art pédagogique à la nature humaine.
    Ces éléments permettent de constituer, autour de Pestalozzi et de son analyse de l'Idée de la formation élémentaire, une théorie de l'action pédagogique. Introduit et traduit de l'allemand par Michel Soétard, le texte est restitué dans son flot torrentiel, caractéristique du style et de la personne de son auteur.

  • Les pédagogues restent toujours à découvrir. C'est notamment le cas de ceux qui sont originaires d'horizons lointains, tant géographiques que temporels ou culturels, et dont les conceptions éducatives sont mal connues. Le présent ouvrage se propose de combler cette lacune en présentant au public intéressé par les idées éducatives, quelques unes des grandes figures des sagesses de la Chine et de l'Inde qui furent également des pédagogues avertis : il s'agit de Confucius, de Mencius, de Lao-tseu, de Tagore, d'Aurobindo, de Krishnamurti et de Prajnânpad.
    Fondatrices de traditions de pensée millénaires, comme c'est le cas pour les Chinois, ou bien mêlant étroitement et subtilement tradition et modernité, comme c'est le cas pour les Indiens, assurément, ces "sages pédagogues" de l'Asie nous permettent d'enrichir notre réflexion en matière d'éducation. Ils fécondèrent en effet des idées pédagogiques originales, parfois surprenantes pour l'"occidental", mais dont les pensées "décalées" offrent le mérite d'interroger en retour les nôtres.
    C'est pourquoi il nous a semblé important de réunir en un même volume quelques extraits de leurs propos les plus emblématiques.

  • Dans la lignée de Quinze pédagogues - Leur influence aujourd'hui et selon le même principe, cet ouvrage présente huit pédagogues: F. Deligny (France), P. Freire (Brésil), L. Gáspár (Hongrie), Goodlad (Etats-Unis), H. von Hentig (Allemagne), R. Laporta (Italie), S. Niza (Portugal), F. Oury (France). A l'exception de F. Deligny, décédé le 18 septembre 1996, tous exercent actuellement, en France ou à l'étranger. La présentation de leurs théories et leurs pratiques par un spécialiste de leur pensée est suivie d'un choix de textes inédits en français pour la plupart.

  • L'éducation fonctionnelle est l'oeuvre d'un homme de science pour qui la biologie et la psychologie fournissent les deux principes nécessaires à l'édification de la pédagogie : le besoin et l'intérêt.
    Le premier souligne les conditions propres à l'équilibre vital des enfants que doit respecter l'action éducative. Le second, affirmé par la dépendance de l'individu à son milieu, soulève la question de l'orientation donnée à notre conduite pour "atteindre la fin qui nous importe au moment considéré". La méthode active, centrée sur l'enfant, est dite fonctionnelle dans la mesure où elle assure au mieux la satisfaction des besoins.
    Animé par le souci de parvenir à une intériorisation de la discipline et d'adapter la volonté saine de l'enfant a son milieu social, Edouard Claparède demeure, non le représentant de la pensée positiviste, mais le digne continuateur de Rousseau, dont il s'efforce, grâce à la science, d'actualiser le thème de la nature.

  • Il y a une histoire de l'éducation, une histoire des femmes, une histoire de l'éducation des femmes, mais il n'y avait pas une histoire de l'éducation par les femmes ! Tout au moins une histoire des femmes pédagogues. Le premier tome de « Femmes pédagogues » s'est efforcé de combler ce manque fort significatif. Il a montré que, de l'Antiquité au 19ème siècle, les femmes ont fait oeuvre de pédagogie. Il ne faudrait pas croire que cette action relève d'un temps dépassé. Bien évidemment, la présence des femmes dans l'éducation s'est affirmée de plus en plus. C'est donc de plus en plus logiquement que les femmes pédagogues se sont faites nombreuses. Et pourtant, leur visibilité est loin d'être assurée et elle n'est certainement pas à la mesure de leur présence. D'où la nécessité de ce second ouvrage centré sur les 20ème et 21ème siècles. On y découvre des pédagogues de tous les pays selon la formule de cette collection : une présentation par un(e) spécialiste suivie par un choix de textes représentatifs. Ainsi ce qui se donne à voir, c'est tout un continent pédagogique extrêmement important, imposant et qu'il serait maintenant injuste de ne pas découvrir.

  • La formation est un phénomène global qui envahit toutes les sphères de la société, tous les domaines et tous les âges. On parle de formation initiale, de formation d'adultes, de formation continuée, de formation professionnelle ou de formation de soi... Cet ouvrage déploie trois interrogations fondamentales :

    - Comment s'y retrouver dans le maquis des formations ? Comment ordonner cette diversité ? Toutes ces formations ont-elles quelque-chose en commun ? Quelles sont les diverses logiques à l'oeuvre dans les différents types de formation ?

    - La tradition philosophique peut-elle nous fournir des ressources intellectuelles pour penser ce phénomène relativement nouveau qu'est une « société pédagogique » ? Les philosophes ont-ils pensé la formation et nous aident-ils à la penser aujourd'hui ?

    - Former est une activité qui ne va pas de soi, qui demande à être questionnée d'un point de vue éthique, politique.

    Ce livre n'est pas un manuel de formation, ni une description des formations. Il pose la question fondamentale : qu'est-ce que former ? Il cherche à déceler le sens de chaque type de formation et les valeurs sur lesquelles elle repose.

  • « Messieurs, je suis profondément convaincu, quant à moi, de la supériorité naturelle de la femme en matière d'enseignement ; cette supériorité, croyez-le bien, se démontrera plus clairement de jour en jour... et les grands pédagogues ont tous en eux quelque chose de maternel ». Ainsi s'exprimait Jules Ferry au Congrès pédagogique, le 19 avril 1881. Il n'est pas certain que les femmes accepteraient sans soupçon cette « supériorité naturelle ». Il n'est pas certain que les pédagogues accepteraient sans réaction cette réduction à ce « quelque chose de maternel ». Il est certain par contre que, quand nous tous, femmes et hommes, pensons aux figures de la pédagogie, nous y reconnaissons à peu près exclusivement des hommes... Or ceci est injuste. Tout un continent pédagogique est à découvrir, bien au-delà des quelques noms de femmes pédagogues que nous sommes capables d'avancer. L'histoire de l'éducation a aussi été faite et pensée de manière très profonde et significative par des femmes, à toutes les époques, dans tous les pays. La preuve ? Cet ouvrage est parvenu, sans difficulté mais non sans étonnements, à réunir des figures de la pédagogie et à devoir choisir parmi elles celles qui semblaient le plus significatives. De l'Antiquité au 19ème siècle, elles ont été très nombreuses à se montrer pédagogues, c'est-à-dire à faire et dire l'éducation. C'est à cette découverte que nous vous invitons, c'est à cette injustice que cette somme propose de remédier.

  • Publié pour la première fois en 1886, L'éducation maternelle dans l'école est l'ouvrage majeur de Pauline Kergomard. L'auteur y a réuni, classé et complété un grand nombre d'articles écrits pour l'Ami de l'enfance, la revue pédagogique qu'elle dirigea pendant quinze ans, de 1881 à 1896. C'est l'oeuvre d'une pédagogue qui souhaitait faire partager sa foi profonde dans la puissance de l'éducation par le jeu libre des enfants de deux à six ans, puisque pour elle, " le jeu c'est le travail des enfants ; c'est son métier, c'est sa vie ". Une éducation - physique, morale et intellectuelle- qui aurait comme seule et grandiose ambition d'apprendre à l'enfant à observer, à écouter, à parler. Ce livre n'est pas une méthode mais un vrai traité pour l'organisation pédagogique, didactique, et aussi matérielle de l'école maternelle. Son actualité est incontestable au regard même de la persistance de l'école maternelle et de ses problèmes récurrents que sont le refus du gardiennage et de la primarisation.

  • Nietzsche éducateur est une mine de renseignements non seulement sur l'un des "trois Grands" qui annoncèrent le vingtième siècle (Nietzsche, Marx et Freud), mais une approche originale des problèmes majeurs de notre temps, en particulier dans le domaine si complexe de l'éducation et de l'instruction, où la lucidité du philosophe allemand aide à dépasser les faux problèmes tels que contrainte/liberté, discipline/autonomie, respect/révolte... Christophe Baroni, dans un style limpide, nous présente avec objectivité les diverses facettes du philosophe, et le lave définitivement du soupçon d'avoir été l'inspirateur de la mégalomanie hitlérienne. L'auteur montre aussi comment Nietzsche est interprété par la Nouvelle droite française. Et il donne, sous le titre " Des Surhommes de pacotille", des exemples hallucinants de la mégalomanie délirante de sectes sataniques, en Europe et aux États-Unis - sectes où l'on croit pouvoir se réclamer de Nietzsche et où l'on vit volontiers dans un culte nostalgique des SS... Nietzsche fut au contraire un "bon Européen ", précurseur d'une nouvelle Europe enfin délivrée du " nationalisme de bêtes à cornes", des "folies nationales " : il pressentait que "l'Europe veut devenir une". Nietzsche fut aussi un précurseur de la psychanalyse (Freud se refusait le plaisir de le lire, de peur d'être influencé), un précurseur de la révolution sexuelle de Wilhelm Reich, un précurseur de l'antipsychiatrie et de la non-directivité.

  • Ce livre est une réédition très attendue.
    Ce livre de pédagogie est celui d'un homme ouvertement engagé, d'un ardent défenseur de la liberté et de la dignité morale, dont la notoriété fut acquise au cours d'une lutte menée contre l'Allemagne belliciste du siècle dernier.
    Au travers des prises de position de ce penseur moraliste, de cet exil auquel il dit se résigner pour défendre ses convictions, se dessinent les grands traits de ce qui apparaît comme un idéal supérieur donné à l'éducation. Foerster développe ici les idées d'autonomie, d'affirmation de la personne, de discipline entendue comme pratique éducative exempte de brutalité, et uniquement vouée à l'élévation morale des individus. Mais L'école et le caractère aborde également de nombreux thèmes : l'alcoolisme, la sexualité, la solidarité, le mensonge et l'amitié, etc. Dans cet appel insistant à ce que Foerster nomme le caractère, à l' "énergie volontaire" et émancipatrice, il faut reconnaître le souci méthodique de mettre fin à la "culture exclusivement intellectuelle" et d'instaurer une hiérarchie des valeurs privilégiant, au sein de l'éducation, la "culture de l'âme".

  • L'école active se présente aujourd'hui comme un classique. Il doit son succès à l'aisance et à la vivacité de son style, comme à la pertinence de ses analyses, judicieusement ramenées aux situations concrètes de l'expérience éducative.
    Si Ferrière, penseur éclectique et militant, parvient à nous séduire, c'est aussi par l'équilibre audacieux qu'il maintient entre la compréhension statique des "types psychologiques" et la dynamique des potentialités individuelles. Par là même, il affirme la puissance de l'esprit à réfréner les excès du matérialiste quotidien.
    Philosophe, praticien, publiciste, politologue et sociologue, Adolphe Ferrière reste l'une des grandes figures internationales du renouveau pédagogique.

  • Qu'est-ce que la pédagogie traditionnelle ? Pour répondre à cette question, l'auteur commence par examiner ce qu'il en est de la pédagogie traditionnelle aujourd'hui. Il poursuit en l'examinant d'un point de vue philosophique. Enfin il parcourt les siècles sur ses traces et ses histoires. Tant et si bien que, à travers l'histoire de la pédagogie traditionnelle, c'est une histoire de l'innovation pédagogique que l'on découvre. Mieux même, simplement une histoire de la pédagogie.

    Dans le même esprit, l'ouvrage comprend aussi une " Petite histoire des savoirs sur l'éducation ". Comment et par qui se sont construits au fur et à mesure les savoirs théoriques sur l'éducation ? Qui est source de savoirs sur l'éducation et dans quel contexte ? De l'Antiquité à la post-modernité, ce qui nous est ainsi donné à voir, c'est une fresque des conditions et des figures qui ont prévalu tout au long des siècles en matière de fabrication de ces savoirs sur l'éducation.

  • Jigoro kano (1860-1938) est le visage de l'éducateur et du pédagogue le plus connu en france.
    Considéré comme le créateur du judo, en tant que voie de formation et discipline de perfectionnement, son portrait est à la place d'honneur dans tous les dojo. les termes de dojo, tatami et judogi ont le sens de matériel nécessaire à la pratique du judo. on connaît moins la dimension spirituelle du dojo, lieu oú se cherche et se construit une culture personnelle faite d'attitudes et de postures en lien avec une éthique du comportement.
    Projections, contrôles et percussions sont mis en oeuvre dans les exercices de kata et de randori pour former un corps sain, fort et utile. la méthode prend en compte la discipline mentale, intellectuelle et morale, dans la recherche d'un idéal de vie et de " prospérité mutuelle " par une pédagogie d'entraide et de perfectionnement de soi. la méthode consiste à découvrir le principe de la " meilleure utilisation de l'énergie " au travers d'une gestuelle composée de mouvements construits (tsukuri), de recherches de déséquilibres (kuzushi), d'attaques (kake) et de défenses (ukemi).
    Recherche personnelle ou école de judo, l'ouvrage écrit par le professeur kano à notre usage (1937) constitue une référence incontournable. il est publié pour la première fois en france.

  • Des pédagogues à découvrir.
    Des pédagogues à considérer. Des pédagogues pour nous changer. Des pédagogues pour dialoguer. Des pédagogues de demain ? C'est-à-dire des pédagogues qui, après ceux de l'Antiquité, du Moyen Age, de la Renaissance, de la modernité, reprennent le flambeau des idées pédagogiques et des changements éducatifs à une époque, le XXIe siècle, où l'éducation s'impose plus que jamais comme la condition indispensable de la conduite de la société.
    Ils exercent une influence indéniable en éducation sur notre temps et ils ne cessent de nous interpeller pour demain. Qui sont ces pédagogues ? Quels sont leurs apports dans le domaine de la pédagogie ? Comment s'inscrivent-ils dans notre avenir ? De quelles conceptions sont-ils porteurs ? Qu'ont-ils à nous proposer ? C'est ce que s'attachent à nous exposer les auteurs de cet ouvrage, spécialistes internationaux des questions de pédagogie et d'éducation.
    Chaque pédagogue est présenté en le resituant dans son époque et en synthétisant sa pensée. Pour chacun, ensuite, des extraits de ses textes majeurs sont publiés, avec, en écho, les questions principales qu'ils posent et qui donnent au lecteur la possibilité de prolonger la réflexion.

  • John Dewey est considéré aux États-Unis d'Amérique comme le penseur le plus important de la première moitié du XXe siècle. Ce livre réunit ses articles majeurs sur la pédagogie, et reçoit aujourd'hui une tonalité particulière. D'une part, il s'inscrit, à titre prércurseur, dans le courant philosophique du postmodernisme, en tant qu'il axe ses réflexions sur l'individu sans le doter d'aucune qualité particulière, exceptée celle de se confronter à la réalité par l'affirmation de sa sociabilité. D'autre part, il établit les conditions d'une réalisation optimale de ce concours mutuel, tant souhaité entre les générations ou, plus précisément, entre l'école et la société.
    La pédagogie de John Dewey, pratique et modérée, soucieuse de la spontanéité de l'enfant autant que de sa future insertion, dresse au travers de ces différentes études, la voie d'une réforme de tout ce social auquel nous appartenons, et qui incombe, nous dit-il, à des individus libres et solidaires.

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