Pierre Tequi

  • C.S. Lewis est le meilleur apologiste laïc du siècle dernier. À ses lucides analyses de romancier, Lewis joint les qualités du philosophe et nous amène à une compréhension profondément religieuse de la nature humaine. Son génie consiste à savoir parler des grandes questions, dans un langage accessible, en les abordant de manière plaisante mais en les creusant jusqu'en leur tréfonds, avec le sens logique qui le caractérise et son goût du paradoxe, des images et des exemples souvent drôles.

    Sa préface est claire sur le scandale de la souffrance : « je n'ai jamais, à un seul moment, été dans un état d'esprit qui m'aurait fait penser qu'une souffrance grave pût être moins qu'intolérable. S'il y a quelqu'un qui ne court pas le danger de sous-estimer cet adversaire, c'est bien moi. L'unique but de ce livre est de tenter de résoudre le problème intellectuel que pose la souffrance ; quant à la tâche bien plus noble qui consiste à enseigner le courage et la patience, je n'ai jamais été assez fou pour supposer que j'en avais les compétences ; je n'ai rien non plus à offrir à mes lecteurs sinon ma conviction que, quand la souffrance doit être endurée, un peu de courage aide davantage que beaucoup de connaissance, un peu de sympathie humaine davantage que beaucoup de courage et la plus infime touche de l'amour de Dieu bien plus que tout le reste. »

  • Romano Guardini fut un des théologiens majeurs du XXe siècle, exerçant une profonde influence sur Benoît XVI mais aussi sur le pape François qui, un temps, a envisagé d'écrire sur lui une thèse de doctorat.
    Avec La fin des temps modernes, Guardini fut l'un des premiers de sa génération à évoquer cette thématique. Dans cet essai, il aborde la manière dont l'homme, de l'Antiquité à l'époque moderne en passant par le Moyen Âge, s'est construit dans son rapport au divin et à la technique. La confiance dans le progrès et la science s'est transformée en un pessimisme culturel profond.
    L'homme est renvoyé à ses limites, et Guardini invite à passer du temps de Descartes à celui de Pascal.

  • Après avoir traité des vertus théologales, Pieper s'est attaqué aux vertus cardinales, celles-là mêmes qui permettent à l'homme de réaliser le bien et faire entrer la vérité dans le monde.

    Cet ouvrage est l'un des plus grands succès de Pieper, grâce à la tournure si originale de sa pensée : une philosophie en prise sur le réel qui permet au lecteur de comprendre le monde, y compris dans son quotidien.

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