Littérature générale

  • Une photographie décide du destin d'un enfant ; un portrait de Lénine sert de toile de fond à un enlèvement amoureux ; deux amis se trouvent séparés par des jeux de scène shakespeariens ; une vieille séquence de cinéma pornographique bouleverse une mère et son fils ; des étudiants en art deviennent victimes de tableaux vivants ; un collectionneur assiste à sa propre vente posthume ; l'illustre peintre Ingres rencontre un de ses modèles ; une cire de Rodin s'inscrit au coeur d'un adultère, alors qu'une statuette égyptienne survit à l'enfer du 11 septembre ; à leur tour, s'imposent d'autres images d'amours qui se fracturent ou se terminent.
    L'auteur de ces nouvelles s'est toute sa vie, en tant qu'historien d'art, confronté à des images : ce sont celles-là que l'on retrouve ici, sous les formes les plus diverses. Septième ouvrage de fiction d'un écrivain qui a consacré la plus grande partie de sa vie à l'étude et à l'enseignement de l'histoire du dessin français, de Poussin à Cézanne, ce recueil de nouvelles devrait rencontrer cette race de lecteurs pour qui l'art fait nécessairement partie de la vie.

  • à bord de la Korrigane

    Christian Coiffier

    • Somogy
    • 19 Novembre 2014

    À une époque où le monde s'éveillait à l'électricité, à l'automobile, à l'aviation, le voyage du yacht La Korrigane représente la dernière expédition océanienne d'importance - menée par des Français -, dans la lignée des grands navigateurs du XIXe siècle. De mars 1934 à juin 1936, quelques années avant la Seconde Guerre mondiale et la guerre du Pacifique, ce voyage a permis à ses participants de collecter de nombreux objets, de réaliser une véritable campagne photographique, de recueillir des informations précieuses sur la vie et les moeurs des populations insulaires du Pacifique. Le carnet de croquis de Régine van den Broek d'Obrenan représente, à ce titre, un document unique et ses centaines de dessins réalisés à la mine de plomb, sur le vif, nous font pénétrer dans l'intimité des maisons familiales comme dans celles qui étaient réservées aux initiés. Artiste dotée d'un sens aigu de l'observation, Régine van den Broek d'Obrenan ne s'est pas seulement attachée à documenter les motifs qu'elle relevait, tatouages ou scarifications inscrits sur le corps de ses modèles, elle a également tenu à écrire en regard de ses dessins toutes les informations qu'ils lui fournissaient. C'est un merveilleux document inédit que nous découvrons aujourd'hui, alors que vient de disparaître, dans sa cent sixième année, cette véritable artiste, grande voyageuse, dont la générosité a enrichi de pièces inestimables le fonds du musée de l'Homme, lequel fut par la suite transmis au musée du quai Branly.

  • Histoires d'

    Collectif

    En 1966 ouvrait à Aix-en-Provence le Dépôt des archives d'outre-mer, destiné à accueillir les archives rapatriées des anciennes colonies françaises et de l'Algérie. Depuis cinquante ans, les Archives nationales d'outre-mer (ANOM) sont un passage obligé pour toute recherche en histoire coloniale, mais aussi pour tout citoyen désireux de retrouver un parcours familial lié à l'histoire de la France outre-mer.

    Dans ce livre anniversaire, plus d'une centaine de documents, dont certains inédits et insolites - écrits, cartes et plans, photographies -, sélectionnés dans les quarante kilomètres d'archives conservées par les ANOM, nous racontent « des histoires vastes comme l'histoire romaine, des histoires d'empires, des mêlées de peuples et de civilisations ».

  • La vigie

    Elsa Martayan

    • Somogy
    • 24 Mai 2017

    La Vigie offre une approche intimiste pour comprendre la lame de fond identitaire à l'oeuvre au Moyen Orient et ailleurs. Dans ce récit qui s'ancre pour partie dans le Liban des années 1960, Elsa Martayan fait revivre ses parents et leur engagement pour l'avènement d'une société libérée de ses entraves communautaires jusqu'à ce que la guerre du Liban les contraigne à un nouveau déracinement, et repousse bien loin l'utopie à laquelle ils ont cru. Aux itinéraires personnels et politiques de ces personnages, se superpose celui de la narratrice qui s'interroge, à travers le parcours initiatique de son propre deuil, sur les questions qu'ils laissent ouvertes.

  • « Simenon est un romancier de génie et le plus vraiment romancier que nous ayons dans notre littérature d'aujourd'hui » écrivit, à propos de Georges Simenon, André Gide, qui était fasciné par la créativité de l'écrivain.
    D'une fécondité hors normes, avec près de 300 romans, nouvelles, autobiographies, articles et reportages auxquels s'ajoute autant de parutions publiées sous divers pseudonymes, le nombre de tirages des écrits de Georges Simenon le place au rang de 18e auteur mondial.
    Belge de naissance, bourlingueur, personnage aux multiples facettes, Simenon a passé le plus clair de son existence à l'étranger, dont une partie significative en France.
    À ses aventures, alliées à une imagination débordante, Simenon devait l'inspiration.
    Le décor de la plus célèbre de ses fictions est planté en France : qui de nous n'a pas suivi, halentant, les enquêtes du commissire Maigret ?
    Cet ouvrage, véritable enquête policière, nous fait suivre à la trace le périple mondial d'un écrivain mythique. De son enfance à Liège à sa consécration mondiale, qui était vraiment cet écrivain à l'énergie créatrice hors normes ?

  • Le 1er janvier 1867, le Paris haussmannien s'éveille et Sainte-Anne, encore en construction, se dévoile. Devant le portail monumental, on aperçoit au bout de la longue allée qui mène au centre de l'asile, Questel, l'architecte, discutant avec des ouvriers. Quelques années plus tard, voici Magnan examinant les premiers patients au bureau d'admission puis Ball enseignant à la Clinique des maladies mentales et de l'encéphale.
    Le XXe siècle débute. Les infirmières laïques investissent le récent pavillon de chirurgie, et plus largement l'asile, et l'hospitalisation libre à l'hôpital Henri-Rousselle devient une réalité. Après la Seconde Guerre mondiale, le site se densifie, la culture se diffuse, et l'on assiste à des avancées scientifiques d'envergure et à l'émergence de spécialités : Delay et Deniker et les neuroleptiques, Talairach et la stéréotaxie, Mâle et la pédopsychiatrie, Lacan et l'enseignement de la psychanalyse, Daumézon et le Centre psychiatrique d'orientation et d'accueil...
    Les années 1970 et 1980 voient naître la psychiatrie "hors les murs", au plus près des Parisiens, prémices d'une vision moderne du "patient", qui sera illustrée au début du XXIe siècle par l'ouverture de la première Maison des usagers. Parallèlement, le centre Raymond-Garcin, actuel Neuro-Sainte-Anne, propose une offre de soins globale des affections du système nerveux. Sainte-Anne voit enfin la création du Centre psychiatrie et neurosciences qui, en 2017, accueillera les innovations du millénaire actuel.
    On observe une émulation permanente portée par une communauté de professionnels qui, avec l'aide d'historiens, narrent dans cet ouvrage l'épopée de la psychiatrie et des neurosciences dans la capitale.

  • Pietro Bembo fut un acteur et un témoin privilégié de la Renaissance italienne. Ecrivain largement célébré par ses contemporains, amateur d'art raffiné, amoureux des femmes autant que de la beauté, il reçut la double consécration de la pourpre cardinalice et du laurier qui couronne les poètes. Né à Venise, il fréquenta presque toutes les grandes cours italiennes, de la Florence de Laurent le Magnifique à Ferrare, Urbino et Rome. Il fut l'intime des Medicis et des Borgia, secrétaire du pape Léon X et, peut-être, amant de Lucrezia Borgia, avec laquelle il échangea des lettres d'amour. Ses oeuvres servirent de modèle à l'italien littéraire et sa poésie joua un rôle décisif dans la diffusion européenne du style pétrarquiste. Ami et mécène de quelques-uns des plus fameux artistes de la Renaissance, de Raphaël à Cellini, il participa également au développement des sciences (comme dans son récit sur l'ascension de l'Etna). En étroite collaboration avec Alde Manuce, il sut percevoir et exploiter les promesses de l'imprimerie, encore à ses débuts.

  • Les collectionneurs d'art océanien gardent tous en mémoire l'extraordinaire périple du yacht La Korrigane, de mars 1934 à juin 1936, à une époque où la colonisation n'avait pas encore complètement transformé les sociétés insulaires du Pacifique. Des cinq membres de cette expédition (Étienne et Monique de Ganay, Charles et Régine van den Broek d'Obrenan, Jean Ratisbonne), l'artiste du groupe, Régine, était la dernière survivante. Elle conservait de ce voyage mythique des souvenirs vivaces ainsi que d'innombrables dessins, précieux témoignages des épisodes les plus marquants de ses deux années de découverte de l'Océanie. Cet ouvrage retrace la biographie d'une femme hors du commun, aussi modeste que discrète, pour qui le voyage de La Korrigane resta la grande aventure d'une longue et belle vie. Issue par son père, Gérard de Ganay, de la haute aristocratie et par sa mère, Zélie Schneider, d'une grande famille d'industriels, Régine van den Broek d'Obrenan a très tôt formé son goût pour les arts plastiques. Ses voyages dans le Pacifique lui ont donné l'occasion d'exprimer son talent dans de multiples techniques : bande dessinée, dessin à la mine de plomb, peinture à l'huile, aquarelle, pastel... Ce sont ses oeuvres, réalisées durant ou après ses voyages en Océanie, la plupart inédites, que cet ouvrage présente. Elles sont parfois associées à des photographies prises par ses compagnons d'expédition. Après avoir eu le plaisir de voir présentés en 2001, lors de l'exposition « Le Voyage de La Korrigane dans les mers du Sud », les objets qu'elle avait rapportés et donnés au musée de l'Homme, Régine van den Broek d'Obrenan se réjouissait de la publication de ses dessins. Elle eut la joie de relire le manuscrit de cet ouvrage, dans sa forme définitive, peu de temps avant l'impression. Elle s'est éteinte le 13 septembre 2014, dans sa cent sixième année. Elle repose désormais dans la sépulture Visconti, au cimetière du Père-Lachaise.

  • Maison Jean Cocteau

    Collectif

    • Somogy
    • 29 Juin 2011

    C'est en 1947 que Jean Cocteau acquiert la maison du Bailly à Milly-la-Forêt, et qui devient dès lors un refuge pour le poète, à l'écart de la tumultueuse vie parisienne, jusqu'à son décès en 1963.
    Profondément marquée de l'esprit de l'artiste puis conservée et entretenue par son compagnon Edouard Dermit, cette magnifique demeure est aujourd'hui utilisée comme le lieu d'exposition des oeuvres de la succession Cocteau (dessins, peintures, sculptures, photographies, films, autographes) : un site de mémoire pour une oeuvre pluridisciplinaire unique au vingtième siècle. Cet ouvrage est émaillé des textes qui accompagnent la visite et enrichi d'une biographie et d'une filmographie complètes.

empty