• Avant ? Justement j'y étais ! Je vais vous raconter...
    « Dix Grands-Papas Ronchons ne cessent de dire à Petite Poucette, chômeuse ou stagiaire qui paiera longtemps pour ces retraités : "C'était mieux avant." Or, cela tombe bien, avant, justement, j'y étais. Je peux dresser un bilan d'expert. Qui commence ainsi : avant, nous gouvernaient Franco, Hitler, Mussolini, Staline, Mao... rien que des braves gens ; avant, guerres et crimes d'état laissèrent derrière eux des dizaines de millions de morts. Longue, la suite de ces réjouissances vous édifiera. »
    Michel Serres

  • Pourquoi devons-nous travailler ?
    Paul Lafargue (1842-1911), penseur socialiste, tente de comprendre l'amour absurde du travail, « cette étrange folie qui possède les classes ouvrières des nations où règne la civilisation capitaliste ».
     
    Relire Le Droit à la paresse nous rappelle que la liberté d'employer le temps est fondamentale.

  • Edition enrichie (introduction et notes)Marx et Engels avaient respectivement trente et vingt-huit ans lorsque fut publié, en 1848, leur manifeste: ces jeunes intellectuels allemands bouleversent alors le monde du travail qui prend conscience de lui-même. La lutte des classes est considérée comme le moteur de l´histoire et du progrès de l´humanité. L´objectif communiste sera la destruction de l´ordre bourgeois, de son État et du système de production fondé sur le profit. « La bourgeoisie, répétait Marx, se souviendra longtemps de mes furoncles. » Que signifient aujourd´hui ces écrits ? Sont-ils l´âme d´une revendication révolutionnaire riche d´espoir pour l´humanité ou le credo d´une entreprise de domination de millions d´hommes ? Commentla théorie révolutionnaire est-elle devenue un mouvement d´asservissement politique ? Marx affirmait qu´il n´était pas marxiste. On l´a divinisé, lui qui avait « de la haine pour tous les dieux ». Toute l´histoire de notre temps dépend de ce manifeste.

  • Baudelaire écrit en 1851 cette étude savante et voluptueuse sur l'alcool et le haschisch.
    Il révèle la puissance créatrice et la force destructrice, les illusions et les charmes sinistres de ces deux substances addictives, comparées comme moyens de multiplication de l'individualité.

  • Le Rire

    Henri Bergson

    Pourquoi rions-nous de voir quelqu'un trébucher ? Pour quelles raisons Molière continue-t-il de nous amuser ? Comment expliquer qu'un jeu de mots ou un trait d'esprit prêtent à sourire ? Dans Le Rire, qu'il publie en 1900, Bergson apporte à ces questions des réponses décisives. S'appuyant sur des exemples quotidiens et de nombreuses références littéraires, il décrypte les formes du comique pour y déceler un ressort commun : l'« interférence de deux séries », c'est-à-dire la présence simultanée de deux éléments distincts ou incompatibles. Au passage, il ne manque pas d'analyser le rôle social ambivalent d'un réflexe qui tout à la fois manifeste l'élan vital et brime les comportements hors normes. Si cette oeuvre, qui doit beaucoup à une tradition classique, méconnaît les manifestations transgressives, sombres, ludiques ou absurdes, du rire, elle n'en demeure pas moins capitale pour qui veut comprendre le « propre de l'homme ».

  • Comment reconnaître les différentes parties d'une fleur ? Qu'est-ce qu'une Scrofulaire ? À quelle famille de plantes appartient la Ciguë? Comment réaliser un herbier dans les règles de l'art ? Dans ces huit lettres à l'érudition teintée de poésie, Rousseau nous invite à examiner la nature et se fait le "décodeur amusé" d'un monde végétal foisonnant et mystérieux.
    "Il n'y a rien de compliqué ni de difficile à suivre dans ce que j'ai à vous proposer. Il ne s'agit que d'avoir la patience de commencer par le commencement."

  • DiderotRegrets sur ma vieille robe de chambresuivi de la Promenade VernetDiderot vient de recevoir de Mme Geoffrin une somptueuse robe de chambre écarlate : «A présent, j´ai l´air d´un riche fainéant», écrit-il, et ce cadeau est l´occasion d´une méditation sur le luxe et son bon ou mauvais usage, et sur l´habit, qui fait ou ne fait pas le moine. Tout autant que sa nouvelle robe de chambre, un autre cadeau, un tableau de Joseph Vernet accroché à son mur, avait frappé ses visiteurs. Or c´est précisément l´oeuvre du peintre qu´au mois d´août 1767 Diderot admire au Salon qui se tient au Louvre. Et tout à coup, sans préavis, il suppose qu´il a quitté Paris pour des montagnes proches de la mer : le souffle coupé, il s´enthousiasme pource spectacle de la nature et le commente devant l´abbé précepteur qui l´accompagne dans sa promenade.Ecrits peu après le Salon de 1767 qui accueille la Promenade Vernet, les Regrets seront intégrés au Salon de 1769 - mais, en dépit de la chronologie, ils constituent bien pour nous une introduction à la pensée plus ample que l´évocation de Vernet fait naître sous la plume de Diderot. Au-delà de la question du beau, c´est de l´art et de la vie sociale qu´il traite ici en philosophe - et ce que les Regrets sur ma vieille robe de chambreaffirment en un bref et brillant fragment de tonalité familière, la Promenade nous le fait retrouver dans une méditation admirablement réglée et souveraine.Edition de Pierre Chartier.

  • Quoi de commun entre la bataille de Paris, le 30 mars 1814, et le concours pour le Grand Paris organisé par Sarkozy au printemps 2009 ? Entre le Paris des "Fleurs du mal" et l'anniversaire des journées de juin 1848 ? Quel fil relie les quartiers pauvres du Paris romantique, les noms des rues parisiennes d'aujourd'hui, les méfaits des services de la voirie et des espaces verts de la capitale ? Ce qui fait la cohérence de sujets aussi divers, c'est la conviction que Paris est encore ce qu'il a été pendant plus de deux siècles : le grand champ de bataille de la guerre civile en France. Et si, pour le moment, ce champ se réduit à quelques lieux emblématiques - Barbès, Belleville, la gare du Nord -, en le voyant s'étendre au-delà du périphérique, quelles belles perspectives s'ouvrent pour d'inacceptables subversions !

  • On a longtemps pensé découvrir les lois de l'apprentissage en soumettant un rat à l'épreuve du labyrinthe. Certes, si on le récompense, le rat « apprend » le parcours. Mais à quelle question le rat répond-il réellement ? Que signifie le labyrinthe pour lui ? Comment interprète-t-il la récompense ? Aujourd'hui, ...

  • L'Art du mensonge politique, où comment faire avaler des couleuvres aux citoyens. Voici une actualité qui remonte du passé démocratique. Swift, une nouvelle fois, nous entraîne dans les méandres de l'humour afin de nous révéler les turpitudes et les moyens que possèdent les hommes politiques pour nous faire croire aux balivernes qu'ils débitent. Une saine lecture en prévision de cette future année électorale qui s'approche.

  • À travers une série d'essais écrits entre 1964 et 1988, Carl Dahlhaus (1928-1989) aborde les différents aspects de l'oeuvre et de la pensée d'Arnold Schoenberg. Sa réflexion porte aussi bien sur les dimensions strictement compositionnelles que sur des questions esthétiques. C'est ainsi qu'il s'attache aux notions de « musique à programme », de « variation développante » ou de « prose musicale », comme aux questions liées à l'atonalité et au dodécaphonisme, ainsi qu'aux relations de Schoenberg avec la tradition et aux polémiques qu'il a suscitées. Les textes esthétiques situent le compositeur dans un vaste horizon historique, philosophique et musical. Les analyses font apparaître la cohérence des oeuvres en s'attachant avant tout au sens musical. Les concepts et les idées sont inscrits dans une perspective historique, épistémologique et musicale qui en éclaire avec précision la signification. Ces essais, écrits dans une langue à la fois dense et précise, et riches d'un savoir immense, constituent une somme et une référence indispensable. Ce livre qui regroupe tous les essais que Dahlhaus a consacrés à Schoenberg permettent d'approfondir l'oeuvre et la pensée d'un compositeur qui a marqué l'histoire de la musique et en a bouleversé le cours.

  • Vingt ans avant De la marche de Henry David Thoreau, Balzac écrit Théorie de la démarche, article qu´il fait paraître en 1833. La marche, c´est la liberté dans la nature, la démarche, c´est la contrainte dans la société. Le pavé de Paris est piétiné tous les jours par une foule de marcheurs ; mais marchent-ils tous, ces citadins, de la même manière ? Et leurs différentes démarches, que signifient-elles ? Figurez-vous Balzac assis à la terrasse d´un café, analysant le pas de chacun et cherchant, non sans ironie, à élaborer une nouvelle science. La Théorie de la démarche est issue de cette observation, qui ouvre à la psychologie et à la sociologie de La Comédie humaine.

  • Le Jardin des plantes de Montpellier, créé par Pierre Richer de Belleval en 1593 pour enseigner les « simples » aux étudiants en médecine, est le plus ancien jardin botanique de France. Ce livre, écrit par des spécialistes renommés du monde végétal et illustré de plus de 200 photographies, en conte l´histoire et en fait découvrir les végétaux exceptionnels - plantes succulentes, médicinales, d´Extrême-Orient... - au gré des saisons et des lieux.

  • Mathieu est un berger qui aime son métier qu'il pratique depuis 1998. Auteur du blog mathieuerny.unblog.fr et intitulé très justement « Le droit des brebis », il a décidé de mettre par écrit ses réflexions afin de faire partager à un plus large public l'évolution de ce métier souvent mal connu et pourtant indispensable dans son rôle sur les paysages de l'agropastoralisme, notamment dans les Causses et les Cévennes. La meilleure illustration de la désaffection dont souffre cette profession est l'absence totale de véritables bergers dans ce qui est appelé les « commissions » organisées par la France et plus largement par l'Europe, au profit de moult politiciens, scientifiques et autres militants des associations écologistes. À cet égard, l'exemple de la prédation du loup est plus que criant. En effet, au lieu de multiplier les enquêtes plus ou moins scientifiques, il serait temps de considérer le problème en reconnaissant tout simplement que ce sont les loups relâchés artificiellement ou nés en captivité qui s'attaquent aux troupeaux, car ils n'ont pas la notion de la chasse en meute. Ainsi pourrait-on ensuite traiter les « vrais » loups.

  • L'ouvrage reprend les fondements théoriques et historiques de la psychothérapie et les éclaire par de nombreux cas concrets tous issus de la pratique de son auteur. Ce livre s'adresse aux professionnels ou aux futurs professionnels qu'ils soient soignants, éducateurs ou travailleurs sociaux et, au-delà, à toute personne intéressée par les questions de santé mentale. Il part d'un détour nécessaire sur la constitution du psychisme plongeant ses racines en-deçà même de la naissance et de la conception de chaque être humain pour, ensuite, développer les différentes approches des psychothérapies, individuelles ou groupales, verbales ou corporelles.

  • Ce n'est un secret pour personne, notre système éducatif va mal. Pour quelle raison ? Sans doute parce que ce qui est le plus négligé dans nos écoles est ce dont les enfants ont le plus besoin dans la vie. Basé sur une expérience menée dans l'Académie de Limoges, cet essai a pour but de montrer comment l'éducation pour la santé peut aider à faire évoluer l'école pour qu'elle ne soit plus seulement un lieu d'apprentissage des savoirs académiques, mais qu'elle devienne aussi un lieu d'apprentissage de la vie. Cela implique la participation de tous les acteurs concernés par l'éducation des enfants et que soient réunies les conditions d'un vrai travail en commun. Un livre utile qui pose une question essentielle : sommes-nous prêts, collectivement, à nous investir dans une telle entreprise ?

  • L´expérience relatée dans cet ouvrage s´inscrit dans un esprit et dans une démarche collective et institutionnelle qui n´étaient pas encore devenus ceux de l´entreprise. Le projet d´éducation ou de soin ne pouvait se penser sans une prise de conscience politique profonde de l´aliénation sociale. Ce qui impliquait de mettre en place les conditions d´un acte éducatif, de soin ou d´accompagnement, dégagé des systèmes autoritaires ou des rapports de subordination et de domination, et dans lesquels les professionnels se sentent responsables de leur acte et les usagers acteurs de leur propre processus d´émancipation.

  • Diminué physiquement, les petits obstacles du quotidien deviennent vite des contraintes insurmontables. Le dépassement de soi prend alors une figure migrante et l'aspect d'une symphonie inachevée. L'asservissement de l'espace n'a plus l'impact autoritaire que je lui connaissais précédemment. Il n'y a pas cependant de véritables efforts pour réapprendre les gestes de tous les jours, juste une gêne aléatoire alourdissant les actes. Une variation pour la survie réapprivoise l'envie de vivre. Je mute vers l'absolu qui se déploie face à moi. Je retourne aux pieds du néant et j'en reviens chargé d'apocalyptiques rayonnements...

  • Psychologue depuis 1995 à l'aide sociale à l'enfance, j'ai rencontré beaucoup d'enfants dont les parents souffrent de maladie psychique ! Il n'est pas facile d'amener les jeunes enfants à parler de leur peur, de leur sentiment d'insécurité, de leur impuissance à soigner ce parent malade. J'ai choisi le syndrome de la bipolarité, rencontrant régulièrement ce lien pathologique dans ma pratique où l'attachement entre la mère et son enfant apparaît complexe et insécure. Cet ouvrage est un médiateur entre l'adulte et l'enfant confronté à l´étrangeté du parent liée à sa maladie. Le livre s'adresse à des enfants de 4 à 10 ans, il peut être utile pour les professionnels de l'enfance mais aussi pour les familles qui se heurtent à ces souffrances.

  •  L´Afrique, berceau de l´humanité, est aussi le lieu où ont germé les pensées scientifique, artistique, philosophique, spirituelle et religieuse de l´Occident dont la Grèce aura été l´habile courroie de transmission.  L´héritage de l´Occident n´est pas grec, il est foncièrement africain. De nombreuses sources - antiques, classiques, modernes et contemporaines - souvent occultées, l´attestent. Sur cet héritage, l'Occident a élaboré ses propres modes de construction des savoirs et d'appréhension de l'invisible. Aujourd´hui, le passé de l´Occident qui scelle son « africanité » resurgit dans le présent, comme par refoulement, dans diverses manifestations identifiables à un processus d´«africanisation».

    Dans ce livre, avec une volonté et un élan résolument vulgarisateurs, l´auteur examine l´entrelacement du passé et du présent de l´Occident, reflets de son «africanité» et de son «africanisation». Leur mise en regard révèle des codes à décrypter pour les projets d´avenir, pour se prémunir contre les écueils des dérives de l´irrationnel.

  • Fort de ses différents succès, tant critiques que commerciaux, le cinéma de Hong Kong perturbe le monde occidental qui découvre cette nouvelle vision du septième art, pourtant née en 1909. En effet, ces dernières années, ce cinéma s'exporte de plus en plus en Occident, que ce soit en Europe, principalement par le biais de l'Angleterre et de la France, ou aux États-Unis. Comment peut-on expliquer une découverte si tardive, et les multiples réactions qui l'ont accompagnée ? C'est ce que cet ouvrage va tenter d'expliquer au travers de différentes réflexions et recherches, tout en essayant de démontrer que cet art est loin d'être aussi limité et caricatural que ce que certains préjugés laissent penser...

  • À travers une activité critique qui a commencé en 1937 dans la revue Modem Music, et qui fut consacrée quasi exclusivement à la musique contemporaine, Elliott Carter n'a cessé de réfléchir aux questions fondamentales de la composition et de l'esthétique musicales. Par ses appréciations sur les oeuvres entendues en création, ses hommages à des compositeurs comme Stravinsky, Varèse, Ives ou Wolpe, qu'il a bien connus, et ses essais sur le rythme et le temps musical, Carter se situe de façon originale par rapport aux différents mouvements de la musique moderne : les avant-gardes américaine et européenne de la première partie du siècle, le néo-classicisme et le populisme américain des années vingt à quarante, les musiques sérielles et aléatoires de l'après-guerre. Cette traversée de l'histoire est aussi une tentative de définir sa propre position en tant que compositeur américain; au-delà de la « couleur locale », il cherche à penser la tradition américaine en relation avec les mouvements novateurs européens, critiquant au passage le conservatisme institutionnel de son pays. Les écrits d'Elliott Carter éclairent par ailleurs une démarche créatrice d'une richesse et d'une profondeur exceptionnelles, déployée sur plus de cinquante ans. Ce choix d'écrits paraît à l'occasion de son quatre-vingt-dixième anniversaire, en signe d'hommage et de reconnaissance.

  • Docteur en médecine et philosophe, Canguilhem n'élabore pas de système, contrairement à Bergson qui fait de l'intuition le seul moyen de connaissance de la durée et de la vie.Philosophie biologique, durée, temps, devenir sont les thèmes abordés par les deux hommes. Canguilhem, le corps humain. Bergson, l'élan vital.

  • Souhaitez-vous vivre dans un monde d´harmonie ?


    Alors, sortez du moule ! Soyez vous-même et restez vous-même !





    Tel pourrait être le message lancé par l´auteur, à la fois un signal d´alarme et un cri du coeur. Mais avant, il partagera s

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