• Le jeune d'Artagnan, gentilhomme fougueux et téméraire, rêve de devenir mousquetaire du roi. Dès son arrivée à Paris, il est plongé au coeur d'un terrible complot contre la reine, ourdi par le cardinal de Richelieu. Duels, traquenards, enlèvements : le danger menace à chaque instant. Mais d'Artagnan peut compter sur ses nouveaux amis, Athos, Porthos et Aramis. Tous pour un, un pour tous!

  • L'Essai sur le don de Marcel Mauss est l'un des textes majeurs, si ce n'est le texte majeur, de l'anthropologie du XXe siècle. Par l'étude des systèmes d'échange de la kula et du potlatch, il démontre que le don fut historiquement l'un des moteurs de nos sociétés. À l'encontre de tout rationalisme le potlatch, pratiqué chez certaines tribus amérindiennes, amène au sommet de l'échelle sociale les individus capables de se défaire de tout ce dont ils possèdent. Un système qui se révèle radicalement opposé au nôtre, où les possédants détiennent le pouvoir.

    Dans cet ouvrage précurseur, Mauss bat en brèche bon nombre d'idées reçues sur les principes de l'échange et du don. Par-delà leur dimension économique une dimension spirituelle. "Nous n'avons pas qu'une morale de marchand " conclut Mauss.

    Marcel Mauss (1872-1950) est la grande figure de l'anthropologie française, ainsi que le neveu du sociologue Émile Durkheim. Il a construit pendant plusieurs décennies une oeuvre protéiforme et a marqué en profondeur l'ensemble des sciences humaines de son siècle. Son essai anthropologique sur le don a bouleversé notre regard historique sur l'économie. Il a su conjuguer son travail de recherche à des convictions socialistes, et s'engagea en particulier en faveur du colonel Dreyfus.

  • Initiateurs de la démocratie, inventeurs du théâtre et des Jeux olympiques, excellents agriculteurs, grands navigateurs et conquérants, porteurs de récits fabuleux et des plus célèbres textes philosophiques... les Grecs ont tant apporté à notre monde, et ils ont encore beaucoup à nous apprendre ! Cette bande dessinée précise et accessible raconte avec dynamisme la grande Histoire comme la vie quotidienne de ces peuples de Méditerranée qui nous captivent depuis des milliers d'années.

  • Simmel démontre ici le mécanisme psychologique qui a permis de transformer l'argent de moyen en fin. Or, en servant quantité de fins, l'argent devient "incolore", privé de valeur en soi. Simmel analyse des cas pathologiques, allant de l'avare au dépensier compulsif, aspects psychologiques complétés par de passionnantes observations d'ordre historique et sociologique. Il se penche également sur les liens générés par l'argent, source paradoxale de l'individualisme moderne. Si la possession d'argent procure une liberté personnelle, elle engendre une insatisfaction croissante, tant la dimension qualitative, inexprimable en termes économiques, s'efface au profit du quantitatif. L'argent n'en reste pas moins pour l'homme moderne un aiguillon de son activité, une promesse illusoire de bonheur.

    Philosophe et historien de formation, Georg Simmel (1858-1918) fut l'un des fondateurs, avec Max Weber, de la sociologie allemande. Auteur de Philosophie de l'argent(1900), il donna également des cours à l'université de Berlin et de Strasbourg. Son oeuvre connut d'emblée une réception très favorable aux États-Unis, puis en France.

  • Le prolétariat, affirme Jacques Ellul, n'a pas été un produit du seul capitalisme, mais bien de la société industrielle elle-même. Ainsi, la révolution soviétique, la "voie chinoise", tout comme l'évolution du tiers monde, aboutissent à la création d'un immense prolétariat mondial. Toutes les révolutions ont échoué, en cédant à la fatalité industrielle et technicienne du capitalisme qu'elles entendaient combattre. Et pourtant, au début des années 80, la première vraie révolution semble devenir possible.

    Pour quelles raisons ? À quelles conditions? Sommes-nous encore capables d'une véritable espérance révolutionnaire?

  • "J'en ai lu des livres sur l'Afrique, depuis le temps que je l'aime et que je m'acharne à la comprendre. Peu d'entre eux m'ont autant éclairé."
    Érik Orsenna


    On ne peut plus négliger l'Afrique, car c'est là que se jouent la démographie et la croissance ou, sinon, les drames humanitaires et écologiques de demain. À rebours des idées reçues, cet ouvrage dresse un panorama complet de la réalité africaine, pour comprendre le présent et appréhender l'avenir. Il aborde successivement les questions de politique, d'économie et de culture, sans omettre les sujets d'actualité que sont le terrorisme, la pauvreté, l'aide au développement... Conçu par un ancien diplomate ayant consacré l'essentiel de sa carrière à l'Afrique, il constitue un outil unique de découverte et d'étude, agrémenté d'une douzaine de cartes.

  • Votre caractère transparaît-il dans votre écriture ? La graphologie est-elle une science exacte ? Plus personne ne conteste la valeur de la graphologie, comme outil de connaissance de la personnalité, tant sur le plan privé que professionnel. Pratique, ce livre vous aidera à mieux vous connaître, et à mieux comprendre les autres, par une analyse simple de l'écriture.

  • La prise en charge du tout-petit est essentielle à son éveil, à son développement, en un mot à son devenir. C'est aux puéricultrices que sont confiés pendant la journée un grand nombre d'enfants : elles ont en effet la garde de plus d'un quart des enfants âgés de 0 à 3 ans. Pour accomplir leurs tâches, elles peuvent être aidées par des psychologues. D'où la nécessité de s'interroger sur le travail en crèche. Voilà, entre autres, les questions auxquelles La crèche répond. Psychologues et puéricultrices s'interpellent, échangent leurs points de vue. Forts de leur expérience de terrain, ils évoquent les problèmes auxquels ils sont confrontés, les moyens qu'ils mettent en oeuvre pour les surmonter. Ils montrent combien le travail en équipe et la pluridisciplinarité sont indispensables au bon fonctionnement de la crèche. Avec toujours au centre de leurs préoccupations : l'enfant et son épanouissement.

  • J'excusais sa rage parce que je ne pouvais pas supporter de le voir tel qu'il était vraiment. Il aurait fallu également que je me voie telle que j'étais, et je refusais d'être une femme battue.

    L'abus ne pourrait cesser que si j'admettais cette vérité.

    Tant et aussi longtemps que je ne réussirais pas à dire à haute voix ce qu'il avait fait, le manège de la douleur ne pourrait pas s'arrêter pour me permettre de descendre du cheval de bois et partir.

    * *

    Écrit avec intelligence et force, Michele Weldon nous raconte son histoire bouleversante et véridique d'abus conjugal.

    Marié à l'homme « parfait » durant neuf années, l'auteure a fermé les yeux trop longtemps sur l'enfer que ce conjoint violent lui faisait vivre. Un jour, elle décide de s'échapper de son emprise, avec courage, pour élever seule ses trois enfants et refaire sa vie de femme libre et épanouie.

    En nous livrant son combat pour retrouver sa dignité, elle démontre que toutes les femmes ont finalement le pouvoir de transformer leur rôle de victime en celui d'héroïne.

    Journaliste depuis vingt ans, Michele Weldon a écrit pour Chicago Tribune, Los Angeles Times, New York Times, Woman's Day, Parenting et d'autres publications. Elle est chargée de cours à l'école de journalisme Medill de l'Universié Northwestern.

  • Métier à tisser de Vaucanson, fardier de Cugnot, pendule de Foucault, caméra de Louis Lumière, pâtes de verre de Gallé... Quel mystérieux protocole réunit dans l'ancien prieuré de Saint-Martin-des-Champs les objets mythiques de notre civilisation ? En 179

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • En Europe, comme aux Etats-Unis et au Canada, l'illettrisme n'est pas rare. Cet état de choses s'explique sans doute et surtout par une baisse de la valeur symbolique de ces savoirs et par le fait que, dans la pratique, le travail et les autres activités

  • Que peut-on attendre de la psychanalyse ? Quelle est sa place aujourd'hui dans nos cultures ?... Vieilles questions qui sont ici renouvelées à partir d'autres un peu plus vives : de quoi les sectes « psys » sont-elles le symptôme ? Quel rapport entre leur discours et le discours religieux ? Que signifie ce double mouvement où chacun s'approprie l'« idée psy », sous mille formes, cependant que les groupes « psys » se cramponnent à un ressassement dépressif ? Le livre de Sibony révèle que la « psy » est elle-même en analyse avec le monde où elle s'expose. Une analyse rigoureuse, qu'elle ignore, et qui permet de la situer, de la respecter aussi comme on respecte tout symptôme ; et de nous éclairer sur les replis de nos modes d'être. Cette démonstration, écrite sans haine ni complaisance, s'inspire d'une pratique vivante et d'un certain appel du large et de l'air libre.

  • La réflexion morale s'est donné un nouvel objet : l'environnement. Au début des années 70, le besoin d'une éthique environnementale a été formulé et tout un débat s'est développé sur ces problèmes : différentes tendances philosophiques s'y sont exprimées, des questions critiques ont été déterminées. L'éthique environnementale existe, comme une réflexion philosophique qui a su associer les questions morales classiques et les problèmes contemporains qui font de la nature l'objet d'un débat philosophique. Ce débat affecte plus particulièrement la communauté de langue anglaise : la crise environnementale y a été entendue comme une incitation à redéfinir les rapports de l'homme et de la nature, à ne plus voir dans celle-ci un simple réservoir de ressources, à remettre en question l'anthropocentrisme moral, à développer, donc, une nouvelle éthique. Ce livre a pour objet de présenter les principaux thèmes débattus : la question de la valeur intrinsèque, celle du bien-être animal, la conception de la communauté, celle de la wilderness, le problème du pluralisme moral.

  • Les générations ont beaucoup à nous apprendre sur nous-mêmes. Privilégiées ou sacrifiées par l'Histoire, elles forgent leur identité au contact des événements politiques, des mutations économiques, sociales et culturelles qui marquent leur jeunesse. Dans ce livre passionnant, synthétisant un grand nombre d'enquêtes sociologiques et d'opinion, Bernard Préel brosse l'histoire des générations récentes et celle de leurs relations. Relations complexes où se jouent, souvent sur fond d'incompréhensions et de conflits, des questions centrales : la transmission des valeurs et du patrimoine, les relations au sein du couple et de la famille, le rapport au travail et à la consommation. Le choc des générations propose ainsi à chacun de se confronter au portrait de sa génération. Dans cette fresque vivante, souvent drôle, Bernard Préel réserve une place particulière aux enfants du baby boom, Il montre en effet que, depuis leur révolte, en Mai 68, les rapports entre les générations se sont brutalement inversés. La jeunesse moderne - la génération Gorbatchev et, plus encore, la génération internet - ne se contente plus, en effet, de se rebeller. Elle dicte désormais sa loi aux générations précédentes et, en particulier, à celle de ses parents qui, obsédés par la peur de vieillir, s'approprient la culture jeune de leurs enfants. Avec le risque qu'un jour prochain, ces derniers instruisent le procès de leurs parents, enfants gâtés des Trente Glorieuses.

  • La plupart des interdits alimentaires retenus par la loi musulmane ont trait au régime carné, la raison étant que toute nourriture influence physiquement et spirituellement celui qui l'absorbe : manger certaines catégories animales revient à prendre le ri

  • L'espace de la société japonaise, c'est aussi bien la manière dont le moi s'y pose face au monde que celle dont les paysans ont mis en valeur les plaines de l'archipel ; c'est le plan de la citadelle du shôgun à Edo, mais tout autant certains principes managériaux des grandes entreprises. En effet, chaque société organise son espace selon une logique d'ensemble qui lui est propre : cette organisation reproduit analogiquement les mêmes principes au plan mental et au plan social, tout comme au plan matériel. La logique d'ensemble de la spatialité japonaise repose sur une assise culturelle radicalement différente de la nôtre. Elle n'est donc pas transposable comme telle ; mais son efficacité comme ses limites nous invitent à comprendre ce qu'a de particulier, donc de dépassable, notre propre vision du monde.


  • De la Première Guerre mondiale à la fin du siècle dernier, cet ouvrage rassemble une sélection de 80 discours fondateurs dont il propose une explication, une mise en perspective et une analyse. Pour chacun, il dévoile le contexte, la problématique

  • Une histoire du costume à travers les âges jusqu'au début du XXe siècle, nous permettant de découvrir les us et coutumes de chaque époque.

  • Toutes les formes contemporaines de la servitude sont, dans cet ouvrage, passées en revue, de la condition ouvrière en Occident à l'orée du XXe siècle, à celle qui prévaut dans les ateliers clandestins et les usines des pays tigres, sans oublier les camps de travail forcé en Europe et en Asie, ni les trafics des esclaves sexuels ou des domestiques maltraités. Sur la base des plus récents travaux concernant les développements prévisibles de la population mondiale, de la productivité du travail et de l'évolution de l'emploi, cette étude met en garde sur la nécessaire coordination, au sein des organisations internationales, des nations responsables de lutter contre ce fléau par l'utilisation du progrès, dans le seul but d'assurer enseignement et santé à chaque enfant, puis emploi décent à chaque jeune adulte.

  • Spécialiste des coiffes et costumes bretons au Musée breton de Quimper, l'auteur livre ici une étude approfondie d'un terroir à travers ses costumes.

  • Le « genre » véhicule peurs et fantasmes. Mal connu, le mot est aujourd'hui employé à tort et à travers et instrumentalisé politiquement ; ce qui réduit généralement les débats à un florilège d'idées reçues. Il serait ainsi une « mode américaine », une « lubie de féministes » ou encore une « théorie fumeuse », voire dangereuse, cherchant à nier les différences entre les femmes et les hommes et à s'immiscer dans les salles de classe et les têtes des enfants...
    Face à tant de confusion, il est fondamental d'apporter un éclairage sur ce que le genre est, et sur ce qu'il n'est pas. Car le genre est un concept bien précis et tout à fait sérieux. Il constitue un outil qui a été historiquement mobilisé - et continue de l'être - au coeur des mobilisations féministes relatives aux rapports de pouvoir entre les sexes, servant notamment à mettre à jour la nature sociale des processus qui attribuent à chacune des catégories sexuées des caractéristiques présentées comme naturelles. Les études sur le genre constituent aujourd'hui en France un champ de recherche florissant et dynamique, au sein duquel sont formulées et analysées des questions fondamentales portant sur des sujets aussi variés que le travail, la santé, le langage, la violence, la sexualité ou encore le sport, la famille, la religion, etc. Ces questions, comme les réponses qui peuvent leur être apportées, concernent tout le monde.
    C'est précisément pour cela qu'il est essentiel de rendre les réflexions sur le genre accessibles au plus grand nombre, au-delà du milieu universitaire où elles sont encore trop souvent confinées.

  • N'est-il pas possible - nous dégageant de ce fameux OEdipe dont Freud fait le noyau des névroses et des formations culturelles - d'aller au-delà des fixations oedipiennes de la psychanalyse, et de renouer avec la puissance d'arrachement et de libération de la pensée freudienne ? De retrouver son ample pulsation et son intrépide envol ? De l'aura « égyptienne » qui cerne d'une sombre lumière l'oeuvre freudienne, surgit, derrière le petit roitelet grec, la splendide figure d'une déesse mère primordiale, Isis aux multiples seins, nomadisant inlassablement en quête des membres épars de son amant, fils et frère mutilé, Osiris. Les divers fragments de cette enquête sur la pensée freudienne dans son rapport à la mystique, à l'art, à la violence politique gravitent autour de la figure d'Isis. C'est pourquoi Roger Dadoun se prononce « à côté de la psychanalyse même, la supportant, la débordant certes, et la faisant dériver peut-être, pour une Psychanalysis » - pour tenter d'atteindre, dans un bond libertaire, au coeur foudroyé fou du monde contemporain...

  • Le nom de Jean-Frédéric Oberlin, pasteur et pédagogue, citoyen des Lumières, reste indissociablement lié à celui du Ban de la Roche, modeste vallée vosgienne, au coeur de laquelle il exerça son ministère pendant quelque soixante années. Au confluent des XVIIIe et XIXe siècles, il y développe, loin des cercles intellectuels des capitales européennes, un projet socio-éducatif global sans précédent, bâti dans le quotidien d'une action pastorale fondée sur les principes intangibles d'exigence morale et d'amour du prochain. Considéré comme un précurseur de l'éducation préscolaire institutionnelle en Europe, Jean-Frédéric Oberlin esquisse à travers les poêles à tricoter les contours d'une synthèse paradoxale, exemplaire de l'ensemble de son oeuvre, entre valeurs chrétiennes et humanisme républicain, science et spiritualité, action et méditation, orthodoxie luthérienne et dissidence piétiste, romantisme germanique et classicisme latin. L'originalité des méthodes pédagogiques adaptées à l'éducation de la petite enfance mises en oeuvre par cette grande figure du protestantisme en Alsace, constitue un apport décisif au débat, toujours d'actualité dans l'Europe contemporaine, sur les modalites de garde et d'éducation des enfants les plus jeunes.

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