Actes Sud

  • Un avenir

    Véronique Bizot

    Une disparition annoncée, une grande maison vide, un robinet peut-être pas purgé, un rhume colossal, trois cents kilomètres de doute, une tempête de neige... et des souvenirs plus ou moins fiables. «Un avenir» est une histoire de famille. Chez Véronique Bizot, la noirceur est délicieuse parce que toujours saturée d'incongruité drolatique, de lucidité étonnée et de métaphysique légèrement récalcitrante.

    1 autre édition :

  • Une grande maison vide, un mort, un mystère. Et pas une goutte de sang, pas un suspect. Quelqu'un qui regarde, quelqu'un qui voit tout. Un tueur, commandité par d'inflexibles services secrets, qui se heurte à la fatalité de l'amour. Une histoire où, sur fond de campagne française et de lande écossaise, Véronique Bizot avance en romantique masquée.    

  • Futurs parfaits

    Véronique Bizot

    Onze histoires réjouissantes, souvent traversées du désir de vies nouvelles, d'envolées possibles, de «futurs parfaits». Mais c'est chez Véronique Bizot comme dans la sagesse populaire britannique, il faut se méfier de ce que l'on espère. Car quand les choses se réalisent, il arrive qu'on les contemple «avec une satisfaction proche du désespoir». Où l'on retrouve tout le sel de l'univers de l'auteur d'«Un avenir» et de «Âme qui vive», son sens du contre-pied, une intimité certaine avec l'absurde, mais aussi la brûlure de sa lucidité, la noirceur et l'acuité de son sourire.

  • Les jardiniers

    Véronique Bizot

    Six nouvelles impeccablement (dé)réglées, impitoyablement logiques, sur le fil de la dinguerie et de l'absurde, pour découvrir un écrivain singulier chez qui l'exploration des solitudes et des angoisses déclenche un rire curieusement réconfortant.
    Il y a en effet dans l'étrangeté des histoires courtes de véronique bizot une familiarité inattendue, une qualité de décalage qui parachèvent leur charme, au sens sorcier du terme. sa prose d'une simplicité trompeuse cultive le paradoxe : plus c'est noir et plus on rit, plus c'est bizarre et plus on s'y reconnaît. alien tranquille, insoupçonné, véronique bizot feint parfaitement la normalité pour mieux traverser les apparences.
    Et, ce faisant, attaque de front sans jamais les nommer ni les surligner les terreurs les plus sombres, les tortures les plus intimement métaphysiques. car il n'y a pas de doute : tout ce petit monde creuse sa tombe comme on taille des haies. nous sommes tous des jardiniers.

  • Une île

    Véronique Bizot

    Quelques amis parmi lesquels se trouvent "trois ou quatre psychanalystes" se sont installés pour des vacances dans une maison de l'île. C'est en ces lieux de villégiature que l'humour de Véronique Bizot, sa poésie subtile et la mélancolie discrète de ses personnages font escale aux abords de l'été. Avec l'élégance qui caractérise son territoire littéraire la romancière se prête au jeu de la collection "Essences".

  • Décoré à son insu pour une importante découverte qu'il a oubliée depuis longtemps, un scientifique à la retraite voit soudain son salon envahi d'admirateurs et de journalistes venus le féliciter, mettant à mal son intime désordre.
    Sa femme de ménage, ultime rempart contre l'impudeur du monde, lui cuisine des lentilles. Et tandis qu'irrémédiablement l'heure des honneurs se rapproche, le passé fait de même. D'une visite impromptue (et ratée) à un vieil ami perdu de vue en réminiscences familiales semblables à d'étranges phénomènes gazeux, notre homme explore sa solitude avec une impavide bien qu'inquiète curiosité. Avec l'humour légèrement amer, la tendresse étonnée et la noirceur singulière qui caractérisent ses nouvelles, Véronique Bizot poursuit dans ce premier roman son observation sans concession des effets secondaires de l'absurdité de nos vies, déshabillant la logique du désespoir jusqu'aux os.
    Et impose, comme une étonnante évidence, un univers à la fois déroutant et délectable.

  • Dans une campagne isolée et vaguement montagneuse, quatre hommes se rendent visite ; et s'ils ne se disent pas grand-chose, ils s'entendent et la circulation de l'inattendu les emmène en voyage. Raconté par un tout jeune homme mutique, Âme qui vive plonge le lecteur dans le vertige paradoxal d'un silence habité, loquace et palpitant, animé d'une drôlerie funambule. Comme toujours chez Véronique Bizot, ce qui se joue entre ces trois maisons vides et ces quatre hommes seuls échappe au saisissable : la tragédie est source de perplexité, la place de l'Étoile est exotique, les tropiques menaçants et la famille un pur mystère. Rien ne se passe comme prévu et tout peut arriver. Radical et buté, le silence qui règne sur ce ballet de solitudes solidaires est chaleureux et le roman distille une surprenante douceur, désertant les environs du désespoir pour, aux confins de l'improbable, faire jaillir une lumière orageuse mais enveloppante : la possibilité d'un avenir.

  • Un soir, pendant le dîner, Paul annonce à ses parents qu'il a pris la décision de partir. Trop de changements à la maison ! Il les remercie pour la bonne éducation qu'ils lui ont prodiguée, casse sa tirelire, place l'argent dans une pochette qu'il attache autour de son cou, et prend le chemin de la mer. Paul a un peu peur mais, pour se donner du courage, il pense au formidable capitaine de son livre de chevet - une histoire de bateau pris dans une tempête effroyable. C'est le début d'une nuit d'aventure. Un récit poétique et ouvert sur l'imaginaire dans lequel un petit garçon apprend à faire face aux événements de la vie, comme l'arrivée d'une petite soeur.

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