• Ce que ce Manuel d'instruction civique quelque peu échevelé démontre éloquemment, c'est que l'essentiel se passe désormais ailleurs : les véritables acteurs ne sont plus parmi nous, mais dans la société civile. Partout.
    La société civile est, hélas, de retour. Mes pairs le savent bien : politiques, hommes d'Eglise ou de syndicats, sacristains d'appareils ou d'administrations, qui se demandent, tels des Soubise, généraux étonnés et perdus, où sont passés leurs troupes. Chacun se frotte les yeux, comme à la sortie d'un long sommeil morne, en s'apercevant que les sauveurs professionnels, ceux qui vont nous tirer d'affaire, sont tous de sincères menteurs.
    La société civile est de retour. Toutes les avancées de la science et de la génétique, de l'exploration spatiale à celle du cerveau, plaident pour l'irrépressible conquête de l'autonomie. Les veaux risquent de devenir de plus en plus irrécupérables. Les voici, en effet, sans alibis ni faux-semblants, face au formidable processus de la vie, avec ses saines ambiguïtés et des bienheureuses incertitudes, ses peurs et ses espoirs, ses bonheurs et ses abîmes.
    La société civile est de retour, et pour de bon : qui ignore la fantastique mutation déjà commencée se condamne aux amères déconvenues de la passivité intellectuelle et affective. Nous allons vaincre la gauche, sans nous être débarrassés de la droite. Nous sommes fort aises que la victoire soit proche, mais craignons de ne savoir qu'en faire. Lisons ce livre comme un inventaire des désirs, des attentes et des parcours de ceux dont nous sollicitons les suffrages et dont nous espérons qu'ils nous laisseront batifoler en paix. Ô surprise, ô confirmation : ce mystificateur Bercoff - dont je soupçonne les dilections libertaires - apporte l'irréfutable preuve que les habitants de la maison France ont décidément changé de peau. Sans nous prévenir. Les ingrats.Caton.

  • «Cet homme est fou.» «Voyou de la République.» «Est-il vraiment si nul ?» «Il abaisse la France.» «Une tache sur notre drapeau.» Tels sont quelques-uns des propos que l'on entend en boucle dans le monde politico-médiatique depuis qu'un certain Nicolas Sarkozy a été élu président de la République. L'acharnement en politique n'est pas nouveau. Force est pourtant d'admettre que l'on n'a depuis longtemps jamais vu et entendu tant de haine concentrée sur un seul homme. Sarko, ce pelé, ce galeux d'où nous viendraient tous les maux. Ne l'a-t-on pas comparé, à gauche, à Hitler ou à Bernard Madoff ? Et à droite, à un Français qui ne serait pas de souche ? En fait, si Sarkozy suscite autant de réactions aussi allergiques et épidermiques, c'est qu'il n'a cessé de tenter, parfois avec maladresse et désordre, de réveiller une France endormie depuis près de quarante ans par des gouvernements de gauche et de droite qui n'avaient qu'un seul souci : toujours céder aux mécontents. Sarkozy sera le dernier monarque républicain. Il délégitime définitivement la fonction. Il rompt avec l'hypocrisie institutionnalisée. Désormais, pour nous autres citoyens, qu'on s'en réjouisse ou qu'on le déplore : «Ni Dieu, ni César, ni tribun». Sarkozy, inconsciemment ou non, a nommé les maux et nettoyé «au karcher» les mythes d'une France qui ne sait plus depuis longtemps où sont ses repères, ses valeurs et son identité. D'où sa mise à mort. Ce livre se veut feuille de température de la France et de l'Europe, avec Sarko pour thermomètre. Chacun sait : quand on a de la fièvre, on accuse d'abord celui-ci. André Bercoff, journaliste et écrivain, a vu le jour à Beyrouth. Il revient dans sa ville natale, les souvenirs et le réel l'assaillent. Le Liban paisible connaît une nouvelle fois la guerre.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Qui êtes-vous Mr Trump ?
    Pourquoi et comment Donald Trump, sur lequel personne ne pariait un dollar, est-il devenu en quelques mois le candidat des républicains à l'élection présidentielle ?
    Comment un jeune homme, à qui son père avait prêté un million de dollars, a de lui-même conquis l'espace des gratte-ciel de Manhattan, et détient aujourd'hui un patrimoine évalué à plus de 8 milliards ?
    Par quel sortilège les caciques du parti républicain, qui avaient amassé des centaines de millions de dollars pour assurer la victoire de leurs poulains, Jeb Bush, Marco Rubio et enfin, Ted Cruz, n'ont pu éliminer ce vorace qui a pulvérisé, l'un après l'autre, tous les coriaces, dans des débats et une médiatisation où Facebook, Twitter et Instagram ont joué un rôle au moins aussi important que la télévision, la presse et la radio ?
    Ce livre répond et raconte comment Donald Trump tenait il y a trente ans, en politique étrangère et intérieure, les mêmes propos qu'aujourd'hui. Et surtout comment des dizaines de millions d'Américains, aux revenus plus que moyens, à la fois croyants et déboussolés, citoyens de l'hyper-puissance mais inquiets pour leur avenir, suivent aujourd'hui un trublion hors norme qui leur promet le retour à la grandeur, alors que la classe politico-médiatique le voue aux gémonies. Ce livre dresse l'inventaire des hommes et des femmes qui ont fait de lui ce qu'il est aujourd'hui. Qu'on s'en réjouisse ou qu'on le déplore, des deux côtés de l'Atlantique, la " trumpisation " des idées est en marche. Ce livre nous révèle enfin ce qu'une présidence Trump signifierait pour nous.

  • « Nous autres politiques savons désormais que nous sommes non seulement mortels, mais solubles dans l'acide corrosif de la mondialisation, de la décentralisation, de la république des juges et de la dictature des marchés. Nous parlons, nous arpentons la scène de long en large, cependant que la salle se vide peu à peu. Que sont nos électeurs devenus ? Et comment leur faire comprendre que nous pouvons quand même servir ? L'art de gouverner, qui régna sans partage pendant deux siècles, s'est transformé en gouvernement sans art. Le moyen de faire autrement, quand la marge de manoeuvre se rétrécit de plus en plus au lavage de l'interdépendance planétaire et des fonds de pension ? Françaises, Français, sauvez-nous ! »

  • "La question n'est plus de savoir si la France va imploser : mais comment et quand cette désagrégation s'imposera..."
    "La question n'est plus de savoir si la France va imploser : mais comment et quand cette désagrégation s'imposera..."

    "De Gaulle est mort, Mitterrand est mort, et les politiques se sentent de moins en moins bien, avec leur parcelle de pouvoir qui rétrécit au lavage de la mondialisation. Entre réforme et révolution, offre et demande, marché et Etat, tous prétendent avoir le remède miracle, mais répugnent à en faire la pédagogie et surtout à l'appliquer : réélection oblige.
    Le choc des civilisations, des identités, des cultures, trop longtemps refoulé par le politiquement correct des bien-pensants et le boboïsme des protégés, fait un retour fracassant dans les villes de grande solitude.
    Bernard Tapie et - vingt-cinq ans après - Marine Le Pen ne figurent pas ici comme les héros de la fracture, mais comme les revers opposés de la même médaille : celle du ras-le-bol et du rêve d'une alternative possible.
    La question n'est plus de savoir si la France va imploser : mais comment et quand cette désagrégation s'imposera. A moins que..."
    André Bercoff

  • Un texte sans concession et une analyse lucide pour comprendre le mal-être actuel.
    Comment tout a basculé ? Qu'est-ce qui a fait qu'en quelques mois, le couvercle d'une marmite qui bouillait depuis quarante ans a sauté ? Qu'une élite se retrouva fort dépourvue quand la bise jaune fut venue ? Le tsunami n'est évidemment pas que français : Europe de l'Est, Russie, États-Unis trumpistes, Bolsonaro au Brésil, Salvini en Italie, sans oublier le Brexit, tout montre que les peuples se sont mis en mouvement. Ce n'est pas seulement le pouvoir d'achat ou le prix du carburant, mais aussi la dignité, l'identité et, pour tous ces peuples que l'on avait rangés au magasin des accessoires, retrouver leur appartenance, leur honneur et leur dimension d'êtres humains.
    Ce livre retrace les raisons de la colère : capitalisme de connivence, noblesse financiaro-administrative, clergé politico-médiatique et un tiers État fragmenté, divisé, caillassé, mais qui se recompose dans les tréfonds d'une France accablée par l'impôt et qui rejette ses dirigeants
    politiques.
    Avec vigueur et humeur, André Bercoff explique pourquoi ce peuple qu'on croyait complètement dissous dans l'alcool de la mondialisation refait surface dans tous les domaines, et avec une radicalité inconnue jusqu'alors.

  • « Un spectre hante le monde : le spectre des idées mortes. Rien ne subsiste aujourd'hui de ce qui gouverna les individus et les foules : ni raison divine, ni raison d'État, ni révolution, ni idéologie. Qui, en Europe de l'Ouest tout au moins, se sentirait disposé à obéir aveuglément à la voix d'un tribun, à l'hystérie d'un histrion ou aux tambours de la lutte finale ? » Après Vivre plus et Le Livre des Possibilités, après le Philippe de Commines des 180 jours de Mitterrand et le Caton de La Reconquête, André Bercoff le pamphlétaire, l'iconoclaste, fait ici l'inventaire joyeusement massacreur de tout ce qui disparaît, des fausses légitimités et des vraies faillites. Mais il montre aussi qu'un système neuf est en train de naître, fondé sur un « éco-capitalisme » et sur une réappropriation de l'individu qui récuse autant le chacun pour soi, que la peur de l'autre. Pour ne pas laisser la morale à ceux qui veulent le repli frileux sur les vieilles valeurs conservatrices, pour ne pas laisser la politique à ceux qui en font un commerce aussi stérile que radoteur, il faut dresser une nouvelle charte de nos droits et de nos devoirs et reformuler le contrat social. Lettre ouverte à ceux qui ne sont rien et qui veulent être tout : un manifeste à l'usage de ceux qui ne baisseront jamais les bras.

  • L'échange téléphonique fut bref. L'homme avait la voix étrangement cassée, signe chez lui d'une grande lassitude. Il me demanda si j'accepterais de le rencontrer « aussi vite que possible » : il désirait me parler de problèmes graves [...]. Lorsque nous nous sommes vus, il n'était plus seul. A ses côtés ils étaient six, six de ces élus de la droite défaite, dont une femme. Le premier rendez-vous se déroula dans un restaurant discret. La conversation se prolongea tard dans la nuit. Tous insistèrent pour que je reste encore vingt-quatre heures afin d'« entendre jusqu'au bout » ce qu'ils avaient à dire et ne pouvaient exprimer publiquement [...]. Ils voulaient que leurs propos soient portés à la connaissance de tous et publiés dans l'urgence [...]. Que l'on s'en horrifie ou que l'on s'en offusque, que l'on s'en réjouisse ou que l'on en ricane, il faut les écouter quand ils disent : « Français, encore un effort... Pour vaincre la prétendue gauche plurielle il faut en finir avec la droite la plus bête du monde »


  • " Les promesses électorales n'engagent que ceux qui les écoutent... "

    " Vous aviez lancé, le 2 mai 2012, à Nicolas Sarkozy :
    " Moi, président de la République, je ferai en sorte que mon comportement soit en chaque instant exemplaire.'

    Mais, cher François Hollande, ce n'est pas votre comportement qui doit être exemplaire, mais la France qui doit absolument le redevenir, comme à certaines périodes bénies de son histoire.
    C'est désormais votre responsabilité. Ce n'est que là-dessus que vous serez jaugé, jugé, réélu ou viré. Bon anniversaire ! "

  • On compte aujourd'hui plus de deux millions d'expatriés français dans le monde : chefs d'entreprise, étudiants, cadres, fonctionnaires... André Bercoff et Deborah Kulbach ont choisi de leur donner la parole pour mieux saisir leurs motivations. Entre excès de la dépense publique, niches fiscales, déni de la dette, du chômage, de l'allongement de la vie et des retraites improbables, la France serait-elle au bord du gouffre ?

  • Pour parler franchement, votre pétrole nous intéresse... Pour répondre franchement, vos usines aussi... Depuis le coup de tonnerre d'octobre 73, et le quadruplement du prix du pétrole, il ne s'est pas passé un mois sans que paraissent un essai, une étude, une analyse économique ou politique, sur les conséquences de ce joli pavé dans la mare de l'ordre économique international. Mais ces Arabes du désert, devenus multi-milliardaires, que font-ils de leur argent ? Sont-ils devenus Rockefeller ou Aga Khan, Jean-Paul Getty ou Gatsby le Magnifique ? Il convenait d'aller au-delà de l'économie, d'entrer de plain-pied dans la vie quotidienne du Koweit et du Qatar, à l'heure où Mahd al Tajer, l'ambassadeur à Londres des Émirats arabes unis, l'homme le plus riche du monde, achète le château de James Bond, à l'heure où PDG des plus grandes compagnies occidentales, financiers, intermédiaires de tous acabits, femmes d'affaires et femmes de plaisirs, déferlent sur le Golfe arabe dans l'espérance, souvent récompensée, de recueillir les miettes du fabuleux festin. Voir coexister, sur la même terre, le vieux Bédouin qui connut la vie difficile des pêcheurs de perles, et son fils qui roule en Cadillac et qui a fait Harvard Business School, est aujourd'hui une expérience unique.

  • La nouvelle stupéfie le monde entier : Eleonora Van Drecht a disparu par un chaud matin de juillet. Dans sa villa de Bel Air, le trio de producteurs qui venaient d'engager la star mythique, la vamp mystérieuse, ne découvrent plus que le silence. Où est-elle ? Qui les aidera à résoudre l'énigme de sa disparition ? Seuls deux hommes ont le cran et l'astuce nécessaires : Jean-Georges Bazin, journaliste français, cinéphile, amateur du passé. Hunter Wolfe, le meilleur "privé" américain, massif, toujours prêt à foncer.
    Filature ou course autour du monde ? Car l'extravagante Eleonora a mille visages, et à vouloir reconstituer le puzzle de sa vie, ce sont toutes les passions, les dérives, les tentations d'un demi-siècle qui défilent follement. Fut-elle la mariée népalaise, maquillée au henné, qui vécut à Katmandou ? Ou une espionne de la Stasi est-allemande ? Une prisonnière ou une manipulatrice ? Eleonora, serait-elle un ange ou une femme ?
    Ce roman ébouriffant nous entraîne des temples de Syracuse aux casinos de Las Vegas, des stupas de Katmandou aux palaces mélancolique de Marienbad, de Macao à la Nouvelle-Orléans, dans tous les lieux du rêve et de la souffrance où Eleonora a laissé son empreinte. Wolfe et Bazin parviendront-ils à percer le "mystère Eleonora" ?
    Olivier Barrot et André Bercoff écrivent en Cinémascope et en couleurs violentes. Comme eux, le lecteur tombera amoureux d'Eleonora, de ses emportements, de sa beauté.

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