Langue française

  • Quelle société laisserons-nous à nos "vieux" ? À force de construire, imaginer, légiférer pour la jeunesse, nos gouvernants auraient-ils oublié que notre société sera bientôt majoritairement constituée de "baby-boomers" de plus de soixante-dix ans ? Ce li

  • Voici un livre paradoxal, provocant. Il va contre l'opinion, aujourd'hui commune, que les vieillards sont encore assez jeunes pour profiter de la vie, faire du sport, consommer, voyager... Les jeunes gens, ou les gens encore jeunes, attendent autre chose de leurs parents âgés ou de leurs grands-parents que ce simulacre de jeunesse prolongée. Ils en attendent ce que toutes les civilisations ont attendu des vieillards : un enseignement (fût-il muet), une leçon de vie dans l'acceptation sereine de l'âge et de sa fin ultime. Christian Combaz - né en 1954 - s'insurge contre cette société qui interdit à nos vieux d'être vieux. Qui les prive du droit de tirer des leçons de leur vie. Qui les distrait, leur épargne la solitude sans laquelle nous ne sommes rien, les préfère bronzés, insouciants, insignifiants, et les pousse dans des maisons de retraite remplaçant l'amour et l'admiration qu'on leur doit par les soins qu'on leur donne. Tout cela est mensonge. Il est moins important d'être en forme que d'être en paix. Il faut accepter de vieillir, accepter la solitude, tendre vers le détachement. La vieillesse n'est pas une maladie, c'est un âge de la vie. On peut le vivre consciemment, sans tricher. "Être vieux, c'est être bien partout", dit Victor, le vieil homme (si vrai) de ce livre.

  • Quelle société laisserons-nous à nos " vieux " ? À force de construire, imaginer, légiférer pour la jeunesse, nos gouvernants auraient-ils oublié que notre société sera bientôt majoritairement constituée de " baby-boomers " de plus de soixantedix ans ? Ce

  • Gens de Campagnol

    Christian Combaz

    Christian Combaz, réfugié en province depuis trente ans, nous invite à écouter une France que personne n'entend plus mais dont il craint qu'elle ne finisse par élever la voix. Sa chronique villageoise prend souvent le ton de la parabole et nous offre un tableau chaleureux d'une population vouée au service d'autrui, résignée à un sort ordinaire, mais qui n'a jamais suscité autant d'ironie chez les parvenus.
    Du vieux curé qui vit avec l'épicière au partisan de José Bové qui s'enrichit dans l'immobilier, du clochard algérien devenu la coqueluche du conseil général au menuisier local qui se flatte d'avoir la clientèle du Dalaï-lama, ce livre est truffé de personnages peu convenus mais archétypiques, d'événements à la fois locaux et planétaires et de bons sentiments propres à éveiller l'intérêt du journal de 13 heures - heure à laquelle, symboliquement, l'horloge de Campagnol est restée bloquée.

    Couverture : photomontage d'après un panneau © Alexandre Fundone / Flickr / Getty Images et un paysage de campagne © Derek Croucher / Photographer's choice / Getty Images

  • Simon Fouchet ne court ni les filles ni les garçons. Il leur préfère la compagnie des vieux célibataires - parfois très vieux - dont l'un des protagonistes dit qu'ils pratiquent la conduite à gauche. Il pourrait donc passer pour un gigolo sans scrupule mais, au fil de ses aventures à Paris, on le voit trouver une vocation inattendue dans le service d'autrui, tout en nourrissant l'ambition de devenir un grand homme.
    Avec le soutien de Nadine, une fille fantasque à qui on voulait le marier, il court le cachet dans le journalisme, affronte un pervers narcissique, change d'alcôve comme de chemise, devient le secrétaire très spécial d'un général d'aviation, fréquente une pension pour vieux prélats au Vatican, traverse l'Italie révolutionnaire des années soixante-dix avant de comprendre qu'il est, curieusement, sur la bonne voie.

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