• La sanction est une pratique commune en éducation. Paradoxalement, elle a été peu réfléchie, peu pensée et semble être un sujet tabou. On préfère s'interroger davantage sur sa légitimité que sur sa fonction et les mécanismes qu'elle met en jeu.
    L'histoire des pratiques familiales et scolaires et des grandes conceptions punitives ayant marqué la tradition et la réflexion éducatives montre que la sanction a varié tant dans ses formes que dans ses objectifs. Alors que l'on assiste à une " judiciarisation " des formes punitives au sein de l'institution scolaire, cet ouvrage expose les effets de la sanction dans le processus éducatif et analyse les conditions requises pour que cette dernière participe à la responsabilisation de l'enfant.
    Eirick Prairat est professeur de sciences de l'éducation à l'Université Nancy II. Il est notamment l'auteur de Sanction et socialisation (PUF, 2001) et de De la déontologie enseignante, valeurs et bonnes pratiques (PUF, " Quadrige ", 2009).

  • Propos sur l'enseignement

    Eirick Prairat

    • Puf
    • 6 Février 2019

    Par la diversité des thèmes et des analyses qu'il propose, cet ouvrage constitue un outil de première importance pour celles et ceux qui se destinent aux métiers de l'enseignement et de l'éducation. La première partie, « Notions », s'attache à préciser un concept ou clarifier une notion : « Qu'est-ce que l'école ? », « Qu'est-ce qu'enseigner ? », « Qu'est-ce que sanctionner ? »... Dans la seconde partie, « Auteurs », est présentée la conception éducative de quelques philosophes de la modernité.
    Dans la dernière partie, intitulée « Études », sont proposées des réflexions qui tentent de rendre-compte et de comprendre ce que nous sommes en train de vivre : la lente désacralisation de l'ordre scolaire, l'érosion de l'autorité professorale ou encore l'avènement d'une société de la connaissance.
    Ces trois thématiques (« Notions », « Auteurs » et « Études ») renvoient aux trois grandes tâches (élucider, expliciter et éclairer) qui sont celles de toute philosophie de l'éducation.

  • S'il est vrai que le tact a un peu pris la poussière, ce petit ouvrage structuré en trois parties entend le réhabiliter et même mieux : lui donner une vie en pédagogie.
    Dans la première partie, l'auteur montre que le tact n'est pas simple habileté relationnelle mais qu'il est bel et bien vertu. Certes, c'est une vertu discrète, presque invisible, mais nous aurions tort de le sous-estimer ou de le négliger.
    Dans la seconde partie, Eirick Prairat souligne l'importance du tact pour le pédagogue. En tant que disposition éthique, il est souci de ce qui nous relie et nous fait tenir ensemble. En tant que savoir- faire pédagogique, il est capacité à saisir le sens d'une situation pour agir de manière appropriée.
    Reste alors une question : peut-on apprendre le tact aux professeurs ? Il semble que celui-ci se dé- couvre dans la rencontre et l'expérience. La formation éthique des professeurs doit alors nouer un ensemble d'activités spécifiques à un mode particulier de travail. Ce sont les grandes lignes de cette formation sui sont esquissées dans la dernière partie de cet ouvrage.

  • " En dix années d'enseignement en IUFM, les jeunes professeurs n'ont cessé de m'interroger sur la manière de conduire la classe, sur l'autorité, la contrainte, la discipline, les sanctions...
    Au fil des années, j'ai eu le sentiment que leurs questions devenaient de plus en plus pressantes. Cet ouvrage n'est pas une réponse aux mille et une questions lui m'ont été adressées, mais une suggestion, mieux, une proposition de travail. Et comme la discipline n'est pas seulement affaire de techniques et d'organisation mais aussi de posture et de place, on peut dire de ce petit livre, qu'il s'adresse à tout éducateur soucieux de réfléchir sur le sens du travail éducatif.
    " Dans cet ouvrage clair et concis, Eirick Prairat s'attache à décrire, à expliquer et à analyser les phénomènes d'indiscipline qui menacent l'ordre scolaire. Il incite le lecteur - enseignant, éducateur, animateur... - à penser et à organiser la vie du groupe en liant la nécessaire dimension instrumentale de la discipline à l'horizon de responsabilité que poursuit toute action éducative. Pas de remèdes miracles ou de techniques magiques mais des dispositifs que les enseignants et les équipes peuvent s'approprier et aménager selon leurs expériences et les ressources du lieu où ils exercent.

  • Dans les métiers de l'enseignement, la déontologie est une notion nouvelle qui n'est pas encore reconnue. Dans un premier temps, l'auteur précise les concepts d'éthique, de morale, de déontologie, de valeur et de norme, concepts-clé du projet déontologique. Comment penser leur articulation ? Entre l'obligation morale et la contrainte juridique, il y a place pour ce que l'on peut appeler une exigence professionnelle. Puis sont analysés le sens et la place de l'école. Il s'agit, d'une part, de dégager les propriétés propres au lieu scolaire, lieu irréductible à l'espace domestique, au monde du travail et à celui de la délibération publique ; d'autre part, de préciser le contexte sociétal actuel où la juridicisation va de pair avec une désymbolisation croissante du droit, faisant de celui-ci à la fois une promesse et une menace. Dans ce contexte, une orientation déontologique est une attitude raisonnable, relevant moins d'une aspiration morale que d'une attitude lucide prenant acte des changements intervenus dans la société et dans l'exercice du métier d'enseignant.

  • Foucault ne semble pas appartenir à la catégorie des philosophes (Rousseau, Condorcet, Kant, Arendt) qui ont consacré une partie de leur oeuvre à la question éducative ou à l'école en tant que telle. Certes, nous avons en mémoire sa très vive critique de l'institution scolaire à l'âge classique mais il semble, à première vue pour un lecteur un peu pressé, que sa contribution à la question de l'école se soit arrêtée là.
    Le projet de cet ouvrage, publié avec le concours de l'Association pour le Centre Michel Foucault, est de prendre le contre-pied de cette thèse convenue, en affirmant qu'au-delà de la critique de l'école nous trouverions dans le corpus foucaldien, pris dans toute son ampleur, des éléments non seulement pour réfléchir au rôle et à la place de l'enseignant mais également pour enquêter sur le statut et la légitimité des savoirs.
    Or, dès lors qu'une philosophie engage, sans nécessairement les conjoindre dans un même mouvement de pensée, une réflexion critique sur la forme scolaire comme lieu instituant, une interrogation sur les enjeux éthiques et politiques de la tâche de transmission et une analyse sur l'épistémologie des savoirs, il ne semble pas déraisonnable de l'admettre au rang des pensées qui contribuent à la réflexion éducative.
    Telle est la thèse et la raison de cet ouvrage.

  • L'évolution du métier et les transformations sociales ont fait de l'éthique et de la déontologie un enjeu majeur pour la formation initiale et continue des enseignants. L'auteur défend ici la pertinence et la nécessité d'un cadre déontologique pour les professeurs.

  • Cet ouvrage rassemble les textes majeurs sur la sanction en éducation. Quatre-vingts auteurs sont réunis dans cette anthologie, plus de cent textes proposés. Cet ouvrage est à la fois un outil de formation et une remarquable contribution à l'histoire des idées. Philosophes, psychanalystes et pédagogues s'expliquent sur un sujet aussi difficile qu'essentiel.

  • La sanction en education Nouv.

  • L'autorité ne va plus de soi. On s'interroge, certains se réjouissent, d'autres plus nombreux s'inquiètent... En tous cas, une des confusions les plus communes au sujet de l'autorité consiste à l'identifier à une simple relation de pouvoir, sans voir le lien fondamental qu'elle entretient avec le temps. La première partie du présent ouvrage ré-interroge ce lien que notre modernité semble distendre. Dans la seconde partie, il est exclusivement question d'école et d'enseignement. Si effectivement, l'autorité est intrinsèquement liée à la question de la transmission, alors l'école est bien le lieu " naturel " de l'autorité, le lieu où se joue le legs d'un héritage et où se met en scène, bien souvent sur un mode exacerbé et inquiet, le scénario de la crise. Est alors examinée une série de questions vives : l'héritage de l'Education nouvelle, la question du partage de l'autorité entre parents et enseignants ou encore comment se construit, in situ, dans le jeu complexe des interactions, c'est-à-dire au sein même de la classe, une posture d'autorité. Cet ouvrage, coordonné par Eirick Prairat, est le fruit d'une réflexion et d'un travail collectif qui a été mené, pendant plus de deux ans, au sein de l'équipe Normes et valeurs du Laboratoire Interuniversitaire de Sciences de L'Education et de l'Information (LISEC, EA 2310) et qui s'est terminé par le séminaire du 11 janvier 2011 (L'autorité éducative en questions). Les contributions de Myriam Revault d'Allonnes et de Bruno Robbes sont venues, dans un second temps, compléter et enrichir ce travail

  • L'auteur traite ici une question essentielle et pourtant souvent tabou, celle de la sanction. Qui peut oser dire qu'il ne s'est jamais posé cette question ? Pour comprendre ce qui se passe quand la question de la sanction se pose, l'auteur recourt aux ressources de l'histoire de la philosophie mais aussi à celles de la mythologie ; il s'efforce de comprendre le sens des positions dans ce domaine, et clarifie quelques enjeux fondamentaux : la signification et les visées de l'acte éducatif, la loi, l'autorité... avant de préciser ce qu'il faut entendre par sanction éducative. Cet ouvrage fait suite à Eduquer et Punir, qui retraçait l'évolution historique des pratiques punitives dans les lieux d'enseignement.

  • Cet ouvrage se propose de faire le point sur quelques dossiers brûlants : les missions actuelles et futures de l'école, son fonctionnement, la place des technologies de l'information et de la communication dans le processus d'apprentissage et plus largement la culture scolaire, la diversité de l'offre de formation et les risques de ségrégation qui lui sont liés, les politiques éducatives et leur impact en terme de démocratisation.

  • Cet ouvrage entend dégager de nouveaux enjeux théoriques et ouvrir de nouvelles perspectives de recherche. La sanction est à l'interface du cadre de vie et de l'action éducative. Question taboue et pratique honteuse, la sanction revient aujourd'hui au coeur des réflexions éducatives. L'auteur analyse depuis plusieurs années, tant sur le plan historique que philosophique, cette situation-limite en éducation. Il montre que la sanction n'est pas nécessairement une parenthèse, un échec, mais que celle-ci exige un cadre socialisant et structurant, qu'elle doit s'inscrire dans une éthique éducative. Penser la sanction c'est toujours penser au-delà de la sanction.

    Table des matières Introduction Première partie : 1 -- Indications sociologiques 2 -- Variations sur un concept 3 -- Le moment historique 4 -- Position philosophique I 5 -- Position philosophique II 6 -- La loi, le sujet et la relation Deuxième partie : 1 -- L'exigence éthique 2 -- L'horizon politique 3 -- Former le citoyen 4 -- Lien social et lien politique Bibliographie

  • Fondée en 1941 par Paul Angoulvent, traduite en 40 langues, diffusée pour les éditions françaises à plus de 160 millions d'exemplaires, la collection " Que sais-je ? ", est aujourd'hui l'une des plus grandes bases de données internationales construite, pour le grand public, par des spécialistes.
    La politique d'auteurs, la régularité des rééditions, l'ouverture aux nouvelles disciplines et aux nouveaux savoirs, l'universailité des sujets traités et le pluralisme des approches constituent un réseau d'informations et de connaissance bien adapté aux exigences de la culture contemporaine.

  • Un ouvrage passionnant, dérangeant aussi, en ce sens qu'il donne à réfléchir sur le sens et la place de l'école dans la société, qu'il redit le rôle des familles vis-à-vis de l'école et qu'il insiste sur cette "collaboration" fondamentale entre familles et enseignants, un pacte de confiance à recréer, dans cette entreprise complexe qu'est l'éducation des enfants. Ce bref essai s'achève sur une proposition concrète d'une charte de déontologie.


    Table des matières

    Introduction

    Première partie : Elucidations

    Chapitre I -- L'éthique, la morale et la déontologie : L'autre nom de la morale -- La vie bonne et le devoir -- L'élucidation et la prescription -- L'interpellation éthique -- La déontologie, droit ou morale ? -- Le mode d'institutionnalisation de la règle -- La présence d'une sanction -- La finalité de la règle -- Ethique éducative et déontologies professionnelles

    Chapitre II -- Leçons philosophiques : Condorcet ou l'école républicaine -- Hegel, une instance médiane et séparée -- Arendt, un espace pré-politique -- Remarques et interrogations

    Chapitre III -- Spécificités, propriétés, garanties : L'école et la famille -- Les caractéristiques de l'espace scolaire -- L'envers psychologique

    Deuxième partie : Orientations

    Chapitre I -- Une éthique de la responsabilité : Eloge de l'exemplarité -- La responsabilité morale -- Retour à l'éducation

    Chapitre II -- L'examen d'une demande : Des raisons objectives -- Vrais et faux arguments

    Chapitre III -- L'exigence déontologique : Une charte plutôt qu'un code -- Devoirs spécifiques et devoirs moraux -- Conscience morale, conscience professionnelle et idéal de l'enseignement -- Le professionnel, la profession et l'intérêt général -- Esquisse pour un débat

    Bibliographie

  • La sanction est une pratique commune en éducation. Paradoxalement, elle a été peu réfléchie, peu pensée et semble être un sujet tabou. On préfère s'interroger davantage sur sa légitimité que sur sa fonction et les mécanismes qu'elle met en jeu. L'histoire des pratiques familiales et scolaires et des grandes conceptions punitives ayant marqué la tradition et la réflexion éducatives montre que la sanction a varié tant dans ses formes que dans ses objectifs. Alors que l'on assiste à une " judiciarisation " des formes punitives au sein de l'institution scolaire, cet ouvrage expose les effets de la sanction dans le processus éducatif et analyse les conditions requises pour que cette dernière participe à la responsabilisation de l'enfant.


  • la sanction est une pratique commune en éducation.
    paradoxalement, elle a été peu réfléchie, peu pensée et semble être un sujet tabou. on préfère s'interroger davantage sur sa légitimité que sur sa fonction et les mécanismes qu'elle met en jeu. l'histoire des pratiques familiales et scolaires et des grandes conceptions punitives ayant marqué la tradition et la réflexion éducatives montre que la sanction a varié tant dans ses formes que dans ses objectifs.
    alors que l'on assiste à une " judiciarisation " des formes punitives au sein de l'institution scolaire, cet ouvrage expose les effets de la sanction dans le processus éducatif et analyse les conditions requises pour que cette dernière participe à la responsabilisation de l'enfant.

  • Ce petit livre est une manière originale de découvrir l'éthique et les différents chantiers de la philosophie morale. Ce n'est pas un discours organisé selon un plan linéaire et démonstratif mais une suite de définitions et d'éclairages qui s'appellent les uns les autres. Il n'a pas vocation à présenter de manière synthétique les pensées morales des grands noms de la philosophie mais entend préciser des notions; il peut, au détour d'une entrée, clarifier une question comme celle de la vertu chez Aristote, énoncer les grandes lignes d'une perspective comme celle du minimalisme millien ou encore expliciter les différentes façons de concevoir les rapports entre vie bonne et vie morale.

    Ce lexique, car il s'agit bien d'un lexique, revendique une entrée par les notions et les concepts. Tout lexique procède par recoupements et jeux de renvois. En ce sens, c'est une aide bien plus utile qu'on ne le pense pour s'aventurer dans un nouveau domaine ou approfondir un thème. Pourquoi avoir retenu cent notions et pas une de plus? Il n'y pas, reconnaissons-le, de réponse décisive à une telle question. 100 a tout simplement le mérite de la rondeur, il donne aussi le sentiment - mais ce n'est qu'un sentiment - d'avoir fait momentanément le tour d'une question.

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