• « Après « Le goût amer de l'inachevé », Fred Juliani poursuit sa route, toujours parsemée de hasards et de contretemps. Il entraîne ici le lecteur dans ses valises de grand voyageur et l'invite à l'accompagner dans ses aventures personnelles et professionnelles qu'il analyse et décrypte avec un sens aigu de l'autocritique. Le patron de gauche au Sénégal ou l'agent de voyages en perpétuel repérage pose un regard original sur des lieux mal connus, loin des clichés, observe et commente les évènements politiques et économiques qui ont influé sur sa propre destinée. De l'action, de l'imprévu, de nouveaux horizons, embarquement immédiat : attachez vos ceintures, risques de trous d'air . »

  • "Le goût amer de l'inachevé" est l'itinéraire d'un adolescent qui fait la traversée d'Algérie vers "la métropole" en mai 1962. Son imagination débordante se heurte à ce qu'il appelle "la main obscure", cette barrière invisible, qui entrave tous ses projets et va le ballotter de Paris aux campagnes d'Aveyron et de Lozère, de Montpellier au Sénégal. Il raconte sa vie d'adolescent, puis ses multiples métiers, émaillés d'anecdotes personnelles, dit et commente les événements politiques qui retiennent son attention. Bien nulle part et heureux partout. Optimiste, il est certain qu'une étoile le protège là où il ira.
    Politique, musique, cinéma, voyages, il nous entraîne avec lui en immersion dans quarante ans de grande et petite histoire.

  • Maylis est un peu ailleurs quand tout à coup elle sursaute, deux déflagrations déchirent la nuit ! Elle se retourne, voit une ombre avec ce qui semble être un fusil à la main, courir, se faufiler et tourner à sa droite. Un moment hésitante, elle remonte la rue, puis à grandes enjambées, elle court, essoufflée, elle stoppe devant la portière ouverte d'une voiture : une jeune femme est allongée sur le trottoir, ses deux pieds encore dans la voiture, la main droite crispée sur l'accoudoir, les yeux grand-ouverts, .la poitrine ensanglantée, morte sans aucun doute, inerte en tout cas. Un homme à ses côtés, la tête affalée sur son volant, elle ne réfléchit pas, prend son téléphone et compose le 17...
    Peu de temps après, trois types en civil descendent d'une voiture banalisée, l'un d'eux s'adressant à elle :
    - C'est vous qui avez appelé le 17 ?
    - Oui, c'est moi...
    - Vous êtes ?
    - Maylis Fournier, journaliste.
    - Ah journaliste !
    Toujours comme ça les flics, avant de s'occuper de ce pourquoi on les a appelés, ils en sont déjà à l'interrogatoire... Le Procureur ne tarde pas, Maylis le salue...
    - Ah, vous ici. Toujours là où il ne faut pas... Tenez, je vous présente le nouveau directeur du SRPJ, le commissaire divisionnaire Fred Charmeur, il va diriger l'enquête.
    Le commissaire la fixe droit dans les yeux, il lui tend sa carte de visite...

    Une enquête longue et difficile commence où la journaliste et le commissaire, sur fond d'un jeu de chat et souris amoureux, vont se heurter à la loi du silence, à la corruption. Elle va prendre des risques et assister impuissante à d'autres assassinats, jusqu'à ce que le commissaire Fred Charmeur consente à croire à ses hypothèses et suive les pistes qu'elle déroule, article après article...

  • En ce dimanche 8 mai 1988, dans les campagnes de France, les animations et sujets de conversation devaient être la cérémonie du souvenir et l'élection présidentielle. Pour un village, perché sur son rocher surplombant le Lot, ce dimanche de printemps va mettre ces préoccupations citoyennes au rang de l'accessoire. Quelques mots sur un carnet découvert quelques semaines plus tôt, vont provoquer la mort et la désolation. Dès le petit matin, le téléphone de la gendarmerie ne cesse pas de sonner.

  • Frédérique et Julien

    Fred Juliani

    Frédérique ne peut pas vivre loin de son frère Julien bien longtemps. Elle a eu toutes les raisons de l'aimer son grand frère, quand elle était petite, ses copines venaient beaucoup plus souvent à la maison parce qu'il était là et leur plaisait beaucoup, il avait aussi beaucoup de copains qui n'étaient pas inintéressants.
    Elle a toujours trouvé que leurs parents ne faisaient aucun effort pour l'aimer ce fils qu'ils regrettaient presque d'avoir mis au monde.
    « C'est mon grand frère et je l'aimerai comme mon p'tit frère ; tous les jours, qu'il pleuve, qu'il vente, quel que soit le sort qui s'acharnera sur lui, je le protègerai, je le défendrai envers et contre tout ».
    C'était le serment que Frédérique s'était fait depuis l'enfance.
    Et voilà, que le petit train train de leur vie est brusquement chamboulé, tout va se compliquer dans la vie de Julien qui a fait de mauvais choix dans ses relations. Par amour, par dépit, par orgueil, il se fait meurtrier, serial killer même... Frédérique est prête à tout pour l'aider, à se mettre en danger, même à partager sa vie de cavale, elle ira là où il ira, à l'autre bout du monde, n'importe où, elle le suivra.

  • ... Quoi de plus banal, d'avoir 20 ans, dans une petite ville huppée sur la côte Landaise, pourtant : « . le tam tam de la ville a déjà propagé la nouvelle, tous connaissent l'histoire, la rumeur s'est amplifiée ; quand Paul s'accoude au bar, il commande un demi de bière, le patron hésite à le servir. ses copains s'écartent. Sur tous ces visages familiers, il voit ici un point d'interrogation, là un point d'exclamation, là des points de suspension - après la voiture volée, ce sera quoi ? - nulle part il aperçoit de point de compréhension, c'est vrai, le point de compréhension, ça n'existe pas !... ».
    Une bêtise qu'on ne lui pardonne pas et c'est le chômage, la solitude, une mauvaise rencontre, un travail hasardeux, la dérive, la fuite, la prison. Une porte de sortie s'ouvre, l'amitié, le grand amour. Paul va-t-il s'y engouffrer ? Ou laisser passer sa chance ?

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