• L'amour et la haine ne sont pas si éloignés. Il arrive même qu'on en vienne à aimer ses bourreaux et tourmenter ceux qu'on aime.
    L'interdépendance de ces deux sentiments, la porosité entre désir et destruction sont au coeur de ce recueil de nouvelles et d'essais : qu'il nous conte l'histoire d'un vol aérien qui tourne au cauchemar, la dissolution d'un couple qui se défie dans une dernière course effrénée à travers New York, ou qu'il aborde l'immigration et le racisme, l'imagination et la créativité, Hanif Kureishi nous éblouit une fois encore par sa capacité à scruter avec lucidité les contradictions au sein de la famille, de la politique ou de nos relations sentimentales. Et nous livre un recueil étonnant, où textes de fiction et essais s'enrichissent les uns au contact des autres.

  • Londres, fin des années 70. Karim, dix-sept ans, tiraillé par sa double origine, court après les ennuis, le sexe et la gloire. Entre un père indien et sa british de mère, la communauté paki en mal d'intégration et une famille en mal de repères, il peine à se trouver. Jusqu'au jour où Pa se recycle en gourou New Age, jetant son fils dans la cohue de la vie, le show business et les expériences en tout genre...

    Roman d'éducation up tempo, album de famille loufdingue et chronique sauvage de l'Angleterre métissée : un livre échevelé, irrévérencieux et drôle. Salué par Salman Rushdie.

  • Fragilisé par les années et sa santé, Waldo, un célèbre réalisateur, est contraint de rester cloitré dans son appartement londonien. C'est Zee, sa charmante femme, bien plus jeune, qui s'occupe de lui. Mais lorsqu'il commence à la soupçonner d'avoir une liaison avec Eddie, qui est "bien plus qu'une connaissance et moins qu'un ami, depuis plus de trente ans", Waldo est poussé à agir : déterminé à dénoncer la supercherie, il s'attache à prouver que ses soupçons sont fondés avant de mettre en place sa vengeance très « cinématographique ». Avec son humour et son ironie mordante, Hanif Kureishi nous livre un étrange et redoutable triangle amoureux.

  • « Ce soir, la cause est entendue : il ne veut plus de Susan, cette femme "dont il sait presque tout". Après six années de vie commune, quelques mensonges, par bonté, deux fils à élever (trois et cinq ans) qu'il adore, le narrateur, à bout de souffle, prépare son départ, conscient que le désir a déserté la maison. Une dernière nuit à contempler seul cette rupture, à solder pour de bon cette union, consentie pour "nous frustrer et nous punir mutuellement ". [...] Kureishi déroule le drame conjugal dans ce qu'il a de plus prosaïque. Est-il possible de bien vivre ensemble ? Le bonheur ne résulterait-il pas d'un apprentissage ? À ces questions, d'apparence éculée, Kureishi renvoie sa propre expérience, ses espoirs, ses tourments, pour finir sur un contentement désabusé : "L'amour est un sale boulot ; impossible de garder les mains propres." » Philippe Savary, Le Matricule des anges.

  • My name is Karim Amir, and I am an Englishman born and bred, almost... The hero of Hanif Kureishi's debut novel is dreamy teenager Karim, desperate to escape suburban South London and experience the forbidden fruits which the 1970s seem to offer.

  • Réalisé en 1985 par Stephen Frears, My Beautiful Laundrette est le premier scénario écrit par Hanif Kureishi. Nominé aux Oscars et conforté par un succès international, il impose Hanif Kureishi en tête des scénaristes anglais.
    Abordant les thèmes de l'homosexualité, de la lutte des classes, des luttes raciales à Londres, il fit événement à sa sortie en salles.

  • Jamal, brillant psychiatre d'origine pakistanaise, mène une vie tranquille, auréolée de succès, dans la banlieue de Londres. Une façade de réussite qui ne laisse rien transparaître des troubles profonds qui le hantent. Jusqu'au jour où un ancien compagnon de route ravive la mémoire d'un amour perdu, brisé par le crime et la honte. Brillant, profond et drôle, Hanif Kureishi radiographie comme personne la société anglaise des années 1970 à nos jours et fait preuve d'une acuité hors du commun pour décrire les tourments d'une génération en conflit perpétuel avec ses origines et son passé, ses désirs et ses regrets.

  • Black album

    Hanif Kureishi

    Après ses succès exceptionnels de scénariste et de romancier, on attendait à Londres le nouveau roman de Hanif Kureishi avec une curiosité critique.
    Force à été d'admettre que Black Album confirme les promesses du Bouddha de banlieue. Car Hanif Kureishi est un des seuls romanciers de sa génération à se trouver au croisement de tous ces milieux et de toutes ces pratiques culturelles qui font l'originalité cosmopolite et complexe du Londres des années 90. Et une fois encore le héros de Hanif Kureishi doit choisir entre deux vies incompatibles : le fondamentalisme religieux de ses amis musulmans qui lui rendrait une identité que le racisme lui avait fait rejeter ou les mondes du sexe et de la drogue auxquels l'initie sa prof Deedee, en lui faisant aussi découvrir Prince et Malcolm X.
    Black Album est un roman d'apprentissage qui permettra à Shahid de trouver sa voix de romancier. C'est aussi un roman plein d'intelligence et d'énergie qui confirme que son auteur est l'un des meilleurs écrivains actuels de langue anglaise, avec Salman Rushdie, Ben Okri ou Martin Amis.

  • Le dernier mot

    Hanif Kureishi

    • 10/18
    • 5 Février 2015

    Écrivain d'origine indienne, Mamoon Azam jouit d'une renommée mondiale. Alors pour Harry Johnson, que l'on a chargé de sa biographie, l'occasion est trop belle ! Auprès de celui qu'il a toujours admiré et de sa nouvelle compagne, une Italienne haute en couleur, Harry se met immédiatement au travail. Mais entre soucis artistiques et commerciaux, célébrité et homme de l'ombre, les coulisses de la création semblent préparer un duel sans merci.

  • Connu pour ses romans, Hanif Kureishi est aussi l'auteur de nombreuses nouvelles, écrites pour la presse ou parues en recueils (Le Corps, Des bleus à l'amour, La lune en plein jour...). Certaines demeurent inédites en français.
    Ce recueil présente une sélection de huit d'entre elles, écrites entre 2004 et 2009 pour des journaux tels que The Guardian et The New Yorker ou parues dans l'édition complète de ses nouvelles publiées en Angleterre en janvier 2010. On y retrouve de nombreux thèmes qui lui sont chers tels que la filiation et le rapport père-fils, le couple et la transformation de la relation au fil du temps, ainsi que certains questionnements politiques, notamment une déception quant aux mesures et engagements pris par le gouvernement de Tony Blair. - Les chiens : Une mère et son fils de huit ans traversent un terrain vague. Ils se font attaquer par des chiens affamés qui ne leur laissent aucune chance.
    Racontée en deux pages, cette histoire, qui peut être lue comme un conte d'avertissement pour adultes (soulignant la faillite de la mère dans le rôle de protectrice de son enfant) laisse le lecteur sous le choc. - Il y a longtemps hier : Le narrateur nous livre une scène onirique de retrouvailles avec ses parents morts, alors qu'il repasse par hasard sur les lieux de son adolescence, dans une banlieue du West End, après un week-end à la campagne, au moment où la guerre en Irak redémarre. Au-delà d'une remémoration du lien père-fils, cette nouvelle est l'occasion d'aborder des questions plus intimes (disparition du désir au sein du couple des parents, avances très directes à une serveuse, vitalité supposée de la vie sexuelle du narrateur homosexuel, attachement aux enfants comme compensation acceptée de la perte d'intimité au sein du couple et inlassable questionnement sur le temps qui passe et ne se rattrape pas) ainsi que des questionnements politiques, notamment une désillusion quant à la politique menée par Tony Blair. - Unions et décapitations : Dans un pays en guerre, un réalisateur se voit contraint de travailler pour des groupes armés qui médiatisent ensuite les décapitations de leurs otages en diffusant les vidéos sur Internet. Entre humour noir, réalisme sec et auto-apitoiement, cette nouvelle revient aussi sur la question du voyeurisme à différents niveaux:
    Celui qui amène les décapiteurs à mettre en ligne et à envoyer aux médias les vidéos de leurs meurtres ; voyeurisme de celui qui filme à son corps défendant mais qui se met en scène aussi ; voyeurisme du lecteur, in fine. En avril 2007, cette nouvelle avait fait l'objet d'une adaptation pour la BBC mais la radio décida de ne pas la diffuser du fait de nouvelles inquiétantes concernant l'enlèvement d'un correspondant de la BBC à Gaza. La trop grande proximité entre le sujet du texte et le sort cruel réservé à plusieurs journalistes pris en otages les avaient conduits à prendre cette décision, qui fit polémique. - L'agression : Après avoir accompagné son fils à l'école, une femme monte dans la voiture d'une autre mère d'élève qu'elle ne connaît pas mais qui lui a gentiment proposé de la déposer à quelques pas de chez elle. La conversation espérée se révèle un insupportable monologue, qui est aussi l'occasion pour la narratrice de s'interroger sur ce qui la pousse à rechercher ces situations d'insidieuse maltraitance. - Maggie : Max, père de famille et homme au foyer faute de percer réellement comme scénariste, retrouve tous les ans Maggie, une amie de jeunesse avec qui il a vécu à la fin des années 1970, avant de la partager difficilement avec Joe au point de les quitter l'un et l'autre. Cette fois, l'habituelle évocation des souvenirs et des projets immédiats prend un autre tour quand Maggie demande à Max de lui prêter de l'argent pour s'installer à Londres et relancer sa vie professionnelle. Cette nouvelle fonctionne en miroir avec la suivante, où il également question de la confrontation avec un ami d'enfance dont la réapparition oblige le narrateur à mesurer la distance qui les sépare, ainsi que le mélange d'égoïsme, de culpabilité et de questionnement que suscite ces « retrouvailles ». - Phillip :
    Fred se voit recontacté par un de ses meilleurs amis de jeunesse alors qu'ils ne se sont pas vus depuis plus de quinze ans. Atteint d'un cancer de la gorge, Phillip lui demande de venir le voir pour parler de la vie. Alors que Fred lui répond qu'il a besoin d'un peu de temps pour accepter et s'organiser, Phillip meurt. L'intervalle entre ces deux coups de téléphone est l'occasion pour le narrateur de se remémorer cette relation très particulière, d'attirances et de haine mêlées, qu'il avait nouée avec Phillip, rencontré à la fac dans les années 1970 alors qu'il vivait avec Fiona. Il lui permet aussi de faire le bilan de son parcours professionnel et amoureux du dramaturge célèbre qu'il a pu être au professionnel de l'immobilier qu'il est devenu, du dragueur actif à l'époux se limitant à vivre des aventures platoniques avec des femmes délaissées par leurs maris voyageurs. tte d'agrandir, comme tous les voisins de leur quartier ? signe des temps où l'on trouve des artisans issus d'une immigration des pays de l'est (mais qui ont déjà largement entrepris de retourner « chez eux ») ; signe aussi d'une époque où l'endettement n'est plus une honte (comme ça l'était pour son père) mais un fonctionnement normal pratiqué par tous. Une tension émerge progressivement quand Mike dévoile au lecteur ce qui le hante ce soir-là : le licenciement du personnel du service financier qu'il a créé, duquel découle son propre renvoi. Dans le contexte ultra sécuritaire de l'après 11- Septembre et de la crise financière, le narrateur imagine la vie future de sa famille, écarte la tentation du saccage de son « outil de travail » et de la réputation de ses « responsables » :
    Pendant quelques heures encore, il sauve les apparences, devant l'incapacité de sa femme et de ses enfants à lui laisser la possibilité d'annoncer la nouvelle.
    - Une histoire horrible : Egalement placé sous le signe du bilan, cette nouvelle prend la forme d'une discussion au pub entre Eric et Jake, la cinquantaine, deux amis qui se connaissent depuis trois ans seulement. Ils évoquent habituellement leur passion commune pour la période « électrique » de Miles Davis et le jazz norvégien de ces dix dernières années ainsi que d'autres sujets plus anodins. Mais ce soir-là, Jake dévoile à Eric des aspects plus personnels de sa vie, lui racontant comment il s'est fait quitter par sa femme.
    D'une histoire de divorce qui pourrait paraître banale à première vue découle un enchaînement de crises et de drames qui sonnent comme un avertissement tragique et grotesque à la fois pour le narrateur qui avait évoqué avec légèreté une dispute avec sa femme en début de soirée. La plongée vertigineuse dans les révélations de ce double le ramène chez lui dans de nouvelles dispositions d'esprit, le laissant en admiration devant le spectacle de sa femme et de son fils, tous deux endormis dans le lit conjugal.

  • Toutes réunies dans ce recueil d'exception, ses talentueuses nouvelles confirment qu'Hanif Kureishi est un auteur incontournable de la modernité anglaise. Qu'ils soient fragiles, blessés, déçus, ou encore obsédés, ses personnages n'en sont pas moins drôles et rock'n'roll. À travers des portraits marginaux d'une grande puissance poétique, Kureishi esquisse avec justesse la vie et ses tournants, ses désirs et ses échecs.

    Traduit de l'anglais par Jean Rosenthal, Mona de Pracontal et Géraldine Koff-d'Amico.

  • Après deux romans cultes et des scénarios réputés, Hanif Kureishi nous livre son premier recueil de nouvelles dont les héros et héroïnes, esquintés, démolis mais bourrés d'imagination et de drôlerie, ont en commun un formidable appétit de vivre.
    " La nouvelle-titre est une histoire d'amitié et le portrait nuancé d'un junkie devenu yuppie, d'un opposant de l'ère Thatcher devenu bourgeois sous John Major. Ta langue et au fond de ma gorge montre une jeune métisse, aussi décalée en Angleterre qu'au Pakistan (...) Qu'il traite du racisme, de l'intégrisme (Mon fils le fanatique) ou qu'il fustige la société néo-thatchérienne, Kureishi reste avant tout un artiste, un maître des textes ouverts, ambigus, des apologues mystérieux.
    Un homme-orchestre dont on aime la musique. " Christophe Mercier, Le Point.

  • Anglais THE NOTHING

    Hanif Kureishi

    One night, when I am old, sick, right out of semen, and don't need things to get any worse, I hear the noises growing louder. I am sure they are making love in Zenab's bedroom which is next to mine. Waldo, a feted filmmaker, is confined by old age and ill health to his London apartment. Frail and frustrated, he is cared for by his lovely younger wife, Zee. But when he suspects that Zee is beginning an affair with Eddie, 'more than an acquaintance and less than a friend for over thirty years,' Waldo is pressed to action: determined to expose the couple, he sets himself first to prove his suspicions correct - and then to enact his revenge. Written with characteristic black humour and with an acute eye for detail, Kureishi's eagerly awaited novella will have his readers dazzled once again by a brilliant mind at work.

  • Dans ce recueil de textes écrits au cours des vingt dernières années, Hanif Kureishi développe un point de vue précurseur sur le thème de la confrontation entre Orient et Occident. Le Mot et la Bombe rassemble les pensées, les articles et toute l'indignation d'un écrivain qui, des tensions explosives de l'Angleterre des années 80 jusqu'au 11 septembre et aux attentats de juillet 2005 à Londres, n'a jamais cessé de se demander quel doit être le rôle de la culture aujourd'hui, et quelles peuvent être les perspectives de l'homme moderne. S'appuyant sur son expérience d'anglo-pakistanais, oscillant constamment entre deux univers, Hanif Kureishi porte un regard implacable sur la littérature, sur lui-même et sur un monde où les bombes parlent désormais souvent plus fort que les mots.

  • Corps (le)

    Hanif Kureishi

    " Le Corps est écrit avec la brièveté habituelle de Kureishi et sa froide précision.
    Le livre est aussi intéressant d'un point de vue philosophique. La vieille idée cartésienne de la séparation entre le corps et l'esprit est désormais complètement discréditée. Mais nous restons très conscients de notre propre dualité, même si c'est seulement de manière métaphorique.
    Il est difficile d'expliquer pourquoi Kureishi est un si bon écrivain, car ses phrases sont souvent ordinaires. Ou plutôt à force de le lire on est impressionné par une certaine intensité de sa vision, voire une intégrité.
    Il peut être très froid et cruel mais en même temps il comprend les vérités essentielles sur la dérive et la lassitude de la vie moderne dans les villes. Sa fiction - décrit des intérieurs en hiver, le bouleversement des émotions et celui des étrangers qui cherchent à se réconforter les uns les autres. Il y a des moments drôles comme ceux de ses débuts qui ont fait du Bouddha de banlieue un véritable moment de plaisir, mais désormais sa conception du monde est plus austère et sombre, elle reste néanmoins toujours aussi attrayante.
    " The Observer Review, 3 novembre 2002

  • " la plupart des personnages de ces dix nouvelles vouèrent un culte au mouvement pop.
    Frivoles, ravageurs, ils se bourraient de cocaïne au point de se faire péter la cloison nasale. [. ] puis ils ont vieilli, sont devenus des membres de la tribu bobo, abandonnés, la quarantaine venant, aux séismes conjugaux. ramdam d'états d'âme, festival de femmes : sous la plume de kureishi, [. ] ces scènes de la vie ordinaire sont un régal. " lire. " hanif kureishi explore à sa façon, ambiguë et crue, les abîmes d'une société britannique contemporaine complètement disloquée.
    L'écriture agressive de kureishi est, dans son désenchantement, une des voix les plus originales de la littérature britannique d'aujourd'hui. " bulletin critique du livre français.

  • Parfois un écrivain nous emmène dans les coulisses de son oeuvre : c'est à cette découverte que nous convie Hanif Kureishi.
    L'évocation d'un père qui rêvait d'être un écrivain reconnu ou d'un voyage au Pakistan dont sa famille est originaire ; des réflexions sur la politique, sur l'écriture et sur l'Angleterre contemporaine, voilà ce que l'on trouve dans ce livre. Kureishi raconte ses rencontres et sa collaboration avec Patrice Chéreau ou avec Stephen Frears, ses expériences au cinéma avec My Beautiful Laundrette ou Sammy et Rosie s'envoient en l'air, ses contacts avec le théâtre et la télévision.
    Autant de réflexions, de souvenirs et de divagations indispensables à qui veut mieux connaître ce qui fait courir Kureishi.

  • « La fierté, la tendresse, la colère et l'amour jaillissent de ce livre de souvenirs d'Hanif Kureishi sur son père comme le ferait la pâte dentifrice de son tube. Ce livre d'une grande intensité rejette le ton facilement élégiaque, l'humour lénifiant et les scènes à tirer des larmes que vous pouvez attendre du genre désormais familier de la confession, est néanmoins drôle et émouvant.
    Réfugié en Angleterre après la partition entre l'Inde et le Pakistan, Shannoo Kureishi épousa une britannique et devint petit fonctionnaire à l'ambassade du Pakistan. Il adorait le criquet et a appelé son fils Hanif en hommage au joueur pakistanais Hanif Mohammed. L'entraînement intensif par Shannoo et son mépris constant de son fils provoquent chez le jeune garçon des éruptions volcaniques : « J'avais des crises de sanglots hystériques, de petites dépressions, des tantrum. Les raquettes de tennis et les battes de cricket étaient détruites en les jetant violemment au sol. » Mais Shannoo aimait les livres par-dessus tout et a écrit des romans non publiés et des pièces non produites. Il a montré à Hanif comment un écrivain déterminé devait travailler et a poursuivi son rêve littéraire avec passion et obstination alors que la carrière de son fils décollait. Shannoo, déjà jaloux de son frère Omar qui avait plus de succès que lui, est désormais aussi jaloux de son fils. Cela se compliquait entre la fierté et l'espoir que les contacts brillants d'Hanif pourraient enfin lui permettre d'être publié. Mais tel ne fut pas le cas. Les romans de Shannoo étaient-ils vraiment mauvais ? Hanif aurait-il pu le conseiller, l'aider Ces souvenirs tournent autour de la découverte par Kureishi, des années après la mort de son père, de deux textes non publiés de Shannoo. Le premier décrit la vie cachée de Shannoo, le personnage pesant et libidineux du père Col Kureishi et la mère qui se plonge dans l'Islam religieux ainsi que l'amour de Shannoo pour son frère Omar mais en même temps sa jalousie envers lui. Le second texte retrace la désillusion et la déception de
    Shannoo envers la vie et son irritation face à son fils « à la mode ».
    Ces livres ne sont jamais cités, il est donc difficile de se rendre compte du talent littéraire de M. Kureishi père.
    Mais le véritable drame c'est la lecture de ces textes par Hanif, homme au début de sa cinquantaine, et sa réponse douloureuse au père qui a amené son fils vers une carrière qu'il aurait tant souhaité pour lui.
    Kureishi, auteur de romans, de pièces de théâtre, de scénarios et de scripts pour la TV, cite sans rougir une lettre de compliments qu'il a reçue de Philip Roth : « si vous ne m'en voulez pas de vous le dire, j'ai l'impression que vous pouvez nous transmettre votre monde de manière plus puissante dans vos écrits que dans vos films ». C'est peut-être le cas. De toutes façons, je ne crois pas qu'il ait fait quelque chose d'aussi beau, dans quelque medium que ce soit, que ce livre émouvant et d'une grande honnêteté. » (Peter Bradshaw,
    The Guardian).

  • Après ses succès exceptionnels de scénariste et de romancier, on attendait à Londres le nouveau roman de Hanif Kureishi avec une curiosité critique.
    Force à été d'admettre que Black Album confirme les promesses du Bouddha de banlieue. Car Hanif Kureishi est un des seuls romanciers de sa génération à se trouver au croisement de tous ces milieux et de toutes ces pratiques culturelles qui font l'originalité cosmopolite et complexe du Londres des années 90. Et une fois encore le héros de Hanif Kureishi doit choisir entre deux vies incompatibles : le fondamentalisme religieux de ses amis musulmans qui lui rendrait une identité que le racisme lui avait fait rejeter ou les mondes du sexe et de la drogue auxquels l'initie sa prof Deedee, en lui faisant aussi découvrir Prince et Malcolm X.
    Black Album est un roman d'apprentissage qui permettra à Shahid de trouver sa voix de romancier. C'est aussi un roman plein d'intelligence et d'énergie qui confirme que son auteur est l'un des meilleurs écrivains actuels de langue anglaise, avec Salman Rushdie, Ben Okri ou Martin Amis.

  • Le don de Gabriel

    Hanif Kureishi

    • 10/18
    • 16 Octobre 2003

    Gabriel a quinze ans.
    Depuis que son père, rex, un improbable rocker bohème qu'il adore, a été banni de la maison, il vit entre une mère débordée qui tente de subvenir à leurs besoins, une fille au pair vorace, hannah, " sorte de boite aux lettres aux jambes courtes " chargée de le surveiller, et archie, son frère jumeau mort, qui vit en lui et avec qui il dialogue. mais soudain, gabriel se découvre un don. passionné par les images, il fait apparaître dans le monde réel les objets qu'il dessine.
    Ce talent insolite et le cadeau d'un guitariste, ami de rex, vont-ils lui permettre de rapprocher ses parents ? l'adolescent, protecteur de son père, va cheminer avec nous à la rencontre de sa vie. dans un londres cosmopolite en pleine transformation, kureishi compose avec humour et tendresse le parcours initiatique d'un adolescent, ange gardien de ses parents et artiste en devenir.

  • The outbreak of the Iraq war and its aftermath, plus the bombings in London, have stimulated Hanif Kureishi to write about the great divide between the East and the West - the gulf between fundamentalist Islam and Western values. This book is a collection of his controversial writings.

  • A collection that begins in the early 1980s with "The Rainbow Sign," which was written as the Introduction to the screenplay of "My Beautiful Laundrette." It expands upon the issues raised by the film: race, class, sexuality - issues that were provoked by the author's childhood and family situation.

  • Hate skews reality even more than love. In the story of a Pakistani woman who has begun a new life in Paris, an essay about the writing of Kureishi's acclaimed film Le Week-End, and an account of Kafka's relationship with his father, readers will find Kureishi also exploring the topics that he continues to make new, and make his own: growing up and growing old; betrayal and loyalty; imagination and repression; marriage and fatherhood. The collection ends with a bravura piece of very personal reportage about the conman who stole Kureishi's life savings - a man who provoked both admiration and disgust, obsession and revulsion, love and hate.

empty