• La diffamation - « le fait d'imputer à quelqu'un un fait contraire à l'honneur ou à la considération » - n'est pas l'apanage de notre époque, ou n'importe qui peut être mis à mort par les réseaux sociaux. L'art de la calomnie a toujours existé, de même que les moyens de s'en prévenir. C'est ce que démontre avec brio maître Lehman dans ces dix chroniques judiciaires où il commente les minutes des procès les plus célèbres. D'Oscar Wilde accusé d'être « sodomite » à Charlie Hebdo attaqué pour « injures religieuses », d'Émile Zola visé pour avoir diffamé l'armée française, à Denis Baupin qui attaque les femmes qui l'ont attaqué, on redécouvre ici les arcanes de procès passionnants, pleinement ancrés dans la réalité de l'époque, et qui sont finalement le miroir des grands débats politiques ou sociétaux. C'est là l'intérêt de ces sombres affaires racontées par Hervé Lehman, qui mettent chaque fois en cause l'honneur d'un être humain accablé par ses contemporains, et balloté par l'Histoire.

  • Le procès Fillon

    Hervé Lehman

    De quoi l'affaire Fillon est-elle le nom ?
    Déchaînement médiatique, accélération de la justice, basculement de l'opinion. Et une sanction qui se veut exemplaire...
    Comment départager le vrai du faux ? Doit-on croire à une manipulation de la magistrature ? À un complot d'État ? Au déclin des institutions ?
    Hervé Lehman décrypte ici comme jamais une des plus grandes affaires politiques de la Ve République, dont la première grande victime restera la volonté populaire.

  • Un essai passionnant et profondément humain sur la justice, ses lenteurs, ses pesanteurs et ses devoirs par un ancien juge devenu avocat et pouvant ainsi analyser les deux côtés de la justice : le juge qui applique la règle et ayant le pouvoir de changer des situations dans la société, l'avocat et les justiciables qui en dénoncent les lenteurs. "Je suis devenu juge par vocation... Le juge a le pouvoir non pas de changer la société, mais de changer au cas par cas des situations dans la société. C'est passionnant. Mais être juge en France c'est aussi être fonctionnaire avec le poids terrible de la machine judiciaire... Je n'ai pas démissionné par amertume ou par révolte mais parce que je pensais que le fonctionnement de l'institution judiciaire ne convenait pas à ma personnalité. Aimant toujours la justice j'ai rejoint la profession d'avocat qui offre la souplesse et l'efficacité de fonctionnement que je recherchais. Et ce que j'avais senti de l'intérieur sans toujours pouvoir l'analyser, je l'ai compris en étant à l'extérieur.""J'ai compris deux choses : la première est que la justice ne peut pas être juste si elle tarde trop. La seconde est que le discours des juges qui veut que l'Etat soit le seul responsable de la carence judiciaire parce qu'il ne donne pas les moyens suffisants est un discours auto-mutilant. Ce discours dévalorise le juge en le rabaissant au niveau d'un fonctionnaire exécutant et l'empêche de prendre les choses en min pour les changer... Il faut que les juges passent des lamentations à l'imagination."

empty