• Un Français sur dix est en situation objective d'isolement. Les personnes âgées et celles en situation de pauvreté sont les plus menacées par ce phénomène qui fracture la société. Comment retisser du lien en faisant en sorte que personne ne soit enfermé dans la solitude ?
    Pour vaincre l'isolement, Jean-François Serres propose de prendre le mal par la racine. L'État et les citoyens peuvent mettre en oeuvre une véritable politique de fraternité. Développer des liens forts et durables est la condition nécessaire pour relever d'autres grands défis : précarité sociale, privation de travail, manque d'attention aux plus fragiles...
    Encourager la fraternité ne doit pas être cantonné à un voeu pieux. Vaincre l'isolement peut devenir un geste à portée de main, quel que soit le temps dont on dispose, son lieu d'habitation et son âge. Pour concrétiser cet engagement, ce livre propose de s'appuyer sur les ressources et les réseaux de plusieurs centaines d'équipes citoyennes. Présentes dans toute la France, ces équipes sont un carrefour d'initiatives rejoignant les plus fragiles. Ainsi, chacun a la possibilité d'inventer des liens conviviaux qui contribuent à la construction d'une société riche de l'épanouissement de tous.

  • Il est loin le temps où nos portes étaient ouvertes, où l'on se rendait visite, où l'on riait ensemble. Notre société a perdu sa joie de vivre.
    La faute à l'économie ? Au contexte sécuritaire actuel ? Non, l'"ennemi" ne vient pas de l'extérieur. Alors que nous sommes fondamentalement des êtres de relations, nous nous isolons les uns des autres... et perdons confiance dans notre société. Il est urgent de rebâtir ce socle de relations mutuelles qui fait une société sûre d'elle-même. En ces temps de profondes mutations, les clés de la transformation de notre société sont entre nos mains. Il n'est heureusement pas trop tard pour rouvrir nos portes.
    À la fois livre de combat et petit traité de "philosophie de terrain", cet ouvrage dessine ce qu'est un engagement "à taille humaine", ce que signifie "retisser les liens", de proche en proche. Pas besoin d'être un saint ni un héros : s'engager, c'est comme respirer !
    Humaniste engagé, Jean-François Serres esquisse en parallèle les contours d'une vraie politique sociale qui permettrait à la fraternité de notre devise républicaine de prendre réellement son sens.

  • Face à la montée massive de l'isolement social, on ne peut plus se contenter de discours qui renvoient l'effectivité de la fraternité républicaine aux vertus de chacun. Une politique efficace est possible et urgente. Avec en première ligne les forces associatives, elle doit faire émerger de nouveaux communs de la République dédiés à la fraternité, proches et accessibles à tous, partout. Équipes citoyennes, tables de la fraternité... Pour Jean-François Serres, la fraternité doit devenir la valeur républicaine amirale, matrice du monde de demain.

    Présentation de la collection : Et après ? Notre monde post-coronavirus ne sera sans doute plus le même. Quel sera le rôle de l'État ? Doit-on remettre en cause la mondialisation ? Doit-on se méfier ou s'appuyer davantage sur les scientifiques ? Autant de questions, et bien d'autres, sur lesquelles il faudra se pencher.
    Les Éditions de l'Observatoire, depuis leur création, ont l'ambition d'anticiper et de créer les débats d'idées. Nous continuons donc notre mission dans cette période propre à la réflexion en publiant de courts livres numériques qui amorcent déjà les thèmes de ce « monde d'après ». Nos auteurs ont répondu présents, conscients de former au sein de leur maison d'édition une véritable communauté de pensée.
    Muriel Beyer
    Directrice des Éditions de l'Observatoire

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • On attend aujourd'hui des maîtres qu'ils forment des individus capables de s'adapter à une réalité culturelle et sociale complexe et peu prévisible dans ses mutations. Dans cette perspective, flexibilité, adaptabilité, autonomie, conquête et construction du sens sont, ou devraient être, les maîtres-mots de l'École d'aujourd'hui. Mais en dehors de l'École ces mots sont souvent ignorés : un milieu familial n'assumant pas toujours son rôle essentiel de médiateur ; un monde médiatique privilégiant les propositions les plus évidentes, rendant ainsi superflue toute démarche de questionnement et de découverte. Les maîtres ont ainsi la tâche ingrate de former ceux-là même dont l'échec scolaire et social est ailleurs programmé.

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