• Noire ou blanche, Américaine ou Française, danseuse nue ou dame de charité ?
    Qui est Joséphine Baker ?
    Aussi connue comme artiste de music-hall que comme résistante ou comme mère adoptive - douze enfants ! Et de toutes les couleurs, une vraie tribu, la « tribu arc-en-ciel » comme elle aimait à le dire, qui joue ces divers rôles ?
    On se souvient de ces images qui ont fait le tour du monde : la panthère noire croquée par Paul Colin, la diva moulée dans des robes de strass, coiffée de diadèmes et de plumes qu'elle fut jusqu'aux derniers jours, la résistante en uniforme de sous-officier de l'armée française, et la mama un peu épaisse qu'on a vue pleurer misère à la télévision pour ces petits orphelins que des créanciers impitoyables s'apprêtaient à expulser du Château des Milandes.
    Quelle femme se cache derrière ces trois masques ?
    À quel prix cette petite négresse du Missouri, petite fille d'esclave comme il y en avait tant au début du XXe siècle aux États-Unis, est-elle devenue la vedette internationale, amie des rois, des princes et des présidents du monde entier ?
    Marie-Florence Ehret tente de décrypter les images publicitaires qui ont fait d'elle la star connue de tous et de mettre en évidence la force de caractère peu commune qui a permis sa vie extraordinaire.

  • A Nanou, la plupart des familles appliquent les coutumes. Mâ, elle, refuse que ses petites-filles soient excisées. Fanta, qui voudrait être comme les autres, se sent un peu perdue... Elle ne sait quel avenir l'attend. Ira-t-elle un jour en France rejoindre Delphine, sa mère,
    qu'elle n'a pas vue depuis cinq ans, ou se mariera-t-elle au village ? Delphine travaille à Paris.
    Une femme noire qui s'occupe d'enfants blancs. Elle envoie aux siens de l'argent, elle téléphone aussi et partage ainsi de loin
    les malheurs et les bonheurs de sa famille. Car, au village aussi, les choses changent...

  • Juste et injuste

    Marie-Florence Ehret

    C'est pas juste ! Mais qu'est-ce que la justice ? C'est à travers des situations quotidiennes : désobéissance, racket, punition collective, vengeance, mérite, punition et récompense, etc. que l'on est invité à réfléchir par soi-même à la notion de juste et d'injuste. Le chemin part du sentiment d'injustice pour aller vers la recherche commune d'une solution juste. Sortir de l'animalité, de la loi du plus fort, pour définir ensemble des lois qui puissent être la même pour tous, autrement dit devenir humain, et citoyen, tel est le but de cet ouvrage illustré avec humour.

  • Les personnages de ce livre tentent, pour le meilleur et pour le pire, de partager ce petit bout de planète qu'on appelle la terre. Ils n'ont pas toujours de papiers, et pourtant ils existent, et se croisent.

  • Tous les jours, Océane et Agathe font leur jogging sur le chemin des contrebandiers, en haut de la falaise. Que faire d'autre à Sassetard-le-Monconduit ?
    Ce soir-là, les deux copines sont en froid, elles se disputent le garçon le plus populaire du collège. Rien d'étonnant à cela. Mais le ton monte, les gestes se font plus brusques. Agathe fait un faux pas... et tout bascule. C'est l'accident, absurde et fatal. Au pied de la falaise vit Paul, l'enfant du village, l'orphelin schizophrène, et c'est lui qu'on accusera. Il faudra toute la subtilité du lieutenant Martine Chartres pour que la lumière se fasse sur l'affreux drame qui s'est déroulé ce jour-là.

  • Le film de Spielberg (La Liste de Schindler) se concentrait sur Oskar et ignorait superbement le rôle décisif pourtant joué par sa femme Emilie. Cette erreur a été ensuite rectifiée par L'Institut Yad Vashem, qui a donné à cette dernière aussi le titre de " Juste parmi les Nations ".
    C'est donc le rôle conjoint des deux époux Schindler que le roman de Marie-Florence Ehret décrit. D'un côté Oskar, personnage ambigu, membre du Parti Nazi, industriel profitant initialement des esclaves juifs fournis par les camps de concentration, qui petit à petit réalise la monstruosité du projet d'extermination en cours et entreprend alors d'utiliser ses relations dans l'appareil nazi pour mystifier ce dernier et sauver ses ouvriers de la mort. De l'autre Emilie qui assure, au péril de sa vie, toute l'organisation clandestine et l'intendance du projet.

  • L'histoire commence en 1872 à Châteauvillain et s'y termine quatre générations plus tard en 2018. Mon histoire, celle de ma famille et aussi celle de ce village et de quelques-uns de ses habitants. L'histoire de la France à travers celle de ce village.
    Qui écrit l'histoire et comment ? De quelles histoires sommes-nous faits ? De quels mensonges, de quels rêves, de quelles croyances ? Histoire familiale ou nationale, l'histoire est faite d'histoires... et de légendes.

  • Roger Belbéoch a 20 ans en 1940. Fils de résistant, il commence par distribuer des tracts pour alerter l'opinion française contre le gouvernement de Vichy et la collaboration avec les nazis. Convoqué à la Kommandantur dans le cadre du Service de Travail Obligatoire, il songe à la clandestinité, mais il accepte finalement de s'engager dans la police. Frappé, torturé, il ne parlera pas et contribuera par son action à sauver des centaines de Juifs et de clandestins auxquels il permettra de fuir en les prévenant et en les aidant à trouver de faux papiers.
    Il a été nommé " Juste parmi les Nations " par Israël en 1985.

  • Olga Bancic, jeune immigrée roumaine, arrive en France pour étudier à la faculté de lettres. Deux ans plus tard, la France est envahie par l'Allemagne et tout de suite, Olga prend sa décision : elle s'engage dans le groupe des Francs-tireurs et partisans main-d'oeuvre immigrée et rejoint le groupe Manouchian. Elle devient membre à part entière du réseau. Elle se charge de l'assemblage des bombes, des explosifs, et de leur acheminement. Elle est arrêtée à Paris en novembre 1943 et condamnée à mort en février 1944 par un tribunal allemand siégeant à Paris avec ses 22 camarades des FTP-MOI. Mais Olga Bancic n'a pas été fusillée sur le Mont-Valérien avec les autres quatre jours après leur condamnation. En application du droit criminel de la Wehmacht interdisant de fusiller les femmes, Olga vit des mois de calvaire avant d'être finalement décapitée le 10 mai 1944 à 5 h du matin dans la cour de la prison de Stuttgart. Juste avant de mourir, Olga jette une très émouvante lettre par la fenêtre de sa cellule, une lettre adressée à sa fille âgée de 4 ans :

    « Ma chère petite fille, mon cher petit amour, Ta mère écrit la dernière lettre, ma chère petite fille, demain à 6 heures, le 10 mai, je ne serai plus.
    Mon amour, ne pleure pas, ta mère ne pleure pas non plus. Je meurs avec la conscience tranquille et avec toute la conviction que demain tu auras une vie et un avenir plus heureux que ta mère. Tu n'auras plus à souffrir. Sois fière de ta mère, mon petit amour. J'ai toujours ton image devant moi. Je vais croire que tu verras ton père, j'ai l'espérance que lui aura un autre sort. Dis-lui que j'ai toujours pensé à lui comme à toi. Je vous aime de tout mon coeur. Tous les deux, vous m'êtes chers. Ma chère enfant, ton père est, pour toi, une mère aussi. Il t'aime beaucoup. Tu ne sentiras pas le manque de ta mère. Mon cher enfant, je finis ma lettre avec l'espérance que tu seras heureuse pour toute ta vie, avec ton père, avec tout le monde.
    Je vous embrasse de tout mon coeur, beaucoup, beaucoup.
    Adieu mon amour.
    Ta mère ».

  • "Les poèmes sont carnivores", écrit Marie-Florence Ehret. Sans doute parce que'elle les nourrit de ce qui se débat hors d'eux, entre les tours, à l'hôpital, entre les lignes, suivant les trois parties qui constituent ce recueil. Mais il est manifeste quel'écriture poétique la nourrit aussi, et tout autant la met hors d'elle, à la fois en colère et en joie. Si la récolte des tempêtes a commencé, comme elle l'écrit, ce recueil est une autre façon de semer l'avenir.

  • La terre n'est pas plate comme l'Église en a imposé la croyance durant des siècles par le feu et la violence.
    Les anciens Grecs le savaient depuis longtemps, et Hypatie, païenne savante parmi les savants, contemporaine de Saint Augustin, l'enseignait encore au Ve siècle à Alexandrie. Est-ce pour cela que les chrétiens de l'évêque Cyrille l'ont lynchée un matin de printemps dans les rues de la ville ? Alors que naissait, dans la violence, une nouvelle culture qui voulait effacer ses origines judéo-grecques.
    Qui fut Hypatie ? Au début de ce Ve siècle à Alexandrie, en quels dieux croyaient les hommes ? En quel monde ? Quel amour ? Le roman de Marie-Florence Ehret, mêlant histoire et philosophie restitue, au coeur de l'exceptionnelle cité, capitale des arts, des lettres et de la pensée, le destin non moins exceptionnel d'Hypatie, fille de Théon, citoyenne du monde, philosophe d'une inoubliable beauté qui n'eut jamais d'autre patrie que celle de l'esprit.

  • Au début des années 70, Sylvie, une jeune lycéenne, traverse une crise morale aigue.
    Toute communication semble coupée avec son père et sa mère. Après s'être attachée à un garçon de sa classe qui disparaît en cours d'année, Sylvie sombre dans la solitude et le désarroi jusqu'à ce que son père propose de l'envoyer passer l'été à Berlin chez son ami Rainer dont le fils Thomas, qui a l'âge de Sylvie, est devenu son correspondant depuis peu. Plutôt réticente à cette idée, Sylvie finit par se laisser convaincre, moins par désir de voyager que par besoin de s'éloigner de ses parents. L'arrivée à Berlin est pleine de surprises. Thomas, un peu distant au début, vit seul avec son père Rainer. Dans cette ville encore marquée cruellement par la seconde guerre mondiale, la vie est bien différente de celle que Sylvie a connue jusqu'à présent : les deux jeunes gens découvrent en toute liberté la grande ville dévastée et pourtant si attachante. La vie quotidienne, un peu bohême, est pleine de fantaisie. Adultes et adolescents échangent librement sur tous les sujets, en particulier sur celui de la politique, qui reste brûlant. En effet, Berlin est depuis 1961 coupé en deux par le mur, et les questions idéologiques recoupent des réalités très concrètes. La grand-mère de Thomas vit à Berlin-Est, et c'est à l'occasion d'une visite chez elle que Sylvie découvre cet autre monde. Quant à Berlin-Ouest, la ville est agitée par les remous des crises politiques générées par les actions des groupuscules d'extrême-gauche. Entre les évocations de ce Berlin disparu, évocations riches et colorées, et le parcours de cette adolescente en quête d'elle-même, ce roman conjugue toutes les qualités d'un texte émouvant et enrichissant.

  • Raimund Hoghe est né à Wuppertal en Allemagne, je suis née à Paris en France, la même année que lui, quelques années à peine après la fin de la guerre qui a opposé nos pères.
    Quand je l'ai vu pour la première fois sur la scène du Kaaitheater, son corps m'est apparu comme une métaphore de l'histoire. Ce corps exposé à la nudité, à la lumière et aux regards, sans autre protection que celle de la mise en scène, était un corps parlant. Il se confrontait aux images, les creusait d'ombres, les faisait sortir de l'oubli. C'était son histoire et elle réveillait la mienne, dégelait la mémoire, celle de l'Allemagne, celle de la France.
    Il en exposait les faiblesses, en dénonçait les non-dits. Danse ? Théâtre ? Rituel ? Spectacle ? Sacrifice ? Comment nommer ce que fait Raimund Hoghe sur scène ? Tout s'articule autour de ce corps, de cette malformation, cette anamorphose, cette bosse qui lui dévie le dos. C'est avec ce corps que la vie lui inflige que Raimund Hoghe se déplace, qu'il aime, qu'il se souvient, qu'il pense, qu'il danse.
    C'est avec ce corps qu'il nous regarde. C'est ce corps qu'il nous montre avec une audace majestueuse. Il montre ce que tout le monde cache : sa faiblesse, ses infirmités. Car tous nous sommes, de façon plus ou moins visible, souffrants, infirmes. Et de cette audace il tire sa force. Ce n'est pas à la pitié qu'il s'adresse, bien au contraire, il provoque ceux qui démissionnent, cèdent sur leur désir, se résignent.
    L'enfance n'est pas une excuse, dit-il, ni l'infirmité. MARIE-FLORENCE EHRET

  • Mon père

    Marie-Florence Ehret

    • Oskar
    • 27 Avril 2012

    Simon, 16 ans, vit seul avec sa mère à Paris. Simon n'est pas un élève très studieux et n'apprécie guère l'école, au grand regret de sa mère. Aussi, quand son père fraîchement sorti de prison lui propose une virée en moto, l'adolescent est au comble du bonheur. À sa grande surprise, sa mère accepte de le laisser partir pendant plusieurs semaines. Simon sera ainsi confronté au monde et fera de nouvelles expériences au cours de ce grand voyage...

  • Malik "le Parisien" rejoint ses cousines Sara et Rokia au Mali pour quelque temps.
    Il y rencontre une Française, Dominique, qui devient leur amie. Mais un beau soir, elle disparaît...

    D'intrigues en mystères puis en découvertes, les cousins mènent l'enquête.

    Où cela va-t-il les mener ?

  • Un redoutable voleur svit dans le quartier cosmopolite de la Goutte d'Or. Derrire ses lunettes noires, il cache un regard diabolique.

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