Oskar

  • Juste et injuste

    Marie-Florence Ehret

    C'est pas juste ! Mais qu'est-ce que la justice ? C'est à travers des situations quotidiennes : désobéissance, racket, punition collective, vengeance, mérite, punition et récompense, etc. que l'on est invité à réfléchir par soi-même à la notion de juste et d'injuste. Le chemin part du sentiment d'injustice pour aller vers la recherche commune d'une solution juste. Sortir de l'animalité, de la loi du plus fort, pour définir ensemble des lois qui puissent être la même pour tous, autrement dit devenir humain, et citoyen, tel est le but de cet ouvrage illustré avec humour.

  • Le film de Spielberg (La Liste de Schindler) se concentrait sur Oskar et ignorait superbement le rôle décisif pourtant joué par sa femme Emilie. Cette erreur a été ensuite rectifiée par L'Institut Yad Vashem, qui a donné à cette dernière aussi le titre de " Juste parmi les Nations ".
    C'est donc le rôle conjoint des deux époux Schindler que le roman de Marie-Florence Ehret décrit. D'un côté Oskar, personnage ambigu, membre du Parti Nazi, industriel profitant initialement des esclaves juifs fournis par les camps de concentration, qui petit à petit réalise la monstruosité du projet d'extermination en cours et entreprend alors d'utiliser ses relations dans l'appareil nazi pour mystifier ce dernier et sauver ses ouvriers de la mort. De l'autre Emilie qui assure, au péril de sa vie, toute l'organisation clandestine et l'intendance du projet.

  • Roger Belbéoch a 20 ans en 1940. Fils de résistant, il commence par distribuer des tracts pour alerter l'opinion française contre le gouvernement de Vichy et la collaboration avec les nazis. Convoqué à la Kommandantur dans le cadre du Service de Travail Obligatoire, il songe à la clandestinité, mais il accepte finalement de s'engager dans la police. Frappé, torturé, il ne parlera pas et contribuera par son action à sauver des centaines de Juifs et de clandestins auxquels il permettra de fuir en les prévenant et en les aidant à trouver de faux papiers.
    Il a été nommé " Juste parmi les Nations " par Israël en 1985.

  • Olga Bancic, jeune immigrée roumaine, arrive en France pour étudier à la faculté de lettres. Deux ans plus tard, la France est envahie par l'Allemagne et tout de suite, Olga prend sa décision : elle s'engage dans le groupe des Francs-tireurs et partisans main-d'oeuvre immigrée et rejoint le groupe Manouchian. Elle devient membre à part entière du réseau. Elle se charge de l'assemblage des bombes, des explosifs, et de leur acheminement. Elle est arrêtée à Paris en novembre 1943 et condamnée à mort en février 1944 par un tribunal allemand siégeant à Paris avec ses 22 camarades des FTP-MOI. Mais Olga Bancic n'a pas été fusillée sur le Mont-Valérien avec les autres quatre jours après leur condamnation. En application du droit criminel de la Wehmacht interdisant de fusiller les femmes, Olga vit des mois de calvaire avant d'être finalement décapitée le 10 mai 1944 à 5 h du matin dans la cour de la prison de Stuttgart. Juste avant de mourir, Olga jette une très émouvante lettre par la fenêtre de sa cellule, une lettre adressée à sa fille âgée de 4 ans :

    « Ma chère petite fille, mon cher petit amour, Ta mère écrit la dernière lettre, ma chère petite fille, demain à 6 heures, le 10 mai, je ne serai plus.
    Mon amour, ne pleure pas, ta mère ne pleure pas non plus. Je meurs avec la conscience tranquille et avec toute la conviction que demain tu auras une vie et un avenir plus heureux que ta mère. Tu n'auras plus à souffrir. Sois fière de ta mère, mon petit amour. J'ai toujours ton image devant moi. Je vais croire que tu verras ton père, j'ai l'espérance que lui aura un autre sort. Dis-lui que j'ai toujours pensé à lui comme à toi. Je vous aime de tout mon coeur. Tous les deux, vous m'êtes chers. Ma chère enfant, ton père est, pour toi, une mère aussi. Il t'aime beaucoup. Tu ne sentiras pas le manque de ta mère. Mon cher enfant, je finis ma lettre avec l'espérance que tu seras heureuse pour toute ta vie, avec ton père, avec tout le monde.
    Je vous embrasse de tout mon coeur, beaucoup, beaucoup.
    Adieu mon amour.
    Ta mère ».

  • Mon père

    Marie-Florence Ehret

    • Oskar
    • 27 Avril 2012

    Simon, 16 ans, vit seul avec sa mère à Paris. Simon n'est pas un élève très studieux et n'apprécie guère l'école, au grand regret de sa mère. Aussi, quand son père fraîchement sorti de prison lui propose une virée en moto, l'adolescent est au comble du bonheur. À sa grande surprise, sa mère accepte de le laisser partir pendant plusieurs semaines. Simon sera ainsi confronté au monde et fera de nouvelles expériences au cours de ce grand voyage...

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