• « À bas l'armée et toute autorité ! » Le service militaire a une longue histoire. Depuis la Révolution française, il a été l'objet de bien des polémiques. Des bataillons de conscrits soumis s'y sont rendus en traînant des pieds. Les sketches qui lui ont été consacrés ne faisaient rire que ceux qui avaient eu la malchance de le connaître. Les jeunes générations ont souvent du mal à imaginer que ça a pu exister - jusqu'au début des années 2000 ! -, et ce qu'on y faisait vraiment. Perte de temps, apprentissage de l'autorité, de la violence et de la magouille. Seul point positif : savoir faire son lit « au carré ». Dans la foulée de Mai 68, un petit groupe de militants décide qu'il est temps de changer les choses. En 1974, il diffuse l'Appel des cent qui remet en cause l'immuable institution. Il exige l'instauration de syndicats de soldats et de la liberté de la presse à l'armée. C'est une traînée de poudre. En quelques mois, l'appel recueille plus de 6000 signataires. Manifestations en uniforme surtout le territoire, grèves de la faim, résistances quotidiennes... Face à la révolte généralisée, le gouvernement prend enfin conscience du refus de la jeunesse de se laisser embrigader. Ce livre raconte cette histoire, quasiment oubliée aujourd'hui, et nous plonge au coeur de ce qu'était le service militaire à travers l'aventure singulière et haute en couleur d'un des signataires qui y a fait les 400 coups avec la ferme intention de « mettre les casernes à feu et à sang » !

  • Dix ans déjà; dix ans seulement dix ans de révoltes, de combats et d'espoirs.
    Selon les cas, parfois mais trop euphorisants et la plus part du temps, si terrifiants et révoltants. luttes trop souvent abandonnées par la résignation, la lassitude et l'écrase du retour d'une droite pure et dur de l'ordre moral, de l'obscurantisme religieux de la prégnance du libéralisme et de l'absence d'utopies. un site juridique indique sur internet que depuis vingt ans, plus de 300 lois et décrets liberticides ont été prononcés, nos espaces de liberté n'ont fait que de jour enjour, s'amenuiser.
    Après ce tour d'horizon, il est difficile de rester optimistes. mais, fort de leur utopiste on sort de cet ouvrage, avec la conviction que les anarchistes-qui ne se sont jamais iassés dans le passé et ne se lasseront jamais dans l'avenir de se battre pour le droit de vivre dignement, de jouir et de choisire la société qu'ils et elles désirent continueront à le faire "joyeux et c'est pour ça que. sommes et resterons toujours debout ".

  • "Dans cette biographie romancée de Klaus Mann, Patrick Schindler nous fait découvrir, à travers la vie quotidienne et l'oeuvre de l'écrivain, les circonstances qui l'ont amené à se suicider en 1949, juste après la guerre, alors qu'il n'avait même pas 43 ans. Deux guerres mondiales, les désillusions du Berlin décadent de l'entre-deux, l'exil et, enfin, l'échec de la «dénazification» en Allemagne. Les oeuvres, romans, biographies, autobiographies et articles de Klaus Mann furent trop longtemps considérés comme un genre mineur, comparés à ceux de son père, Thomas Mann, et de son oncle, Heinrich. À tort. Car l'oeuvre de Klaus constitue une richesse mémorielle, un témoignage incontournable de cette jeunesse allemande de l'entre-deux-guerres. Jeunesse grisée par la joie insouciante des bouchons de champagne qui fusent. Puis, jeunesse prise crescendo par l'angoisse et la terreur grandissante annoncée par le bruit des bottes nazies qui claquent sur le pavé des villes allemandes. Jusqu'à «l'explosion du volcan »."

  • Patrick Schindler a choisi d'attaquer les clichés, les a priori, les fantasmes, voire les mensonges publiés au sujet du poète. Le but de cet essai est d'essayer de savoir pourquoi l'adolescent, qui rassemblait tous les ingrédients de l'anarchie, s'écarta de la lutte sociale, de l'amour et enfin de la poésie, pour plonger dans un individualisme itinérant. Si cette humble participation à son histoire pouvait donner aux êtres épris de liberté l'envie d'enfiler à leur tour ses souliers blessés, un pied près de leur coeur, afin de suivre Rimbaud sur ses traces remplies d'anarchie ! Qu'il les entraîne encore et toujours vers les affres les plus profonds de la création poétique, vers la jouissance, vers l'impossible, et qu'on laisse enfin le Rimbaud, qui voulait "définitivement devenir un autre", le rester ! Arthur Rimbaud, l'anarchiste inachevé, oui... Car, cent vingt ans plus tard, il remue encore !...

  • Kalus Mann ou le vain Icare Nouv.

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