• Née en 1891 en Alabama, romancière et anthropologue, essayiste et dramaturge, cofondatrice de la revue FIRE!!, Zora Neale Hurston est une des figures majeures de la Renaissance de Harlem, mouvement de renouveau artistique de la culture africaine-américaine qui émergea dans le New York des années 1920.
    Ses écrits, qui portent un regard nouveau sur la condition des Noirs dans le sud des États-Unis, leur folklore et la culture vaudoue, vont bousculer les codes de son temps et susciter tant l'enthousiasme que des inimitiés de tous bords.
    Avec FIRE!!, Peter Bagge signe une biographie documentée et décapante de cette femme de lettres à l'esprit libre et à la personnalité flamboyante.

  • Dans ce roman graphique documenté, drôle et inspiré, Peter Bagge dresse le portrait de Margaret Sanger, pionnière du droit des femmes à disposer librement de leur corps dans l'Amérique conservatrice du début du XXe siècle.

    Il signe une biographie haute en couleur de cette féministe d'avant-garde, activiste radicale, provocatrice et controversée, fondatrice du planning familial, qui a fait de l'accès à la contraception et à l'éducation sexuelle une arme contre la pauvreté et l'oppression.

    Femme rebelle marque ainsi la rencontre entre l'un des acteurs majeurs de la BD underground internationale et une figure incontournable de l'histoire de la lutte pour la liberté des femmes dont l'action reste, aujourd'hui encore, d'une étonnante actualité.

  • En route pour Seattle conte avec humour les tribulations d'un jeune désoeuvré, Bud Bradley, en compagnie de sa famille et de ses amis. Buddy devient tour à tour libraire manager de rock, disquaire... Les rapports amoureux avec sa compagne Lisa sont des plus tumultueux et son jeune frère raciste lui gâche
    la vie. Heureusement, il reste la bière et le rock'n'roll !! Peter Bagge garde un regard humain sur les personnages, aussi médiocres soient-il et ne tombe jamais dans la caricature facile. À bien des égards, le personnage de Buddy Bradley est autobiographique. Il est en tout cas, beaucoup plus complexe que ne le laissent entendre ses goûts et son mode de vie. Génération X, version BD. Lancé de Seattle au même moment que la vague Grunge, Buddy Bradley de Peter Bagge est généralement associée à celle-ci, à l'instar de Gilbert Shelton pour le San Francisco hippy. Les six volumes parus aux USA seront publiés en France en 2 volumes de 350 pages. Incontestablement, un des chefs d'oeuvre de la BD underground, encore à découvrir en France.

  • Apocalypse nerd

    Peter Bagge

    • Rackham
    • 14 Septembre 2010

    Kim Jong-il balance une bombe atomique sur Seattle, pendant que Perry - informaticien de son état - et Gordo, apôtre du retour à la nature, se baladent dans les bois de la région. Perry et Gordo sont plongés dans l'impitoyable lutte pour la vie dans un décor post-apocalyptique digne d'un The Day After dirigé par Claude Zidi ! Au fil des pages, toujours aux prises avec des situations de plus en plus inconfortables, les deux compères glissent inéluctablement de l'instinct primordial de survie à la dépravation, la cruauté et le mal absolu. Ce qui offre la possibilité à leur créateur de disserter sur des thèmes qui vont des valeurs familiales aux relations entre les sexes, de la paranoïa qui imprègne la société contemporaine aux effets dévastants de la diarrhée ; toujours avec l'humour acéré qui est le sien. Sur un rythme moins frénétique et déglingué que dans Hate ou les Bradleys, Bagge focalise son récit sur des considérations philosophiques sur la vie et la mort et se démontre en tout cas beaucoup plus indulgent avec ses personnages, tels Perry, l'everyman totalement désemparé face à des situations extrêmes.

    Si le récit se fait plus linéaire et fluide, loin des retournements explosifs de la saga de Buddy Bradley, Peter Bagge reste pourtant incapable de dessiner sans nous pousser au fou rire, même dans les circonstances les plus dramatiques. Proche des dernières expériences de Bagge, qui s'est récemment consacré au journalisme politique dans les pages de Reason ou sur suck.com, Apocalypse Nerd témoigne de l'extraordinaire vitalité créative de cet incontournable auteur.

  • Les Bradleys t.1

    Peter Bagge

    • Rackham
    • 21 Octobre 2011

    Si vous avez aimé les aventures de Buddy Bradley (En route pour Seattle et En route pour le New Jersey) vous ne pouvez pas passer à côté de Les Bradleys, péripéties de cette famille de la middle-class américaine d'où est issu le personnage fétiche de Bagge. Dans Les Bradleys on retrouve donc Buddy dans son environnement familial, entouré de Père, Mère, de sa soeur Babs et de son frère Junior et l'on comprend mieux pourquoi notre héros a quitté un jour le New Jersey et s'est installé de l'autre côté des Etats-Unis. Qu'ils soient aux prises avec des soucis professionnels ou en proie aux affres de la pré-adolescence, les Bradleys sont toujours excités, névrosés, à la limite de la crise de nerfs et, parfois, bien au delà. Portrait sanglant de la société américaine, Les Bradleys n'ont pas pris une ride. L'humour au vitriol de Peter Bagge, son graphisme explosif, fonctionnent encore et toujours à merveille. On rit à chaque page et, parfois, on s'interroge. Un classique.

  • Peter Bagge croque ici avec fureur les travers de son pays, l'Amérique. Depuis l'érosion des libertés publiques jusqu'à l'engagement en Irak en passant par les débats religieux et idéologiques à propos des drogues ou l'autorisation pour les citoyens de posséder une arme, Peter Bagge passe la société occidentale au bazooka et tente de trouver sa place d'homme libre dans le tumulte du monde.

  • Lorsqu'on a pour la première fois en France, dans les années quatre-vingt, entendu parler de Kaurismaki, il y avait deux prénoms pour un nom. Aki et Mika son frère, tous deux cinéastes finlandais, qui nous faisaient découvrir à la fois un cinéma inventif, une troupe d'acteurs, des paysages et des villes à partir de zéro. Il y avait donc un cinéma en Finlande et des cinéastes cinéphiles sur les traces de Robert Bresson, de Jean-Luc Godard ou encore d'un acteur fétiche de la Nouvelle vague, Jean-Pierre Léaud. Depuis, seize longs métrages plus tard, Aki Kaurismaki a conquis une réputation mondiale d'auteur à part entière. Il suit une voie tout à fait personnelle, aux confluents, comme le pays d'où il vient, de cultures métissées, particulièrement influencé par la civilisation russe et son épisode soviétique. Son premier long métrage en 1983 est une adaptation de Crime et châtiment, en 1992 il adaptera dans un studio en région parisienne La Vie de Bohème, en 1989 Les Mains sales, et en 1999 le chef-d'oeuvre de la littérature finlandaise Juha. Il est lui-même un écrivain, même s'il a choisi désormais de s'exprimer par le cinéma. Il doit l'un de ses plus grands succès Leningrad cow-boys à un groupe de musiciens déjantés, coiffés d'immenses bananes et de bottes aux bouts hyper pointus, portant le même nom, et qui mêle les musiques traditionnelles au tango, à la country, au rock n'roll et à la musique de fanfare. En 2002, L'Homme sans passé est sélectionné au festival de Cannes, nominé aux Oscars à Hollywood et rencontre un grand succès public. Cette année il revient en compétition au festival de Cannes avec Les Lumières du faubourg. Ces deux films portent la vision du monde selon Kaurismaki, de cette partie de l'Europe du Nord où les êtres humains cherchent à recoller les morceaux d'une identité éclatée par les guerres du XXe siècle et la nouvelle ère de la globalisation. Les langues se mélangent, le chômage est partout, des réminiscences de cultures et d'expressions artistiques circulent, par la littérature ou les chansons, quand les hommes et les femmes se rencontrent, mais le mal est fait. « Le sens de la vie est de se forger une morale personnelle qui respecte la nature et l'homme, puis de s'y tenir » (A. Kaurismaki). Le dialogue avec Peter von Bagh est une complicité de longue date, lorsqu'ils échangeaient leurs opinions cinéphiles à la sortie de la cinémathèque d'Helsinki, ou encore lorsqu'Aki Kaurismaki proposait ses articles à la revue que dirigeait Peter von Bagh. Désormais, dit ce dernier, c'est moi qui l'écoute. Ces entretiens sont la manifestation la plus évidente que ces deux-là ont beaucoup à échanger, qu'ils se respectent et s'écoutent dans des conversations intenses qui permettent au lecteur de pénétrer dans l'univers cinématographique d'Aki Kaurismaki. Depuis ses débuts Aki Kaurismaki travaille avec la même équipe, dont une photographe de grand talent qui a suivi tous ses tournages, Marja-Leena Hukkanen, qui nous permet aujourd'hui d'illustrer ces entretiens de superbes photos de plateau et de tournage. Cet été le festival de Locarno montrera tous les films d'Aki Kaurismaki et lui offrira une carte blanche pour programmer son panthéon cinéphilique.

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