Philosophie moderne

  • Après Montaigne, Antoine Compagnon nous invite à passer un été avec Pascal. Un siècle de différence entre les deux hommes qui sont tous les deux fondateurs de notre modernité, c'est-à-dire de la liberté d'esprit. Pascal (XVIIe siècle) comme Montaigne (XVIe siècle) traite de l'homme, de la société, de l'univers, du pouvoir, de la foi, de l'angoisse, de la mort, du jeu : le tout et le rien. Nous connaissons tous les sentences célèbres de Pascal : « Le silence éternel de ces espaces infinis m'effraie. », « Qui veut faire l'ange fait la bête », « Le coeur a ses raisons que la raison ne connaît point. ».

    Antoine Compagnon évoque à la fois la vie du génie Pascal (auteur du traité des Coniques), tout en allant chercher la signification de ses pensées elliptiques. Avec cette tournure d'esprit combinatoire, Pascal explore tous les possibles de la réflexion. En quarante et un chapitres (dont six inédits) il s'intéresse aussi bien à la question de la violence et de la vérité, de la tyrannie, à l'esprit de finesse, au divertissement et au juste milieu. Antoine Compagnon nous fait découvrir l'écrivain du miracle et de la grâce dont la pensée permet de mieux nous connaitre.

  • Discours de la methode

    René Descartes

    Asseoir la connaissance sur des fondements solides et trouver le moyen d'agir au mieux : tels sont les buts avoués de Descartes lorsqu'il publie, en 1637, le Discours de la méthode. Le lecteur y trouvera, entre autres, une méthode pour bien conduire sa raison, un échantillon de morale, ainsi qu'une introduction à la métaphysique. C'est au cours de ce cheminement intellectuel, et alors qu'il met en doute toutes ses certitudes, que Descartes accède à une première vérité : je pense, donc je suis - vérité célébrissime qui a fait du Discours l'un des ouvrages de philosophie les plus connus au monde.

    En GF PHILO', le texte de l'uvre est donné à lire, dans son intégralité, sur la page de droite. En regard, des extraits tirés d'autres oeuvres viennent l'éclairer, le questionner, le prolonger.

  • Dans un célèbre article de 1784 où Kant répondait à la question : « Qu'est-ce que "les Lumières" ? », il se pencha sur ce que fut en Allemagne le « siècle des Lumières ». Ce mouvement manifestait, selon lui, la volonté de l'homme de quitter son « enfance intellectuelle » pour conquérir la liberté dans l'usage de la raison - ce qu'il résuma par la formule empruntée au poète latin Horace Sapere aude, « Ose penser par toi-même ».

  • Un recueil d'entretiens avec Arthur Schopenhauer qui se livre sans filtre et se révèle enjoué et volontiers sarcastique nous permettant ainsi de découvrir sa personnalité insolite et souvent cocasse.Comme l'écrit Didier Raymond, spécialiste du philosophe allemand, dans la préface de ces
    Entretiens, " Schopenhauer affirme à de nombreuses reprises, notamment dans ses aphorismes sur la sagesse dans la vie, que l'oeuvre est inséparable de son sujet ". Pour lui, comme pour Nietzsche, qu'il influencera, une oeuvre est toujours par nature biographique. C'est pourquoi ces entretiens sont si importants, ils permettent d'appréhender l'homme Schopenhauer dans sa réalité.
    Il est rare qu'un aussi grand penseur se prête à de tels dialogues. La forme de l'entretien est un genre auquel Schopenhauer s'est adonné volontiers au cours de l'année 1858, deux ans avant sa mort, avec des personnes de tous horizons (enseignant, journaliste, politique, disciple...), alors qu'il est célébré dans toute l'Europe. Ainsi accède-t-on à la véritable personnalité du philosophe, à certains aspects de son caractère, insolites et étranges parfois.
    Sa misogynie, son pessimisme, son mépris de la science et de l'histoire se donnent libre cours dans des conversations à bâtons rompus et sans filtre. Elles permettent de découvrir un Schopenhauer enjoué et volontiers sarcastique que le sombre auteur du
    Monde comme volonté et comme représentation ne laissait pas pressentir.

  • éloge de la folie

    Erasme

    Best-seller européen dès sa parution, l'Éloge de la folie (1511) met en scène la déesse Folie s'adressant facétieusement aux hommes pour leur montrer qu'elle gouverne le monde. «Véritable dispensatrice de bonheur», fille d'Ivresse et d'Ignorance, Folie préside à toutes les circonstances de l'existence humaine : elle rend possibles le mariage et la maternité, régit chaque métier, soumet les rois et les prélats à son empire.
    Dans cette courte déclamation parodique, parangon de l'éloge paradoxal et du jeu sérieux qu'affectionnent les humanistes, Érasme se plaît à louer «la Folie d'une manière qui n'est pas tout à fait folle».

  • Parcourez quatre siècles de pensée philosophique !
    Le sens de la vie, la beauté, la mort : pour comprendre ces concepts, il n'est pas nécessaire d'avoir fait dix ans d'études, ni de connaître le grec et l'allemand. Cet ouvrage vous invite à dialoguer avec les plus grands penseurs. Basé sur de nombreux exemples et anecdotes, il présente dans un langage accessible un panorama de l'histoire de la philosophie de l'âge classique à nos jours.Découvrez comment : o Aborder le rationalisme et l'empirisme o Comprendre la philosophie des Lumières o Découvrir la philosophie moderne et contemporaine o Trouver la réponse à dix grandes questions philosophiques

  • Peut-on concilier désirs individuels, nécessairement variés, et quête universelle du bonheur ? Peut-on imaginer des principes sur lesquels s'appuyer pour bien vivre ? Y aurait-il un dénominateur commun aux désirs de chacun, sur lequel fonder en raison le bonheur ? Spinoza distingue d'emblée actions, portées par la raison humaine, et passions, contraintes depuis l'extérieur. Parce qu'indépendantes de notre seule volonté, les passions sont généralement mauvaises. Le libre examen et l'intelligence lui confèrent au contraire une puissance d'agir, garantie de son bien-être. Il faut donc oeuvrer à perfectionner ses facultés d'entendement pour bien vivre, jouir de son âme, elle-même définie par l'intelligence. Dans le même temps, être de nature, l'homme ne peut faire fi des contingences extérieures, et encore moins d'autrui. Spinoza expose alors les fondements de la sociabilité humaine. Sociabilité qui est une vertu, à laquelle accéder par l'exercice de la raison.

  • Profondément déçu par la vie, Baruch Spinoza cherche un bonheur qui ne soit pas "vain et futile", mais au contraire qui lui procurerait "une joie continuelle et suprême pour l'éternité". Un vaste programme qui va amener progressivement le jeune homme sur la voie de la philosophie.Cette démarche est le sujet du Traité de la réforme de l'entendement, oeuvre initiatique fondamentale pour aborder la pensée de Spinoza, ici vulgarisée avec talent et humour.

  • Oeuvres complètes

    Baruch Spinoza

    • Bouquins
    • 14 Février 2019

    " Prince des philosophes ", selon Deleuze, " moment crucial de la pensée moderne ", selon Hegel, Baruch Spinoza (1632- 1677) est considéré comme le philosophe le plus dérangeant du XVIIe siècle. Héritier dissident de Descartes, il décida de suivre la raison jusqu'au bout et élabora ainsi une philosophie radicalement neuve, aux conséquences révolutionnaires. Ce volume permet d'accéder à l'intégralité de ses écrits dans les traductions originelles de Charles Appuhn, depuis Les Principes de la philosophie de Descartes jusqu'au chef-d'oeuvre qu'est l'Éthique, en passant par le Traité politique, le Traité théologico-politique, le Traité de la réforme de l'entendement, le Court Traité, les Pensées métaphysiques et la correspondance. Outre la rigueur métaphysique préfigurée par le Court Traité et accomplie dans l'Éthique, on voit ici se déployer une réflexion de grande envergure et aux directions multiples. Politique d'abord : Spinoza traite du droit naturel, du contrat social, de la nature des régimes et des États, comme de la place des affects dans l'élaboration d'un champ social. Théologique ensuite : il teste une nouvelle méthode littérale de lecture de la Bible, en attribuant à l'interprétation une portion congrue. Morale enfin : le philosophe interroge les thèmes de la liberté, du bien et du mal dans leur existence même. Autant de domaines où s'affirme la volonté de n'obéir qu'à la raison et d'en accepter les verdicts et les principes. Nul n'a mieux défini que Spinoza ce que signifie philosopher : " Ne pas rire, ne pas déplorer, ne pas haïr, mais comprendre. "

  • Lettres philosophiques

    Voltaire

    En 1726, contraint de s'exiler de Paris à la suite d'une altercation, Voltaire choisit l'Angleterre. Très vite, il constate que cette «île de la Raison», rivale de la France depuis toujours, a pris de l'avance : monarchie constitutionnelle, tolérance religieuse, liberté de pensée... N'y a-t-il pas là matière à réflexion, pour une France ruinée par les guerres de Louis XIV et agitée par les scandales de la Régence?
    Nourri des lectures de Shakespeare, de Newton et de Locke, Voltaire entreprend d'écrire son premier ouvrage polémique : les Lettres philosophiques (1734) ont l'effet d'une bombe. Vif et mordant, ce petit livre explosif respire l'optimisme des Lumières. On y trouve en germe l'ensemble des idées qui constitueront la philosophie de Voltaire et qui feront de lui le maître à penser de toute une époque.

  • Biographies revisitées, correspondances inédites, interprétations nouvelles... Le père de la psychanalyse continue de susciter toujours plus de publications et de controverses. En a-t-on tiré une meilleure connaissance de sa personne et de son oeuvre ? Qui se souvient vraiment de ce que nous devons à Sigmund Freud ? En laissant volontairement de côté les nombreux développements et les commentaires qui ont suivi, Jean-Michel Quinodoz, psychanalyste praticien, nous présente dans toute leur fraîcheur et leur originalité les notions-clés découvertes par Freud. Il offre ainsi l'occasion de retourner à l'essentiel d'une pensée révolutionnaire qui, éclairant le travail clinique quotidien des psychanalystes, n'a rien perdu de sa portée.

  • Un texte fondateur de la pensée néolibérale.
    Cette fable politique du XVIIIe siècle, trop souvent réduite à l'idée que " les vices privés font les vertus publiques ", est ici présentée par Dany Robert-Dufour. Il montre dans son introduction pourquoi ce texte est le ferment de la pensée libérale et comment, dès sa sortie en 1723, il déclenche un scandale ; les esprits bien-pensants de l'époque étant épouvantés et jugeant l'ouvrage pernicieux et diabolique. Bernard de Mandeville démonte dans une fable aussi impudente qu'effrontée les artefacts de la morale commune. Contrairement à Rousseau pour qui l'homme est naturellement bon, Mandeville le conçoit comme un véritable fripon. Cette fable, publiée dans une nouvelle traduction, est accompagnée d'autres textes de l'auteur qui permettent de comprendre l'importance de l'utilité sociale de l'égoïsme pour comprendre les ressorts économiques de la prospérité.

  • La Philosophie de la tragédie est son troisième livre, une oeuvre de sa première période, publiée originellement en 1901 dans Le Monde de l'art, la célèbre revue de Diaghilev, puis en volume en 1903. Chestov poursuit ici la réflexion amorcée dans Shakespeare et son critique Brandès, qui était déjà « une apologie de la tragédie » telle qu'elle apparaît dans Hamlet, Lear ou Macbeth. Son second livre, L'Idée du bien chez Tolstoï et Nietzsche, rompait plus nettement encore avec l'idéalisme en opposant la philosophie de Nietzsche, dont la rencontre l'a bouleversé, à la sagesse du romancier russe. Tolstoï (encore vivant à l'époque de la rédaction du livre) est également présent dans La Philosophie de la tragédie, mais Chestov s'attache ici, d'une manière si personnelle qu'elle trahit sans doute une expérience autobiographique, à éclairer chez le romancier de La Voix souterraine et chez le philosophe de Humain trop humain le moment où les convictions idéalistes entretenues dans leur jeunesse se sont trouvées bouleversées et où ils ont pénétrédans un domaine de l'esprit humain où les hommes n'entrent d'habitude qu'à leur corps défendant. Or c'est là, à proprement parler, pour Chestov, le domaine de la tragédie. Dès ce moment, et c'est ce qui rend son oeuvre actuelle et prophétique, Chestov décrit l'idéalisme comme « semblable aux états despotiques orientaux » : « Du dehors tout apparaît splendide et bâti pour l'éternité; mais à l'intérieur, c'est atroce. » Aux tenants de l'idéalisme, c'est-à-dire à la quasi-totalitéde la tradition philosophique, il préférera donc toujours les Nietzsche et les Dostoïevski : ceux qui donnent la parole à « l'homme souterrain » qui s'offense des lois de la nature et, dans la souffrance, cherche « là où personne n'avait cherché, là où, selon la conviction générale, il ne peut y avoir que ténèbres et chaos », ceux qui brisent les chaînes qui entravent l'esprit humain, avide de liberté.

  • Des liens possède une valeur quasi testamentaire : avant d'être entièrement accaparé par sa défense devant l'Inquisition, Bruno présente ici sa dernière pensée libre. Chaînon essentiel de la philosophie brunienne, cet ouvrage fait le lien entre sa pensée abstraite et une réflexion de nature politique ou civile. Constitué de paragraphes brefs, ce court traité préfigure les ouvrages des moralistes du XVIIe siècle en mettant au jour les secrets ressorts qui règlent les rapports humains.

  • Spinoza fut attaqué de toutes parts mais ses positions marquèrent les controverses sur la Bible, le droit naturel et la liberté de conscience ; on retrouve sa trace dans les Lumières, l'idéalisme allemand, le marxisme et la psychanalyse. L'Éthique et le Traité théologico-politique construisent une pensée de la Raison, refusant la finalité, la providence et l'illusion du libre-arbitre, une pensée de l'universalité des lois de la nature, de la singularité individuelle, de la liberté de philosopher. Chez Spinoza, rien n'est au-dessus de l'entendement humain ; l'étendue n'est pas moins divine que la pensée ; le bien et le mal sont relatifs ; l'homme n'est pas un empire dans un empire ; la fin de l'État est la liberté.

  • L'Art de persuader est un art de penser à la mesure de la faiblesse et de la grandeur de l'homme. Le latin tardif pensare a donné deux mots au français moderne : « peser » et « penser ». Penser, c'est mettre méthodiquement en balance, en doute et à l'épreuve, sur deux plateaux, avant d'évaluer et juger, les objets de l'expérience entre eux, et avec soi-même. L'Art de persuader de Pascal, écrit en 1658, texte héritier de L'Art de conférer (1580) de Montaigne, suppose une alliance de la raison et de l'intuition, de la logique et des figures rhétoriques, qui rend l'esprit capable de toucher juste, dans une saisie synthétique de toutes les données hétérogènes et contradictoires d'une situation et d'une réception vivantes.

  • De quoi parle-t-on lorsque l'on utilise les termes de matérialisme et de matérialiste, termes qui n'apparaissent qu'à la fin du XVIIe et au XVIIIe siècles ? Le présent volume entend, en guise à la fois d'initiation et d'approfondissement, mettre à la disposition des lecteurs un choix limité de textes matérialistes d'Aristote à Marx. Érudit et pédagogue, Olivier Bloch nous présente chacun des auteurs et des textes en les replaçant dans leur contexte historique et leur lignée philosophique.

  • Emmanuel Kant est un philosophe allemand du milieu du XVIIIe siècle fondateur du criticisme (philosophie critique tendant à se baser sur les fondements, étendues et limites de notre connaissance). Son ouvrage le plus connu, La critique de la raison pure, explore cette thématique: que puis-je connaître? Que dois-je faire? Que m'est-il permis d'espérer?
    Dans cet ouvrage, l'auteur vulgarise les principes fondamentaux de la philosophie kantienne qui selon lui est une philosophie positive, raisonnable dans ce que nous pouvons connaître, altruiste, et faite d'une vision saine de l'homme.

  • Mettez du Schopenhauer dans votre vie

    La philosophie de Schopenhauer est réputée pour en décourager plus d'un. Pourtant elle a le mérite de lever le voile sur notre mal de vivre : pourquoi souffrons-nous ? Comment retrouver de la légèreté ? Comment cesser de nous tourmenter pour des choses qui n'ont qu'illusoirement de l'importance ?

    Schopenhauer nous propose de mettre fin à nos habitudes sclérosantes, à nos attachements ou attentes fossilisées en crispations. Sa philosophie fait la chasse aux fausses valeurs dont nous sommes, à notre insu, encombrés. Elle est une purgation, un traitement par le vide qui nous permet d'être autrement. Il s'agit d'une aventure philosophique accessible à tous, capable de produire par sa radicalité et son originalité un lâcher-prise rédempteur.

  • Avec une grande clarté, Giuseppe Rensi expose les concepts et théories qui ont émaillé l'oeuvre de Spinoza. Pour cela, il n'adopte pas la distance du chercheur ou de l'exégète mais se glisse dans la peau du penseur pour en communiquer le point de vue essentiel. Il pose après lui les grandes questions métaphysiques, toujours d'actualité : Qu'est-ce que l'être ? ; Quelle perception avons-nous de la réalité ? ; Est-ce que la nouveauté existe ? Rensi s'attache à nous rendre accessible la pensée du philosophe hollandais en démontrant la cohérence de ses différentes thèses, qu'elles soient métaphysiques, anthropologiques, morales ou politiques. La définition de l'Être comme substance éternelle est le point de départ d'une trajectoire dont les contradictions ne sont qu'apparentes. En tentant de les résoudre, Rensi nous propose une réflexion philosophique à part entière en livrant son interprétation personnelle des apports du penseur hollandais. Il va même jusqu'à impliquer directement le lecteur dans sa réflexion en ancrant la philosophie de Spinoza dans l'expérience. Le souci pédagogique de l'auteur, son recours à des images et des analogies, son enthousiasme même, dynamisent et rendent actuelle la pensée de Spinoza.

  • Locke est célèbre pour une philosophie dont on lui prête la paternité : l'Empirisme moderne. En lisant son Essai sur l'Entendement Humain, de 1690, on se rend compte qu'il n'en est rien. Bien plutôt, il s'agit de la première Philosophie de l'Esprit. En ces temps où l'on nous dit que nous ne pensons que grâce aux neurones, Locke nous démontre que les facultés mentales ne sont pas des fantasmagories. Ces facultés mentales permettent l'émergence de la pensée, de l'entendement, mais surtout de la conscience, que Locke est le premier à conceptualiser. Et il faut ajouter à cela les notions essentielles de « moi », de « moi personnel », et d'« identité personnelle ». On voit peu à peu se dessiner quelque chose : l'humain, dans toute sa complexité. La seule manière de lutter contre le réductionnisme pseudo-scientifique qui, par certains côtés, ronge notre dignité d'être humain, en tant aussi qu'être psychique et mental, c'est encore la Philosophie. Et, de fait, une introduction à la lecture de l'Essai, nous semble, plus que jamais, d'une grande actualité.

  • Mettez du Nietzsche dans votre vie

    Nietzsche conçoit le philosophe comme un médecin chargé de nous guérir d'une culture - le nihilisme -, qui, valorisant le néant jusqu'à déprécier la vie, nous a rendus malades de ressentiment et de mauvaise conscience. Mais, il ne s'agit pas de maquiller le tragique de l'existence avec le vernis d'un optimisme béat...

    Comment affirmer sa singularité en sortant du formatage du "troupeau" ? Comment retrouver ses forces et donner un sens à ses faiblesses ? Comment faire face à la souffrance sans se réfugier dans le rêve stérile d'un bonheur lisse ? Le philosophe propose des méthodes précises pour nous transformer de fond en comble. Dire oui à la vie, c'est saisir ce qu'elle a de douloureux comme un stimulant pour vivre de manière plus intense, plus créative.

    Ce livre est autant une rencontre avec la pensée subversive de Nietzsche qu'une véritable cure d'optimisme pour découvrir sa vitalité.

  • René Descartes

    Laurence Devillairs

    La philosophie cartésienne se décline en un refrain tranquille : « je pense, donc je suis », la méthode, le doute, le triomphe de la raison, Dieu lui-même soumis à la logique de l'entendement et toutes les passions domestiquées. Ce refrain semble même être devenu celui de la France entière : y a-t-il un autre philosophe auquel il soit fait aussi couramment référence ? Mais ce « cartésianisme » est-il encore cartésien ? À rebours de nos préjugés, Laurence Devillairs nous guide à travers une philosophie inclassable, celle de Descartes, qui revendique le droit de la raison à s'exercer librement mais utilise le terme de « philosophie chrétienne » ; qui déclare l'homme capable de connaître l'essence même de Dieu mais en affirme l'irréductible incompréhensibilité ; qui rétablit les droits de l'âme contre toute confusion avec le corporel mais fait de l'homme l'union intime d'un corps et d'un esprit.

  • Leurs vies sont si inséparables qu'ils ont écrit leurs oeuvres en écho les uns aux autres : entre Spinoza, Jellesz et Meyer, l'amitié est aussi forte, l'intimité aussi grande qu'entre Montaigne et La Boétie. Meyer a donné à Spinoza l'essentiel de sa physique ; Jellesz l'a introduit à une spiritualité faite de dialogues. À la mort de leur ami, ils publient un témoignage d'amitié jeté à la face de la mort et l'un des textes fondateurs du spinozisme. Ce texte sobre et pudique est la première apparition publique de l'homme. Le livre est complété de l'index des Opera posthuma de Spinoza dont ils furent les éditeurs.

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