Les Presses de l'Université Laval (PUL)

  • L'histoire de la philosophie est une oeuvre collective qui s'étale sur une longue période. Les
    chapitres s'enchaînent sans avoir été coordonnés. Aussi, l'enjeu, pour chaque nouvelle génération, c'est de se réapproprier cette histoire.

    Les auteurs du présent ouvrage nous proposent une manière originale d'y arriver. Par le dialogue, les philosophes de la tradition semblent revivre pour faire le point sur leur cheminement. Socrate, Kant, Marx, Arendt et bien d'autres répondent aux questions de Laure Becdelièvre, Laurence Hansen-Lve et Fabien Lamouche.

    Au fil de ces conversations imaginaires, nous découvrons comment l'esprit de résistance a pu s'incarner à travers les figures de penseurs aussi profonds que subtils et aussi novateurs qu'insoumis.

  • Une étude comparée des théories de la connaissance chez les savants du 19e siècle et les philosophes du début du 20e siècle

  • Qui ne connaît pas Apple, la marque californienne dont le logo est une pomme croquée? Son parcours extraordinaire, commencé il y a longtemps dans un garage d'étudiant, a donné lieu à de nombreux livres. Mais, étonnamment, on trouve très peu de réflexions consacrées à penser en profondeur cette marque elle-même. Cet ouvrage est le premier essai philosophique sur le sujet écrit en français. Son but est de traiter vraiment de philosophie et vraiment d'Apple, de comprendre en particulier ces objets aujourd'hui mondialement célèbres, commençant par le fameux « i » (iPod, iPhone, iPad iMac...).
    Qu'est-ce que ces créations apportent de nouveau dans le monde? Comment les définir et quel est leur sens? Voilà les interrogations philosophiques, on pourrait même dire ontologiques (c'est-à-dire concernant la nature fondamentale de ce qui est), dont traite cet ouvrage et auxquelles il tente d'apporter les réponses les plus claires et précises possibles.

  • La pensée d'Edgar Morin est inclassable. Ni science ni philosophie, enjambant la science et la philosophie, les sciences humaines et les sciences naturelles, sa pensée échappe aux cloisonnements disciplinaires et aux modes de connaissance compartimentée. Véritable touche-à-tout du savoir, autodidacte par complexion, Edgar Morin est l'auteur d'une oeuvre considérable, qui couvre le vaste champ du savoir et qui propose une méthode pour traiter la complexité du réel.

    Cet ouvrage retrace les grands moments de l'histoire personnelle et intellectuelle qui ont fait d'Edgar Morin un des grands penseurs de notre temps, et l'auteur d'une oeuvre majeure à la convergence des savoirs, oeuvre colossale et désormais incontournable pour penser notre temps et les problèmes de notre temps. L'ouvrage est composé de trois parties :

    Antes, c'est ce qui marque l'antériorité, ce sont les ouvrages d'Edgar Morin écrits avant La Méthode et qui annoncent La Méthode ;

    Camino, c'est le chemin que suit l'auteur dans La Méthode, sa grande oeuvre (six ­tomes). oeuvre synthétique et encyclopédique, La Méthode regroupe les grandes idées de l'auteur et opère le lien qui unit les différents fils de sa pensée. Le rôle capital qu'elle joue dans la pensée ­d'Edgar Morin justifie le titre de cet ouvrage et explique comment cet ouvrage a été construit ;

    Caminantes, c'est ce qui vient pendant ou après La Méthode. Ce sont essentiellement des ouvrages d'anthropolitique (politique de l'homme), « des exercices de pensée complexe » qui nous aident à mettre en pratique les principes de La Méthode sur les plans social et politique.

    Le chemin se fait en marchant (Machado). Tout au long de ce travail nous avons voulu accompagner l'auteur, et en nous laissant entraîner dans ses pas, nous avons été conduits à revisiter son oeuvre, que nous avons pu reconstituer. Ce sont plus de cinquante ans de vie intellectuelle, près de quarante volumes qui défilent devant nous et qui s'articulent autour d'un même axe central (La Méthode). Une oeuvre fascinante qui prend ici une tout autre dimension. Cet ouvrage voudrait témoigner de l'importance et de l'actualité de cette oeuvre qui inaugure son nouveau mode de pensée, la pensée complexe, seule capable de faire face aux défis vitaux et mortels du nouveau millénaire.

  • Etrangement, même si les personnes handicapées ont toujours existé dans l'histoire de l'humanité, bien peu de réflexions leur ont été consacrées. La philosophie est quasiment muette sur le sujet. Le temps paraît venu de proposer une véritable pensée du handicap. Les sciences sociales l'ont entreprise, en s'opposant à la conception médicale qui considérait spontanément le handicap comme une infirmité, une chose purement négative. Les handicapés eux-mêmes nous ont appris à revenir sur cette vision simpliste, certains (en particulier les sourds) rejetant complètement le terme de handicap pour les qualifier. Il est sans doute possible aujourd'hui d'aller plus loin, en élargissant radicalement cette notion. Ne sommes-nous pas tous, au fond, valides ou invalides, des handicapés d'une certaine manière à l'égard de l'existence ?
    L'homme présumé « diminué » par le handicap apparaît également, de nos jours, opposé en tous points à l'homme supposé « augmenté » dont parle ce courant de pensée contemporain, le transhumanisme. Mais cette confrontation est-elle justifiée ? N'y a-t-il pas plutôt, dans la réconciliation entre pensée du handicap et transhumanisme, une occasion nouvelle et originale de repenser la vieille question du sens de la vie ? C'est ce que cet essai tentera de démontrer.

  • Il y a chez Thomas d'Aquin une autre morale que celle que nous connaissons. Si elle n'a pas été développée, c'est que les options et les sensibilités du temps ne la réclamaient pas. Cette autre morale, dont les assises ne font aucun doute, se trouve, elle, en rapport avec le meilleur des options et des sensibilités de notre temps.
    La morale de Thomas d'Aquin est celle du chemin qui conduit à Dieu. Les humains sont ici-bas des voyageurs, en quête de leur fin bienheureuse. Si riche soit-elle, cette morale ne promeut pas pour elles-mêmes les valeurs proprement terrestres et humaines.
    L'autre morale se définit comme une manifestation de ce qui nous habite : Dieu est en nous et pas seulement dans un au-delà, et notre vie éternelle est déjà commencée. En manifestant ce qui en nous est vie et valeur, nous les faisons nôtres et nous les développons; en les engageant dans des tâches terrestres et humaines, nous prenons au sérieux la création de Dieu remise entre nos mains. Et nous travaillons au voeu que celle-ci porte : la promotion des peuples et l'instauration d'une société juste et fraternelle dès ici-bas.
    Le livre articule, en finale, ces deux morales dans un nouvel ensemble.

  • Une étude comparée des conceptions épistémologiques de la science du 20e siècle à aujourd´hui, de Empel à Lakatos.

  • Oubliez Woodstock. Oubliez Live Aid. Vous avez en mains le livre-événement de la musique populaire. Rien de moins! Après avoir planché en secret pendant des années sur une machine à explorer le temps, nous avons pu rassembler les plus grands artistes et philosophes de l'histoire, qui ont accepté de se joindre à la fête et de réfléchir ensemble sur les répercussions de la musique pop dans nos vies. Ce concert unique réunit sur la même scène Platon, Hume, Rousseau, Kant, Hegel, Nietzsche, Freud, Adorno, Deleuze, Debord, Charlie Parker, Frank Sinatra, Elvis Presley, les Beatles, The Clash, Lady Gaga, Claude Léveillée, Richard Séguin, Céline Dion, Malajube et tant d'autres.
    Bon concert!

  • Les textes rassemblés dans cet ouvrage sont le fruit d'une journée d'étude consacrée à la tradition néoplatonicienne et à la gnose, en l'honneur du Professeur Pierre Hadot, qui se tint au Séminaire des missions étrangères de Paris, dans le cadre des Célébrations du 150e anniversaire de la Charte de l'Université Laval, et du 340e anniversaire de la fondation du Séminaire de Québec, associé au Séminaire des missions étrangères de Paris depuis 1663 et qui est à l'origine de l'Université Laval. Monsieur Hadot recevait par la suite en Sorbonne un doctorat honoris causa de l'Universté Laval, lors d'une présentation dont on pourra lire le texte dans cet ouvrage.

  • Le philosophe Herbert Marcuse (1898-1979) n'a jamais été l'initiateur de révoltes comme celle de Mai 68. Malgré tout, il nous propose un appareil critique pour bien en saisir leur portée. Sa philosophie de l'histoire accompagne ceux et celles qui, hier comme aujourd'hui, exigent une société où la misère et l'injustice ne seront plus.
    En véhiculant des revendications en faveur de l'écologie et pour le droit à l'éducation, en passant par l'opposition aux guerres, les mouvements sociaux d'aujourd'hui s'inscrivent dans la continuité du grand refus de la société unidimensionnelle décrite par Marcuse. Car, même s'il semble constamment renaître de ses cendres, le système capitaliste, fondé sur l'exploitation des humains et de la nature, devra un jour ou l'autre laisser place à une autre organisation sociale qui permettrait enfin de pacifier l'existence.

  • L'effritement du modèle rationaliste et humaniste de culture, des valeurs de progrès, d'éducation, de raison et d'humanité, constitue depuis une cinquantaine d'années le noyau de l'expérience culturelle occidentale. Des travaux récents en sciences humaines, de même que ceux portant sur la postmodernité en philosophie, soulignent clairement que la perte de repères, de sens et d'évidence est constitutive du vécu des êtres humains dans les sociétés avancées. Comment alors penser l'éducation, la culture et la pédagogie en l'absence de tout fondement absolu et de toute certitude ? Comment éduquer et cultiver quand vient à manquer un modèle de culture universel rationnellement fondé ? Comment articuler l'école et la pédagogie à la culture ? Au coeur de cet ouvrage, un double dialogue : celui avec la pédagogie, pour interroger ses fondements, le sens qu'elle peut revêtir face aux défis de l'éducation contemporaine, celui aussi, peut-être surtout, avec la tradition éducative occidentale dans la perspective d'une relève herméneutique des écueils de la modernité. Un double dialogue où l'herméneutique, comme théorie générale de l'expérience humaine du sens, constitue le terreau d'une réflexion philosophique sur la pratique pédagogique et sur la restauration possible des liens et des continuités entre la culture et la vie, entre les savoirs, entre les hommes, entre le passé et le présent. L'herméneutique pour refonder la pédagogie et l'éducation scolaire ? C'est l'hypothèse que le lecteur trouvera examinée dans cet ouvrage.

  • Une théorie qui veut établir les principes d'une science du droit, mais dont les fondements épistémologiques remontent aux premières années du XXe siècle, peut-elle garder sa validité de nos jours ? Une analyse qui entend séparer la connaissance du droit de la sociologie est-elle encore possible ? Une conception juridique qui pense que la justice et les droits de l'homme n'ont aucune pertinence pour la compréhension du droit est-elle toujours actuelle ?

    L'oeuvre de Kelsen est toujours là, ouverte à plusieurs questionnements, prête encore à donner des réponses; ce livre s'interroge sur les raisons pour lesquelles l'oeuvre de Kelsen continue d'être lue en ce nouveau siècle.

  • Cet ouvrage veut montrer que l'entreprise intellectuelle a maintes fois été dénigrée sous le nom de philosophie « spéculative » de l'histoire demeure toujours très actuelle à notre époque. Bien qu'il ne cherche nullement à dissimuler les limites de ce type de réflexion philosophique, son auteur soutient que les penseurs qui s'y sont adonnés entendaient d'abord - tout comme tant d'intellectuels aujourd'hui - apporter une réponse à la question de savoir ce qui est en train de se passer dans le monde actuel. Pour appuyer ses vues, il rappelle l'influence qu'exercent encore sur nos façons de penser nombre de débats théologiques qui ont donné naissance aux philosophies de l'histoire. Il montre également combien il est difficile d'échapper aux schèmes à l'aide desquels les philosophes de l'histoire se sont représenté la succession des temps historiques. Au terme d'une discussion des principales thèses de ces philosophes, il conclut que les réponses souvent présomptueuses qu'ils ont apportées à la question du sens de l'histoire ne devraient pas nous faire oublier que cette dernière question continue de hanter nos contemporains qui se hasardent souvent à y apporter des réponses à peine plus convaincantes.

  • De Machiavel à Nietzsche, la référence à l'Antiquité n'a cessé d'accompagner la pensée politique occidentale. Mais qu'en est-il aujourd'hui ? À ne considérer que certains courants dominants, on pourrait conclure à un désintérêt croissant pour le monde classique. Un regard élargi dément pourtant cette impression initiale. Comment ne pas voir en effet que parmi les principaux penseurs ­politiques contemporains, un nombre remarquable continue d'entretenir un dialogue décisif avec les mondes grec ou romain ? On pense d'emblée à Strauss, Foucault, Castoriadis, Taylor, Sloterdijk, Nussbaum ou Rancière. Cette interrogation des Anciens est liée aux enjeux centraux de la philosophie, des sciences sociales ou même de l'action politique actuelles : l'analyse critique de la modernité, les rapports complexes entre la théorie et la pratique, l'articulation de l'idéal d'autonomie avec l'inscription politique et communautaire de l'individu, ou encore l'interaction des principes démocratiques avec les modèles d'excellence légués par l'héritage philosophique et moral de l'Occident.

    Cet ouvrage vise d'abord à faire voir la diversité des enjeux que l'examen du rapport aux Anciens permet d'éclairer d'une manière toute particulière. Mais nous voulons aussi faire ressortir la pluralité des perspectives aussi bien théoriques que normatives qui orientent les usages actuels des Anciens. Sur chaque auteur ou chaque thème traité, on trouvera ici l'éclairage de spécialistes reconnus témoignant d'un aspect central de leur propre démarche. L'ensemble se veut donc plus qu'une contribution à l'histoire des idées. À travers le dialogue avec les Anciens, c'est à une réflexion renouvelée sur la modernité que nous convions le lecteur.

  • Voilà un ouvrage de longue portée qui nous conduit au coeur d´un débat philosophique et théologique extrêmement tranchant : notre salut passe-t-il par la reconnaissance du bien commun ou par la reconnaissance de la subjectivité? Le philosophe de l´Université Laval, Charles De Koninck, mort en 1965, avait pris parti pour le bien commun en s´appuyant sur l´oeuvre de saint Thomas D´Aquin.

  • En 1914, Bertrand Russell (1872-1970) a déjà accompli une bonne part des travaux de philosophie et de logique mathématique qui feront de lui un des plus importants penseurs du XXe siècle et il jouit d'une exceptionnelle renommée intellectuelle. Mais cette année-là, horrifié par la folie martiale qui déferle sur le monde, il rompt avec le milieu académique et s'engage dans un combat pacifiste, devenant l'ardent militant qu'il sera jusqu'à sa mort.

    Mais la philosophie ne sera jamais bien loin pour ce militant. Et c'est ainsi que, en 1916, Russell a donné à Londres des conférences dans lesquelles il s'est efforcé, d'une part, de comprendre comment nos institutions ont pu nous conduire au désastre en cours et, d'autre part, d'imaginer de nouvelles institutions - économiques, politiques, éducatives et familiales - qui pourraient empêcher ce désastre de se reproduire.

    L'ouvrage tiré de ces conférences, Principes de reconstruction sociale, qui n'a rien perdu de sa brûlante actualité, est généralement reconnu comme étant la plus importante contribution de Russell à la philosophie politique.

    Ce document exceptionnel n'était malheureusement plus disponible aux lecteurs francophones depuis sa première et unique parution en français, en 1924. La présente édition vient combler cette lacune.

    La traduction en a été entièrement revue et corrigée par Normand Baillargeon qui signe, en plus d'une substantielle introduction qui situe l'ouvrage dans la vie de Russell et dans son parcours intellectuel, l'appareil critique (notes et bibliographie) de cette nouvelle édition des Principes de reconstruction sociale.

  • Un débat, réunissant philosophes, littéraires et historiens, s'est engagé, lors du XIIe Congrès international des Lumières, autour de la question du corps. En effet, le corps des Lumières est un objet qui méritait encore d'être questionné sur des plans épistémologique, anthropologique ou esthétique. Le présent ouvrage se veut le reflet de ces questionnements. Suivant la voie de l'époque qui récusait la séparation systématique des discours, il cherche à montrer combien l'écriture du corps entre dans une transdiscursivité. Discours scientifique, romanesque, philosophique ou social, entre autres, dialoguent au cours d'une période passionnée par l'émergence d'une nouvelle culture du corps. Les trois parties qui organisent le volume : « Science, techniques et médecine du corps », « Gouvernement du corps » et « Représentations idéologiques du corps » mettent en relief les cohérences et subversions, les conjonctions et prolongements de ces idées essentielles.

    Dans une dynamique d'ouverture et d'harmonie, les éditeurs ont tenu à rapprocher dans ces pages de jeunes collègues et des chercheurs confirmés, éloignés tant par la géographie que par leur parcours, afin de faire émerger des différences d'approche et des communautés d'intérêt autour de cet objet d'étude unique et multiple.

  • En explorant la représentation de l'Asie dans le contexte de la culture et de la littérature québécoises, cet ouvrage ­collectif met l'accent sur une différence identitaire en proie à des remaniements soudains. Si, d'un côté, l'Orient apparaît comme une énigme spirituelle et même une forme de jouissance inextinguible, de l'autre côté, l'altérité négative qu'on lui attribue côtoie les expressions à la fois aventureuses et stigmatisantes de l'ancien discours civilisateur. Or, l'Orient ne peut être la mise à jour d'un contentement, un récit de soi qui favorise un ressourcement factice. Au contraire des faux miroirs de l'exotisme, il pose constamment la question du ­dilemme séculaire entre le rejet et l'idéalisation de l'autre.

  • Nous vivons au-dessus de nos moyens énergétiques et cela ne pourra pas durer. Notre modèle de développement exige que tout le monde s'efforce de consommer moins d'énergie. C'est paradoxal, cela se traduit par des inégalités et cela conduit à se demander jusqu'où il faut pousser le sens de l'économie. La réponse passe par une analyse philosophique des notions de précarité, de sobriété et d'efficacité qui servent à décrire la régulation des consommations d'énergie. Elle doit également articuler les lieux où cette régulation, en un sens générique, est en train d'opérer : le corps qui éprouve le froid, le chez-soi protégé des intempéries extérieures, la chaudière qui convertit le combustible en confort thermique, mais aussi la société, qui produit de l'exclusion et qui prétend en même temps gérer ses ressources environnementales. Dès qu'il est question d'énergie, le réalisme est de rigueur. On se réfère aux ressources disponibles, on compte les kilowattheures consommés, on invoque la satisfaction impérieuse des besoins, on annonce la pénurie. Mais " réguler le chauffage ", n'est-ce pas d'abord le moyen de réintroduire de la mesure dans nos vies ? Au même titre que l'argent, l'énergie permet de calculer. Home sweet home n'échappe pas à cette comptabilité. N'est-ce pas là le véritable enjeu ?

  • Les paradoxes sont innombrables. Ils abondent autant dans les oeuvres littéraires et dans l'humour que dans les écrits philosophiques et scientifi¬ques. Ils savent nous étonner et nous amuser, mais ils ont aussi le pouvoir de remettre en cause nos cadres de référence familiers et d'ébranler nos convictions les plus fortes.
    La plupart des ouvrages consacrés aux paradoxes portent sur des problèmes de logique formelle fort éloignés des préoccupations du commun des mortels. Il existe cependant un autre type de paradoxe qui concerne la manière déroutante dont certaines choses se présentent à nous dans l'expérience concrète. Ces paradoxes nous parlent directement de l'être humain, ce « monstre incompréhensible» dont parlait Pascal.
    La prémisse de l'ouvrage de Michel Métayer est que le paradoxe est inscrit dans la constitution même de l'être humain. L'humain bute en effet sur des paradoxes tenaces dans toutes les sphères importantes de son existence.




    oPourquoi est-ce en ne le cherchant pas que l'on trouve le bonheur ?
    oPourquoi une action n'est-elle jamais irrationnelle pour celui qui la fait?
    oPourquoi est-illégitime de définir la liberté comme une forme de contrainte?
    oPourquoi un être humain ne choisit-il jamais de faire le mal?
    oEn quel sens la démocratie est-elle une forme de tyrannie?
    oPourquoi entrer en rapport avec les humains est-il si ardu pour Dieu?



    Puisant également dans les écrits des scientifiques et des philosophes, mais empruntant un ton léger et un langage accessible, cet ouvrage est une invitation à explorer, sur un mode ludique, la difficulté d'être humain.

  • À la suite de la désaffectation envers les religions et dans un contexte où la liberté créatrice assume la tradition en entrant jamais en contradiction avec la science, cet ouvrage présente une philosophie spirituelle pouvant répondre au désir profond transcendance, toujours très présent en Occident. Le propos interpelle tous ceux qui, insatisfaits de la seule quotidienneté, espèrent en un sens de la vie, tout en étant conscients des limites du savoir, éprouvant une soif d'infini. Cette philosophie possède certains traits communs avec le spiritualisme français, mais elle s'en distinguer par son rejet plus catégorique d'une vérité se limitant aux possibilités du jugement humain et par son lien explicite avec la spiritualité de l'Orient chrétien, qui est pour ainsi dire l'Orient de l'Occident. L'expression « philosophie spirituelle » ayant été utilisée surtout pour désigner des philosophies d'inspiration bouddhiste, nous parlerons alors d'une « philosophie spirituelle occidentale ».

    Tant qu'il y a un sujet qui observe et une chose qui est observée, il y a dualité, donc ignorance, au sens spirituel du terme. Aussi, la connaissance spirituelle vise non pas l'accumulation de savoirs objectivés et extérieurs au sujet, mais l'accroissement du sujet même qui connaît, dans un processus d'unification intérieure. Il s'agit de reprendre l'expérience spirituelle de penseurs ayant choisi librement, par amour, de reconquérir leur vraie nature.

  • Isaac Asimov (1920-1992), écrivain américain qui a marqué la science-fiction, est mort depuis vingt ans. Pourtant l'intérêt pour son oeuvre est toujours présent, comme en témoignent les activités qui signaleront le vingtième anniversaire de son décès. La science-fiction possède un pouvoir particulier, celui de nous projeter dans le temps et, par l'imaginaire, de tracer le développement technologique ainsi que les réactions humaines à son égard. Avec le temps, la science-fiction peut paraître très déphasée ou, au contraire, être demeurée pertinente pour penser une autre époque. L'oeuvre d'Asimov met en scène, à travers diverses nouvelles et plusieurs romans, des robots dont certains ne sont que des machines complexes, alors que d'autres sont des humanoïdes. Ces robots qui interagissent avec les humains sur la Terre ainsi que dans les colonies permettent à Asimov de soulever divers enjeux éthiques, économique, environnementaux, légaux et sociaux connus sous l'acronyme E3LS. Que peut-on tirer d'une lecture d'Asimov aujourd'hui? Comment cet auteur pensait-il ces enjeux? Comment en évaluait-il les risques et les répercussions? De plus, en imaginant une morale des robots pour les rendre plus acceptables socialement, comment voyait-il les enjeux du vivre ensemble? Enfin, on peut se demander aujourd'hui, alors que le développement de la robotique et des implants avance à grands pas, si les robots d'Asimov sont ou seront un jour réalisables. Voilà les questions qui amènent deux philosophes et deux physiciens à se rencontrer pour penser l'acceptabilité des robots dans l'oeuvre de science-fiction d'Asimov.

  • Les textes rassemblés dans le présent recueil ont pour but de rendre hommage à l'ensemble de la carrière du professeur Thomas de Koninck, qui célèbre par ailleurs cette année ses cinquante ans d'enseignement à la Faculté de philosophie de l'Université Laval.
    Le dévouement entier de Thomas de Koninck envers la philosophie est une évidence pour tous ceux qui ont eu l'occasion de le côtoyer, dévouement fondé sur la conviction, tout à la fois intime et inébranlable, que la philosophie délie, comme le suggérait déjà le Phédon, c'est-à-dire possède le pouvoir de libérer les virtualités humaines, et qu'elle sert en cela la dignité de chacun. Le dévouement dont il s'agit n'est pas simplement théorique, tourné vers l'abstraction, mais se traduit d'abord dans l'engagement concret envers l'autre et notamment par le souci de l'étudiant, ce qui valut d'ailleurs au professeur De Koninck le Prix d'excellence en enseignement, décerné par l'Université Laval en 2002-2003.
    Venus d'horizons divers et exposant des points de vue qui, chaque fois, n'engagent évidemment que leur propre auteur, les essais qu'on va lire rejoignent tous d'une manière ou d'une autre le thème fondamental de la transcendance de l'homme, qui traduit si bien l'intérêt philosophique premier de Thomas de Koninck.

  • Deuxième de la série, cet ouvrage présente, à travers des entretiens, quelques acteurs de la scène philosophique québécoise

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