• Jésus n'a laissé aucun écrit, il se référait aux Ecritures juives. Il n'a institué ni religion, ni credo, ni clergé, ni rite, hormis un repas « en mémoire de lui », et une prière, le « notre Père ». Comment ses disciples ont-ils donc fait pour exprimer et mettre en pratique leur foi en lui ? Comment ont-ils prié, communiqué entre eux, interagi avec les peuples qu'ils côtoyaient ? Tout cela restait à inventer...
    Le tout premier christianisme était sans image, sans « Nouveau Testament », sans prêtres, sans pape... et pendant plus de deux siècles il y eut des communautés chrétiennes très diverses, voire divergentes, certaines proches du judaïsme, d'autres le rejetant absolument. Il faudra beaucoup de temps pour qu'émerge une Eglise unifiée autour d'un début d'orthodoxie. C'est alors, en 250, que les chrétiens subiront la première persécution générale dans un Empire en pleine crise.
    Ce temps des commencements encore trop peu connu, ce temps tumultueux de tous les possibles est ici reconstitué de façon accessible et vivante par 80 des meilleurs spécialistes des premiers siècles de notre ère.

  • Cette synthèse, remarquable et accessible, sur les débuts du christianisme nous conduit des années de prédication de Jésus en Galilée et en Judée, de sa mort ignominieuse, et de la diffusion complexe et diverse de son souvenir et de son héritage dans l'Empire romain, jusqu'à la constitution d'une «mémoire officielle» et institutionnelle qui donnera un corpus canonique d'écritures.
    Pour quelles raisons la mort infamante de Jésus n'a-t-elle pas mis fin à ce mouvement à l'intérieur du judaïsme de l'époque ni arrêté la diffusion de son message aux frontières d'Israël? Comment, à partir du second siècle, s'est constitué un système doctrinal et spirituel qui a pu s'imposer à l'Empire romain? Enrico Norelli montre la diversité étonnante des modèles de foi qui aura permis la naissance et surtout le développement de la doctrine chrétienne. Il explique pourquoi certains de ces modèles se sont imposés au détriment d'autres. Il aborde de nombreuses questions relatives à cette construction : la lecture de la Bible, la constitution de l'Église, Marcion, le judéo-christianisme, l'influence et le rôle de Paul, la constitution d'un canon écrit à la confluence de mémoires plurielles...

  • - Qu'est-ce que la vérité ? lui dit Pilate.

    - La vérité est du ciel, répondit Jésus. Pilate reprit : « Et sur terre, il n'y a pas de vérité ? » Jésus dit à Pilate : « Tu vois comment les maîtres du pouvoir sur terre jugent ceux qui disent la vérité ! »

  • Voici la première somme sur l'histoire des divers mouvements qui font la réalité contrastée mais dynamique du scoutisme catholique en France. Comment le mouvement créé par Baden-Powell en 1907 en Grande-Bretagne a-t-il été adopté et adapté par les catholiques français ? Pourquoi son formidable succès ? Pourquoi a-t-il éclaté dans les années 1960, au point qu'il semble aujourd'hui divisé en fractions inconciliables ? Que dit chacune des versions possibles du scoutisme sur les confrontations du xxe siècle et les défis du xxie siècle ? En historien qui s'appuie sur les archives, les grands textes et de nombreux témoignages inédits, mais aussi en praticien et en connaisseur du terrain, Yves Combeau raconte l'aventure sans précédent de ce laboratoire toujours recommencé de la jeunesse, de ses mutations et de ses permanences.
    Cette histoire critique, première du genre, est un miroir éclairant de la France et de l'Église contemporaines, mais aussi le récit vivant d'un appel à l'engagement de vie et de foi.

  • D'Adam et Ève aux premiers martyrs chrétiens, ce dossier traite de tous les plus grands personnages de la Bible. Redécouvrez les épisodes marquants de leur vie, qui jalonnent les Saintes Écritures. Ces épisodes sont également une source d'inspiration majeures pour les artistes occidentaux : les oeuvres d'art des plus grands peintres et sculpteurs illustrent ces récits. Entre paysages de la Terre promise et tableaux de maîtres, cet ouvrage vous propose de parcourir la vie des grands personnages de la Bible en images.
    S'il est aujourd'hui difficile de distinguer storytelling et réalité des faits, il est certain que la vie de ces personnages continuent de fasciner.

  • Ce livre narre l'histoire d'une rencontre, celle de Dieu et de l'homme. Des Évangiles, aux Pères de l'Église et aux Confessions d'Augustin, des ermites orientaux à la théologie monastique, de saint Anselme à Bonaventure, Thomas d'Aquin et Duns Scot, de la Réforme protestante à Vatican II, ce sont les écoles, les doctrines, les courants et les contre-courants de la théologie chrétienne qui, ici, sont mis en perspective et étudiés.
    Le grand mérite de ce livre est d'offrir un panorama complet et accessible de l'histoire de la théologie, des fondements bibliques à nos jours.
    Avec la collaboration de Gilles Berceville, Patrick Descourtieux, Pierre Gibert, Marc Ozilou.

  • Une plongée passionnante dans la réalité historique des premiers siècles du christianisme : une enquête historique qui éclaire l´actualité confrontée au combat contre les fanatismes religieux. L´auteur nous permet de mieux comprendre ce phénomène qui touche toutes les religions, en prenant en compte la complexité des faits et en mettant l´accent sur la force équilibrante que représente l´Évangile.

  • Aucune apparition passagère n'épuise la divinité ; dieu s'était révélé avant jésus, dieu se révélera après lui.
    Les manifestations du dieu caché au fond de la conscience humaine sont toutes du même ordre. jésus ne saurait donc appartenir uniquement à ceux qui se disent ses disciples ; on lui rend un culte plus vrai en montrant que l'histoire entière est incompréhensible sans lui.

  • La communauté, l'abbé et la Règle sont les trois piliers du monachisme repris et enrichis par saint Benoît de Nursie, fondateur du Mont-Cassin au milieu du VIe siècle.
    Quinze siècles plus tard, des dizaines de milliers de moines et de moniales continuent à se réclamer de cette tradition et à vivre selon ces mêmes principes sur les cinq continents, qu'il s'agisse des Bénédictins, des Cisterciens, des Olivétains et de bien d'autres...
    Dans le monastère, tous, moines ou moniales, abbés et abbesses, sont soumis à ce petit texte, la Règle de saint Benoît. Constamment lu et relu, commenté et expliqué, puisque l'on compte plus de 1 500 éditions depuis le XVIe siècle, il forme le coeur de cet ouvrage. Chacun de ses 73 chapitres ainsi que son prologue sont analysés par des spécialistes, chercheurs et moines qui présentent ainsi l'histoire des pratiques bénédictines du vie au XXIe siècle.
    Quel est le rôle du supérieur ? Quelle est la forme de la prière ? Comment les moines et moniales se nourrissent-ils ? Où dorment-ils ? Comment s'habillent-ils ? Quel sens donnent-ils à leur séparation d'avec le monde ? Comment conduisent-ils la gestion économique des communautés ? Comment ont-ils appréhendé l'arrivée du téléphone puis d'Internet et des réseaux sociaux ? Comment vivent-ils la pauvreté individuelle ? Voici quelques-unes des questions auxquelles ce livre répond à travers l'étude des chapitres de la Règle.
    Cette Règle, véritable ADN de la vie monastique occidentale, devient ainsi accessible à un large lectorat, au-delà des seuls habitués des monastères, et cela sans doute pour la première fois depuis l'invention de l'imprimerie.

  • Les catholiques face au handicap : XXe-XXIe siècle Nouv.

    Comment l'Église est-elle devenue l'avocate du plus faible au sein de nos sociétés de la performance ? Comment a-t-elle pris la défense de l'accidenté, de la personne handicapée ? Que signifie ce combat pour aujourd'hui et demain ?
    Devenu fort heureusement une préoccupation majeure de notre société, le handicap représente toutefois un engagement originel pour l'Église. À l'instar du Christ allant à leur rencontre, les catholiques en France ont très tôt accueilli, soigné et favorisé l'intégration au sein de la société des personnes déficientes sur le plan physique ou mental. C'est l'action méconnue de ces précurseurs du soin que retracent Olivier et Cédric Landron dans cette somme d'histoire culturelle menée à quatre mains, à la confluence des sciences humaines et de la médecine, mais aussi à la croisée de la politique et de la spiritualité.
    Car, de congrégations en ligues et d'écoles en associations, de figures telles qu'André Trannoy, Suzanne Fouché ou Marie-Hélène Mathieu aux Frères de Saint-Gabriel ou aux Soeurs de la Sagesse, de rassemblements comme ceux de Foi et Lumière aux pèlerinages de Lourdes, l'adoption de l'autre blessé, dans son corps ou dans son intelligence, n'a cessé de renvoyer aux plus graves questionnements sur notre compréhension de la nature humaine, modifiant ainsi nos préjugés sur la naissance, la vie, la mort et la normalité.
    Une fresque émouvante, un récit passionnant, un plaidoyer vibrant.
    Et une alerte salutaire.

  • Seize ans après la parution de son ouvrage La Bible dévoilée, immense succès, où l'archéologue Israël Finkelstein présentait ses découvertes (se rapportant à un travail de 1970 aux années 2000) qui aboutissaient à une remise en question de l'historicité de nombre de récits bibliques, il refait dans ce livre une nouvelle mise au point des découvertes les plus récentes.
    Deux évolutions fondamentales dans son travail : d'abord l'utilisation des méthodes scientifiques les plus modernes comme l'imagerie multispectrale ou l'analyse moléculaire, qui ont permis des avancées considérables dans la connaissance des sites et objets fouillés. Deuxième évolution : son intérêt croissant pour l'analyse critique exégétique et son travail avec des chercheurs dans ce domaine.
    Voilà pourquoi il publie aujourd'hui avec le bibliste Thomas Römer, cet ouvrage sur les dernières découvertes des origines de la Bible, archéologie et exégèse s'étant mutuellement enrichies.

    L'auteur : Israël Finkelstein est un archéologue israélien. Il est directeur de l'Institut d'archéologie de l'Université de Tel-Aviv et coresponsable des fouilles de Megiddo.

  • En embrassant les deux millénaires qui composent l'histoire du catholicisme, cet ouvrage relève les continuités de l'Église catholique, l'originalité de cette religion comparée aux autres grandes religions, comme celle de l'identité du catholicisme par rapport aux autres confessions chrétiennes.
    Cette synthèse montre aussi le rôle crucial du christianisme dans l'histoire mondiale, depuis le retournement religieux de l'Antiquité gréco-romaine jusqu'à nos jours, en passant par l'ordre sacré du monde chrétien médiéval ou par la naissance de la modernité et de la laïcité.

  • Né dans une étable, ses parents ont dû fuir Bethléem à cause de la fureur d'un roi.
    Il a pardonné les péchés, guéri les malades et donné de l'espoir aux personnes découragées et opprimées. Mais il a été rejeté par beaucoup, il a souffert et donné sa vie pour les autres.
    Découvrez en animation la vie de Jésus-Christ à travers les yeux de l'apôtre Jean. Voyagez avec Jésus, soyez témoins de ses miracles et de son incroyable enseignement.
    Par le réalisateur de Joseph, le fils bien-aimé.

  • Mémoires

    André Trocmé

    Ce texte souvent cité par extraits, jamais publié ni même lu dans son intégralité, propose un parcours des deux premiers tiers du XXe siècle à travers la vie d'un acteur majeur du protestantisme français et international. André Trocmé (1901-1971), issu d'une famille germano-française d'industriels du textile dans le nord de la France, a connu l'occupation de sa région au cours de la Première Guerre mondiale et y est devenu à jamais pacifiste. Après des études de théologie durant un an à New York après l'obtention de son diplôme à Paris, il vit pleinement l'expérience du Christianisme social.En 1934, il devient pasteur du Chambon-sur-Lignon, en Haute-Loire. Il y fonde en 1938, avec son collègue Édouard Theis, l'École nouvelle cévenole (futur collège Cévenol), un lycée d'enseignement protestant, d'abord destiné aux enfants des pasteurs et aux jeunes du plateau. L'établissement devient à partir de 1940 une maison de refuge pour des enseignants et des élèves étrangers, le plus souvent juifs. Au même moment, André Trocmé, avec sa femme Magda, s'impose comme le chef d'orchestre de l'accueil de plusieurs centaines de Juifs au Chambon-sur-Lignon et sur le plateau. Il tient tête aux autorités de Vichy, et est emprisonné pendant un mois en 1943, avant de devoir passer à la clandestinité jusqu'à la Libération.Son autobiographie offre un document de première main sur ces années qui ont valu au Chambon-sur-Lignon la reconnaissance de l'Institut Yad Vashem, en Israël, et une notoriété mondiale. Au lendemain de la guerre, André Trocmé s'installe à Versailles pour y diriger la branche européenne du Mouvement international de la Réconciliation, avant de terminer sa carrière pastorale à Genève. Il a été reconnu Juste parmi les nations, comme son épouse.L'introduction, l'édition et les notes sont l'oeuvre de l'historien Patrick Cabanel (EPHE, Paris), spécialiste des Justes parmi les nations et de l'accueil des Juifs dans les Cévennes comme au Chambon-sur-Lignon.

  • Depuis le tournant du millénaire, l'émergence de minorités catholiques actives, les prises de positions de l'Eglise de France comme la médiatisation de ses crises internes ont fait prendre conscience qu'il existe dans notre pays une « question catholique ». Or, dans la société la plus sécularisée d'Europe, le catholicisme est mal perçu, mal connu, voire étranger à beaucoup de Français. Par sa clarté et sa forme narrative l'explication passe par le récit, l'ouvrage de Denis Pelletier met l'histoire de ce monde singulier à la portée de tous. De la Révolution à aujourd'hui, il déconstruit les idées reçues et montre comment les différentes mémoires celle des catholiques, celle des anticléricaux, celle du roman national ont souvent déformé les réalités historiques. Un livre éclairant, à l'heure du réveil politique d'une certaine droite catholique, du traumatisme des révélations sur les clercs pédophiles, mais aussi de la redécouverte d'un patrimoine commun après l'incendie de Notre-Dame de Paris. Denis Pelletier est directeur d'études à l'Ecole pratique des hautes études, spécialisé dans l'histoire du catholicisme français.

  • Nicolas Herman (1614-1691) est un simple frère carme, simple et modeste, affecté à la cuisine de son couvent. Très jeune cependant il est attiré par la vie de prière, la compagnie de Dieu seul lui suffit et il développe une spiritualité simple, faite de détachement du monde et de satisfaction dans la seule présence divine.
    Son rayonnement est grand aussi bien auprès de ses contemporains qu'à travers les siècles tant sa spiritualité convient à tous les états de vie.

  • La fabrique des saints Nouv.

    Qu'est-ce qu'un saint ? Comment devient-on saint ? Qui décide ? Suivant quels critères ?   L'Église a reconnu plus de 10 000 saints et 2500 sont en attente de canonisation. A priori, est reconnu  comme siégant au paradis et donc saint celui ou celle dont la vie a été édi?ante et qui, ayant au ciel  l'oreille de Dieu, peut être «suppliqué« avec succès.   Mais à y regarder de plus près, la sancti?cation est aussi un enjeu politique et économique. Reconnaître  un saint en son sein permet à l'Église d'honorer une communauté. Disposer d'un saint permet à une  localité de rayonner et d'attirer. La sancti?cation traduit un rapport de pouvoir et un échange. L'auteur  parcourt  l'histoire  de  l'Église  de  ses  origines  à  nos  jours  à  l'aune  de  la  fabrication  des  saints  en  distinguant six périodes : pour affrmer ses racines hébraïques, le chrisBanisme naissant fait saints 41  personnages de l'Ancien Testament; le temps obscur des martyrs de la première Église, clandesBne,  fournit près de 30 % des effectifs de saints, le plus souvent reconnus fort longtemps après leur vie; la  sancB?caBon  au  Moyen  Âge  est  surtout  accordée  aux  nobles;  à  parBr  de  la  Renaissance,  les  corporations réclament chacune leur saint; de la RévoluBon française au milieu du XXe siècle, l'Église  honore surtout des martyrs des révolutions et des incarnations de l'engagement social de l'Église; de  nos  jours,  la  mondialisation  est  la  principale  préocupation  avec  une  volonté  de  la  papauté  de  rééquilibrer une cohorte de saints par trop européenne.  À  l'aide  d'outils  d'analyse  économique,  l'auteur  s'interroge  sur  des  sujets  aussi  étonnants  que  pertinents : les avantages comparatifs de la religion chrétienne, le coût de fabrication d'un saint, sa  rentabilité, la «mutualisation» des saints lors des canonisations collectives, etc. Cette analyse rigoureuse  se double de récits et d'anecdotes savoureuses qui donnent à l'ouvrage l'attrait d'un roman.  La démarche d'AugusBn Mohrer est volonBers iconoclaste mais nullement anBreligieuse et sa verve  aPrera même quelques ?dèles. 

  • Le Christ

    Collectif

    • Bayard
    • 17 Octobre 2018

    En de nombreux fragments, aujourd'hui dispersés à travers les recueils de textes publiés dès 1949, Simone Weil a donné une « histoire du Christ », rassemblée dans cette anthologie. Sa conception très originale et très puissante de l'Incarnation conditionne aussi bien son rapport personnel au Christ, qui l'avait « prise », que les concepts fondamentaux du rapport de l'homme au monde et à Dieu : l'âme, l'amitié, le bien, le malheur.

    S'incarner en Christ n'est en effet, pour Simone Weil, qu'un aspect de l'acte d'amour continu par lequel Dieu, depuis la Création, a renoncé à sa toute-puissance pour accorder l'existence aux hommes. En ce sens l'Incarnation et la Passion du Christ sont des figures de la Création grâce à laquelle nous connaissons et expérimentons le renoncement originaire de Dieu, et devenons capables, en faveur de Dieu, d'un pareil renoncement.

    Si l'Incarnation et la Passion sont présentes à l'origine du monde, Simone Weil en conclut que rien n'interdit de penser que l'Incarnation du Christ ait pu être précédée par d'autres incarnations qui sont autant d'images implicites de lui : « Dionysos et Osiris sont, d'une certaine manière, le Christ lui-même » ; « l'histoire de Prométhée est l'histoire même du Christ projetée dans l'éternité. » (Attente de Dieu). Dans les Carnets Simone Weil mentionne aussi plusieurs personnages de l'Ancien

  • La question des origines du christianisme demeure très débattue. Quelle était la nature de ce mouvement religieux ? Comment se sépare-t-il du judaïsme ? Ce livre se veut une sorte de manuel critique et théorique sur l'histoire des origines du christianisme, envisagée à partir des sources et des doctrines, ainsi qu'à travers un certain nombre de questions, de concepts et de problématiques particulières. L'auteur explore l'étude des phénomènes de conservation et de transmission des sources littéraires de ce domaine religieux. Il étudie les cadres historique, politique et religieux des premiers temps du christianisme ; présente les instruments de travail en christianologie ancienne ; analyse les sources littéraires ; présente les doctrines... Une somme structurée en 42 "leçons" pour faire le tour des connaissances scientifiques sur cette période fascinante.


    L'auteur : Directeur d'études émérite à la section des sciences religieuses de l'École pratique des Hautes Études où il est titulaire de la chaire « Origines du christianisme », Professeur associé à l'Université Laval à Québec, Simon Claude Mimouni étudie principalement l'histoire de la formation du mouvement des disciples de Jésus dans et hors du judaïsme aux Ier et IIe siècles. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages, notamment : Le judaïsme ancien du VIe siècle avant notre ère au IIIe siècle de notre ère : des prêtres aux rabbins, Paris, 2012 (Presses universitaires de France) ; Jacques le Juste, frère de Jésus de Nazareth. Histoire de la communauté nazoréenne / chrétienne de Jérusalem du Ier au IVe siècle, Paris, 2015 (Éditions Bayard) ; Le judaïsme ancien et les origines du christianisme. Études épistémologiques et méthodologiques, Paris, 2017 (Éditions Bayard).

  • Juif de culture hellénistique, Philon d'Alexandrie, contemporain du Christ, est très représentatif des mouvements spirituels d'un milieu où se côtoient les syncrétismes les plus audacieux et les sectarismes les plus virulents. Précurseur d'Origène, il est surtout connu pour son " art de l'interprétation " des rêves et des textes sacrés, qui n'est pas sans rappeler celui de la psychologie des profondeurs au XXe siècle.
    Dans son livre Les Thérapeutes, présenté et commenté ici par Jean-Yves Leloup, Philon se fait le chantre d'une communauté dont on connaît mal la nature, mais qui se caractérise par son hospitalité et son attention à l'Être dans toutes ses dimensions : corps, âme et esprit. Les Thérapeutes, par cette vision globale de l'Homme, enracinée dans l'anthropologie biblique, préfigure déjà les psychologies contemporaines ouvertes aux domaines du corps et de la spiritualité.

  • En même temps qu'un corps de doctrine, le christianisme a introduit un ensemble de notions, de termes et de concepts qui se révèlent indispensables à sa compréhension, bien qu'ils soient souvent peu connus. Le christianisme est donc tout autant un langage qu'une religion.
    Quels sont les termes-clés de ce langage, qui permettent d'éclairer une pensée fondatrice pour la civilisation occidentale ? Cet ouvrage, véritable abécédaire de la spiritualité et de l'histoire chrétiennes, en fournit le glossaire précis et exhaustif, et l'un des meilleurs guides.

  • "Les soixante-douze jours de la Commune de Paris composent un extraordinaire roman vrai, une tragicomédie à mille personnages, dont beaucoup méritent le détour (Rossel, Delescluze, Louise Michel...). Du 28 mars 1871, date de sa proclamation, au dimanche 21 mai, date de l'entrée des Versaillais dans Paris, elle a uni la présomption à l'incompétence. Seuls les militants ouvriers, autodidactes de grand mérite possédaient une certaine expérience de la gestion - encore était-elle limitée aux associations mutuellistes et aux coopératives. D'emblée, ils se sont constitués en assemblée légiférante et en pseudo gouvernement, traitant dans le désordre de tous les sujets, depuis le prix du pain jusqu'aux relations avec l'occupant allemand.
    En accord avec la majorité des Français, traumatisés par la défaite militaire, les exigences du vainqueur, la perte de l'Alsace-Lorraine, Thiers eut le grand mérite de rétablir l'ordre en limitant les excès de la répression et en préparant l'amnistie des communards condamnés ou déportés en Nouvelle-Calédonie, de négocier le départ des troupes ennemies qui occupaient une partie du territoire national, de fonder une République libérale dont sortira, par étapes, la République démocratique.

    AUTEUR Journaliste (ancien directeur des revues Le Spectacle du monde et Espoir), François Broche est l'auteur de biographies d'écrivains (Barrès, Anna de Noailles, Léon Daudet) et de nombreux ouvrages consacrés à la France Libre, au général de Gaulle, à l'armée française sous l'Occupation et à la Collaboration. "

  • Écrire en 100 dates l'histoire de l'Église, l'une des plus vieilles institutions religieuses au monde, voilà le pari insensé de ce petit livre ! D'emblée, quelques dates célèbres s'imposaient. Pourtant, elles ne suffisaient pas. C'était compter sans certains détails qui, parfois, font sens, et des acteurs secondaires qui n'en ont pas moins joué un rôle significatif. Au fil de chemins de traverse se dessine ainsi un autre visage de l'Église. Mais au juste, qu'appelle-t-on « Église »?
    L'Église catholique, apostolique et romaine ? l'Église au sens sociologique et protestant du terme ? les Églises ?
    De l'exercice banal, en histoire, de la frise chronologique, Bénédicte Sère fait un jeu, pour éveiller la curiosité, brouiller les catégories, ouvrir de nouveaux horizons...
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  • L'idée de Reformatio a toujours été présente dans la chrétienté, mais jusqu'au XVIe siècle elle s'attachait aux moeurs et non à la doctrine. Luther, Zwingli ou Calvin en ont proposé un renouvellement dogmatique en donnant à Jésus un rôle central, en insistant sur la toute-puissance de la grâce et la souveraineté de l'Écriture, et en affichant la même hostilité envers le « papisme », autrement dit envers Rome et sa puissance temporelle.
    C'est l'histoire de la Réforme et de la fin de l'unité de l'Église que retrace Pierre-Olivier Léchot à l'occasion des 500 ans de l'affichage (supposée), le 31 octobre 1517, des 95 thèses de Luther contre les portes de la chapelle de Wittemberg, geste réformateur et révolutionnaire qui, avec l'aide de l'imprimerie récemment inventée, fit entrer l'Occident dans la modernité.

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