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  • Si la dictature est aussi ancienne que l'Histoire, le phénomène prend un tournant majeur au sortir de la Première Guerre mondiale.
    Quatre générations durant, sur tous les continents, des régimes hantés par l'idéologie vont faire régner un ordre de fer, présidant aux guerres et exterminations d'un siècle barbare qui a retourné le progrès contre l'humanité.
    Cette forme absolue de l'absolutisme est orchestrée par des chefs impitoyables et cruels, tous jouant par essence un rôle prépondérant au sein d'un régime qu'ils marquent au fer rouge de leur empreinte. Pour la première fois est ici brossé le portrait des plus édifiants d'entre eux, qu'ils soient célèbres, méconnus ou oubliés.

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  • Trente ans ont passé depuis que l'URSS s'est effondrée, en décembre 1991. Depuis cette date, à Moscou, les archives se sont ouvertes, les témoignages personnels se sont multipliés, les révélations ont succédé aux révélations. Notamment à propos du plus secret des piliers du système soviétique : le KGB.

    Depuis la fondation de la police politique bolchevique, en décembre 1917, jusqu'à sa tentative ratée de sauver le régime, en août 1991, il était devenu indispensable de reprendre, corriger, compléter et conclure le récit foisonnant de ses campagnes, de ses exploits, de ses métamorphoses, de ses crimes et de ses échecs. Quelle riche histoire que la sienne : la Tcheka, la guerre civile, la GPU (dernier avatar avant la fondation du KGB proprement dit), les procès staliniens, le Goulag, la guerre froide, la dissidence ! Combien de personnages hors du commun l'ont incarnée au fil des années : Lénine, Dzerjinski, Iagoda, Iejov, Beria, Staline, Serov, Andropov ! Et combien de silhouettes ambiguës et romanesques ont traversé ce formidable théâtre d'ombres : Münzenberg, Mercader, Philby, Trepper, Kravchenko, Fuchs, Rosenberg, sans parler d'un certain... Vladimir Poutine !

    D'une plume enlevée et nourrie aux meilleures sources, Bernard Lecomte nous révèle la véritable histoire des services secrets soviétiques.

  • La radicalité du mal que le nazisme représente, le nombre insensé de ses victimes et la violence hors norme de ses bourreaux interrogent sans fin voire engendrent une forme de scepticisme.
    Comment les nazis se sont-ils persuadés que la vie sociale et politique reposait sur la « biologie » ? Comment les barrières mentales ont-elles si facilement sauté ? Comment l'antijudaïsme ancien s'est-il mué en Allemagne en un antisémitisme exterminateur ? Comment les meilleurs juristes en sont-ils venus à récuser la morale et le droit communs ? Comment une part de la population a-t-elle fini par croire qu'elle vivait un moment particulier de malheur et de détresse qu'il fallait conjurer de toute urgence ? En somme, par quelle « révolution culturelle » des hommes ordinaires sont-ils devenus des barbares ?

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  • Le 15 mars 1928, le Japon connaît une vague de répression sans précédent : 1 600 sympathisants, militants et syndicalistes communistes sont arrêtés sans motif avéré. Tue à l'époque par la majorité des organes de presse, cette opération est menée par la police « spéciale » - ou politique - aux ordres d'un gouvernement conservateur qui, sous couvert de défendre le « corps de la nation », préserve les intérêts des grands propriétaires du pays.
    Kobayashi Takiji travaille alors à Otaru, l'un des principaux théâtres de ces rafles. Témoin des événements, il en livre dans ce roman - le premier écrit de sa main - un récit poignant, marqué du sceau de la jeunesse et de l'urgence, et qui sera frappé par la censure.
    Dans ce récit-manifeste, précurseur du Bâteau-Usine, l'auteur multiplie les personnages et les points de vue. Il reconstitue ainsi la vision parcellaire de ce déferlement de violence propre à ceux qui, impuissants, n'ont pu que le subir. Dans un contexte où la question des violences policières fait retour partout dans le monde, ce classique de la littérature japonaise de l'entre-deux-guerres offre une perspective poignante sur ce que signifie faire l'expérience de la répression.

  • 6 heures du matin, le 30 juin 1934. La pension tranquille de Bad Wiessee où dorment les chefs des Sections d'assaut est cernée. Les fidèles de Hitler, sa force de frappe, ses compagnons des temps de combat, sont désormais des hommes à abattre. Hitler en personne dirige ce règlement de comptes, l'arme au poing. Dans la nuit du 29 au 30 juin, dans la chaude journée d'été qui suit, les exécutions, les assassinats se multiplient dans toute l'Allemagne. Ernst Röhm, le chef d'état-major de la SA, l'allié des heures sombres, l'homme que le Führer tutoyait, en est la plus illustre victime. Heure par heure, Max Gallo restitue cette« Nuit des longs couteaux » qui vit triompher les SS et s'établir définitivement la dictature nazie. Interrogeant archives et témoins, retournant sur les lieux de l'action, il restitue l'atmosphère d'angoisse et de terreur, il éclaire les rivalités, les calculs politiques, les trahisons qui ont conduit à cette purge meurtrière. Un récit qui démonte le mécanisme infernal du IIIe Reich.

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  • Sandarmokh Nouv.

    Sandarmokh

    Irina Flige

    Le charnier de Sandarmokh est situé non loin de Medvejegorsk, ville tristement célèbre pour avoir abrité le Quartier général de l'OGPU, puis du NKVD. Il a été mis au jour en 1997 par Irina Flige, Iouri Dmitriev et Veniamine Ioffé. Tous trois ont lutté au sein de l'association Memorial contre une réécriture de l'histoire de la Grande Terreur, qui est aujourd'hui toujours aussi vicace au sein du discours officiel russe. Leurs recherches sont un acte de résistance civile.
    Le livre d'Irina Flige retrace fidèlement les circonstances d'une véritable enquête, à la fois dans les archives et sur les lieux des exécutions, pour retrouver un chaînon manquant de l'histoire de son pays. Il rétablit un chantier historique nécessaire, où sont intriqués toutes les strates d'une « mémorialisation » conflictuelle, mettant en jeu les familles des victimes, les associations nationales (polonaises, ukrainiennes, etc.) et le pouvoir en place. Construit comme une aventure intellectuelle, cet ouvrage a été écrit à l'intersection de plusieurs genres : le lecteur y trouvera des éléments de recherche historique, d'analyse culturelle, de témoignages racontés et de journalisme. C'est ce qui en fait un document unique parmi les ouvrages consacrés aux répressions staliniennes.

  • Les années folles Nouv.

    Au lendemain de la Grande Guerre, toute la société fut saisie d'un formidable élan culturel, foisonnement de modernité et d'aspirations progressistes : les Années folles.
    Un nom d'époque (ou « chrononyme ») qui charrie un imaginaire joyeux teinté d'audace et d'exubérance, sur lequel plane cependant l'ombre des crises des années 1930.
    Avant-gardes artistiques, culture de masse... Autant de phénomènes que Myriam Juan propose d'explorer, dans une perspective nuancée résolument tournée vers l'histoire culturelle. Car à ce mouvement s'opposèrent de fortes résistances, et les Années folles ne désignent qu'une partie de la réalité des années 1920. Faut-il pour autant n'en retenir qu'une image superficielle ou déformée ?
    Cent ans après, l'occasion est toute trouvée de se replonger dans le monde de Gatsby, de Joséphine Baker, du charleston, de Modigliani et de Soutine...

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  • Comment la France a-t-elle perçu la montée du péril nazi dans les années 1933-1939 ? Cette question a longtemps été négligée par l'historiographie. Les responsables français avaient-ils une perception claire des intentions d'Hitler et de ses capacités militaires ? Ont-ils fait bon usage des rapports de leurs services secrets ? L'historien canadien Peter Jackson a entrepris, le premier, de répondre à cette question-clé dans cet ouvrage qui a fait date dès sa première parution en anglais.
    Il raconte les missions d'espionnage français en territoire allemand et reconstitue la façon dont les services français ont évalué les forces et les menaces allemandes. Il démontre que le travail de ces services était très efficace, avec une évaluation exacte des plans allemands dès avant l'Anschluss ; mais leurs rapports furent le plus souvent négligés par les politiques et les diplomates qui jugeaient Hitler dans la continuité de ses prédécesseurs.
    Ce n'est qu'après Munich que la menace nazie les préoccupa réellement.

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  • Dans les années qui suivirent la Grande Guerre, le désir d'éviter un nouveau conflit fut peut-être le souhait le mieux partagé en Europe. Le « Plus jamais ça ! » résonnerait longtemps dans les oreilles des Européens. Une opinion générale qui allait peser sur l'avenir et serait au coe ur de la politique d'apaisement voulue par les Anglais.
    En reconstituant les tractations qui se jouèrent jour après jour pour « apaiser Hitler », Tim Bouverie fait revivre ici le marché de dupes que le Führer imposa aux Européens dès 1933. Il montre que les situations ne sont jamais inspirées par le seul aveuglement de quelques-uns - quand d'autres avaient immédiatement perçu ce qui allait se jouer - mais le fruit d'une équipe perméable à son époque.
    Tour à tour vue de Londres, Paris ou Berlin, cette histoire se trame dans le secret des chancelleries, comme en témoignent de nombreuses archives, désormais accessibles. Sous la plume de Bouverie, le récit se fait haletant jusqu'à la fin. Avec une rare maîtrise, l'auteur retrace la fuite en avant de la politique nazie et les innombrables coups de bluff du Führer, qui ne manqua jamais une occasion de se présenter comme un pacifiste auprès de ses interlocuteurs étrangers.

  • Le 11 novembre 1918, au matin, Georges Clemenceau déclare à son chef de cabinet : « Nous avons gagné la guerre, il nous faut maintenant gagner la paix, et ce sera plus dur encore. » En effet, outre la mauvaise volonté allemande, il faudra non seulement compter avec la diplomatie d'équilibre des Britanniques qui ne veulent pas trop affaiblir l'Allemagne au profit de la France, mais aussi avec les ambitions du président américain Wilson dont les principes démocratiques pour la reconstruction du monde - le droit des peuples, l'État-nation, la SDN... - privent les Européens de toute politique d'annexion.
    Loin d'être à l'apaisement, les années d'après-guerre sont marquées par le trouble et l'incertitude. La guerre continue à l'Est, dans les pays baltes en 1919, entre la Pologne et la Russie de 1920 à 1921, entre les Turcs et les Grecs de 1919 à 1922, tandis que la guerre civile en Russie cause la mort de 5 à 7 millions de personnes. Surtout, le spectre de la révolution bolchevique, victorieuse en Russie, s'insinue de l'Allemagne à la Hongrie en passant par l'Italie. L'ennemi n'est plus tout à fait le germanisme, mais le bolchevisme, infiltré sous la forme des nouveaux partis communistes d'Europe. Un monde radicalement nouveau est né, une nouvelle ère idéologique coincée entre Wilson et Lénine, deux messianismes à côté desquels la France et la Grande-Bretagne ne tiennent plus le premier rôle. En ces années où prévaut l'illusion d'une paix durable, les instabilités, les aigreurs et les déceptions attisent déjà le feu de la revanche.
    Clemenceau avait raison : il était plus difficile de gagner la paix que la guerre. Et la France, qui a gagné la guerre, a perdu la paix.
    Jean-Yves Le Naour livre une étude brillante et rénovée - parfois iconoclaste - de cette tragique sortie de guerre, étudiant notamment le traité de Versailles, dont le grand perdant ne fut peut-être pas l'Allemagne, mais la France.

  • Depuis la première traduction en français du livre de Thomas et Morgan-Witts en 2008, les études d'histoire économique et financière ont connu un réel regain d'intérêt. Le choc de 2008 consécutif à l'éclatement de la bulle des subprimes a immédiatement ravivé le spectre de 1929, redonnant à la compréhension du " Jeudi noir " une actualité brûlante. De cet événement, présenté par les auteurs du livre comme " la plus grande catastrophe financière de tous les temps " , tout semble avoir été dit et redit : comportements criminels des spéculateurs, économies dévastées, gouvernements dépassés, etc.
    Aucun livre cependant n'a su déployer avec une précision historique égale à celle de Thomas et Morgan-Witts le récit effroyable et passionnant de la crise à l'origine de la Grande Dépression. Histoire événementielle, histoire totale, l'ouvrage des deux auteurs met en avant le déroulement des faits et le comportement des acteurs et témoins du drame. Un travail d'archives monumental et pas moins de 400 entretiens ont été nécessaires pour parvenir à restituer toute la profondeur et la complexité historique de cette page capitale de l'histoire du XXe siècle.

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  • Entre 1921 et 1926, leMaroc est le théâtre d'un véritable combat : la guerre du Rif.
    De sa montagne au relief tourmenté, un jeune chef berbère, Abdelkrim, défie les deux puissances européennes qui occupent son pays, la France et l'Espagne. Rien ne semble pouvoir arrêter les troupes d'Abdelkrim qui écrasent l'armée du roi Alphonse XIII et provoquent la chute de la fragile monarchie parlementaire espagnole. Après l'Espagne, c'est au tour de la France de prendre de plein fouet l'explosion rifaine. Le choc est d'une brutalité inouïe. Dans la canicule des djebels, Lyautey, Juin, de Lattre de Tassigny, Catroux, Giraud connaissent la peur de voir l'armée française battue par des paysans berbères. Lutte sans merci pour la liberté, conflit oublié de l'histoire coloniale, la guerre du Rif éclaire encore aujourd'hui par bien des aspects les liens très spéciaux de la France et du Maroc.

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  • En 1933, au coeur de la Grande Dépression, Bonnie Parker and Clyde Barrow commencent leur cavale à travers les Etats-Unis. À vingt-quatre ans, Clyde est déjà un criminel endurci. Bonnie, d´un an plus jeune, l´a suivi pour échapper à la misère de sa vie au Texas. Ils sont bientôt rejoints par le frère aîné de Clyde, Buck Barrow, et sa femme Blanche. La police aux trousses, ils se lancent dans une fuite en avant forcenée, braquant et tuant sur leur passage. Ils sont persuadés que leurs jours sont comptés. Ils ont raison : Bucke est blessé et capturé et, en mai 1934, Bonnie et Clyde sont pris dans une embuscade et criblés de balles. Arrêtée en même temps que Buck, Blanche est condamnée à dix ans de prison et mène une vie paisible après sa peine. Les mémoires qu´elle a écrits pendant son incarcération ne deviennent publics que longtemps après sa mort. Elle y donne un témoignage inouï de l´intimité du plus célèbre couple criminel américain.

  • Né avec la révolution d'Octobre, mort avec la fin de l'URSS, le communisme a connu la durée de vie classique d'un être humain, soit trois quarts de siècle (1919-1991) ; mais trois quarts de siècle qui ont bouleversé la planète, débordant largement la matrice politique pour « révolutionner » les sphères économiques, sociales et culturelles. Touchant tous les continents et presque tous les pays, son idéologie, son action, les artistes et grands écrivains mobilisés en sa faveur durant trois générations, ses nombreuses guerres (civiles et extérieures) comme ses leaders charismatiques (Lénine, Mao, Staline, Castro...), ses victoires, son déclin puis sa chute n'ont jamais été explorés dans leur globalité au moyen d'un grand récit chronologique à la fois accessible, documenté aux meilleures sources et richement illustré.
    Tel est le pari relevé de main de maître par Jean-Christophe Buisson, dans la lignée de son magistral 1917, l'année qui a changé le monde. Les entrées sélectives, très écrites et toujours contextualisées, s'appuient sur de nombreuses cartes et illustrations souvent spectaculaires. Elles reflètent les espoirs, les combats, les divisions et les drames de millions d'êtres portés par leur croyance dans une idéologie dont ils furent les militants avant, pour la plupart, d'en devenir les victimes.
    Une union idéale entre la clarté du texte et la puissance des images, indispensable pour comprendre et connaître le XXe siècle.

  • Second tome des reportages de Joseph Kessel, Les Jours de l'aventure, 1930-1936, nous plonge au coeur d'un monde au bord de la catastrophe. Des derniers soubresauts de l'esclavage en mer Rouge, aux premiers et inquiétants remous au-delà du Rhin, en passant par les secousses puissantes de la crise en Amérique, Joseph Kessel décrit un univers qui, peu à peu, semble perdre pied. Un détour par les milieux interlopes berlinois - L'Opéra de quat' sous n'est jamais loin - et une incursion chez les francs tireurs de Barceloneachèvent de nous dépeindre une Europe où la paix est de plus en plus menacée.

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  • Le spartakisme ; les dernières années de Rosa Luemburg et de Karl Liebkhnecht, 1914-1918 Nouv.

    Gilbert Badia (1916-2005) est un intellectuel communiste, agrégé d'allemand et résistant. Pionnier des recherches dédiées au Spartakisme et à l'antifascisme allemand, on lui doit d'avoir exhumé nombre d'archives inédites qui ont nourrie sa thèse magistrale consacrée à Rosa Luxemburg ainsi que deux ouvrages sans précédents consacrés au spartakisme.

    Le Spartakisme. Les dernières années de Rosa Luxemburg et Karl Liebknecht est ici réédité avec un large appareil critique inédit. Ses lecteurs comprendront au fil des pages pourquoi ce livre s'est imposé comme une référence de l'historiographie consacrée au spartakisme.

  • Grèves, manifestations, tribunes politiques et syndicales... Par un puissant mouvement social, le Front populaire change la vie des Français : congés payés, semaine de 40 heures, hausse des salaires...
    De 1936 à 1938, les gouvernements du Front populaire, et notamment celui de Léon Blum, lancent des réformes historiques. Dans les villes et les campagnes, c'est la liesse : les ouvriers occupent les usines, les paysans luttent contre les saisies, les familles partent en vacances... Mais l'image de la joie collective masque les tensions nées de la peur du désordre, de l'entrave à la propriété privée ou d'un complot venu de l'étranger.
    À partir de nouvelles archives, Jean Vigreux prouve que cette « échappée belle » a été une expérience gouvernementale fondamentale pour comprendre l'histoire sociale et politique de la France contemporaine.

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  • Tours, 30 décembre 1920, Paul Vaillant-Couturier lit l'acte de naissance du Parti socialiste (Section française de l'Internationale communiste), bientôt Parti communiste français. La scission du socialisme français, rassemblé en un seul parti depuis 1905, est consommée. À dater de ce jour, deux organisations, et bientôt deux courants politiques entrent en concurrence. Pour les deux partis, les années de reconstruction confirmeront, accentueront ou inverseront les choix de Tours. La scission ne prend effet que par la pratique politique et sociale. Cette scission, aux origines multiples, cristallise la contradiction contenue dans le couple réforme-révolution, par l'émergence de deux forces politiques, de deux modes de pensée, de deux cultures.

    Si des mutations sensibles, en particulier depuis 1989, ont largement modifié le champ politique, les débats portés par le congrès de Tours permettent de comprendre la résurgence de cassures profondes au sein du mouvement social et progressiste en France et dans le monde.

    Le choix de textes, qui restitue la richesse des discussions de l'année 1920 au sein du socialisme français, ne concerne pas seulement les historiens. Il intéressera tout autant ceux qui s'interrogent au présent sur la politique. Il permet en effet de mieux comprendre, cent ans plus tard, certains débats actuels en éclairant leur dimension historique essentielle.

  • Nous sommes nés dans la crise économique, avant de voir le Front populaire triompher sur l'Hexagone.
    Mais très vite, la guerre frappe, et « c'est reparti comme en 14 ».
    Lorsque l'armistice est signé cinq ans plus tard, nous savons que rien ne sera plus jamais comme avant :
    La société française se modernise, et nous sommes à l'aube des fameuses Trente Glorieuses.

  • Après la révolution de Février et le coup d'État bolchevique d'octobre 1917, l'ancien Empire russe continue à se déchirer. Les rouges et les blancs, certes, mais aussi les verts, les paysans, les Alliés et les Allemands sont alors autant d'acteurs de cette tragique guerre civile, de ce chaos indicible dont Alexandre Jevakhoff cerne les implications profondes et les raconte avec talent et passion, fort de sa connaissance intime de l'âme russe. Le résultat de ce travail est exceptionnel, et redonne à ce moment méconnu mais essentiel de l'histoire du XXe siècle la place qui lui revient : assurément l'une des toutes premières.

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  • Une analyse sans préjugés partisans d'un conflit dont la signification symbolique a divisé le monde au point d'en faire oublier la réalité complexe.

    Avec un souci constant d'impartialité, l'auteur retrace les épisodes marquants en même temps que les enjeux de cette guerre civile, dans ses dimensions politiques, sociales, idéologiques, militaires et bien sûr internationales.

    Le regard de Guy Hermet ne procède pas d'une vision "révisionniste", mais cherche à comprendre la constitution démocratique de l'Espagne.

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  • De l'Italie de l'après-guerre à l'Espagne de la guerre civile, Camillo Berneri (1897- 1937) a lutté contre le fascisme jusqu'à son assassinat à Barcelone au cours des journées dramatiques de mai 1937. Commandé par l'urgence d'une époque de terreur, ce combat s'inscrit dans l'un des plus singuliers parcours du mouvement anarchiste de l'entre-deux-guerres. Rarement l'exigence de vérité et la recherche d'une action politique concrète auront été à ce point poursuivies ensemble.
    Intellectuel rigoureux, parfois même intransigeant, Berneri sut comme peu d'autres concilier l'objectif de transformation révolutionnaire et le pragmatisme dans la recherche des alliances, y compris au-delà du mouvement anarchiste.
    Avec son acharnement à bousculer les évidences et à dépasser les contradictions, sa pensée reste l'une des plus riches que cette période ait produites. Malgré sa vigueur et sa portée, son oeuvre est pourtant encore très mal connue en France.

  • Les émeutes menées par les ligues fascistes à Paris place de la Concorde, au soir du 6 février 1934 constituent sans doute la plus grave crise politique que connue la France durant l'entre-deux-guerres. Pourtant, à ce jour, il n'existait en français aucune étude historique entièrement consacrée à ces émeutes fondée rigoureusement sur les archives. Exploitant toutes les sources disponibles (archives, journaux, mémoires), Jenkins et Millington retracent minutieusement la préparation, le déroulement et les multiples conséquences de ces émeutes tragiques.
    Les auteurs établissent non seulement les faits et les responsabilités avec précision, mais ils apportent aussi un éclairage nouveau sur les grandes questions qu'a suscitées cet événement complexe : dans quelle mesure la république fut-elle menacée ? Quel fut le rôle précis des anciens combattant ? Quelles étaient les motivations et les obectifs des différents groupes d'émeutiers ? Replaçant le 6 février dans le contexte des années 1930, les auteurs critiquent la méthode et les partis pris des historiens tels que Serge Berstein, Michel Winock et Antoine Prost qui nient l'existence d'un fascisme français durant l'entre-deux-guerres.
    Rejetant la thèse d'une allergie française au fascisme, ils prouvent que des ligues comme les Croix-de-feu ou bien la Solidarité française n'avaient rien à envier à leurs homologues italien et allemand en matière d'antiparlementarisme, d'anticommunisme et d'autoritarisme. S'il fallut attendre l'invasion allemande pour que s'établisse avec Vichy un régime fasciste en France, ce ne fut pas en raison d'une "immunité" supposée de l'opinion française contre une telle idéologie.
    Ce qui empêcha le fascisme d'arriver au pouvoir suivant les scénarios italien et allemand, ce fut la vivacité de ses adversaires communistes et socialistes qui surent, mieux qu'ailleurs, s'organiser et agir de façon à ne rien céder à l'extrême droite.

  • Belchite, bourg situé à 40 kilomètres au sud-est de Saragosse, a été un lieu de combats extrêmement violents entre les républicains et les nationalistes pendant la guerre civile espagnole. Y cohabitent désormais deux espaces. Le village détruit, en ruines, et conservé depuis dans son état originel. Et, en contrebas, le nouveau bourg dans lequel la population a été transférée entre 1940 et 1963 et où vit désormais « une petite communauté rurale en sursis ».
    Vitrine du franquisme, Belchite est le lieu à partir duquel Franco avait annoncé en 1938 la construction d'un monde nouveau sur les débris de l'ancien. Stéphane Michonneau analyse les usages politiques, sociaux et culturels de ces ruines. Les mémoires, les émotions s'entrechoquent dans ce village fantôme où les morts semblent continuer à dialoguer avec les vivants.
    L'auteur nous invite à parcourir ce site où le passé est à fleur de sol et à comprendre la place de Belchite dans les grands lieux de mémoire de l'Espagne contemporaine.

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