• May la réfractaire ; 85 ans d'anarchisme Nouv.

    May Picqueray (1898-1983) n'a loupé aucun des grands rendez-vous de l'histoire du XXe siècle. Dès 1921, elle envoie un colis piégé à l'ambassadeur des États-Unis à Paris, pour protester contre la condamnation à mort de Sacco et Vanzetti. En novembre 1922, elle est mandatée par la Fédération des métaux de la CGTU au congrès de l'Internationale syndicale rouge, à Moscou. Elle monte sur la table pour dénoncer un congrès en train de se goberger pendant que les ouvriers russes crèvent de faim, chante Le Triomphe de l'anarchie en fin de repas et refuse de serrer la main de Trotski, à qui elle est pourtant venue demander la libération des anarchistes. Pendant la guerre, elle fabrique des faux papiers. Puis elle s'investit dans les mobilisations du Larzac, de Creys-Malville, oeuvre en faveur des objecteurs de conscience. Rien ne prédisposait cette petite Bretonne ayant commencé à travailler à l'âge de 11 ans, devenue correctrice du Canard enchaîné, à côtoyer Sébastien Faure, Nestor Makhno, Emma Goldman, Alexandre Berkman, Marius Jacob... Ce livre d'une réfractaire à toutes les injustices est de ceux qui incitent à ne pas désespérer de l'espèce humaine.

  • « L'anarchisme, tel le ferment de la pensée, nourrit aujourd'hui tous les domaines de l'activité humaine. La science, les arts, les lettres, le théâtre, le combat pour l'égalité économique, chaque lutte individuelle ou collective contre le désordre ambiant, en somme, est éclairée par la lumière spirituelle de l'anarchisme. C'est la philosophie de la souveraineté de l'individu. C'est la théorie de l'harmonie sociale. C'est une vague de vérité vivante et puissante qui déferle sur le monde et inaugurera une aube nouvelle ».

    Dans ces textes, Emma Goldman (1869-1940), active militante et éditrice de la revue Mother Earth, livre sa définition de l'anarchisme : une philosophie révolutionnaire conciliant les intérêts de l'individu et ceux de la société.

  • Revenir à Naples

    Paco Ignacio Taibo Ii

    • Nada
    • 29 Janvier 2021

    Veracruz, vers 1900. Un groupe d'anarchistes italiens, fuyant la misère et la répression, débarque au Mexique pour y fonder une commune agricole. Parmi eux, un prestidigitateur, une poétesse, un boxeur, une prostituée et même un curé.
    Mais, face à un gouvernement corrompu et des propriétaires terriens voraces, les apprentis paysans voient leur rêve d'une vie nouvelle vaciller. Pris dans la tourmente d'une révolution qui s'annonce, ils devront choisir leur camp.
    Quatre-vingts ans plus tard, hanté par de vieux démons, Lucio Doria, le cadet de la bande, entreprend un retour rédempteur à Naples.

    Humour et tragédie se conjuguent dans ce roman de Paco Ignacio Taibo II qui nous plonge au coeur des espoirs brisés des luttes révolutionnaires du XXe siècle.
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  • L'anarchisme demeure un mouvement largement méconnu, pourtant riche de théories et d'expériences qui ont marqué, souvent dans l'ombre, les deux derniers siècles.
    Né en Europe lors de la révolution industrielle, il se forme en réaction à la condition prolétarienne et à l'autorité de l'État. Si l'anarchisme naît d'une négation radicale de tout ce qui diminue ou asservit l'homme, il est aussi porteur d'un projet fondé sur l'égalité, la liberté et l'autonomie. Les courants multiples qui nourrissent l'idée anarchiste se retrouvent ainsi unis dans des combats (contre les totalitarismes, le colonia-lisme, le capitalisme...) menés de concert avec des pratiques grosses de la société future (syndicalisme, écoles, fédéralisme, communes libres...).
    Éclipsé un temps par l'hégémonie marxiste, le projet libertaire renaît aujourd'hui, ouvrant de nouvelles perspectives d'émancipation empreintes d'expériences passées toujours vivantes.

  • Devenu un classique depuis sa première édition dans la « Petite collection Maspero » en 1970, ce livre propose un choix raisonné de textes politiques et théoriques des grands noms de l'anarchisme. En les replaçant en perspective, Daniel Guérin a retracé l'aventure d'un mouvement politique et intellectuel dont la force de contestation n'a jamais faibli depuis sa naissance au XIXe siècle. Il offre un panorama complet, sur deux siècles, de la pensée anarchiste, en restitue la richesse, fait revivre les controverses qui l'animent. Daniel Guérin entend ainsi combattre le discrédit dont fut victime l'anarchisme, souvent réduit par ses détracteurs à une idéologie individualiste « réfractaire à toute forme d'organisation ».
    La première partie de cette anthologie présente le travail théorique des anarchistes du XIXe siècle à travers des textes de Stirner, Proudhon, Bakounine, Guillaume et Kropotkine. La seconde, plus historique, dresse le portrait des grandes figures du mouvement à la fin du XIXe siècle et au XXe siècle : Malatesta, Henry, Pelloutier, Voline, Makhno, Durruti. Elle met en lumière le rôle intellectuel et politique des anarchistes pendant la révolution russe et la guerre d'Espagne.

  • Élisée Reclus fut d'abord un grand géographe, l'un des plus éminents de son temps. On lui doit une « Une nouvelle géographie universelle », en 19 volumes, qui fit longtemps autorité et qui lui valut, à l'instar de Pasteur, une gloire universelle. Il fut également anarchiste. Il le proclama urbi et urbi. Ce qui lui valut divers inconvénients, dont la prison et le bannissement (il mourra à Bruxelles). Après la proclamation de la Commune, le 18 mars 1871, il s'engagera comme volontaire dans la Garde Nationale et sera fait prisonnier, le fusil à la main, par les Versaillais. Il était géographe et anarchiste, pour les mêmes raisons. Ce qui peut paraître paradoxal. Comme Pierre Kropotkine, qu'il préfaça, son communisme libertaire se nourrit de la science. C'est l'étude rationnelle des sociétés humaines, de l'aménagement de l'espace, de la production et de la distribution des ressources qui justifie son adhésion aux idéaux anarchistes. Il est anarchiste par réalisme. Il y voit, à la fois, la conséquence nécessaire et inévitable de la révolution sociale et l'aboutissement de ses recherches sur la vie effective des hommes à la surface d'une planète qu'il parcourra inlassablement.

  • Une économie libertaire ? Ces deux termes semblent antithétiques. Et pourtant, comment ordonner la production et les échanges, essentiels à l'organisation de toute société humaine, sans repenser fondamentalement les rapports économiques qui régissent notre quotidien ? Quelles formes pourrait prendre une économie fondée sur l'égalité, la liberté, la responsabilité, l'entraide et la justice sociale ? Cet opuscule, sans prétendre constituer un programme définitif et dogmatique, offre à la réflexion des pistes sur les moyens d'atteindre un autre modèle de société dont l'objectif ne serait plus le profit en faveur d'une minorité, mais l'épanouissement de chacun au sein de la collectivité.

  • Nicola Massimo De Feo (1939-2002) a la particularité d'opérer une réconciliation des traditions marxiste et anarchiste au regard des expériences dont les années 1970 italiennes et allemandes étaient porteuses.

    Dans Contre la révolution politique, la reprise de la séquence de l'anarchisme russe l'amène à penser à nouveaux frais la question de la prise de pouvoir révolutionnaire en un temps où elle apparaissait déjà de moins en moins désirable. Surtout, en confrontant les conspirations de cette époque avec leur figuration chez Dostoïevski, il aborde de front les ambiguïtés théoriques et pratiques du processus destituant dans la tradition de l'autonomie.

  • Tokyo, 1911. Une anarchiste écrit ses derniers mots dans une prison pour femme. Sugako Kanno (1881-1911), condamnée à mort avec vingt-quatre compagnons, nous laisse un témoignage vibrant entre nostalgie et espoir. Libre, féministe, anti-autoritaire, elle mène son combat dans un Japon qui ressert ses griffes sur le mouvement anarchiste.

    Plus qu'une découverte de ses textes, Aurélien Roulland nous fait voyager au côté de cette militante intrépide, entre les grands moments de sa vie et les désenchantements, toujours guidée par des convictions indéfectibles, même face à la mort.

  • Depuis la mort de Marx et Engels, le marxisme n'a pris rang parmi les grandes idéologies de portée mondiale qu'en se différenciant en plusieurs courants devenus systèmes de pensée et d'action irréductiblement antagonistes. Social-démocratie et bolchevisme, stalinisme et trotskisme, "révisionnisme" et maoïsme, ne recouvrent cependant pas tous les clivages qui se sont fait jour dans la pensée marxiste.

    On a donc également fait place ici aux courants radicaux qui se sont situés sur la gauche du léninisme et dont les apports théoriques originaux sont tout sauf négligeables. Un certain marxisme n'apparaît plus que comme dogmatisme dépassé. Mais le marxisme n'est-il que cela ?

  • À partir d'une étude originale de la presse de l'époque, ce livre raconte le meurtre de Marius Plateau, chef des Camelots du roi, service d'ordre de l'Action française, par la libertaire Germaine Berton, et l'incroyable bataille politico-judiciaire qui suivit.

  • Le couple conceptuel "État" et "Anarchisme" ouvre le Lexique Marx que Janover et Rubel élaborent dans les Études de marxologie entre 1978 et 1985. Il ne s'agit pourtant pas d'un lexique au sens traditionnel mais de synthèses originales qui donnent à voir toute la complexité et la profondeur de la pensée de Marx.

    Avant de déterminer ce que celui-ci a "réellement" pensé, les auteurs mettent en perspective sa réflexion sur ces thématiques dans son développement historique et critique. Cette démarche met en lumière un Marx méconnu où l'utopie garde toute sa place, réunissant critique de l'État, anarchisme et communisme de conseils dans une même constellation théorique et pratique.

  • Grâce aux ouvrages de David Harvey, Mike Davis ou même Henri Lefebvre, on connaît aujourd'hui la géographie radicale ou critique née dans le contexte des luttes politiques des années 1960 aux États-Unis et qui a, comme le disait Harvey, donné à Marx « la dimension spatiale qui lui manquait ». Dans ce livre, Simon Springer enjoint aux géographes critiques de se radicaliser davantage et appelle à la création d'une géographie insurrectionnelle qui reconnaisse l'aspect kaléidoscopique des espaces et son potentiel émancipateur, révélé à la fin du XIXe siècle par Élisée Reclus et Pierre Kropotkine, notamment.

    L'histoire de l'humanité est une longue suite d'expériences dans et avec l'espace ; or aujourd'hui, la stase qui est imposée à ces mouvements vitaux, principalement par les frontières, menace notre survie. Face au désastre climatique et humain qui nous guette, il est indispensable de revoir les relations que nous entretenons avec le monde et une géographie rebelle comme celle que défend Springer nous libérerait du carcan de l'attentisme. Il faut se défaire une bonne fois pour toutes des géographies hiérarchiques qui nous enchaînent à l'étatisme, au capitalisme, à la discrimination et à l'impérialisme. « La géographie doit devenir belle, se vouer entièrement à l'émancipation. »

  • L'anarchie - pour ainsi dire : conversations avec Mehdi Belhaj Kacem, Nika Dubrovsky et Assia Turquier-Zauberman Nouv.

    Les entretiens de David Graeber (avec Mehdi Belhaj Kacem, Nika Dubrovsky et Assia Turquier-Zauberman) redéfinissent les contours de ce que pourrait être une morale anarchiste aujourd'hui.
    Tant par ses grands concepts comme ceux de la dette, de la bureaucratie ou des bullshit jobs, que par son implication cruciale dans le mouvement Occupy Wall Street, David Graeber était l'un des plus influents penseurs de notre temps. Au contraire de bien d'intellectuels « engagés », il était l'un des très rares à avoir fait preuve d'une efficacité militante à répercussion mondiale.
    Se revendiquant depuis toujours anarchiste, dans ce livre d'entretiens avec Assia Turquier-Zauberman, Nika Dubrovsky et Mehdi Belhaj Kacem, Graeber parle tant sur l'histoire de l'anarchie que sur sa pertinence contemporaine et sur son avenir; tant sur les liens qui unissent l'anthropologie à l'anarchisme qu'aux « traces ADN » de celui-ci dans le mouvement d'OWS ou dans celui des Gilets jaunes; sur la signification de l'éthique anarchiste non seulement dans sa portée politique, mais esthétique et artistique, sexuelle et amoureuse...
    Avec une verve étonnante de vivacité, de drôlerie et d'érudition, le présent livre contribue à redéfinir les contours de ce que pourrait être, comme le disait Kropotkine, une « morale anarchiste » aujourd'hui.

  • En matière de mépris du peuple, le ci-devant Macron, est assurément un premier de cordée. Certains s'en offusquent à juste titre en oubliant que tous les présidents de la République se sont drapés dans ce même manteau du mépris du peuple. De Gaulle ne qualifiait-il pas les Français de « veaux » et Hollande les pauvres de « sans dents » ?

    Ce livre décrypte un système social capitaliste fondé sur l'exploitation et l'oppression de l'homme par l'homme, la loi du plus fort, la course au profit, la financiarisation des choses et de la vie... Il est une invitation à dépasser les effets d'un phénomène qui n'est en rien inédit et inéluctable.

  • La compilation réalisée en anglais par l'anarchiste russe G. P. Maximov après-guerre (The Political Philosophy of Bakunin - Scientific Anarchism) est à l'origine de ce livre dont la première édition a paru en 2001, puis en 2008 aux Nuits rouges. Etienne Lesourd a soigneusement élagué ce gros volume des répétitions nombreuses qu'il contenait et retrouvé les sources originales des écrits de Bakounine.

    La plupart sont en français, langue dans laquelle il écrivait le plus souvent, en plus du russe, de l'italien et de l'allemand. C'est donc la version originale des écrits de Bakounine que l'on lira dans cette édition.

  • Qu'est-ce que l'anarchie ? C'est à cette question que répond le célébre géographe anarchiste Elisée Reclus (1830-1905) dans cette conférence prononcée devant les francs-maçons de Bruxelles en 1894. "Vous-mêmes n'êtes vous pas, sinon anarchistes, du moins fortement nuancés d'anarchisme ? Qui de vous, dans son âme et conscience, se dira le supérieur de son voisin, et ne reconnaîtra pas en lui son frère et son égal ?" Un texte éclairant et plein d'humanité.

    Cette troisième édition comprend la préface de Hélène Sarrazin et une postface d'Isabelle Pivert.

  • Sébastien Faure (1858-1942) a marqué l'histoire du mouvement libertaire. Lors de « l'affaire », il créa un quotidien, Le Journal du peuple, qui défendit mordicus Dreyfus. En 1895, avec Louise Michel, il fonda Le Libertaire. En 1904, il créa La Ruche (1904-1917), une école libertaire laïque et gratuite qui scolarisera des centaines d'enfants. En 1934, il mit en oeuvre L'Encyclopédie anarchiste et ses 3000 pages. En 1936, il se rendit en Espagne où il rencontra Durruti.

    De son encyclopédie nous avons extrait son article sur la libre-pensée rappelant, outre son histoire, que celle-ci n'est pas une doctrine mais une méthode : celle de la pensée libre.

  • Le groupement "Les Amis de Durruti" se constitua progressivement, après la mort de Durruti, à la faveur des "débats" très agités qui accompagnèrent la résistance, voire le refus de la militarisation des milices, c'est-à-dire la recréation d'un appareil militaire classique, en grande partie aux mains des staliniens.

    Ils luttèrent contre l'abandon des objectifs révolutionnaires par les dirigeants anarchistes et la bureaucratisation concomitante de la CNT. Ils dénoncèrent et subirent comme beaucoup de révolutionnaires l'intense répression stalinienne et républicaine pendant et après les journées de mai 1937 qui marquèrent la fin du projet égalitaire et libertaire au cours de la guerre civile.

  • Quel que soit le parti politique au pouvoir, l'État ne servira jamais que les intérêts des classes possédantes et dirigeantes, au détriment de ceux du prolétariat, victime d'une exploitation aux formes multiples, tantôt perverses tantôt décomplexées, toujours violentes.

    Salariés, travailleurs précaires, chômeurs, nous n'avons que trop confié notre avenir et nos aspirations à ceux qui nous exploitent et nous soumettent. Aujourd'hui, face à l'ampleur de l'offensive antisociale et sécuritaire, face au retour des idéologies réactionnaires qui viennent renforcer les dominations racistes, sexistes, sexuelles et culturelles, il est urgent de reprendre goût à la lutte, à la grève, de redescendre dans nos rues et de nous réapproprier ces espaces populaires de combat et de solidarité que devraient être les syndicats.
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    À la fois pratique et projet de société, l'anarcho-syndicalisme, bien que né à la fin du XIXe siècle, reste le moyen le plus indiqué, pourvu qu'on s'efforce de le (re)penser en phase avec les réalités actuelles, pour en finir avec toutes les dominations.

    L'enjeu, pour nous tous et toutes, n'est pas seulement défensif : il s'agit surtout, à terme, de reconquérir le temps de vivre.

    Guillaume Goutte passe beaucoup de temps en montagne. Mais de retour au plat paysage bétonné de la ville, rattrapé par le fléau des rapports de production, il exerce, bon gré mal gré, le métier de correcteur. Il milite au groupe Salvador-Seguí de la Fédération anarchiste et à la CGT, avec l'espoir de voir un jour un monde libéré de l'exploitation et de l'autorité. De cet engagement militant, il tire ces quelques réflexions.

  • André Bernard et Pierre Sommermeyer, actifs militants anarchistes, réfractaires à la guerre d'Algérie, auteurs de nombreux articles et ouvrages, collaborateurs réguliers du Monde Libertaire et membres du collectif de rédaction de Réfractions, proposent dans cet essai, à travers une série d'exemples de luttes non-violentes, des pistes de réflexion et des moyens d'action pour imaginer une révolution qui ne sacrifie pas à ses objectifs son éthique.
    La prochaine révolution, libertaire évidemment, sera non-violente ou ne sera pas.

    Suivi de Prendre les armes ?
    Nouvelle édition augmentée.

  • Voilà un événement méconnu de l'histoire sociale asiatique. À la fin des années 1920, le processus de transformation sociale lancé par les anarchistes coréens passa par d'inévitables discussions sur le lieu où devait se déclencher la dynamique révolutionnaire : à partir des masses paysannes ou des centres urbains ?

    Il est évident que la réalité militante et la situation des pays limitrophes furent prises en compte au cours des débats. L'analyse que firent les anarchistes des forces indépendantistes et l'alliance avec une partie de celles-ci permirent d'envisager l'établissement d'une société libre et égalitaire défendue par ses propres armes face à toutes les menaces extérieures.

  • Les premiers Fragments épars pour un anarchisme sans dogmes sont parus il y a sept ans. Les deux livres diffèrent l'un de l'autre : le premier recueillait des textes dispersés sur près d'un demi-siècle, les Nouveaux fragments ne contemplent que ceux écrits dans les cinq dernières années ; le premier ouvrage adoptait une présentation chronologique, le second est agencé thématiquement. Mais la volonté d'aiguiser la force critique de la pensée anarchiste et la conviction que sa vitalité l'autorise à se maintenir ouverte aux quatre vents sont communes aux deux livres.

  • Umberto Marzocchi a traversé le XXème siècle en militant : membre de l'Union syndicale italienne dès 17 ans, puis des Soldats du peuple, il est contraint à l'exil, combat en Espagne lors de la guerre civile, puis dans le maquis français. Il dirige plusieurs associations antifascistes de la CGT italienne, est un des promoteurs de la ligue pour le désarmement unilatéral et un des fondateurs de l'Internationale des Fédérations anarchistes. À 77 ans, à la chute du franquisme, il est, pour la dernière fois de sa vie, arrêté en Espagne où il aidait à la reconstitution de la Fédération anarchiste Ibérique.

    L'auteur, Giorgio Sacchetti, est enseignant-chercheur, spécialiste du syndicalisme.

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