Didactique / Pédagogie

  • Première femme médecin d'Italie, Maria Montessori (1870-1952) a mis au point une méthode pédagogique qui connut rapidement le succès, mettant l'accent sur l'éducation sensorielle et la liberté active de l'enfant, dirigé sans contrainte par l'éducateur. Elle rappelle sans cesse l'importance primordiale de l'éducation : « C'est notre seule façon de bâtir un monde nouveau et de construire la paix. » Elle est l'auteur de nombreux best-sellers, tous édités aux éditions Desclée de Brouwer.

    Ce livre est constitué d'une série de cours que Maria Montessori donna en 1946 en Angleterre, où elle rentra avec son fils Mario après sept ans d'exil en Inde. Cette formation, dispensée six ans avant sa mort, révèle la grande sagesse de Maria Montessori : elle qui a voyagé autour du globe et observé intensément et scientifiquement une multitude d'enfants, aura passé sa vie à étudier, non pas uniquement la petite enfance, mais le développement humain dans son ensemble, c'est-à-dire, l'enfance, les années d'école primaire et l'adolescence.
    Cette série de 33 conférences, prises en note par l'une de ses assistantes, aura des répercussions pédagogiques immenses, en ce sens qu'elle est devenue le fondement des cours donnés par l'Association Montessori internationale (AMI).
    Cette formation complète était jusqu'ici inédite en français.

  • Un ouvrage "classique" conçu sous une forme interactive : le lecteur est guidé dans sa progression et peut s'auto-évaluer. Le livre traite de tous les aspects ayant trait à la définition des objectifs pédagogiques.

  • Les deux livres de Colonies de vacances, Moski, Joski i Srule, en français Moïchele, Yossele et Sroule et Józki, Jaski i Franki, rendu en français par Youzek,Yanek et Franek, que nous publions ici réunis pour une toute première fois en un seul volume, ont paru d'abord en Pologne en feuilleton en 1909 dans la revue Promyk (Rayon de soleil). Ils ont été inspirés au jeune Henryk Goldszmit, alors encore étudiant en médecine puis pédiatre débutant, par son travail de moniteur dans des centres de vacances d'été organisés par Towarzystwo Kolonii Letnich (Société de Colonies d'Ete), une société philantropique soucieuse d'offrir à des enfants des quartiers pauvres de Varsovie des séjours à la campagne dont il est devenu membre dès 1900. Deux centres ont alors été ouverts à cette fin à proximité de Varsovie, l'un situé à Michalowka, destiné aux enfants juifs défavorisés, l'autre à Wilhelmowka, pour les enfants du prolétariat polonais, les deux communautés, juive et polonaise, disposant à l'époque de structures séparées pour en raison de différences confessionnelles et alimentaires. C'est d'abord à Michalowka, en 1904, que Korczak fit ses premières armes d'éducateur auprès d'un groupe d'enfants juifs, séjour qui lui a inspiré le texte de Moïshele, Yossele et Sroule. Les deux séjours suivants ont eu lieu en 1907 et 1908 à Wilhelmowka, centre de vacances pour de jeunes garçons polonais, et ont abouti au livre dont les petits héros sont porteurs de prénoms polonais typiques : Youzek,Yanek et Franek. Le contact quotidien avec ces enfants juifs et polonais issus des quartiers pauvres de Varsovie a fourni à Korczak un champ d'observations pédagoqiques précieux. Une dizaine d'années plus tard, il dira dans son célèbre,traité Comment aimer un enfant : « Je dois beaucoup aux colonies de vacances. C'est là que j'ai rencontré une collectivité d'enfants ; c'est là que j'ai appris, grâce à mes seuls efforts, l'abécédaire de la pratique éducative » (éd. Robert Laffont). C'est dès 1904, date de son premier engagement comme moniteur au centre de vacances de Michalowka qu'il commence à faire publier dans Izraelita, hebdomadaire juif, organe du milieu progressiste favorable à l'assimilation qui paraissait en polonais, de brefs textes littéraires inspirés de son expérience de moniteuréducateur débutant. Dans un de ces textes intitulé Cykierbobe (bébé-sucre), expression yiddish désigant un fiston à maman ou un petit empoté, répondant aux inquiétudes d'une maman, il écrit :
    « Je mes suis fait reprocher (en privé) que les garçons dont je parle dans mes instantanés de colonies ne sont pas assez juifs, que ce ne sont que des enfants à la campagne tout court, pas les enfants juifs.
    Remarque apparemment justifiée : j'ai moi-même cherché chez eux au début des traits spécifiquement juifs, mais que faire - je n'en ai pas trouvés. J'ai cherché et j'ai pas trouvé.»

  • Cette publication ne prétend pas poser la base scientifique de la pédagogie Waldorf, pas plus qu'elle ne cherche à déterminer si la pédagogie Waldorf est scientifique ou non. Ce qu'elle tente de faire est plutôt de traiter la pédagogie Waldorf de façon scientifique. Cela fait apparaître des convergences et des divergences avec les positions des sciences de l'éducation. N'est-ce pas le cas avec toute discussion qui se place sur un pied d'égalité ? Si ce travail pouvait contribuer à ce que la pédagogie Waldorf ne soit pas simplement balayée d'un revers de main avec des verdicts plus ou moins empreints de chauvinisme, mais qu'elle devienne l'objet d'une étude scientifique qui prenne aussi au sérieux ses fondements théoriques, nous aurions atteint notre principal objectif.
    Jusqu'à présent, la version et la forme d'interprétation les plus établies et les plus marquantes de l'anthroposophie fondée par Rudolf Steiner sont celles d'une vision spirituelle théosophique-métaphysique. À cet égard, les détracteurs et les adeptes de l'anthroposophie ne sont pas si éloignés les uns des autres. Les détracteurs voient dans l'oeuvre de Steiner une compilation éclectique, teintée de mysticisme, d'écoles ésotériques existantes, notamment dans la mouvance de la théosophie, arrangée pour faire croire à une connaissance initiatique authentique. Les adeptes de Steiner se défendent contre ces critiques historisantes et destructrices en s'efforçant de démontrer les erreurs de cette interprétation et en mettant en avant l'authenticité de l'« initié » Steiner. Ce faisant, ils se cramponnent en fait souvent au même universalisme métaphysique que celui que l'on reproche à Steiner. C'est ainsi qu'adversaires et partisans, tout en s'opposant, vivent de la même image de Steiner.

  • Lev Vygotski (1896-1934), chercheur russe spécialiste de culture et d'éducation se place à côté de Piaget, de Wallon ou de Bruner dans le panthéon des psychologues de l'éducation du XXe siècle. Il est l'initiateur du « socio-constructivisme ».
    Mais les thèses de Vygotski sont très souvent, en France notamment, citées de façon très vulgarisée. Le présent ouvrage, rédigé par les meilleurs spécialistes internationaux, entend faire le point sur les principaux concepts développés par Vygotski sur l'apprentissage et l'enseignement.

    Comment interpréter les concepts de médiation ou de zone de développement proximal ? Comment les penser et les mettre en oeuvre dans une visée d'évaluation dynamique ? Quels processus médiateurs convient-il d'étudier pour mieux connaître, voire pour transformer, les relations entre origine sociale - ou milieux socio-économiques - et socialisation cognitive et apprentissages ?

    Telles sont quelques unes des questions auxquelles les auteurs de cet ouvrage s'efforcent de confronter les apports de l'oeuvre de Vygotski à des travaux scientifiques récents portant sur les enjeux sociaux et éducatifs majeurs.

  • Johann Friedrich Herbart (1776-1841) fut un philosophe féru de pédagogie. Il contribua à faire de ce domaine une discipline d'enseignement universitaire, avec ses concepts fondamentaux : l'éducation par l'instruction, qui rencontrera un écho dans la France de la Troisième République ; la formabilité de l'enfant, à l'origine des débats contemporains sur l'éducabilité ; la formation chez les enseignants d'un sens du tact pédagogique, nom donné à la compétence professionnelle qui s'acquiert lorsque alternent théorie et pratique.
    Lire Herbart, c'est d'abord retrouver un classique de la science de l'éducation, de la même envergure que Locke, Rousseau ou Dewey. C'est ensuite revenir aux fondements de la pédagogie comme savoir pratique, connaissance à la fois universitaire et de terrain, dans laquelle on ne peut se contenter de tenir un propos général sur le petit d'homme à éduquer, mais où l'on doit avant tout donner le cadre effectif d'une formation des maîtres par alternance.

    Traduit et présenté par Jean-François Goubet.

  • Dans ce second ouvrage, les pionniers de la classe inversée, Sams et Bergmann, vont au-delà de la simple inversion de la séquence pédagogique en se penchant sur les réels objectifs de maximisation du temps de classe avec les élèves.

    Plusieurs enseignants peuvent dispenser le contenu théorique de leur leçon à la maison à travers diverses lectures ou capsules vidéo, mais pour prétendre exploiter l'apprentissage inversé, les enseignants doivent adopter une pédagogie centrée sur l'élève.

    Les exemples sont concrets et inspirants et la traduction se veut une réelle adaptation à la culture francophone alors que quelques partages d'expérience proviennent d'enseignants québécois reconnus pour leur utilisation de la classe inversée.

    Traduit et adapté par Marc-André Girard avec la collaboration d'Éric Noël, Caroline Hétu et Marie-Élaine Jobin.

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