Pu De Namur

  • L'Université Saint-Louis de Bruxelles édite avec l'Université de Namur le tout premier manuel consacré à la traduction de la Langue des Signes de Belgique francophone (LSFB) vers le français.
    Alors que la Langue des Signes de Belgique francophone (LSFB) est désormais intégrée à l'éventail des langues que les futurs traducteurs (et interprètes) peuvent étudier à l'université, il est apparu essentiel de leur proposer un ouvrage de référence.
    Si cette forme de traduction se pratique depuis quelque temps déjà, les recherches en matière de traduction entre une langue des signes et une langue vocale dans sa dimension écrite sont en effet encore peu nombreuses. Or, la traduction d'une langue iconique, quadridimensionnelle, enregistrée sur un support vidéo, en une langue linéaire, fortement normalisée et écrite suscite de nombreuses questions, auxquelles s'ajoutent des aspects sociaux et culturels éminemment complexes.
    Destiné aux étudiants traducteurs et interprètes ainsi qu'aux professionnels actifs, ce manuel unique en son genre constitue un outil pratique d'apprentissage et de travail étayé de solides références théoriques et de nombreux exemples. Loin d'édicter des règles, il a pour ambition de susciter les bonnes pratiques en orientant les traducteurs en quête de balises théoriques tout en les aidant à déjouer les pièges traductifs spécifiques à cette combinaison de langues.
    De façon plus générale, toute personne intéressée par les spécificités d'une langue visuelle, et de la LSFB en particulier, trouvera dans cet ouvrage matière à nourrir ses réflexions.
    Ce livre fourmille d'exemples sous forme d'extraits vidéos, accessibles en ligne. Ils sont destinés à familiariser le lecteur avec les concepts dégagés par les observations et la pratique des auteurs, qui recommandent de les visionner simultanément à la lecture pour saisir le sens exact de leurs propos.

  • Quand dire c'est plaire

    Laurent J.P.

    Les articles rassemblés dans ce vingtième volume de la collection « Diptyque » consistent en des analyses fouillées de discours politiques contemporains destinées aux enseignants de français comme aux spécialistes de la rhétorique, de la pragmatique et de l'analyse du discours. Les concepts forgés dans ces disciplines sont ici mis au service d'un projet pédagogique dont le souhait premier est de donner aux enseignants et à leurs élèves des outils précis pour décrire et comprendre la force persuasive des discours afin de leur permettre de juger avec pertinence et distance critique les propos qui leur parviennent et cherchent à les séduire. Jean-Paul Laurent a dirigé le Cedocef (Centre d'étude et de documentation pour l'enseignement du français) des Facultés Universitaires Notre-Dame de la Paix de Namur de 2002 à 2010. Formateur d'enseignants, il a publié, pendant cette période, de nombreux articles d'analyse du discours politique.

  • Dans cette publication, l'auteure étudie les différentes fonctions d'une banque de dépôts (récolte de l'épargne,octroi de crédits, intermédiation financière,gestion des paiements, gestion des opérations de change, conseils aux épargnants et aux emprunteurs, création de monnaie). En ce qui concerne, précisément ce dernier point, l'ouvrage analyse ce qu'est la monnaie scripturale, la notion de coefficient de réserve bancaire, le mécanisme de création de monnaie scripturale ainsi que le multiplicateur monétaire.

  • Les enseignants et les formateurs disposent aujourd'hui de nombreux travaux qui portent autant sur la description des albums que sur les pratiques de classe qu'ils peuvent engendrer. Mais la question de leur réception par les élèves est sans doute moins souvent traitée. Comment ceux-ci comprennent-ils les albums? Quelles difficultés de lecture peuvent-ils rencontrer? Comment abordent-ils, depuis la petite section jusqu'au cycle 3, la spécificité iconotextuelle de ces livres? Une journée d'étude a été consacrée à ces questions. Ce numéro de Diptyque reprend les contributions de N. Audoin, V. Boiron et M. Rebière, E. Canut et F. Gautier, M. Froment, A. Leclaire- Halté (et al.), P. Péroz, F. Quet et M. Vertalier.

  • Cet outil est issu d'un travail d'accompagnement et de formation menés pendant huit ans en Belgique et au Grand-Duché de Luxembourg avec plusieurs centaines d'enseignants du fondamental, soucieux de varier leurs pratiques pour optimaliser l'apprentissage des élèves. Ces 101 fiches présentent aux acteurs éducatifs (enseignants, formateurs, éducateurs, animateurs,...) différentes modalités de différenciation. Elles poursuivent une double vocation : inspirer de nouvelles pratiques et proposer des « mots » pour qualifier les actes professionnels des enseignants qui ont choisi de différencier leurs pratiques. Ces fiches s'organisent autour de trois familles de différenciation : 1. une différenciation des environnements d'apprentissage qui invite à varier « ceux avec qui l'élève apprend » ; 2. une différenciation des postures de l'élève qui invite à varier « ses rôles » ; 3. une différenciation des processus qui invite à varier « la manière d'apprendre » ; Ces fiches proposent aussi des modalités diverses pour réaliser l'évaluation formative ou pour organiser le travail en équipe éducative. Pour un usage ergonomique, elles se présentent sous la forme de fiches plastifiées au format A5 dans un classeur qui permet d'adapter leur ordre aux besoins de chaque utilisateur.

  • A la suite du DVD « l'Evolution dévoilée » (2009) qui abordait de manière interdisciplinaire et interconvictionnelle, la délicate question du créationnisme et de l'évolution, ce guide poursuit la réflexion en offrant des pistes plus théoriques sur les questions visées par la problématique du créationnisme telle que le statut de la Bible et de son interprétation. Quand et par qui a-t-elle été écrite ? Pour répondre à quel type de questions ? Pourquoi est-elle aujourd'hui clôturée et ne peut-on plus y toucher ? Quel est le type de vérité qu'elle propose : historique, scientifique, théologique ? Un commentaire du texte du livre de la Genèse qui prend en compte les genres littéraires et les acquis des différentes méthodes scientifiques de lecture de texte est proposé, afin de dégager la pertinence de ce texte pour l'homme du 21ème siècle.
    Est également abordé la problématique du créationnisme dans le champ culturel musulman.
    A travers les sciences humaines notamment la psychologie, différentes questions sont traitées : Pourquoi le fondamentalisme refait-il surface ? Quelles questions pose-t-il à l'être humain et que révèle-t-il sur son identité, son histoire, ses angoisses et ses peurs. La question du créationnisme est aussi abordée sous l'angle d'un conflit de loyauté, afin de fournir des pistes qui aideront les enseignants à décrypter la question et à adopter un comportement nouveau avec des élèves habités par des questions nouvelles.
    Ce guide offre un réel outil interdisciplinaire aux enseignants des cours de sciences et des différentes religions à travers trois parcours ouvrant un dialogue entre sciences et foi.

  • Le Rwanda connaît une des plus fortes densités de population d'Afrique. Pourtant, les premiers observateurs européens avaient estimé la situation sanitaire du pays catastrophique, notamment en ce qui concernait les enfants en bas âge. Durant l'entre-deux-guerres, les femmes missionnaires occidentales ont pris en charge la mise en place d'un secteur de protection maternelle et infantile à travers tout le pays. Ce livre retrace cette activité au Rwanda, en la replaçant dans un contexte colonial plus large. Il propose également une analyse des représentations par les missionnaires occidentales des femmes et des enfants rwandais, et tente de déterminer comment le public rwandais concerné percevait l'offre sanitaire et éducative dans le domaine des consultations de nourrissons, Gouttes de lait, consultations prénatales et enseignement à l'hygiène et à la puériculture.

  • Quand ont disparu les derniers témoins des faits dont la jeunesse devrait garder le souvenir pour n'être pas condamnée à refaire les erreurs du passé, quand la mise en mots de ces faits risque le confinement dans les écrits d'historiens, sur quoi peut-on tabler pour faire connaitre aux enfants et aux adolescents ces évènements qui ne peuvent pas tomber dans l'oubli sous peine de compromettre l'avenir de nos fragiles démocraties ? On peut tabler sur les fictions, qui donnent à connaitre le passé par l'intermédiaire de personnages pris dans les tourmentes de l'Histoire.
    Ce volume d'actes du colloque de Liège (2-4 mai 2013) réunit des études d'historiens et de didacticiens du français en vue de créer des supports d'apprentissage qui relèvent du devoir de mémoire, c'est-à-dire, de ce dont les enfants et les adolescents d'aujourd'hui, les adultes de demain doivent se souvenir pour s'épanouir en humanité.

  • Destinée aux enseignants de français, ses destinataires privilégiés, la revue Enjeux rassemble, dans chacun de ses numéros, une somme d'articles susceptibles de contribuer à la formation continuée de ses lecteurs.
    Son but est d'articuler recherche théorique et réponses concrètes aux besoins des enseignants en introduisant à un triple plaisir :
    Plaisir de découvrir des champs théoriques en lien avec les tâches et les finalités de l'enseignement secondaire ;
    Plaisir d'élaborer des outils pédagogiques en suscitant des pistes, en livrant des exemples, en proposant des actions fondées sur des modèles ;
    Plaisir de tester des exercices, d'évaluer des progressions, d'initier des expériences ...
    Rigueur théorique, créativité pédagogique, évaluation critique, ce triple objectif fait d'Enjeux une revue de recherche de didactique au service des enseignants et, finalement, de leurs élèves.
    Revue publiée avec l'appui de l'Administration générale de l'Enseignement et de la Recherche scientifique. Service général du pilotage du système éducatif.

  • L'enseignement/apprentissage des langues est le domaine qui a dû, avant les autres, se réorganiser autour d'un référentiel commun aux pays de l'UE. La réorientation des dernières décennies autour des standards de formation et de l'approche par compétences oblige à repenser les différentes formes et modes d'évaluation des élèves. Le défi qu'ont à relever les systèmes éducatifs, est celui de la formation d'un continuum entre enseignement, apprentissage et évaluation. Celle-ci peut devenir un levier pour mieux faire apprendre à condition quelle soit éthique, c'est-à-dire mise non seulement au service de l'institution mais aussi au service d'un apprenant appelé à vivre dans un monde pluriculturel et plurilingue.
    Le volume présent réunit des contributions de chercheurs allemands et français et aspire non seulement à intensifier l'échange sur les enjeux de l'évaluation à l'intérieur de l'axe franco-allemand, mais aussi à mettre en place un dialogue entre théoriciens et praticiens dans le but de servir autant le développement professionnel des enseignants que l'intérêt de leurs élèves.

  • Tour à tour professeur de français au secondaire (inférieur et supérieur), professeur en haute école (alors «école normale»), responsable de la formation continue des enseignants de français au Centre d'Autoformation et de Formation continue du réseau officiel (CAF), professeur de didactique du français à l'université, Jean-Louis Dumortier a consacré l'essentiel de sa carrière professionnelle à servir la cause de l'enseignement et de l'apprentissage de la discipline «français».
    De Lire le récit de fiction (1980) à Devenir un professionnel de l'enseignement du français sans perdre le gout de l'enseigner (2011), il a élargi l'objet de ses recherches en prenant souvent en considération, au cours de la dernière décennie, la discipline dans son ensemble. Certes, la majorité de ses publications ont trait à l'enseignement-apprentissage de la littérature au secondaire supérieur, mais on constate qu'il a également porté une grande attention, d'une part, aux «savoirs langagiers» (2013) et, d'autre part, à l'enseignement du français au primaire et au secondaire inférieur. Il s'est par ailleurs forgé une solide réputation de spécialiste de l'oeuvre de Georges Simenon.
    On ne s'étonnera dès lors pas que le présent volume soit constitué de deux parties : l'une est intitulée «Didactique du français» ; l'autre, «Simenon et son temps». En offrant ces contributions à Jean-Louis Dumortier, ses collègues et amis ont souhaité rendre hommage à un romaniste amoureux de la langue, curieux de ses usages et soucieux de son enseignement-apprentissage.

  • "Comment faire « entrer » les élèves du secondaire et les étudiants du postsecondaire dans les temps et les lieux de la lecture de la littérature, réels et imaginaires, et leur faire vivre des expériences significatives de lecture? Quelles oeuvres choisir en priorité? Comment prendre en compte les pratiques de lecture qui s'effectuent en dehors de l'espace-temps scolaire, et de plus en plus souvent sur de nouveaux supports? Comment faire lire des textes qui traitent de temps et de lieux non familiers pour les lecteurs d'aujourd'hui ou qui jouent avec les frontières du temps et de l'espace et présentent des défis particuliers de compréhension? Comment programmer des activités afin d'accompagner les différents temps de la lecture (avant-pendant-après) et susciter l'engagement dans ces activités?
    Les textes rassemblés dans ce volume apportent des éclairages multiples et complémentaires à ces questions. Ils témoignent de l'évolution actuelle des travaux dans le domaine de la didactique de la littérature et traitent d'une grande diversité de contextes d'enseignement en Europe, au Canada et au Brésil."

  • S'inscrivant dans la continuité de publications précédentes, cet ouvrage réunit onze articles qui interrogent la progression de l'enseignement de la lecture au long de la scolarité obligatoire dans les quatre pays francophones (Belgique, France, Québec, Suisse). Plusieurs de ces articles portent sur différents cycles d'enseignement, dont ils soulignent les spécificités et les continuités. D'autres abordent la question de la progression en confrontant textes institutionnels et pratiques effectives, ou encore en comparant différents programmes nationaux. Une partie importante des articles, enfin, traite de situations d'apprentissage effectives ou de performances d'élèves, fournissant ainsi des savoirs empiriques nouveaux.
    L'ouvrage rassemble des contributions d'équipes de recherche confirmées ou qui travaillent depuis plusieurs années sur le sujet. Plusieurs de ces études constituent dès lors des recherches d'envergure, qui, à bien des égards, entrent en dialogue et se complètent mutuellement.
    Témoin d'un courant important de la recherche actuelle en didactique du français, ce livre n'esquive aucune des problématiques soulevées par le sujet, qu'il s'agisse de l'apprentissage continué de la lecture entre les différents cycles, de la progression curriculaire du lecteur, des comparaisons internationales de pratiques d'enseignement et d'apprentissage, ou encore des différents types de compétences mobilisées en lecture. Il constitue à ce titre un ouvrage de référence pour tout chercheur qui s'intéresse à la progression en lecture et désire s'appuyer sur les travaux les plus récents en la matière.

    Ce volume est publié sous la direction de Magali Brunel, de Judith Emery-Bruneau, de Jean-Louis Dufays, d'Olivier Dezutter et d'Erick Falardeau.
    Outre les contributions des coordinateurs, il contient des articles de Christophe Ronveaux, de Yann Vuillet, de Chloé Gabathuler et d'Orianna Franck, de Daisy Pelletier, de Cindy Pelletier et de Marion Sauvaire, de Séverine De Croix, de Jessica Penneman et de Marielle Wyns et de Julie Babin.

  • Parce que la didactique de la littérature est un champ de recherche jeune, la diversité et la vitalité des travaux récents qui la concernent posent la question des approches et des méthodes de recherche en jeu. C'est au coeur de ce questionnement que s'inscrit cet ouvrage. Penser la didactique de la littérature comme un contenu spécifique conduit à penser la littérature comme un (méta) contenu de la discipline français, qu'il est possible de questionner à l'aide des concepts élaborés en didactique du français et dans d'autres didactiques. Approches didactiques de la littérature doit ainsi s'entendre comme une question ouverte, portant autant sur la nature de ces approches, leur histoire, que sur les notions et concepts qu'elles privilégient ou qu'elles négligent et les méthodologies qu'elles convoquent.
    Conformément à l'esprit de la collection « Recherches en didactique du français » de l'AIRDF, il s'agit ici de rassembler des éléments de synthèse produits par différents auteurs pour faire un bilan d'étape, forcément provisoire, mais indispensable, de ce champ de recherches. A cette fin, un premier axe de l'ouvrage est consacré à l'histoire et à la définition du champ des approches didactiques de la littérature, tandis qu'un deuxième axe s'intéresse aux notions et aux concepts travaillés dans et par les recherches de ce champ et qu'un troisième axe interroge les approches et les méthodes mises en oeuvre dans ces travaux.

  • Ce livre s'adresse aux enseignants chargés de cours consacrés à l'écriture de recherche. Articulant théorie(s) et pratique(s), combinant aussi les pôles compréhension et production, il propose des pistes de réflexion et d'applications très concrètes organisées autour de questions épistémologiques et linguistiques liées à ce genre de discours. Le propos s'inscrit dans le champ des littéracies universitaires qui prônent la contextualisation et la continuité des apprentissages. L'objectif est de permettre aux utilisateurs de cet ouvrage d'y puiser des concepts mais aussi des idées et des exemples d'exercices à adapter en fonction des spécificités de leurs publics (de la première année de l'enseignement supérieur à la formation doctorale). Deux approches sont privilégiées ici. La première développe une dimension réflexive liée au genre et à de grands thèmes concernant l'écriture de recherche. La seconde approche se centre quant à elle sur des caractéristiques discursives, linguistiques et textuelles. Si chacune des parties peut se suffire à elle-même, l'une peut être articulée à l'autre, de manière à construire des cadres didactiques appropriés à des contextes précis d'apprentissage.

  • Depuis les années 1970, la question des relations entre les disciplines est récurrente. Si elle s'impose comme une évidence de l'évolution des disciplines et du système scolaire, elle soulève de véritables défis dans la mise en oeuvre des projets pédagogiques et didactiques. Le fait que la langue soit un vecteur d'enseignement et d'apprentissage pour les autres disciplines scolaires met la discipline français au coeur de la question du relationnel disciplinaire. Mais est-ce là un enjeu pour l'enseignement du français ? Au-delà des façons de désigner ces relations (interdisciplinaires, transversales, pluridisciplinaires...) l'ouvrage tente de comprendre la place et le rôle que prend la discipline français ainsi que la façon dont ses enseignements se reconfigurent à la croisée des autres disciplines. Ce faisant, il est loisible de considérer que les didacticiennes et les didacticiens qui se saisissent de ces questionnements font évoluer le cadre de la discipline de recherche et s'engagent vers des approches comparées ou interdidactiques.

  • L'enseignement des langues n'est pas performant en Belgique francophone. Ce constat est posé par une majorité des acteurs de notre système éducatif, du ministre aux parents d'élèves en passant par les professeurs de langues, et confirmé par les résultats aux tests PISA. Cependant, peu d'initiatives voient le jour pour que la situation change. L'auteur de ce pamphlet commence par s'interroger sur le rôle que joue encore, à l'heure actuelle, notre système éducatif : lieu d'apprentissage ou garderie ? Sur base de ses recherches en didactique des langues modernes, l'auteur propose ensuite des solutions pragmatiques pour que le cours de langues cesse d'être considéré uniquement comme un lieu de formatage pour devenir un lieu d'apprentissage.

  • Les enquêtes PISA ont mis au jour les difficultés qu'éprouvent beaucoup d'élèves à prendre en considération, pour « construire du sens » à partir d'un écrit, ce qui est donné à comprendre sans être énoncé noir sur blanc. L'auteure a tenté, dans cet ouvrage, de faire le point sur une notion méconnue des enseignants et de leur proposer, s'agissant de la compréhension en lecture des récits fictionnels, des moyens de cerner eux-mêmes l'implicite et de pourvoir les élèves de la capacité d'en tenir compte pour comprendre le genre d'écrits en question. Ce propos s'adresse surtout aux maitres de l'enseignement fondamental et du premier degré du secondaire ainsi qu'à leurs formateurs, mais les propositions pratiques qu'il contient sont susceptibles d'adaptation dans les classes supérieures. Micheline DISPY est inspectrice de l'enseignement primaire, collaboratrice à l'université de Liège (service de Didactique du français) et maitre expert à l'école Supérieure de Pédagogie de Liège. Elle a signé, en collaboration avec Jean-louis Dumortier, trois ouvrages portant sur la compréhension, aux Presses universitaires de Namur (collection Tactiques). Elle est l'auteure ou la co-auteure d'une vingtaine d'articles publiés dans diverses revues scientifiques francophones.

  • Une très modeste enquête sur l'exposé, menée en CFWB auprès d'enseignants du primaire et du secondaire supérieur, nous a permis de dresser ces deux constats. 1° Lors des activités scolaires d'exposé, l'attention est focalisée sur la performance : le plus souvent, ce qui devrait se faire en amont et en aval de celle-ci est passé sous silence ou négligé et, à tout le moins, ne donne pas lieu à des tâches préparatoires. 2° Les ressources à mobiliser avant, pendant et après la présentation d'un exposé font très rarement l'objet d'une programmation. Principalement adressé aux enseignants, à leurs formateurs et conseillers, le présent ouvrage peut apparaitre comme une réaction à ces deux constats. Trois parties le constituent : une réflexion théorique sur le genre de l'exposé, des propositions d'activités destinées aux élèves du dernier degré de l'enseignement primaire et des trois degrés de l'enseignement secondaire et, enfin, une proposition de programmation relative à l'exposé, qui couvre ces mêmes étapes de la scolarité.

  • Cet ouvrage s'adresse à toutes celles et à tous ceux qui, en Communauté française de Belgique, enseignent le français, en tant que langue de scolarisation, depuis les premières années jusqu'au terme de la scolarité obligatoire. L'auteur y invite le lecteur à envisager cette discipline comme un construit institutionnel dont la construction, toujours passible de révisions, dépend de conjonctures politiques, économiques, sociales et culturelles spécifiques. C'est donc à une réflexion sur les contenus d'enseignement que le lecteur se trouve convié, à une salutaire prise de distance envers des « matières » dont l'apprentissage n'a d'autre justification que celle-ci : contribuer à faire advenir, progressivement, de jeunes adultes qui développent au maximum un potentiel d'humanité leur permettant de s'affirmer, à la fois, comme individus autonomes et comme acteurs sociaux responsables. Quoique circonstanciée par la prise en considération d'une conjoncture scolaire locale, une telle réflexion pourrait intéresser de futurs enseignants, des enseignants et des formateurs d'enseignants dans d'autres contextes pédagogiques.

  • D'un côté, un album. De l'autre, des élèves. Entre l'un et les autres, un enseignant, expert en lecture, chargé d'éduquer et d'instruire tous les enfants. Il sait que, toujours, il s'agit, en lisant ensemble un album particulier, de permettre à tous les lecteurs en herbe de faire leurs des savoirs et des savoir-faire réutilisables lors d'autres lectures. C'est pour cet enseignant-là et pour ceux qui ont mission de le former que nous avons écrit ce livre.

  • L'écriture de fiction a connu des fortunes diverses dans la classe de français. Tantôt moyen privilégié de mobilisation des valeurs de la créativité, tantôt lieu d'investissement des outils de la narratologie triomphante, elle tente aujourd'hui de retrouver une certaine aura par le biais de la notion d'écriture d'invention. Le présent ouvrage traite la question selon différents axes. Epistémologiquement, on s'interroge sur les avatars du concept de fiction et, dans le cadre de l'enseignement-apprentissage du français, sur l'exploitation des objets qualifiés de fictionnels. En se fondant sur l'observation d'instructions officielles et de manuels, on met au jour, dans un deuxième temps, la place effectivement accordée à cette activité spécifique dans l'histoire récente de l'enseignement du français et dans différents pays où le français s'enseigne. En troisième lieu, on s'intéresse, sur la base d'enquêtes et d'études de cas, aux pratiques enseignantes : que font les enseignants qui entreprennent de faire écrire des fictions ? Sur quelles conceptions de la fiction se fondent-ils ? Quels aspects des fictions mobilisent-ils dans leurs consignes et leurs démarches concrètes ? Enfin, on aborde le point de vue des apprentissages : que nous révèle l'observation des productions des élèves aux différents âges de la scolarité et quelles corrélations peut-on établir entre celles-ci et les procédures d'enseignement qui les ont suscitées ? LES AUTEURS Claude BEUCHER, Université Toulouse Le Mirail et Université catholique de Louvain Catherine BORE, IUFM de Versailles - Université de Cergy-Pontoise Jean-Louis DUFAYS, Université catholique de Louvain Jean-Louis DUMORTIER, Université de Liège Erick FALARDEAU, Université Laval Lili-Marion GAUVIN FISET, Université Laval Bernadette KERVYN, IUFM d'Aquitaine - Université Bordeaux 4 Marlène LEBRUN, IUFM d'Aix-Marseille - Université de Provence Anne LECLAIRE-HALTE, IUFM de Lorraine - Université de Metz Nadège PANDRAUD, Université de Provence Sylvie PLANE, IUFM de Paris - Université Paris 4 Sorbonne Yves REUTER, Université Lille 3 Charles-de-Gaulle Christophe RONVEAUX, Université de Genève Catherine TAUVERON, Université de Bretagne Occidentale (IUFM de Rennes) - CELAM Université Rennes 2 Julien VAN BEVEREN, Université de Liège

  • Lorsqu'on parle des enseignements artistiques, on ne pense pas spontanément à compter parmi eux l'enseignement de la littérature. Or désormais, les programmes-socles invitent à intégrer tous les enseignements artistiques dans un même domaine transdisciplinaire : l'éducation aux arts et par les arts est placée au même rang que les autres grands ensembles curriculaires, avec d'ambitieux objectifs (culture générale, créativité, pensée critique, éducation aux valeurs...). Quelle position doit et peut occuper l'enseignement de la littérature au sein d'un projet global d'éducation esthétique et culturelle ? Quels problèmes théoriques et didactiques partage l'enseignement de la littérature avec les autres enseignements artistiques ? Et inversement, en quoi ce dialogue avec eux fait apparaitre des dimensions que la didactique de la littérature mettrait à l'écart ?
    Les Rencontres de didactique de la littérature réunissent chaque année les chercheurs intéressés par les questions scientifiques et professionnelles posées par l'enseignement de la littérature, de l'école à l'université. Les 17es Rencontres, qui se sont tenues à l'ENS de Lyon en juin 2016, ont exploré le domaine des contacts et des échanges entre l'enseignement de la littérature et les autres enseignements artistiques.
    Après un processus de révision par les pairs, les contributions ont été réparties entre trois supports d'édition en fonction de leurs orientations (des Actes numériques en ligne et le n° 6 de la revue R2LMM). Le présent ouvrage regroupe les contributions qui entrent dans ce dialogue sous l'angle de l'entrée par les textes et d'un point de vue littéraire, d'où sa publication dans la collection Dyptique. Revenant aux trois dimensions fondamentales des enseignements et de l'éducation artistiques et culturels (Rencontrer/Analyser/Faire), comment revenir à la littérature comme un art impose à l'enseignement de la littéraire à ne pas se réduire aux seules approches analytiques, oubliant les autres dimensions d'une éducation artistique et esthétique.

  • Ancrée initialement dans le domaine des études littéraires et linguistiques, la notion de genre a fait, depuis les années 1980, l'objet de nombreuses recherches en didactique du français. Dans ce domaine, les genres ont d'abord fait l'objet de classements conçus essentiellement comme des outils de guidage de la lecture et de l'écriture. Des recherches plus récentes se sont également interrogées sur les situations de production et réception langagières ainsi que les différentes transformations que connaissent les genres lorsqu'ils deviennent des outils ou des objets d'enseignement et d'apprentissage de la classe de français.
    Dans ce volume de la collection « Recherches en didactique du français », nous avons voulu prolonger la réflexion critique et didactique sur les rôles des genres dans l'enseignement du français selon deux axes. Le premier axe regroupe des contributions visant à établir un état des lieux concernant la place et le statut accordés aux genres dans la recherche en didactique et, plus spécifiquement encore, dans les instructions officielles et programmes actuels de français des différents pays francophones. Le deuxième axe est consacré aux travaux portant sur les genres et leur statut dans la formation et/ou dans les pratiques enseignantes. Il rassemble des recherches qui thématisent la notion de genre comme outil et/ou objet d'enseignement dans différents contextes scolaires, du primaire à l'université.

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