Francois-xavier De Guibert

  • Tu es chrétien, tu crois que Dieu t'aime et veut te donner le bonheur par Jésus-Christ ; ou tu cherches Dieu pour trouver un sens à ta vie, mais il te semble difficile de parler à un Dieu que tu ne vois pas et qui te parait lointain, indifférent. Tu te révoltes même contre lui à cause du mal et de la souffrance, que tu juges incompatibles avec l'idée d'un Père juste et bon. Ou bien tu pries habituellement, mais ta prière est parasitée par des distractions, banalisée par la routine et l'ennui, et tu crois que Dieu ne t'exauce pas ou ne te parle pas.
    Devant cet échec relatif, tu te décourages et tu es peut-être tenté de renoncer à la prière ou de chercher du secours dans l'occultisme, l'ésotérisme ou dans les sectes, pour avoir la santé, le succès, l'équilibre psycho-affectif.
    Ce livre, véritable témoignage sur la prière biblique, te montrera, à partir de la parole de Dieu, comment adorer et faire oraison, comment pardonner, échapper aux pièges du diable, triompher dans les épreuves de la vie avec la force du "Dieu qui a tout fait pour toi" (Ps 5i, 3).
    Prier comme un enfant de Roi est devenu, en quelques années, un immense succès parce qu'il a comblé l'attente de dizaines de milliers de chrétiens qui cherchaient un moyen de prier de façon simple, vivante, concrète et profondément biblique. La grâce de Dieu s'en est servi pour toucher, convertir, délivrer des gens et les enraciner dans une prière régulière. Cette nouvelle édition s'est enrichie pour mieux libérer le souffle de l'Esprit. »

  • En prescrivant de lui donner la dîme, c'est-à-dire le dixième de nos revenus, dieu nous a fait une promesse magnifique, celle "d'ouvrir en notre faveur les écluses du ciel et de répandre sur nous la bénédiction en surabondance" (malachie 3, 10).
    Jésus a fait l'éloge de la pauvre veuve qui a donné à dieu tout son nécessaire et il a dit qu'il y a plus de joie à donner qu'à recevoir. ce livre traite dans toutes ses modalités du principe biblique de la dîme et en recommande vivement la pratique. l'auteur s'appuie sur les fondements de l'ancien testament que le christ est venu accomplir en nous ouvrant à la grâce de donner. il nous convainc aisément, à l'aide de nombreux témoignages, qu'en donnant à dieu une part croissante de nos revenus nous pouvons vivre dans l'abondance, trouver les moyens de satisfaire nos besoins et recevoir surtout des bénédictions spirituelles : victoire dans les situations difficiles, prospérité dans nos entreprises, protection et délivrance des forces du mal.
    Jean pliya, auteur du best-seller "prier comme un enfant de roi", est un évangélisateur et un témoin vivant de l'authentique efficacité de la parole de dieu. il nous rappelle, dans ce livre, la solution de dieu pour les crises économiques et financières, y compris celle que tonnait l'eglise et qui freine l'annonce de l'evangile comme les oeuvres de charité. cette solution, c'est le secret du roi pour "vous enrichir et faire croître les fruits de votre justice" (2 corinthiens 9, 10-11).

  • En 1927, un jeune séminariste, Paul Labutte, rencontre à l'occasion d'une réunion de famille une jeune femme.
    Il ne se doute pas que sa vie vient de prendre un nouveau et extraordinaire départ. D'Yvonne Beauvais, il ne sait alors rien, mais de cette première rencontre il garde le souvenir d'une impression qui ne s'effacera jamais: " C'est une fille vraie jusqu'à la racine de son être ".
    De ce jour date une amitié spirituelle exceptionnelle entre le futur prêtre et celle qui, en religion Mère Marie-Yvonne Aimée de jésus, sera plus tard connue sous le nom dYvonne-Aimée de Malestroit, supérieure générale des Augustines Hospitalières de la Miséricorde de jésus.
    Dans la lignée de Claire et François d'Assise, Thérèse d'Avila et Jean de la Croix, François de Sales et Jeanne de Chantal, cette "grande amitié ", au dire même d'Yvonne-Aimée, est "non seulement permise mais voulue par Dieu".
    Elle fera du père Labutte le témoin privilégié, "compagnon" de cette vie héroïque, brève, fulgurante, entièrement dominée par un amour extraordinaire pour "Jésus Roi d'Amour" auquel dès neuf ans et demi Yvonne s'est définitivement consacrée.
    Sur cette vie étonnante et simple, merveilleuse et éprouvée, le père Labutte donne pour la première fois son témoignage en forme de récit: avec Yvonne-Aimée, c'est bien le Ciel qui a visité la terre.

  • L'Eucharistie n'est pas un office liturgique parmi d'autres : elle se situe au centre de la révélation chrétienne, actualise le mystère de la rédemption et anticipe le royaume à venir.
    Dans ce livre-testament, terminé un mois avant sa mort, le Père Schmemann (1921-1983), théologien orthodoxe de réputation mondiale, ne fait pas qu'oeuvre d'historien : il cherche avant tout à revenir au sens originel de la célébration eucharistique. Dénonçant les interprétations erronées, les pratiques aberrantes, les " réductions " de toutes sortes, il appelle les chrétiens à une participation plénière au mystère de l'Eucharistie " qui l'a interpellé dès son adolescence et qui n'a cessé de remplir sa vie de joie ".


  • depuis la première édition de ce livre en 2001, toutes les études sérieuses publiées ont donné raison au professeur henri joyeux: les hormones du traitement hormonal substitutif sont dangereuses pour la santé.
    elles sont responsables de nombreux cas de cancer du sein, de l'utérus et, probablement aussi, des ovaires. le pr henri joyeux est un des rares cancérologues à avoir eu le courage d'alerter les femmes pour qu'elles choisissent en étant bien informées. il apporte les preuves scientifiques, démontrées aux dépens des femmes elles-mêmes, de ce qu'il a lui-même annoncé, il y a plus de vingt-cinq ans. plus personne ne peut contester ses écrits.
    aujourd'hui encore, il préfère s'adresser directement aux femmes qui sont les premières concernées, qui ont été trompées et exploitées gravement. on leur a fait croire que les cancers seraient évités et c'est l'inverse qui est observé dans toute l'europe: il yen a de plus en plus. on leur a fait croire que les hormones substitutives réduiraient les risques de maladies cardiovasculaires ou d'accidents vasculaires cérébraux et c'est l'inverse qui est arrivé.
    on leur a fait croire que le vieillissement et la démence seraient évités et c'est l'inverse qui a été observé. les seuls effets positifs du ths sont la réduction des bouffées de chaleur et de la sécheresse vaginale, pas plus d'une année; peut-être de l'ostéoporose, mais on sait maintenant que les changements sérieux d'habitudes alimentaires, en mangeant mieux et meilleur, les huiles essentielles et une forte activité physique peuvent éviter tous ces troubles.
    cette nouvelle édition apporte les dernières démonstrations qui justifient d'arrêter le ths sous quelque forme que ce soit. elle ouvre un vaste débat sur toutes les autres utilisations hormonales, que les femmes consomment dès leur plus jeune âge. car le ths et la pilule, c'est "bonnet blanc et blanc bonnet". mais les jeunes filles ne sont pas averties car le tabou est encore bien présent. les mères doivent informer leurs filles.
    les filles aussi doivent être averties, car il ne se passe pas de semaine sans que les cancérologues ne voient de très jeunes femmes atteintes de cancer du sein. la profession n'ose pas encore se prononcer. le professeur henri joyeux, avec courage, pose les vraies questions, celles que se posent toutes les femmes modernes. en août 2005 et régulièrement depuis, les revues scientifiques anglo-saxonnes et françaises ont pleinement confirmé et confirment tout ce qui est démontré dans ce livre, en particulier la cancérogénicité des hormones ths et de la pilule.
    aujourd'hui de nombreuses femmes des pays en voie de développement sont atteintes car on leur livre les pilules de première génération. celles dont l'europe ne veut plus car elles sont trop dangereuses.

  • " Commencez toutes vos adorations par un acte d'amour, et vous ouvrirez délicieusement votre âme à son action divine. C'est parce que vous commencez par vous-mêmes que vous vous arrêtez en chemin ; ou bien, si vous commencez par quelque autre vertu que l'amour, vous faites fausse route. Est-ce que l'enfant n'embrasse pas sa mère avant de lui obéir ? L'amour est la seule porte du coeur. Voulez-vous être nobles en l'amour ? Parlez à l'Amour de lui-même : parlez à Jésus de son Père céleste qu'il aime tant ; parlez-lui des travaux qu'il a entrepris pour sa gloire, et vous réjouirez son coeur, et il vous aimera davantage.
    Parlez à Jésus de son amour pour tous les hommes, et cela dilatera son coeur et le vôtre de bonheur et de joie. Le vrai secret de l'amour est donc de s'oublier comme saint Jean Baptiste pour exalter et glorifier le Seigneur Jésus. Le vrai amour ne regarde pas ce qu'il donne, mais ce que mérite le Bien-Aimé. Alors Jésus vous parlera de vous-mêmes ; il vous dira son amour pour vous, et votre coeur s'épanouira aux rayons de ce soleil, comme la fleur humide et refroidie par la nuit s'ouvre aux rayons de l'astre du jour.
    Sa douce voix pénétrera votre âme comme le feu pénètre un corps. Vous direz comme l'Épouse des Cantiques : Mon âme s'est liquéfiée de bonheur à la voix de mon Bien-Aimé (Ct 5, 6). Vous l'écouterez alors en silence, ou plutôt dans l'action la plus suave et la plus forte de l'amour: vous viendrez en lui. "

  • Le Magnificat de Marie à la fin de la visitation est le plus beau des cantiques bibliques. Déjà en usage dans la communauté primitive de Jérusalem, il fut longtemps un des chants les plus populaires et les plus exaltants de la liturgie chrétienne.Son importance a diminué aujourd'hui, pour des raisons qu'explique Mgr Laurentin.
    Ce livre explique les mots, les phrases, l'élan, la structures harmonieuse de ce cantique, son insondable richesse spirituelle : le sens qu'il donne à la priorité aux pauvres, offrant la révolution de Dieu qui n'est pas celle des hommes. Il ose accéder à l'expérience inspiratrice de Marie, qu'il faut rejoindre pour prier ce cantique bimillénaire.

  • " L'homme s'est laissé dévier par l'ennemi de Dieu.
    Satan l'a trompé, le persuadant d'être lui-même dieu " (Jean-Paul II, Lettre apostolique, Tertio Millenio Adveniente). L'éloignement de Dieu, la perte des valeurs, l'immoralité, sont des faits évidents à tous ceux qui ont les yeux ouverts sur notre temps. L'homme ne croyant plus en Satan, celui-ci s'engouffre dans son esprit et dans son coeur, notamment par le biais de diverses pratiques qui ont leur source dans l'occultisme: magie, spiritisme, sectes, etc.
    Devant une personne qui présente des troubles psychologiques ou de santé, la difficulté majeure est de savoir si ceux-ci ont une origine psychique ou maléfique. Dom Amorth aborde longuement ce sujet et expose des conversations qu'il a eues avec de nombreux psychiatres, soit au cours de congrès sur ce thème, soit au cours d'un travail en commun (car l'exorciste fait souvent appel au psychiatre, et réciproquement).
    L'ouvrage est précédé d'un bref historique de l'exorcisme, des origines à nos jours. Et il offre, en conclusion, le texte du " Rituel Romain " (dont la toute récente édition, modifiée, est d'ailleurs contestée par Dom Amorth lui-même). À maintes reprises, Dom Amorth nous prévient: le meilleur moyen de se protéger contre le diable, est le recours à la prière et aux sacrements.

  • Le journal et les Lettres d'Etty Hillesum sont un document bouleversant sur les souffrances de la communauté juive hollandaise, presque entièrement anéantie par les nazis ; mais aussi sur l'ascension spirituelle fulgurante de cette jeune femme. Après quelques années d'une vie quelque peu chaotique, elle rencontre Dieu, sans adhérer à une religion établie, mais vit dès lors intensément le commandement de L'aimer plus que tout et son prochain comme soi-même. Elle croit fermement en Dieu, en l'homme, en la vie, malgré la dureté des temps. Sa foi et sa prière se nourrissent de la Bible et de quelques auteurs chrétiens : Aujourd'hui : Michel-Ange et Léonard de Vinci, écrit-elle, eux aussi sont entrés dans ma vie... Comme Dostoïevski, Rilke et saint Augustin. Et les évangélistes. Je suis vraiment en excellente compagnie. Petite santé, elle se donne à ses compagnes et compagnons de misère jusqu'à l'épuisement total et, finalement, partage leur sacrifice dans l'horrible mouroir d'Auschwitz. j'ai rompu mon corps comme le pain et l'ai partagé entre les hommes. Et pourquoi pas ? Car ils étaient affamés et sortaient de longues privations. On voudrait être un baume versé sur tant de plaies. Elle avait 27 ans quand, en février 1941, se produisit la rencontre qui allait bouleverser sa vie. Deux ans et demi plus tard, le 7 septembre 1943, elle partait pour Auschwitz où elle mourut le 30 novembre 1943. Des 986 autres déportés du même train, seulement 8 survécurent...

  • Ce travail veut rendre compte de la révélation biblique relative à l'efficacité divine des Sacrements en faisant l'économie des paradoxes liés à la théorie de la causalité instrumentale.
    Le Christ ayant donné les Sacrements à son Église pour rester présent et agissant auprès de ses disciples, chaque Sacrement est une action du Christ, actuellement signifiée dans l'Église. Cette grâce ou cet agir divin n'est pas seulement signifié dans un rite ecclésial, mais aussi (pour cinq Sacrements) par un ministre ordonné, la succession apostolique étant le garant et le signe nécessaire de son pouvoir ecclésial.
    Un prêtre ne prétend pas, comme les chamanes, détenir des pouvoirs surnaturels : il n'est pas un instrument de la grâce, il en est, comme le disait Jean Chrysostome, le signe. Son pouvoir n'est pas un pouvoir surnaturel de faire grâce : c'est un pouvoir ecclésial d'être le signe certain ou le garant d'une grâce qui vient de Dieu seul.
    La juridiction des évêques n'est pas un pouvoir reçu de l'Église ; c'est l'exercice légitime, sur un certain domaine, des tria munera reçus de l'ordination. Ce que l'Église confère, c'est la détermination ou la limitation de ce domaine.
    Ainsi, on comprend que la juridiction universelle du pape n'est pas un pouvoir étranger à l'épiscopat ; elle tient à une absence de limitation du domaine sur lequel s'exercent les pouvoirs reçus de son ordination.
    Selon Thomas d'Aquin, « c'est le caractère intérieur qui constitue essentiellement et principalement le sacrement de l'ordre. » On dira, plus précisément, que l'ordination confère d'abord une mission, et, seulement de ce fait, la grâce nécessaire à son accomplissement. À la différence du baptême ou de l'eucharistie, la raison d'être de l'ordination n'est pas d'abord la sanctification de celui qui reçoit ce Sacrement, mais de l'Église dont il est le ministre.
    Avec beaucoup de clarté et d'une grande précision historique, cet ouvrage expose de façon méthodique, le développement théologique du sacrement de l'ordre.
    Prêtre du diocèse de Versailles, après des études de théologie de philosophie à Paris, Rome, Fribourg et Oxford, l'auteur poursuit ici sa réflexion sur la nature des Sacrements, définie non pas comme un signe efficace, mais comme un agir divin signifié dans l'Église. Il a développé cette intuition dans des études, déjà parues, sur le Baptême, la Confirmation, la Réconciliation et l'Onction de malades.

  • Biographie de l'auteur Spécialiste des XVIe et XVIIe' siècles, Aimé Richardt a publié de nombreux ouvrages, dont un Fénelon couronné par l'Académie française. Parmi ses derniers ouvrages parus : Calvin, Erasme, Henri VIII ou le schisme anglican.

  • L'heure où l'Europe se voit proposer en guise d'unité une uniformisation technocratique reniant toute racine chrétienne, on aurait tort de passer sous silence l'influence de Luther dans les grands débats d'idées qui ont secoué notre continent depuis la fin du Moyen Age.
    De grands désordres religieux, intellectuels, économiques et politiques s'ensuivirent dans le déchaînement des hégémonismes provoqués par la guerre de Cent Ans.
    Cette impatience à se dégager de l'autorité, de la hiérarchie, de la tradition se manifesta particulièrement pendant la Renaissance et c'est dans ce contexte qu'apparut Luther, moine augustin de Wittenberg. La séparation de l'homme et de Dieu jusque dans le sein de la religion est assurément le grand "exploit" de Luther.
    Nul encore n'avait osé émanciper à ce point la raison humaine. Les grandes questions soulevées par lui (la grâce, les oeuvres, la liturgie, la confession...) ne se comprennent que reliées à cette volonté de changer l'Eglise dans son essence.
    Cette proclamation de la souveraineté de la raison individuelle eut évidemment des répercussions politiques. Jacques Maritain, qui n'était pas tendre avec Luther, a écrit que "Luther est à la source du volontarisme moderne.

  • A partir de nombreux documents, récit du déroulement des apparitions et décrivant les messages reçus par Madeleine Aumont, couturière à Dozulé (Calvados). L'auteur retrace le cheminement obscur de la vérité au milieu des embûches multiples et contradictoires, suscitées par les partisans comme par les adversaires.

  • Gouvernement mondial ? Ces questions sont capitales. La réflexion est d'autant plus nécessaire que la notion même d'éthique universelle est souvent contestée à cause de la déstructuration des intelligences et des consciences et par le relativisme ambiant.
    Qui a simplement entendu parler du travail de la Commission théologique internationale sur la recherche d'une éthique universelle ? C'est notamment pour le faire connaître que l'Académie d'éducation et d'études sociales (AES) a consacré son année 2010-2011 à en étudier diverses prolongations.

  • Parmi les nombreux charismes extraordinaires dont fut favorisée Mère Yvonne-Aimée, l'un des plus attestés a été celui de la bilocation.
    " Biloquer " c'est agir et se manifester à distance, le corps organique restant là où il est. Les bilocations sont choses rares, leur possibilité même a été discutée. Pourtant, elles sont signalées assez sérieusement chez quelques dizaines de saints, de saint Ambroise à don Bosco. Ce fut aussi le cas de Padre Pio, de Marthe Robin, et de plusieurs contemporains que l'abbé Laurentin a pu rencontrer. L'âme immortelle qui survit au corps et le transcende aurait-elle la capacité de le déborder, de s'en évader, d'agir au loin ? Pour expliquer des faits insolites, faut-il parler de corps spirituel avec saint Paul, ou éthérique avec la parapsychologie ? Comment situer le naturel et le surnaturel ? Comment éviter les illusions dangereuses en ce domaine ? René Laurentin et le docteur Patrick Maheo tentent d'élucider ce dossier insolite.
    Quand ce charisme a-t-il commencé chez Yvonne Beauvais ? A-t-il cessé ? Les témoignages sont-ils recevables ? Yvonne aurait-elle secourue des prisonniers, des naufragés ? Serait-elle intervenue pour empêcher des profanations eucharistiques ? Aurait-elle échappé elle-même aux prisons de la Gestapo ? Comment expliquer les faits allégués ?

  • Les pauvres constituent l'axe primordial et constant de la vie d'Yvonne Beauvais, religieuse augustinienne bien connue sous le nom d'Yvonne-Aimée de Malestroit, l'une des plus grandes mystiques du XXe siècle.
    Dès sa petite enfance, elle leur donne ses jouets, ses souliers, son amitié. A 16 ans, dès 1917, elle secourt les misères sans fond de la " zone rouge " autour de Paris, bien avant que le Père Lhande (auteur, en 1927, d'un livre choc, Le Christ dans la banlieue) ne révèle cette responsabilité bouleversante à l'Eglise de France. Le mouvement missionnaire est sorti delà, Yvonne l'a précédé. Elle y prend en charge plus de vingt familles, grâce à de nombreuses activités : peinture, romans et nouvelles à succès, concerts dans la plus haute société...
    Devenue supérieure des Augustines Hospitalières de Malestroit, l'aide prestigieuse qu'elle apporte aux parachutistes et aux résistants pendant la guerre n'est qu'un autre aspect de l'accueil qu'elle réserve à tous, quelles que soient les difficultés ou le péril. Le livre éclaire ces épisodes héroïques que le général de Gaulle tint à saluer en la décorant personnellement. Cet ouvrage révèle la dimension première et fondamentale de la sainteté d'Yvonne Beauvais - de toute sainteté - qui est d'abord l'attention aux pauvres et aux malheureux dans le droit fil de l'Evangile.
    De cette exigence première de la charité, elle sut tirer toutes les conséquences concrètes, ingénieuses, surprenantes. Yvonne Beauvais, dont la cause vient d'être réintroduite à Rome, est un exemple magnifique de l'intelligence et du courage d'une vie totalement donnée au Christ.

  • Yvonne Beauvais a 20 ans. Son enfance (tome 1) avait été une longue nuit spirituelle. Et soudain, en juin 1922, Dieu se dévoile et son essor mystique commence. Elle reçoit une mission paradoxale pour renouveler un couvent fervent mais piégé par des rivalités internes. Elle est favorisée de charismes multiples et exceptionnels, donc discutés. Quelques années plus tard, ils feront de la première fondatrice d'une Fédération de monastères selon un modèle adopté par Pie XII, une héroïne nationale, décorée par de Gaulle. Cette période, qui va du 17 mars 1922 au 17 mars 1927, est la plus dramatique et la plus mouvementée de sa vie. Elle est aussi la mieux connue, car les témoins, étonnés, notaient au jour le jour, et elle-même reçut de ses directeurs, soucieux d'y voir clair, l'ordre de tout noter. C'est l'histoire extrême d'un amour vertigineux traversé d'épreuves mystiques inouïes, allant jusqu'aux sévices démoniaques, physiques et moraux. Satan avait-il discerné en elle un adversaire redoutable? Dieu ne ménage pas plus ses amis qu'Il ne s'est ménagé et n'a ménagé Sa mère. Vivant le pire sans regret, elle rayonnait la joie, et poursuivait une suractivité créative extraordinairement variée, malgré une santé désastreuse. En 1960, le Cardinal Ottaviani arrêta définitivement la cause de béatification d'Yvonne-Aimée, pour des raisons de prudence (peu après celle de la polonaise Soeur Faustine). Après 25 années de silence, le Cardinal Seper invita l'abbé Laurentin à discerner cette vie. Le Cardinal Ratzinger, leur successeur, confirma l'autorisation de continuer l'étude, sous sa seule responsabilité pour ne pas engager l'Eglise. Le travail est poursuivi par une équipe interdisciplinaire. Après les monographies sur les Prédictions, Stigmates, Bilocations, Charisme pour les pauvres et la Direction spirituelle, le tome 2 de la biographie paraît, avec le soutien d'un éminent comité de patronage.

  • Peut-on prédire l'avenir ? Non, disent Bergson, et les théologiens classiques : sauf intervention mystérieuse du Dieu transcendant.
    En général on ne parle des prophéties qu'après leur réalisation, et le texte peut y avoir été conformé après coup.
    Ainsi, la plupart des exégètes pensent-ils prudent de ne dater les textes des prophéties bibliques qu'après réalisation.
    - Connaissez-vous des cas où la prédiction ait été écrite avec certitude antérieurement à la réalisation ? a demandé l'abbé Laurentin aux Bollandistes.
    - Nous n'en connaissons pas, a répondu le doyen.
    Les prédictions d'Yvonne-Aimée constituent donc un cas unique : une première.
    1.
    Ses prédictions ont été écrites avant l'événement, par obéissance : La critique historique, la graphologie et les expertises en écriture le prouvent absolument.
    2. Il s'agit souvent d'événements imprévisibles : en 1922, Yvonne-Aîmée a vu des hommes en vert envahir la France, tandis que des " cylindres " tombaient sur les villes. L'armée allemande n'avait pas encore adopté l'uniforme vert. Les prédictions précisent la date de la Deuxième Guerre mondiale : 1939.
    Yvonne a prévu ses 5 décorations de guerre, dont la Légion d'Honneur, que de Gaulle tint à lui remettre personnellement, et le " grand général " qui vint " la saluer " lui aussi, à l'occasion de la sixième. Elle a prédit à ses amis et à ses ennemis (des inconnus), la date de plusieurs morts, etc.
    3. Elle l'a prédit sans rien y comprendre. Elle était humiliée d'écrire par obéissance de telles folies.
    Et cela éclaire la nature même des prophéties, y compris bibliques.
    4. Ces prédictions ne sont pas une performance de diseuse de bonne aventure. Elles ont un rôle fonctionnel pour sa vie, pour sa mission, pour la France et pour le monde. La guerre mondiale a été " abrégée " lui dit Jésus et conduite à un dénouement heureux, grâce à l'offrande qu'elle avait faite de sa vie.
    Ce dossier invite à prendre au sérieux les charismes extraordinaires d'Yvonne-Aimée, que certains avaient déclaré surfaits, illusoires, voire hystériques.
    Mais surtout, ces prédictions ne sont que le surcroît d'un amour extraordinaire et d'une union hors série avec le Christ.
    Yvonne-Aimée m'a fait comprendre, disait Mgr Picaud (qui fut désigné, pour être son censeur et son directeur de conscience) jusqu'où Dieu peut aller, dans sa familiarité, pour qui vraiment se donne à Lui. C'est l'ultime leçon de cet incroyable, rigoureux... et passionnant dossier.

  • Voici, réunis ici, les plus beaux textes sur l'Eucharistie de Conchita Cabrera de Armida, mère de famille mexicaine (1862-1937) qui, dans les 66 cahiers de son journal spirituel, nous a donné de véritables " perles " théologiques, poétiques et mystiques.
    Ces textes sont traduits en français pour la première fois par Dominique Reyre et seront précieux pour accompagner l'adoration du Saint-Sacrement ou la méditation.
    Ils contiennent des enseignements pour les chrétiens d'aujourd'hui, désireux d'approfondir le mystère de l'Eucharistie.

  • Quel avenir pour le christianisme ? Cette question sert d'argument à maints colloques, articles, ouvrages à succès plus ou moins complaisants ou apitoyés qui, tous, tournent autour de constats statistiques et politiques.
    Car si une préoccupation travaille encore l'Église " qui est en France " (sic...), c'est bien la sociologie " religieuse "... Pour Claude Tresmontant, la réponse est tout autre. Dès 1962, dans un texte court et prophétique paru dans la revue " Esprit ", il signait un article manifeste qui, précisément, répondait par avance, avec courage et vigueur, à cette question. Comme il ne cessera de le redire : " Le christianisme est d'abord une Pensée, c'est même la Pensée créatrice de Dieu, il importe donc au plus haut point d'en découvrir le contenu ".
    Dans ce texte " Tâches de la Pensée chrétienne ", il définit les objectifs et les moyens d'un véritable programme pour l'Église de la fin du XXe siècle, programme auquel, pour sa part, il consacrera l'entièreté de sa vie dans une indifférence grandissante. " Problèmes de l'action : la justice. Problèmes de la pensée : la vérité Tels sont les deux objectifs constants du christianisme, afin qu'il vive...
    Car le monde, travaillé par l'injustice et le crime, ne se résigne pas à l'injustice. Il ne se résigne pas non plus à ce que la vérité lui demeure cachée. Si le christianisme est vérité, que les chrétiens le montrent et le manifestent. " Avec le recul du temps, on peut voir où était la lucidité et donc où est l'avenir. Ce texte est suivi de plusieurs extraits d'ouvrages postérieurs : introductions, préfaces, avant-propos, auxquels il attachait une grande importance.
    Souvent trop distraitement survolés, ils permettront au nouveau lecteur de Claude Tresmontant d'aborder ici, d'une manière familière et accessible, les principaux thèmes d'une oeuvre puissante et très neuve, intimement travaillée par cette soif de la vérité qui est l'essence même du christianisme, et donc, avec la charité, son seul avenir.

  • Un récit sincère et bouleversant, celui que Nahed Metwalli, directrice adjointe d'une école secondaire en banlieue du Caire, fait de son cheminement spirituel.
    Ne connaissant du Christ que ce qu'en dit le Coran, elle ignorait tout du christianisme et persécutait les chrétiens. Mais sa quête de Dieu était sincère, et le Christ de l'Évangile s'est révélé à elle.
    L'itinéraire spirituel de Nahed montre l'action admirable de Dieu qui ne cesse d'agir au coeur de l'Histoire dont Il est le Maître. Il est susceptible de raviver la foi de ceux qui ont eu la grâce de naître au sein du christianisme et d'éclairer la route de ceux qui, du dehors, se sentent interpellés par Jésus de Nazareth qui leur demande : " Mais vous, qui dites-vous que je suis ? " (Matthieu 16,15)

  • Aimé Richardt est connu pour ses nombreuses biographies de personnages des XVIe et XVIIe siècles qu'il excelle à présenter de manière claire et bien documentée. Il n'hésite pas à aborder des sujets complexes : personne ne sera donc surpris que Bossuet (1627-1704) trouve sa place parmi ces biographies, entre Fénelon qu'il avait combattu et Saint François de Sales qu'il admirait.
    Homme d'Église, précepteur du Dauphin, défenseur de l'orthodoxie de la foi catholique, prédicateur et homme de lettres, « l'aigle de Meaux » a fait le tour de la culture littéraire et théologique de son temps. Il croyait ce qu'il disait. Il était juste effaré de voir ce monde auquel il croyait se dérober sous ses pieds. Bossuet croyait en l'ordre immuable de la société chrétienne, en l'autorité de Dieu qu'incarne le roi sacré à Reims. Il était, comme le dit l'auteur, une sorte de « conscience de l'Église de France ».
    Aimé Richardt fait revivre dans ces pages le grand orateur, pris dans les orages du grand siècle.

  • Ce travail, comme les ouvrages précédents sur le Baptême et les Sacrements en général ou le Sacrement de l'ordre, veut rendre compte de la révélation biblique relative à l'efficacité divine des Sacrements en faisant l'économie des paradoxes liés à la théorie de la causalité instrumentale.
    Le Christ ayant donné les Sacrements à son Église pour rester présent et agissant auprès de ses disciples, on peut dire que chaque Sacrement est une action du Christ, actuellement signifiée dans l'Église.
    Le sacrement du mariage confère d'abord une mission aux époux, et, de ce fait, la grâce nécessaire à son accomplissement. Ce qui est vrai, semble-t-il, de deux autres Sacrements :
    La confirmation et l'ordre.

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