Mediaspaul

  • Entre 2014 et 2020, lors des audiences générales du mercredi, le pape François nous a offert les catéchèses sur les fondamentaux de la vie chrétienne que sont les Sacrements, les Commandements et les Béatitudes.

    Mais peut-on croire vraiment que la vie chrétienne est une vie heureuse, épanouissante, comme le dit le titre de ce recueil ? N'a-t-elle pas son lot de contraintes et de règles qui la rend peu attrayante ?

    Au contraire, la lecture de ces pages nous permettra de saisir que la vie chrétienne nous propose un itinéraire de libération de notre ego, prisonnier des idoles de l'avoir, du pouvoir, du plaisir comme fins en soi.

    Le pape François réfléchit : « Pour vivre ainsi - c'est-à-dire dans la beauté de la fidélité, de la générosité et de l'authenticité - nous avons besoin d'un coeur nouveau, habité par l'Esprit Saint (cf. Ez 11, 19 ; 36, 26). Je me demande : comment cette «greffe» de coeur a-t-elle lieu, du coeur ancien au coeur nouveau ? À travers le don des désirs nouveaux (cf. Rm 8, 6) qui sont semés en nous par la grâce de Dieu, de façon particulière à travers les Dix commandements portés à leur accomplissement par Jésus, comme il l'enseigne dans «le discours de la montagne» (les béatitudes ; cf. Mt 5, 17-48) ... Ainsi, l'Esprit Saint rend fécond notre coeur en y plaçant les désirs qui sont un don de lui, les désirs de l'Esprit. Désirer selon l'Esprit, désirer au rythme de l'Esprit, désirer avec la musique de l'Esprit. »

  • Le Saint-Siège a annoncé mercredi 16 septembre que la nouvelle encyclique de François, « Fratelli tutti » (Tous frères, en français) serait publiée le 4 octobre, le lendemain de sa signature par le pape à Assise. La publication de ce texte sur la fraternité interviendra à une date symbolique, puisque le 4 octobre est le jour où l'Église catholique célèbre la Saint François d'Assise.
    Pour cette nouvelle encyclique, le pape François choisit les paroles du saint d'Assise contenues dans ses Admonitions. Il inaugure une réflexion à laquelle il tient beaucoup, sur la fraternité et l'amitié sociale et qu'il entend donc adresser à toutes les soeurs et tous les frères, à tous les hommes et femmes de bonne volonté qui peuplent la terre. À tous, de manière inclusive et jamais exclusive. Nous vivons à une époque marquée par la guerre, la pauvreté, les migrations, le changement climatique, la crise économique, les pandémies : se reconnaître frères et soeurs, reconnaître dans celui que l'on rencontre un frère et une soeur ; et pour les chrétiens, reconnaître dans celui qui souffre le visage de Jésus, est une façon de réaffirmer la dignité irréductible de tout être humain créé à l'image de Dieu. Et c'est aussi une façon de nous rappeler que nous ne pourrons jamais sortir seuls des épreuves actuelles, l'un contre l'autre, le Nord contre le Sud, les riches contre les pauvres, ou en étant séparés par quelque autre différence excluante.
    L'encyclique sera une méditation sur le caractère « concret » de la fraternité, sa dimension interreligieuse et sa déclinaison dans le champ social. Pour saint François, comme pour le pape François, prendre soin des autres comme soi-même devient la voie et l'espace privilégié de l'évangélisation.

  • Raviver la dévotion à saint Joseph, accueillir sa leçon d'humilité.
    Redécouvrir les vertus familiales vécues dans la famille de Nazareth.
    Saint Joseph, une inspiration pour la figure du père dans le noyau familial aujourd'hui.
    Le titre complet de ce texte est : Lettre apostolique « Patris corde - Un coeur de père » à l'occasion du 150ème anniversaire de la déclaration de saint Joseph comme patron de l'Église universelle.
    Avec ce document, le pape François décrète une année spéciale dédiée à saint Joseph, du 8 décembre 2020 au 8 décembre 2021.
    La personne de saint Joseph est étroitement liée au mystère de la Rédemption ; il est le père discret de la famille de Nazareth, celui qui pourvoit à ses besoins et la protège.
    Très présent dans la dévotion populaire, on recourt à lui dans les difficultés familiales, il est modèle pour les pères.
    Dans cette Lettre, le pape François brosse un portrait exhaustif en sept tableaux de ce que Joseph représente dans la tradition chrétienne : père aimé, père dans la tendresse, père dans l'obéissance, père dans l'accueil, père au coeur créatif, père travailleur, père dans l'ombre.
    Le Pape « désire partager quelques réflexions personnelles sur cette figure extraordinaire, si proche de la condition humaine de chacun d'entre nous...
    Nous pouvons tous trouver en saint Joseph l'homme qui passe inaperçu, l'homme de la présence quotidienne, discrète et cachée, un intercesseur, un soutien et un guide dans les moments de difficultés.

  • Abus sexuels dans l'Eglise, et si on se parlait ? des victimes, un évêque, un psy, une sociologue échangent librement Nouv.

    Ce livre est né du constat que la parole n'était pas vraiment donnée aux victimes.
    Quelques témoignages en huis-clos à la Conférence des évêques, au Vatican. On apprend que c'était touchant, émouvant, qu'on a pleuré... Mais à propos de quoi, au fait ? Rien ne transparaît vraiment. On comprend que c'est inadmissible, que l'on va faire quelque chose. Mais où est passée la parole des victimes dans l'institution ? Puis, alors que de nouvelles révélations en cascade font voler en éclat les certitudes et repères, chacun en vient à s'exprimer de son côté. Les évêques d'un côté, les psychiatres de l'autre, les victimes au milieu et les sociologues en surplomb. On pleure avec les victimes, on s'indigne de la lenteur de l'institution Église, on se tourne vers les experts uniquement pour valider les théories qu'on aurait déjà adoptées.
    Ce livre fait le pari de confronter des points de vue et des expertises différents, sans fard ni concession, en invitant chacun à présenter jusqu'au bout la cohérence de sa position. Se sont donc rencontrés trois victimes d'abus sexuels dans l'Église (deux hommes et une femme), un évêque, Mgr Ravel, suggéré par les victimes elles-mêmes parce qu'elles ont apprécié l'empathie et la bienveillance qu'il leur témoignait lorsqu'ont éclaté publiquement les scandales d'abus sexuels. Sont également présents un psychiatre spécialiste de l'accompagnement des personnes concernées par des traumatismes sexuels, qu'elles soient victimes ou auteurs des actes incriminés ; le docteur XX, et une sociologue spécialiste des violences institutionnelles ou faites en organisation, Mme XX.. dont la participation permet d'éclairer en quoi certains dysfonctionnements se retrouvent dans d'autres organisations caritatives ou humanitaires et en quoi d'autres seraient spécifiques à l'Église catholique. Le petit groupe s'est rassemblé sous la coordination et l'animation de Sophie Lebrun, journaliste à La Vie.
    Commence alors un parcours où quasiment tout peut se dire, parfois avec pudeur, parfois avec colère. Tous les thèmes importants qui tournent autour de la question des abus sexuels peuvent être abordés et ils ne concernent pas seulement la situation personnelle des auteurs ou des victimes. Cela touche la culture de l'abus dans son ensemble, la violence institutionnelle, le fonctionnement de l'Église, les questions autour du silence et de la réparation. Avec, au fond, un seul objectif partagé par tous les protagonistes de cet ouvrage : comprendre comment cela a pu être rendu possible pour éviter, autant que faire se peut, que cela puisse se reproduire.

  • « Une petite voix au fond de moi... Avant d'être prêtre, avant même d'être chrétien, essayer d'abord d'être un homme. Un homme qui n'existe pas sans les autres. Tous les autres. Ne pas aimer que certains soient exclus de la rencontre.
    Car c'est la rencontre qui fait l'homme, le relève ou le tient debout. » Ainsi le père Éric Venot-Eiffel explique-t-il son désir d'exercer un ministère d'aumônier auprès des personnes incarcérées. Ce ministère, il va l'exercer pendant 8 ans au sein d'un centre pénitentiaire un peu particulier puisqu'on y trouve principalement des auteurs d'infractions à caractère sexuel.
    À travers de courts récits dans lesquels il évoque ses rencontres avec des prisonniers, l'auteur s'interroge sur ce dont est faite l'humanité, à commencer par cette fragilité inhérente à l'être humain et qui peut le faire un jour basculer.
    Même s'il n'oublie pas que ces hommes ont fait du mal à d'autres et laissent derrière eux des victimes, dans ce lieu clos qu'est la prison, l'auteur trouve des frères en humanité.Le talent d Éric Venot-Eiffel est de témoigner tout en douceur comment les détenus lui ont fait percevoir, le plus souvent à leur insu, qu'il est fondamental pour l'homme de savoir pourquoi il vit et respire : porter des projets, se reposer sur un peu de chaleur humaine, être en paix avec luimême, sentir que l'on compte pour quelques-uns et que quoiqu'il arrive, chacun a sa place sur cette terre. Une place d'où la dignité n'est pas exclue.
    Un témoignage fort et pudique sur ce qui se passe de l'autre côté du mur de la prison et sur la manière dont les rencontres avec les détenus viennent nourrir la foi d'un aumônier de prison.

  • Avec cet ouvrage, Jacqueline Martin-Bagnaudez poursuit son travail d'historienne sur la personnalité et le contexte dans lequel évoluait l'Apôtre Paul, en s'intéressant au thème du repas dans les écrits de Paul.
    En effet, l'un des marqueurs de la conversion au Christ, c'est le « repas » du Seigneur. En outre la vie sociale fournit de multiples occasions de manger avec tout un chacun. Alors les croyants issus du judaïsme peuvent-ils se mêler à des convives issus du paganisme qui ne respectent pas les lois du Lévitique ? Par ailleurs, même si les croyants savent bien que les dieux du paganisme ne sont rien, ceux qui mangent la viande des victimes offertes en sacrifice ne risquentils pas d'en troubler d'autres ? Des disputes qui vont plus loin qu'une simple observance. Paul a dû batailler, avec des arguments et des succès divers.
    Manger ensemble, oui, quelle affaire !

  • Plus que jamais, il est nécessaire de nous rappeler l'existence et l'impact de la bonté dans notre monde.
    Les actes bons ont le pouvoir de guérir, de stimuler, de réjouir, d'ouvrir à plus grand que soi. Nous en avons grandement besoin pour percevoir la douceur de la vie, en ces temps où les mauvaises nouvelles font la manchette.
    L'auteure de ce livre est partie à la recherche de témoignages de personnes envers qui un geste de bonté a été décisif. Au fil de ces histoires vraies, la bonté prend des visages insoupçonnés : solide comme l'acier, intelligente comme une formule mathématique, tranchante comme l'épée, ou encore taquine, subtile, profonde ou légère, bavarde ou discrète, elle s'exprime sous plusieurs formes bien éloignées de la mièvrerie. Autant de moments de grâce gravés à jamais dans le coeur des personnes qui les ont vécus.
    Leur évocation nous aidera à reconnaître les actes de bonté posés envers nous dans notre propre vie et nous inspire à cultiver la graine de bonté qui repose en nous.

  • Platon affirmait qu'une vie sans recherche ne mérite pas d'être appelée vie. L'orant des psaumes, qui vit en exil et espère voir le visage du Seigneur, s'exclame : « Quand donc irai-je voir Dieu face à face ? » La recherche spirituelle contient cet élément dynamique que soulignent les verbes « aller » et « voir » et dont la Bible nous offre une multitude d'exemples.
    L'auteur de ce livre s'inspire des pages bibliques qui mettent en évidence la dimension de la recherche (l'épisode du buisson ardent, la parabole de la drachme perdue, l'appel d'Abraham...), pour articuler son commentaire, souvent soutenu par des citations d'auteurs connus qui ont vécu à des époques différentes, mais sont nos contemporains comme chercheurs, tout comme le sont les saints et les penseurs.
    L'image la plus parlante de ceux et celles qui cherchent la voie intérieure, Dieu, est celle du veilleur, du coeur vigilant (« même la nuit mon coeur m'avertit », psaume 15), de l'amoureuse du Cantique qui cherche sans répit son bien-aimé.
    Treize épisodes bibliques racontés avec clarté et élégance nous offrent la clé pour affronter de manière simple mais rigoureuse les questions fondamentales de la vie spirituelle, dans une recherche qui se veut inlassable.

  • Les crises sont un temps d'épreuve mais, en rebrassant les cartes de nos vies, elles offrent aussi l'occasion d'un renouveau. La pandémie de COVID-19 nous a frappés de plein fouet aux plans personnel et collectif.
    Elle aura ainsi été un vaste laboratoire qui nous montre d'autres possibles.
    Nous avons renoué avec notre vulnérabilité, avec notre finitude, avec notre besoin les uns des autres et avec notre soif de sens ; nous avons été confrontés aux inégalités sociales et à la fragilité de groupes importants de notre population. Mais nous avons aussi réinvesti nos relations et avons été témoins ou acteurs de grandes manifestations d'entraide. Notre système économique a perdu son caractère impératif.
    Au plan spirituel, nous avons redécouvert le prix de la prière, des rassemblements, des sacrements, et les liens intimes qui unissent ces différentes réalités.
    Comment approfondir ces expériences pour bâtir le monde d'après ? En tirerons-nous des leçons durables pour notre vie en commun, notre économie mondialisée, notre Église, nos habitudes de consommation, nos responsabilités civiques, notre responsabilité intergénérationnelle à l'égard des aînés et de la planète ?
    Nous avons quelque chose à recevoir de cette tranche de vie. Seule la certitude d'être faits pour aimer et pour être aimés donne son sens profond à l'aventure humaine.

  • On fait souvent un faux-procès à l'apôtre Paul en le taxant de misogynie. Dans cet ouvrage, le professeur Michel Quesnel reprend le dossier et fait un inventaire exhaustif des propos de Paul sur les femmes et de ses relations avec elles, tels qu'ils apparaissent dans le Nouveau Testament.
    Ses conclusions sont claires : certes, les lettres authentiques de Paul contiennent sur les femmes des propos que nous n'écririons plus. Mais ils sont conditionnés par la culture ambiante ; et il s'avère surtout que, dans ce domaine, Paul est nettement plus ouvert que beaucoup de ses contemporains.
    Michel Quesnel poursuit son analyse en montrant que, par la suite, des sociétés misogynes ont fait de ses textes des lectures misogynes, déjà dans d'autres livres du Nouveau Testament, puis au cours des siècles suivants. L'auteur examine trois corpus de textes antiques concernant Paul (les épîtres authentiques, les épîtres pseudépigraphes, les Actes sur Paul) et lui rend justice : « A propos de ce qu'il pensait des femmes, l'Apôtre des nations a été victime des préjugés de ses lecteurs pendant une vingtaine de siècles ». Et, en faisant une courte excursion dans Paul après Paul, de le montrer à travers le regard des Pères de l'Église mais aussi dans des traductions récentes du Nouveau Testament. Le sous-titre de l'ouvrage prend alors tout son sens.
    « Puisse ce modeste ouvrage contribuer à lui rendre enfin justice », conclut l'auteur.

  • Nouv.

    En 2013, alors qu'il vient d'être nommé archevêque de Bangui, en Centrafrique, le cardinal Dieudonné Nzapalainga doit faire face à la guerre civile qui ravage le pays et sa capitale. Le conflit, d'abord politique, prend peu à peu une tournure confessionnelle opposant chrétiens et musulmans. Pour endiguer cette vague de violence que rien ne semble pouvoir arrêter, Dieudonné Nzapalainga se déplace partout dans le pays pour appeler à l'apaisement avec un imam et un pasteur. « Les trois saints de Bangui » comme les prénommera Le Monde, parviennent souvent à éviter des massacres et engagent les communautés sur le chemin de la réconciliation. Une mission menée parfois au péril de leur vie. Ils s'impliquent comme médiateurs pour résoudre les conflits, faire libérer les otages, attirer l'attention des autorités internationales sur la situation en Centrafrique.
    Le cardinal Nzapalainga s'est retrouvé plusieurs fois avec une arme braquée sur la tête et n'a dû son salut qu'à la force de ses mots. Le courage du cardinal fait de lui aujourd'hui l'un des hommes les plus écoutés d'Afrique centrale. Pourquoi a-t-il osé se lever contre les seigneurs de guerre ? Pourquoi ses appels à la réconciliation sont-ils écoutés ? Comment devient-on concrètement un artisan de paix ? Pour la première fois, Dieudonné Nzapalainga se livre sur son parcours et son expérience dans un livre témoignage exceptionnel.

  • « Toujours en route, jamais déraciné : la vie de Moïz est comme un symbole du thème proposé aux jeunes, pour l'année 2020 à Taizé », écrit dans la préface, Frère Alois, le prieur de la célèbre communauté oecuménique.
    Une vraie saga, la vie de Moïz Rasiwala, revisitée dans cet entretien avec Jean- Claude Escaffit. Musulman d'origine indienne, Moïz part en Allemagne poursuivre des études d'astrophysique, où il est ébranlé par le témoignage de vie d'une famille de pasteur protestant. Repéré par le CNRS français, le prometteur chercheur est invité à finir sa thèse dans un Paris soixante-huitard bouillonnant. Là, rencontre déterminante avec la communauté de Taizé et son prieur, Frère Roger. Elle va changer le reste de son existence. Baptisé catholique, épousant une protestante, Moiz Rasiwala va être tour à tour coopérant à la nouvelle université algérienne de Constantine, permanent à Taizé et animateur du Concile des jeunes des années 70, il mettra ses compétences au service de projets éducatifs dans des contrées délaissées de son Inde natale. Maitrisant une demi-douzaine de langues, il va finir sa carrière comme expert auprès du Conseil régional de Midi-Pyrénées et sera ordonné diacre permanent. Sans jamais renier ses racines Un itinéraire singulier qui révèle la richesse d'une identité plurielle, ouvre une réflexion sur les conversions religieuses et le rapport entre science et foi. Une opiniâtre quête de sens, qui se nourrit d'une polyphonie en forme d'hymne à la rencontre des cultures et des religions.

  • Des clairières en attente : un chemin avec Jean Sullivan Nouv.

    Jean Lavoué fait partie de ces auteurs inclassables, que l'on croit connaître et qui nous surprend à chaque nouvelle publication.
    Dans cet ouvrage qui est à la fois un témoignage et une méditation poétique, il continue l'exploration et la mise en valeur de ses racines littéraires et spirituelles.
    Après un livre remarqué sur le poète René-Guy Cadou, puis un recueil de témoignages d'auteurs sur l'influence que Jean Sullivan a exercée sur eux, il nous livre à son tour un récit intime et puissant, sur sa rencontre avec cet auteur aujourd'hui méconnu et qui a marqué tant de personnes qui l'ont rencontré.

  • Les abus sexuels perpétrés par des membres du clergé sont une profonde blessure pour les victimes d'abord, pour l'Église ensuite. Ce livre a donc deux volets. En premier lieu, il s'intéresse aux personnes ayant vécu ces agressions. L'auteur documente les conséquences humaines et spirituelles des abus et encourage à cheminer sur la voie de la guérison. L'Église peut-elle contribuer à cette guérison ? Les personnes blessées et le personnel ecclésial soucieux de les accueillir trouveront dans la première partie du volume un soutien précieux.
    Spécialiste des questions de sexualité en lien avec les religions, Jean-Guy Nadeau situe ensuite les abus dans le contexte de l'Église. Comment de telles horreurs ont-elles pu s'y produire et surtout, y être couvertes et de ce fait perpétuées? Quelles conversions spirituelles et quelles réformes structurelles s'imposent pour les empêcher à l'avenir ?
    Cet ouvrage cherche à prendre toute la mesure d'un drame complexe qui demande à être mieux compris.

  • Sanctuaire de la présence divine, l'amour des époux est présenté dans l'Écriture comme la relation la plus originelle de l'humanité et constitue aussi sans doute l'expérience la plus déterminante d'une existence humaine. Pourtant, cette relation à la fois si singulière et si universelle et qui fait la joie des coeurs simples, échappe aux sages et aux savants. En effet, au-delà des données trop étroites des sciences expérimentales et des abstractions trop désincarnées des sagesses humaines, l'amour des époux porte la marque d'un absolu qui dépasse notre monde.
    Pourquoi se marier à l'église ? Quelle articulation établir entre la foi et l'amour ? Que peut-on véritablement attendre de ce sacrement ? En situant ces questions dans la mosaïque des anthropologies contemporaines, ce livre espère donner aux fiancés ou aux époux quelques points de repère sur l'histoire particulière du mariage chrétien afin d'en révéler toute la richesse, la beauté et la simplicité.

  • Joël Pralong poursuit dans cet ouvrage sa réflexion sur l'accueil des homosexuels dans et par l'Église catholique en s'appuyant sur de nombreux témoignages de personnes homosexuelles qui permettent de mieux comprendre ce qu'elles vivent et les questions qu'elles se posent.
    L'auteur l'affirme haut et fort : on ne choisit pas son orientation sexuelle. Dès lors, il est déjà assez difficile de s'accepter et s'accueillir tel qu'on est pour que l'Église se questionne sur sa manière d'accueillir et d'accompagner les chrétiennes et chrétiens qui viennent se confier à elle.
    Certes, les textes de l'Église semblent parfois peu ouverts à l'homosexualité.
    Joël Pralong rappelle que d'une part, ils peuvent évoluer, et surtout, qu'ils ont toujours à être interprétés dans le sens de l'Évangile. Les textes sont généraux.
    Comme pour toute loi, plus on entre dans le détail de la vie des personnes, moins ils peuvent s'appliquer car ils ne peuvent pas couvrir toutes les situations.
    Un vibrant plaidoyer pour un accueil authentique, sans jugement.

  • « La crise du coronavirus nous a tous surpris comme une tempête soudaine, changeant notre vie de famille, notre travail et notre vie publique partout dans le monde. Beaucoup pleurent la mort de parents et amis. Beaucoup sont en difficulté financière, d'autres ont perdu leur emploi. Dans de nombreux pays, précisément à Pâques, la principale solennité du christianisme, il n'était plus possible de célébrer l'Eucharistie de manière communautaire et publique pour puiser force et consolation dans les sacrements.
    Cette situation dramatique a mis en évidence toute la vulnérabilité, l'incohérence et le besoin de rédemption de nous les humains. Elle a remis en question de nombreuses certitudes sur lesquelles nous nous étions appuyés dans notre vie quotidienne, pour nos plans et projets. La pandémie soulève des questions fondamentales sur le sens du bonheur dans notre vie et le trésor de notre foi chrétienne...
    Mon souhait et mon espoir est que les réflexions théologiques contenues dans ce livre suscitent une réflexion et nous ouvrent à une espérance et à une solidarité nouvelles. Comme pour les deux disciples sur le chemin d'Emmaüs, le Seigneur nous accompagnera également tout au long du chemin avec sa Parole et en partageant le pain eucharistique. Et il nous dira : « N'ayez pas peur ! J'ai vaincu la mort ».

  • Si l'exhortation apostolique Amoris laetitia a été violemment prise à partie, on peut également dire qu'elle n'a pas été prise au sérieux et bien peu mise en oeuvre. On attendait du pape François une directive magistérielle universelle alors que, adoptant une approche inédite, il renvoie chacun à la responsabilité et au discernement et invite à pratiquer le dialogue pastoral pour créer des processus et des itinéraires adaptés.
    Le moment est venu de tirer de l'oubli cette exhortation et d'en reprendre sereinement la lecture pour en comprendre le sens et la portée, mais également pour en saisir les interpellations et toute la fécondité potentielle. Six théologiens et pasteurs, de l'Europe et du Québec, ont entrepris de relire Amoris laetitia et d'en faire ressortir les voies d'avenir. L'Église est fermement exhortée à prendre en compte la situation réelle des familles et à écouter avec elles l'Évangile afin de discerner des voies de croissance.

  • Loué sois-tu (Laudato si'), tel est le titre de l'encyclique du Pape François sur la sauvegarde de la maison commune, c'est-à-dire l'écologie et le respect de la création. Le discours du Pape se situe au niveau éthique et pastoral et confirme le souci manifesté depuis le début de son pontificat pour deux concepts-clé : l'urgence de la sauvegarde de la création et la lutte contre ce qu'il appelle la culture du déchet.
    Il est une évidence, selon le pape François, que l'action des humains - surtout depuis le début de l'ère industrielle - a eu un impact très fort sur la nature et pourrait conduire à des conséquences désastreuses. D'où le rappel à une attitude de responsabilité qui n'est pas le seul apanage des croyants, mais de tous.
    Le pape François exhorte nos contemporains à entrer dans une mentalité nouvelle, à bannir des conduites malsaines. En premier lieu, en développant une attitude de sauvegarde afin que le monde et ses habitants ne soient pas une ressource à exploiter de façon irresponsable mais plutôt un jardin à cultiver. Ensuite, en refusant la mentalité du jetable qui engendre le gaspillage et le mépris des plus pauvres.
    Cette encyclique dépasse les frontières de l'Église pour s'adresser à toutes les personnes de bonne volonté, à tous les habitants de cette Terre que nous avons reçue en cadeau.

  • La collection Une pensée par jour accueille, avec Édith Stein, une figure spirituelle et philosophique injustement méconnue.
    Née en 1891 dans une famille juive, fortement marquée par l'image maternelle, elle s'éloigne cependant, un temps, de toute croyance religieuse et entreprend de chercher la vérité par ses propres moyens. Elle s'inscrit à l'université pour suivre les cours qui l'intéressent et devient la première femme docteur en philosophie avec sa thèse sur l'empathie. Elle devient élève puis assistante d'Edmund Husserl, dont les travaux en phénoménologie rendent la jeune femme attentive au phénomène religieux. En 1921, la lecture de l'autobiographie de Thérèse d'Avila la décide à demander le baptême dans l'Église catholique. Dès lors, elle se consacre pendant une dizaine d'années à la recherche et l'enseignement avec le souci de mettre en valeur une vision chrétienne de la personne humaine. Interdite d'enseigner en raison de son origine juive, elle entre au Carmel de Cologne en 1933 et y prend le nom de Thérèse Bénédicte de la Croix. En décembre 1938, elle doit quitter l'Allemagne et rejoindre le Carmel d'Echt, aux Pays-Bas, où elle est arrêtée par la Gestapo et déportée à Auschwitz où elle meurt le 9 août 1942. Ces dernières années sont difficiles du fait de la montée du nazisme et de l'opposition de sa mère à ses engagements chrétiens. Cela la conduit à approfondir le sens de la présence de Dieu face au déchaînement du mal.
    Édith Stein fut reconnue bienheureuse en 1987 et canonisée le 11 octobre 1998 par le pape Jean-Paul II et proclamée co-patronne de l'Europe. Son oeuvre philosophique et spirituelle, rassemblée en quelque 25 volumes, est maintenant largement traduite et étudiée dans le monde entier.

  • Ce livre tisse ensemble les fils du langage d'Ignace de Loyola dans sa Contemplation pour atteindre l'amour et ceux de l'Écriture. Derrière les mots utilisés, c'est la Parole qui résonne ; sous les expressions, on reconnaît celles de ceux qui ont tenté de refléter dans leurs écrits l'expérience de leur rencontre avec Dieu : ferveur débordante face à son amour inouï, tressaillement devant sa présence, émerveillement devant sa proximité, gratitude pour ses dons et désir pressant de lui répondre par le don de soi. Nous sommes devant un texte planté comme un arbre près de la source de l'Écriture, y plongeant ses racines et en recevant sa sève pour que nous nous assoyions à l'ombre de ses branches.
    Après une introduction narrative - le genre préféré des auteurs bibliques -, suivent un parcours à travers les expressions les plus denses du texte d'Ignace et un chapitre de répétitions contemplatives. Une anthologie de textes (ignaciens, d'autres écoles de spiritualité et d'autres religions) essaie enfin d'élargir nos horizons et nous fait admirer la mystérieuse convergence des expériences des chercheurs de Dieu.
    « Tout a été synthétisé (parole, respiration, attention, mémoire...) jusqu'à un état optimal de présence. Être perméable, actif, avec une attention exquise. » Ces mots de l'acteur et directeur de théâtre José Luis Gómez ont été écrits après un long pèlerinage de vie. J'ose penser que ce but n'est pas très éloigné de celui que recherchait le pèlerin Ignace de Loyola.

  • « Tout est lié. Il faut donc une préoccupation pour l'environnement unie à un amour sincère envers les êtres humains, et à un engagement constant pour les problèmes de la société » (Laudato si', 91).
    Prolongeant la réflexion du pape François, l'auteur montre la relation qui existe entre l'écologie intégrale et la communication, c'est-à-dire entre le réseau de la vie et la vie en réseau. Dans une perspective humaniste, il se propose de répondre aux défis actuels de la communication et de l'environnement.
    La technologie a permis une meilleure interconnexion au niveau mondial, alors que nous sommes en train de détruire notre maison commune. Plus connectés, mais plus seuls. Il faut rétablir une communication authentiquement humaine en identifiant les bases théologiques, anthropologiques et éthiques qui nous permettront d'assumer un paradigme plus relationnel.
    De nombreuses données scientifiques confirment que nous sommes dans une grave crise socio-environnementale. Il s'agit d'une crise éthique, car c'est nous qui avons endommagé le réseau de la vie et n'utilisons pas de manière adéquate les possibilités de la vie en réseau. Au lieu de renforcer nos relations, nous semblons désorientés, pris dans le filet, incapables de communiquer sereinement. Pour surmonter cette crise, nous devons rétablir les quatre niveaux de l'équilibre écologique : « Au niveau interne avec soi-même, au niveau solidaire avec les autres, au niveau naturel avec tous les êtres vivants, au niveau spirituel avec Dieu » (Laudato si', 210). Cette structure relationnelle quadrilatérale est la base de l'écologie humaine et doit toujours être présente, même parmi ceux qui se déclarent athées, car eux aussi ont besoin de se transcender, en accueillant des valeurs et des idéaux.

  • Ce livre présente la vision franciscaine de l'écologie qui, en divers points, a inspiré l'encyclique du pape François, Laudato si'.
    À partir d'une vision globale et inclusive, l'auteur analyse les défis éthiques actuels à la lumière de l'expérience de François d'Assise et de la réflexion philosophique et théologique de la tradition franciscaine. Il souligne l'urgence de dépasser le paradigme technocratique et la culture du déchet qui privilégient le bien-avoir au détriment du bien-être et brisent les liens qui nous unissent à toutes les créatures.
    François d'Assise a été universellement reconnu comme modèle et source d'inspiration pour tous ceux qui cherchent à vivre en harmonie avec la nature. Même Lynn White, qui considérait la pensée judéochrétienne comme l'une des principales causes de la crise écologique actuelle, n'hésitait pas à proposer François d'Assise comme référence pour les écologistes.
    Les intuitions de l'école franciscaine ont jeté les bases d'une écologie fraternelle et cordiale qui surpasse à la fois l'anthropocentrisme dominateur et l'écologie de l'administration. Nous ne pouvons pas continuer à nous considérer comme des dominateurs ou des majordomes, mais comme des frères, joyeusement responsables de la maison commune.

  • Ce livre dévoile l'itinéraire hors du commun et la réflexion originale d'un jeune prêtre d'aujourd'hui. Édouard Shatov est né en 1973 dans une famille chrétienne orthodoxe, en plein coeur de la Russie communiste. Sa conversion au catholicisme et sa vocation l'ont conduit en France et en Angleterre, où il a fréquenté de grands spirituels juifs et anglicans, puis au Québec, où il exerce maintenant son ministère.
    Au gré de ses pérégrinations, il a pu approfondir sa foi née au carrefour de plusieurs mondes et s'est peu à peu forgé une pensée chrétienne à la fois enracinée et ouverte, capable d'embrasser la diversité contemporaine.
    Quel regard ce jeune prêtre venu d'ailleurs porte-t-il sur l'Occident laïcisé, sur sa culture, ses débats sociaux, ses questions existentielles et spirituelles ? Selon lui, la foi chrétienne peut-elle y retrouver une place et s'y renouveler ? Et au coeur d'un Village global marqué par le brassage des croyances, comment aborder la réalité des autres religions ?
    C'est à de telles questions que répond Édouard Shatov au fil de ces entretiens avec l'éditrice Sophie Brouillet. Il livre du même coup un témoignage de foi éloquent.

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