Parole Et Silence

  • Dieu au coeur de la crise Nouv.

    «?Crise sanitaire, crise économique, sociale et même ecclésiale qui a frappé aveuglément le monde entier : la crise a cessé d'être un lieu commun des discours et de l'establishment intellectuel pour devenir une réalité partagée par tous. Ce fléau est une mise à l'épreuve qui n'est pas indifférente et, en même temps, une grande occasion de nous convertir et de retrouver une authenticité?».

    «?La tempête démasque notre vulnérabilité et révèle ces sécurités, fausses et superflues, avec lesquelles nous avons construit nos agendas, nos projets, nos habitudes et priorités. À la faveur de la tempête, est tombé le maquillage des stéréotypes avec lequel nous cachions nos «ego» toujours préoccupés de leur image ; et reste manifeste, encore une fois, cette appartenance commune (bénie), à laquelle nous ne pouvons pas nous soustraire : le fait d'être frères?».

  • Ce livre regroupe les catéchèses du pape François sur le NOTRE PERE (5 décembre 2018/ 22 mai 2019) et celles sur la PRIERE (6 mai 2020/...).
    «Jésus priait comme priait chaque homme». Il priait avec intensité et notamment avec les Psaumes, «la prière des Juifs, celle que sa maman lui avait enseignée». Jésus «n'est pas jaloux de son intimité avec le Père», a expliqué le pontife : «Il est précisément venu pour nous introduire dans cette relation avec le Père». C'est ainsi que du temps de son ministère public, le Seigneur était le «maître de prière de ses disciples».
    C'est pourquoi, les chrétiens devraient demander au Seigneur de leur apprendre à prier aujourd'hui encore, et spécialement pendant le temps de l'Avent. Même «si nous prions depuis de nombreuses années, nous devons toujours apprendre». A l'inverse des pharisiens orgueilleux, qui aiment être regardés lorsqu'ils prient mais faisaient semblant, le premier pas pour aller vers le Père est d'être humble, a encore souligné le pontife. Car «la prière humble est écoutée par le Seigneur».

  • Huit ans après son élection, le Pape François a écrit une nouvelle encyclique, qui représente le point de confluence d'une grande partie de son magistère. La fraternité fut le premier thème que François évoqua au moment de commencer son pontificat, quand il a incliné la tête devant les gens rassemblés sur la place Saint-Pierre. Là, il a défini la relation entre l'évêque et le peuple comme un « chemin de fraternité » et exprima ce désir : « Prions toujours pour nous : l'un pour l'autre. Prions pour le monde entier afin qu'advienne une grande fraternité ».

    Le titre est une citation directe des Admonitions de saint François : Fratelli tutti. Or, cela indique une fraternité qui s'étend non seulement aux êtres humains mais aussi immédiatement à la terre, en pleine harmonie avec l'autre encyclique du Pape, Laudato si.

    Antonio Spadaro

  • Loin d'une présentation abstraite des vérités de la foi, le pape François propose au jour le jour, dans ses homélies à sainte Marthe, le mystère chrétien dans sa manifestation pratique et de manière éminemment personnelle. Avec un style simple et ouvert, son message et sa solidarité sont d'un enthousiasme contagieux.
    Ce petit ouvrage recueille pour nous 365 paroles spirituelles tiréss de ses homélies quotidiennes. Des trésors à méditer en notre coeur ! En prenant quelques minutes quotidiennes avec François, c'est pour nous l'occasion de nous laisser rejoindre par Jésus qui nous a promis d'être avec nous tous les jours.

  • «En ces temps troublés, il n'est jamais inutile de poser un regard chrétien sur le monde qui avance, sur les libertés qui reculent, sur les événements qui nous font trembler et sur les questions de société qui nous troublent. C'est cette mission qu'a accomplie avec patience, lucidité, pondération et ouverture d'esprit Monseigneur Jean-Michel di Falco Leandri de l'été 2012 à l'été 2016. Chaque dimanche, il partageait ses lumières avec les lecteurs du site du Point. Un regard bienveillant, informé et mesuré ne lasse pas et ne se démode jamais.».
    Jérôme Béglé.

    Alors qu'il était évêque de Gap Mgr di Falco Leandri a fait plus de cinquante vidéos diffusées sur le site du journal LE POINT. Ce livre reprend ces textes à l'écrit. Une parole directe, bienveillante et vraie. Un regard chrétien sur l'actualité. Une démarche qui rejoint l'aventure des «?PRÊTRES?» chanteurs : 2 000 000 d'albums, plus de 500 000 personnes dans les concerts en France et dans le monde, des milliers de lettres.

  • En dehors des temps de prière, d'étude, de réunion, l'agenda d'un prêtre exorciste est rempli d'une suite de rendez-vous, précédés en général d'un premier entretien assuré par un prêtre de paroisse ou un membre du service diocésain. Une vraie rencontre est toujours inédite et imprévisible. À plus forte raison lorsque la personne, avec une confiance touchante, vous donne accès à son histoire personnelle et à ses combats intimes. Mais parfois l'imprévu prend une autre forme. Quelqu'un qui n'était pas invité est au rendez-vous. Un troisième, un tiers manifeste sa présence et prend la parole (prendre est le mot). Oui, le monde démoniaque est un monde réel. Devant cette réalité, on oscille entre aveuglement et fascination. On devrait plutôt exercer vigilance et résistance.

    C'est dans cet esprit que ce livre est écrit. On peut le lire comme un recueil de chroniques, dans les deux sens du terme : à la fois récits et commentaires personnels. Ou comme un témoignage, composé de brefs chapitres, à partir de choses vues et entendues. On trouverait dans l'histoire de l'Église et dans la vie des saints bien d'autres récits, plus impressionnants et plus significatifs. Mais ces exorcismes ordinaires vécus par un exorciste ordinaire peuvent apporter une information, susciter une réflexion, ouvrir des horizons.

  • Au cours de ces trois dernières décennies, j'ai eu le privilège de m'entretenir longuement avec les papes Jean-Paul II, Benoît XVI et François. Ce que j'ai appris dans ces conversations est la source des réflexions présentées dans ce livre.
    Le prochain pape aura probablement été adolescent ou tout jeune homme à l'époque de Vatican II. Il se peut même qu'il n'ait alors été encore qu'un enfant. Quoi qu'il en soit, il n'aura vécu ni le concile, ni les débats qui ont suivi sur sa signification et son application, comme l'ont fait Jean-Paul II, Benoît XVI et François. Il s'ensuit que le prochain pape ne présidera pas à la mutation engagée par ses prédécesseurs immédiats du même point de vue qu'eux. C'est pourquoi il paraît opportun de se demander aujourd'hui ce que l'Église a appris pendant les pontificats de ces trois papes conciliaires - et d'imaginer ce que le prochain pape pourrait tirer de cet enseignement. Aucun pontificat n'est une complète réussite.

  • Religieuse allemande du 12e siècle, sainte Hildegarde de Bingen fut une femme aux multiples facettes. Mystique, compositrice, femme de lettres, elle est docteur de l'Eglise et particulièrement connue aujourd'hui pour ses dons de guérisseuse et sa connaissance de la médecine par les plantes.
    L'ouvrage se propose alors d'explorer ces multiples aspects de la vie de Hildegarde de Bingen pour éclairer son oeuvre. Du contexte symbolique de l'âge roman qui a nourri la pensée de Hildegarde de Bingen à l'explication de ses visions en passant par l'étude approfondie des bases de sa médecine ou sa vision particulière de l'homme au sein de la création, Bernard Héritier propose un panorama précis, complet et accessible de l'héritage extraordinaire de cette femme hors du commun.

  • « S'arrêter pour rendre grâce à Dieu avant et après les repas est une expression de cette attitude [de coeur qui vit tout avec une attention sereine, qui sait être pleinement présent]. Je propose aux croyants de renouer avec cette belle habitude et de la vivre en profondeur. Ce moment de la bénédiction, bien qu'il soit très bref, nous rappelle notre dépendance de Dieu pour la vie, il fortifie notre sentiment de gratitude pour les dons de la création, reconnaît ceux qui par leur travail fournissent ces biens, et renforce la solidarité avec ceux qui sont le plus dans le besoin. ».

    Pape François, Laudato Si' n° 226-227.

  • Le livre que nous vous proposons s'efforce avant tout d'aborder ce premier mouvement de notre chemin vers la sainteté : le chemin de la prière, de la contemplation, de la croissance en intimité avec le Père.
    C'est le chemin de Jésus vers la montagne, vers l'isolement pour, de là, rempli de l'amour de Dieu, aller au monde.
    D'abord, nous nous demandons comment nous pouvons nous ouvrir à cette grande réalité que nous pouvons appeler Dieu. Il s'agit alors d'arriver à une relation avec Dieu, que nous pouvons appeler Père et qui nous invite à entrer dans son amour.
    Cette ouverture et cette entrée dans une relation d'amour avec Dieu, nous l'appelons prière. Une prière incarnée, où notre vie de prière auprès de Dieu aboutit là où elle doit toujours aboutir : à l'homme, qui nous met à nouveau en chemin vers Dieu.
    Le second mouvement, le mouvement vers l'extérieur, c'est un cheminement spirituel qui doit justement nous rendre plus sensibles et attentifs aux personnes qui nous entourent, au monde dans lequel nous vivons.

  • Devenir ami de l'Esprit Saint : l'enseignement du père Marie-Eugène sur l'Esprit Saint Nouv.

    «?Voilà le testament que je vous laisse : [...] que l'Esprit Saint descende sur vous, que vous puissiez tous dire, le plus tôt possible, que l'Esprit Saint est votre ami, que l'Esprit Saint est votre lumière, que l'Esprit Saint est votre maître. » Ces paroles du Père Marie-Eugène vont au coeur du message évangélique : que toute personne devienne amie de l'Esprit Saint et réalise ainsi chaque jour davantage sa vocation chrétienne : être parfaitement enfant de Dieu dans le Christ. Agent de notre sanctification, l'Esprit Saint nous enflamme, il prie en nous et nous configure au Christ. Pour le Père Marie-Eugène, il faut se laisser emporter par l'Esprit Saint. « C'est lui qui pénètre tout de sa lumière et de son amour, parce qu'il est l'architecte de l'Église, l'architecte de notre sainteté, l'architecte de notre beauté surnaturelle et de notre bonheur éternel. ».

    À travers notamment de nombreux inédits du Père Marie-Eugène, Pierre Coulange propose ici un véritable traité spirituel pour saisir la place de l'Esprit Saint dans la vie du bienheureux et, surtout, pour se mettre à son école afin de devenir à notre tour amis de l'Esprit.

  • Maurice Zundel, prêtre, mystique et théologien suisse du 20e siècle, a laissé derrière lui une oeuvre considérable. Le travail d'édition de ses oeuvres complètes, rassemblant à la fois ses ouvrages, ses articles et une part conséquente de son oeuvre orale, veut permettre de s'approprier la pensée du théologien qui eut une influence incontestable sur la spiritualité catholique de son siècle, bien qu'encore trop peu reconnue.

    Ce 3e tome des oeuvres complètes réunit ses écrits catéchétiques et philosophiques. Ces écrits sont particulièrement riches en ce qu'ils se démarquent de la façon d'inculquer le catéchisme au cours des années 1930 - généralement sous forme de questions-réponses à apprendre par coeur. Dans un respect toujours absolu du cheminement personnel de ses interlocuteurs, Maurice Zundel invite à partir à la découverte du Dieu vivant, creusant pour cela les expériences les plus fondamentales de la vie humaine.

    Ce volume contient ainsi les « notes catéchistiques » recueillies lors de son enseignement aux jeunes filles du pensionnat Bon Rivage, à la Tour-de-Peilz, près de Vevey, au bord du lac Léman, de 1930 à 1933 - publiées plus tard sous les titres de Recherche du Dieu inconnu (1949) et Rencontre du Christ (1951). Au même auditoire, Zundel donna des cours de philosophie, en particulier sur les questions d'épistémologie ; Le Mystère de la Connaissance est publié ici pour la première fois.

    Enfin, sont rassemblés plusieurs documents inédits : le compte-rendu d'une retraite prêchée à Bon-Rivage en 1933 et quelques notes et causeries sur les thèmes de la catéchèse et de l'enseignement religieux, de la grandeur de l'enfance, la beauté et l'exigence de la connaissance et la découverte de Dieu et de l'homme.

  • «?«Qu'est-ce que l'homme pour que tu penses à lui ?» (Ps 8). Entrons dans cette double méditation sur l'être et le néant, à considérer la vanité de l'homme sans Dieu, gisant au pouvoir du péché et de la mort, et la plénitude de l'homme restauré par la grâce du Ressuscité.

    La crise sanitaire que nous vivons nous fait pleurer nos morts. Trop souvent, nous n'avons pas pu les accompagner dans la tendresse d'un dernier adieu. La santé du corps est un bien précieux. Elle n'est pas le bien suprême. Nous avons une âme immortelle et nous sommes appelés, par-delà le voile de la mort, à la joie du salut.

    Le temps est venu d'entendre une parole d'espérance et de conversion. Il est stricte justice de rappeler que «l'homme n'est qu'un souffle, ses jours une ombre qui passe» (Ps 144). Il est simple vérité de dire qu'il n'y a pas d'assurance contre la mort qui vient, sinon la foi en Jésus ressuscité, «la ferme assurance des choses que l'on espère» (He 11, 1). Je remercie monsieur le chanoine Guillaume de Menthière, de nous faire entrer dans l'espérance par la petite porte, la porte des humbles et des enfants, ceux qui attendent de Dieu la bienheureuse éternité, ceux à qui appartient le Royaume qui vient et qui est déjà là. Il suffit d'apprendre à voir, par-delà les tempêtes de ce monde, la présence du Christ au milieu de nous, là où un coeur s'ouvre à la grâce, là où l'amour se vit dans les plus petites choses, qui sont les plus grandes. «Sois sans crainte, petit troupeau, votre Père a trouvé bon de vous donner le Royaume» (Lc 12, 32).?».

    † Michel Aupetit.
    Archevêque de Paris.

  • Né en 1927 à Strasbourg, mort en 2019 à Paris, le fr. Pierre lenhardt fut un artisan infatigable du dialogue judéo-chrétien, recevant en 2004 le prix de l'Amitié judéo-chrétienne. Il prononce en 1962 ses voeux dans la Congrégation Notre-Dame de Sion qui est aujourd'hui l'un des principaux acteurs du dialogue juifs-chrétiens, excluant toute volonté de conversion mais se mettant réellement à l'écoute de la tradition juive - soeur Emmanuelle notamment était une religieuse de cette congrégation.
    C'est sa soif de connaître Dieu qui l'a conduit à se tourner vers les sources de sa foi, le peuple juif, sa tradition, sa prière, sa vie. Il a pu, en découvrant Israël, en reconnaissant la vérité dont ce peuple est témoin, confirmer sa propre foi chrétienne.
    Cette découverte ne l'a pas installé dans une sorte d'autosuffisance tranquille, mais fut en permanence un aiguillon qui invitait à chercher toujours plus, et à boire, comme chrétien, à la source toujours jaillissante de la Torah des Juifs. Ce premier temps de réception, l'a conduit à transmettre à son tour ce qu'il avait reçu. Nombreux sont ceux qui ont profité de son enseignement.
    Cette autobiographie exceptionnelle livre à la fois le parcours de cet ouvrier incontournable de la transformation du regard des chrétiens sur le peuple juif, mais aussi les perles précieuses de ses réflexions spirituelles.

  • Quand le philosophe s'allie au théologien, quand l'amour de la sagesse rencontre la sagesse de l'amour, quand l'universitaire, alias Persée (chercheur de sens et pourfendeur de l'horreur du monde : Méduse) interroge le mystique, alias Zundel (penseur passionné du Tout-Puissant désarmé), cela donne ce petit ouvrage alerte et pénétrant. Toutes les grandes questions spirituelles - Dieu, la foi, les sacrements, la vie de l'Esprit, la place de Marie, etc. - y sont abordées avec la liberté d'une conversation entre amis. Il fallait oser !
    Nous nommerons Persée notre ami universitaire : à l'image de ce héros de la mythologie grecque dont les cris révélèrent l'existence à son grand-père, les cris sous forme de questionnement de ce dernier restent la preuve que les vérités religieuses ne sont pas un coffre dans lequel la raison peut rester enfermée : la foi, don de Dieu, est un acte libre de l'homme, elle suppose une connaissance claire des choses données à notre adhésion. Vous trouverez sous notre plume, l'influence de ce prêtre suisse, philosophe et mystique, Maurice Zundel, qui, par sa foi en Christ, nous a donné de découvrir en lui un maître, un modèle, un guide spirituel. Sa finesse intellectuelle, parce que philosophe de formation, nous a fait comprendre que la fonction de la raison dans la foi est de justifier les conditions qui font que l'acte de foi n'apparaisse pas arbitraire pour un homme comme Persée qui crie continuellement sa soif de connaissance et de liberté. Ce dialogue sera donc celui de Persée et de Zundel.

  • Ce livre propose une synthèse de la spiritualité de Marthe Robin à partir de son vécu, sous la forme d'un chemin spirituel accessible à tous.
    Marthe Robin est surtout connue pour les phénomènes extraordinaires qui ont marqués sa vie. Ces phénomènes peuvent susciter notre intérêt, mais peut-être aussi nous détourner d'elle. Le pape François l'a déclarée « vénérable » en 2014. Par cet acte, il a signifié que la manière dont elle a vécu sa vie chrétienne est un modèle pour aujourd'hui. En quoi une telle vie nous rejoint-elle ?
    La vie de Marthe Robin est un trésor pour tous. L'exemple qu'elle nous propose est imitable, proche de nos vies tissées de joies et d'épreuves de toutes sortes. Au sein même de l'épreuve de santé qui brisé sa vie à 16 ans, Marthe a choisi de croire à la tendresse et à la proximité de Dieu. Elle a accueilli le réel de sa vie et intégré ses limites. « La douleur, la souffrance ne vient pas du ciel, mais le secours en vient, le bonheur en est », écrit-elle dans son journal, à 28 ans.
    Par toute sa vie, elle nous donne d'entrevoir le Coeur de Dieu et d'entrer dans le mystère de sa miséricorde. Elle témoigne que la vie peut être belle, même au milieu des épreuves ou dans des conditions de fragilité et de souffrance. Elle n'a vécu que son baptême, mais elle l'a vécu à fond et en manifeste toute la richesse et l'incroyable portée missionnaire. « Je t'ai choisie pour ranimer dans le monde l'amour qui s'éteint », lui a dit Jésus en 1934. C'est le chemin qu'elle nous ouvre par sa vie.

  • Comment la théologie morale peut-elle, selon le voeu du concile Vatican II, se ressourcer à l'étude de l'Écriture Sainte ? Cette question habitait le coeur de Jean-Marie. C'est ainsi qu'il a développé au fil de ses cours et dans de nombreux articles une théologie morale enracinée dans l'Écriture Sainte, à la fois fondamentale et attentive aux questions les plus urgentes.

    Pour mettre à la disposition du plus grand nombre les richesses de cette « morale théologique », Parole et Silence édite aujourd'hui le cours jamais encore publié du père Hennaux où se concentre l'originalité de son apport et, sans doute, le centre organique de sa théologie : L'Eucharistie, fondement de l'agir chrétien. Publié en l'état, le manuscrit de 1973, dont titre l'exprime et le style de sa pensée dans sa limpidité le sert : fonder la morale chrétienne dans l'Acte accompli par Jésus à la Cène.

    Et puisque c'est l'Écriture Sainte, en son double rapport interne Ancien Testament/Nouveau Testament, qui témoigne de l'Acte du Christ, c'est donc à l'écoute de l'Écriture Sainte que le théologien va contempler l'Acte eucharistique de Jésus pour, dans un second temps, montrer dans la liturgie eucharistique le lieu où l'agir humain est intégré dans l'Acte du Christ, et ce, dans les différentes sphères de l'existence : familiale, économique et politique.

  • À 99 ans, le Père Jacques Cuche n'a pas fini de nous transmettre sa joie d'être prêtre. Il nous livre un témoignage puissant, rassemblé cette fois en un immense cantique d'action de grâce pour ses 75 années de sacerdoce ministériel, reçu en la cathédrale Notre-Dame de Paris le 20 avril 1946. C'est sans doute son ouvrage le plus personnel, dans lequel il nous fait partager sa foi et son espérance, mais aussi ses doutes, ses souffrances, ses échecs, toujours sous le regard de son unique guide, le Christ. Au fil des pages, nous y rencontrons Laurent, Guy, Jeanne, Charlotte et bien d'autres, qu'il a accompagnés à travers des épreuves souvent tragiques, toujours attentif à ceux qui errent à la périphérie... Nous ne pouvons pas rester indifférents à la lecture de ce texte engagé, marquant, bouleversant, qui éclaire puissamment notre vie et nous fait méditer sur nous-mêmes, sur l'Église, sur le monde. Merci Père de poursuivre inlassablement dans votre grand âge la mission que le Seigneur vous a assignée, celle de transmettre, pour susciter la foi et, qui sait, des vocations.

  • Ce livre regroupe les catéchèses (29.05.19-22.01.20) et les homélies (2013-2020) du pape François sur les Actes des Apôtres.
    " Nous commençons aujourd'hui un parcours de catéchèses à travers le Livre des Actes des apôtres. Ce livre biblique, écrit par l'évangéliste saint Luc, nous parle du voyage - d'un voyage: mais de quel voyage? Du voyage de l'Evangile dans le monde et il nous montre la merveilleuse alliance entre la Parole de Dieu et l'Esprit Saint qui inaugure le temps de l'évangélisation. Les protagonistes des Actes sont précisément un «couple» vivant et efficace: la Parole et l'Esprit.
    Dieu «envoie sa parole sur la terre» et «rapide, son verbe la parcourt» - dit le Psaume (147, 4). La Parole de Dieu court, elle est dynamique, elle irrigue chaque terrain dans lequel elle tombe. Et quelle est sa force? Saint Luc dit que la parole humaine devient efficace non pas grâce à la rhétorique, qui est l'art de bien parler, mais grâce à l'Esprit Saint, qui est la dýnamis de Dieu, la dynamique de Dieu, sa force, qui a le pouvoir de purifier la parole, de la rendre porteuse de vie... Quand l'Esprit visite la parole humaine, celle-ci devient dynamique, comme de la «dynamite», c'est-à-dire capable d'enflammer les coeurs et de faire sauter les schémas, les résistances et les murs de division, en ouvrant de nouvelles voies et en élargissant les frontières du peuple de Dieu. Et nous verrons cela dans le parcours de ces catéchèses, dans le livre des Actes des apôtres."

  • Il est urgent de nous réconcilier avec nos corps tels qu'ils sont. C'est l'ambition de ce livre.

    S'appuyant sur deux grands théologiens qui ont défendu la dignité du corps : saint Irénée qui s'est battu contre la gnose, Bible en main, pour maintenir que c'est bien Dieu qui a créé les corps, que Jésus a pris un vrai corps et est vraiment ressuscité et saint Jean-Paul II qui a lutté, dans ses catéchèses, contre une société qui exploite voire marchandise le corps, a alors démontré que le corps appartenait au dessein originel de Dieu sur l'homme en en déployant sa dimension relationnelle, Animaïda Deroux nous rappelle que le corps, tel qu'il est, non le corps rêvé, appartient à l'image de Dieu en l'homme et à son au plan de salut.

    Dans une partie plus existentielle, l'auteur nous propose de regarder deux corps particulièrement vulnérables : l'embryon et le grand prématuré. À l'image du pape François qui nous a invités à regarder les marges, et à respecter ceux que notre société traite comme des déchets, l'auteure nous fait là partager son expérience.

  • L'unité de l'Eglise en fractures et convergences Nouv.

    La recherche de l'Unité est un impératif pour les chrétiens, aussi ancien que la vie de l'Église. Le Christ, la veille de sa Passion salutaire, prie pour que ses disciples soient Un, comme lui et le Père sont Un. Il leur laisse un commandement nouveau : Aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimés (Jn 15, 12). Depuis le début du xxe siècle, et de manière renforcée depuis le Concile Vatican II, les différentes confessions chrétiennes ont pris le chemin de l'Unité.

    Ce livre pourra rendre de nombreux services. Aux débutants, il offre une initiation et une ouverture sur un aspect primordial de la vie de l'Église. Aux personnes plus engagées, il apportera un grand nombre d'informations et d'objets de réflexion pour approfondir leur foi. Puisse-t-il permettre à un plus grand nombre de se familiariser avec la question oecuménique et de se préparer, au moment voulu par le Christ, à recevoir ce don de l'Unité qui sera donné par l'Esprit à l'Église.

  • Les méditations qui sont présentées dans ce petit recueil sont extraites d'une série d'émissions réalisées au cours de l'année 2018 à Nantes sur Radio-Fidélité . Ces émissions hebdomadaires intitulées « Fleur de sel » proposent, à travers des mises au point et des témoignages, une information et une réflexion sur le concept d'écologie intégrale, à la lumière de l'encyclique Laudato si', du pape François. Chaque semaine, Olivier Tempéreau élabore, à partir d'une phrase clé de l'encyclique, une méditation accompagnée d'un fond musical propre à une écoute spirituelle. Les retours qui nous sont parvenus nous donnent à penser que leur publication constituerait, pour tous ceux qui sont en recherche d'un nouveau chemin de vie, une base utile pour le resourcement, la prière et l'action.
    Le comité éditorial de Fleur de sel Fleur de sel, une émission sur l'écologie! Animée par des membres du groupe « Paroles de chrétiens sur l'écologie » du diocèse de Nantes. L'émission a pour objectif de contribuer à la conversion écologique à laquelle nous appelle le pape François dans son encyclique Laudato Si.

  • Suite à l'Exhortation apostolique du pape François sur La Joie de l'amour, je voulais écrire pour mon diocèse de Toulouse un commentaire sur le chapelet de psaumes que l'on appelle «?graduels?», chants qui rythmaient la route des Juifs vers Jérusalem pour les trois pèlerinages annuels et qui marquaient aussi l'arrivée dans la Ville sainte (Ps 119 à 133). Ils peuvent donner du jour et de la joie à notre marche diocésaine à la suite du Christ, pour entraîner vers Dieu «?les hommes qu'il aime?», comme chantent les anges aux bergers la nuit de Noël.

    Ces chants avancent, avec des hauts et des bas, passant de situations de détresses à des expériences de paix divine, du 119e au 133e : 15 psaumes qui nous font monter ensemble vers la Maison du Seigneur, où l'on veille jour et nuit. 15 chants, comme trois fois la Loi (les 5 livres du Pentateuque), inscrite dans le concret de nos vies?;?15 psaumes, comme la dîme des 150 Psaumes du livre des Louanges. 15 psaumes pour la paix et l'unité, pour entraîner les chercheurs de Dieu à la suite du Christ dans son élan vers le Père infiniment bon.

  • Ce livre a été écrit à la mémoire de mes compagnons d'armée, tués et gravement blessés lors de mon service militaire... 1960...1961... 1962...

    Lors de notre première «?opération?» dans le Djebel en montant ELGADI, le lieutenant Henri, avant d'être tué après avec douze de mes camarades, nous avait prévenu : «?Lorsque les balles sif-flent aux oreilles elles sont encore loin. Lorsqu'elles claquent aux oreilles, elles passent très près?».
    Ils ont été pénétrés de mutilations et blessures horribles... s'y ajoutent huit hommes tués à bout portant après, à El AFFROUN.
    Et soi, ne s'en remettant jamais : «?l'étonnement d'être encore en vie?»...pourquoi ?

    «?L'étonnement d'être encore en vie, pour dire...?» est venu soixante ans après ! Le miracle d'être encore en vie - rescapé physiquement et moralement - Cette maturité de recul fait découvrir ce langage qui fait comprendre le «?tout?» de la vie et de l'univers d'après-vie entremêlés... cet «?après-vie?», là où sont mes vingt deux camarades tués brutalement et atrocement là-bas...

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